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  • Les charognards tournent déjà au-dessus du prochain festin

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    Quarante années de dérégulations, quarante années de mondialisation, quarante années de détournement légiféré des biens durement acquis par la classe moyenne en direction de quelques-uns, quarante années, par les mêmes, à s’empiffrer sur le dos de la classe moyenne, quarante années de baisse d’impôts sur la fortune, sur les successions, sur les bénéfices des entreprises, sur les revenus des placements, sur les dividendes, quarante années de désengagement de l’Etat dans le secteur public pour cause de baisse constante du revenu de l’impôt, quarante années de crises successives qui prouvent, soi-disant, à chaque fois combien l’Etat coûte cher et empêche l’investissement par le secteur privé, quarante années de la même litanie pseudo-économique enseignée dès le berceau afin d’enrichir une minuscule mafia d’ultra-riches.

    Au bout de ces quarante années, où en sommes-nous ? Quelques poignées d’individus sont devenus ultra-riches pendant que des millions survivent au jour le jour. Et les crises se succèdent. Sont-elles une fatalité ? La faute à pas de chance ? Non, bien sûr. Elles sont le fruit des erreurs intrinsèques de ce système devenu totalement fou !

    Un système à ce point déséquilibré peut-il amener l’équilibre dans la Société ? L’équilibre est-il d’ailleurs le but recherché par les tenants fanatiques de ce système ? Non, bien sûr. L’équilibre, ils s’en fichent comme d’une guigne. Seul compte le détournement du pouvoir et leur enrichissement éhonté. Pendant ces quarante années ils ont investi des milliers de milliards de dollars en Chine, faisant de ce pays le monstre industriel, financier, stratégique et militaire que l’on sait, réduisant l’ex URSS par comparaison, à un nain de jardin. Pendant ces quarante années, en plus des baisses continuelles d’impôts sur leurs profits, ils ont su comment siphonner l’argent public destiné à :

    • Soutenir l’agriculture
    • Développer nos villes, nos banlieues, nos infrastructures, les transports
    • Equiper nos armées
    • Maintenir nos systèmes de santé
    • Etc…

    Ils sont devenus tellement riches qu’ils manipulent nos Parlements et nos gouvernements à souhait tout en payant des experts pour devenir encore plus riches. Ceux-ci les aident à :

    • Investir dans tous les secteurs qui promettent de bons rendements, sans aucune considération éthique
    • Tirer profit de toutes les failles législatives pour s’enrichir et/ou payer moins d’impôts
    • Trouver les meilleurs paradis fiscaux
    • Violer les Lois sur la protection de l’environnement
    • Empêcher l’adoption de Lois qui pourraient porter atteinte à leurs intérêts
    • Spéculer sur les matières premières, y compris de première nécessité
    • Etc…

    Les systèmes malades qu’ils mettent en place sont la cause de la crise financière de 2008 comme ils sont la cause de l’actuelle pandémie. Celle-ci n’est pas une fatalité. Elle est la résultante de quantités de déséquilibres tous plus graves les uns que les autres. Si, dans votre entourage, vous voyez un ami qui abuse de toutes sortes de substance, légales ou illégales, mange mal, dors trop peu vous ne serez pas étonnés de le voir tomber malade un jour. Et ce jour-là, vous ne vous direz pas qu’il a simplement tiré le mauvais numéro à la loterie de la vie. Non, vous saurez qu’il est en grande partie responsable de ce qui lui arrive. C’est pareil avec cette pandémie. C’est simplement l’échelle qui change. Au lieu de parler d’un individu, on parle de viols des Lois de la Vie à l’échelle de la planète :

    • La violation systématique des écosystèmes
    • Le recours massif à l’agriculture intensive qui détruit les sols et répand des milliers de tonnes de poisons chaque année (tout en luttant farouchement contre l'agriculture biologique dans nos Parlements)
    • La séparation des systèmes d’élevage des animaux et de culture des plantes dans des sortes de camps de concentration (pensez à ces millions de volailles qui vivent les unes sur les autres dans un enfer de promiscuité, de bruit, de peur et de microbes)
    • La réduction constante, voulue et organisée de la biodiversité (pensez aux "déserts verts")
    • La destruction des forêts primaires
    • Le recours massif aux antibiotiques pour l’élevage des animaux de rente qui produisent des bactéries résistantes pour les animaux et pour les humains
    • Le recours massif aux vaccinations pour les animaux comme pour les humains qui favorisent un brassage génétique dont personne ne peut garantir l’innocuité
    • La promotion de la médecine allopathique, qui se revendique comme la seule approche « scientifique » avec tous ses effets secondaires qui entraînent une baisse constante de l’immunité humaine et animale (tout en luttant farouchement contre les médecines respectueuses de la vie dans nos Parlements)
    • L’appauvrissement voulu et orchestré d’un nombre de plus en plus important de nos concitoyens qui ne peuvent plus se nourrir avec des aliments de qualité et deviennent obèses et diabétiques (les victimes « privilégiées » du dernier virus en date).

    On pourrait penser qu’après tant d’échecs, certains thuriféraires de la mondialisation allaient comprendre la leçon. Quand on lit la réaction de l’USAM, force est de constater que c’est tout le contraire. Ils ne sont jamais responsables de rien et il leur faut trouver des boucs émissaires afin de ne pas entamer leurs bénéfices. La pandémie n’est pas finie que déjà ils veulent réduire nos salaires, nos prestations sociales (ou ce qu’il en reste) et augmenter le temps de travail. Et ce n’est que le début de cette nouvelle série d'attaques contre la classe moyenne. Les charognards de l’ultra-libéralisme tournent déjà au-dessus du prochain festin !