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  • Sars-Cov2 : il fait exploser notre modèle

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    J’ai souvent dénoncé les médias pour leur surréaction à la pandémie. Les titres des articles sont systématiquement racoleurs et outranciers. Ex : « Le village autrichien qui a infecté la moitié de la Norvège ». Alors certes, il y a eu une station de sport d’hiver qui peu avant le confinement a vu passer des hordes de vacanciers skieurs européens dont certains ont été infectés par un barman. Mais « la moitié de la Norvège » ? Là le journaliste est vraiment tombé à côté car la Norvège est justement un des pays d’Europe qui a le moins de cas (un peu plus de 50 décès par million d’habitants alors que la Suisse est à 220 et la France à un peu plus de 420. Donc de deux choses l’une, ou les Norvégiens ont un système immunitaire en béton, ou le journaliste a écrit n’importe quoi. Quant aux photos, regardez celle qui orne ce jour un article dans la TDG sur l’expansion de la pandémie en Amérique latine : un champ avec des fosses et des croix à perte de vue. Je trouve cela HONTEUX !

    Cela dit, les médias n’ont pas le monopole de l’outrance, voire de la bêtise. Les épidémiologistes qui ont guidé les gouvernements ont eu une attitude trouble. C’était, pour certains, une forme de dictature qui a conduit au confinement quasi-total, là où le confinement des seules personnes à risque et l’instauration de gestes barrière auraient largement suffi. Ce qui aurait évité la pire crise économique depuis la grande dépression. Depuis, pas un jour sans que des nouvelles « scientifiques » qui se veulent fracassantes ne ponctuent nos journées. La plupart du temps elles n’apportent rien de neuf, ou rien d’utile, quand elles ne se contredisent pas. La polémique entre le « mage » de Marseille d’une part et l’OMS et la revue scientifique « The Lancet » d’autre part, sur la chloroquine fait peine à voir. Les scientifiques sont tellement désespérés de trouver des financements, des places de postdocs ou de Professeurs que certains font littéralement n’importe quoi avec les données, juste afin d’être les premiers à avoir découvert « quelque chose ». Et si leur modèle se révèle faux ils pourront toujours se réfugier derrière « les mystères de la science ». La folie des publications à tort et à travers est en train de détruire la science et de noyer les gens sérieux sous un déluge de « bruit » inutile et incohérent.

    Nous assistons en temps réel à la décadence de notre modèle de Société. Ce qui faisait notre fierté : science intègre, liberté de la presse, politiques s’érigeant en guides durant les périodes tumultueuses, s’effondre sous nos yeux, sous les coups de boutoir des scientifiques qui courent dans tous les sens comme des poules sans tête, des milliardaires qui s’achètent des organes de presse et orientent l’information à leur profit et des politiciens ineptes (ils sont de plus en plus nombreux et décomplexés).

    C’est bien le modèle capitaliste qui conduit à ces excès car qui mieux que l’argent et l’ego pour faire perdre la raison à l’être humain.