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  • USA/GOP : on croyait avoir tout vu…

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    Nous avons cru retrouver un peu de silence avec le départ de l’apprenti dictateur et son exclusion des réseaux sociaux. Finis les mensonges de Trump, de ses ministres, porte-parole, avocats. Quel bonheur ! On allait peut-être pouvoir retrouver un peu d’équilibre dans nos Sociétés. Une forme de santé mentale collective qui nous avait quitté.

    On croyait avoir tout vu et tout entendu de la part de l’ex-président et de son parti après plus de 4 années de folie tous azimuts, de corruption au grand jour, d’incompétence systématique, de paresse, de dérives autoritaires, de collusion avec des puissances étrangères, de fascination pour tous les autocrates de ce Monde malade, d’incitation à l’insurrection. On croyait qu’ils avaient cent fois, mille fois touché le fond et qu’à force d’avoir creusé, ils ne pourraient pas descendre plus bas. Qu’ils ne pourraient pas se couvrir de plus de ridicule. Eh bien on avait tort.

    En sourdine (depuis l'Europe), même si l’on ne s’intéresse pas à la vie du GOP et de ses électeurs, on a entendu que le pitbull continuait d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour faire la pluie (toujours) et le beau temps (jamais) dans son parti. Et surtout continuait, inlassablement, jour après jour, de propager le grand mensonge concernant les élections présidentielles. Maintenir ce narratif à tout prix est une formidable machine à cash pour la poche de Trump et des élus républicains qui sont avidement engagés à ses côtés. Cela permet de mettre la pression sur les élus républicains qui pourraient avoir des états d’âme, de faire passer des centaines de lois dans 43 Etats pour limiter le droit de vote des minorités pour faire plaisir au chef et lui donner des raisons d’espérer pour les élections de 2022 et 2024. Rien de tel, en résumé, pour maintenir ses militants au garde-à-vous !

    Sydney Powell, ex-avocate de Trump qui a soutenu le Président dans ses délires concernant le « vol des élections » en prétendant connaître toutes les fraudes commises, a été attaquée en mars par la Société Dominion responsable des machines de dépouillement des votes pour la somme de 1.3 milliards de dollars. Pour sa défense, celle qui avait lancé les accusations les plus farfelues (elle n’a pas hésité à dénoncer la complicité de Hugo Chavez pourtant mort en 2013) devant les médias mais jamais devant un juge, a déclaré mi-mars : « Jamais une personne sensée n’aurait cru à mes mensonges ».

    Le fond (actuel) a été atteint lorsque, il y a environ 3 semaines, le Sénat à majorité républicaine de l’Arizona a décidé de céder une nouvelle fois à une théorie du complot concernant les élections et de confier un nouveau décompte des voix du seul comté, pour l’instant, de Maricopa (en gros la ville de Phoenix) à une Société privée répondant au doux nom de « Cyber Ninjas ». Société dirigée par un complotiste-en-chef proche de Qanon. Sa Société et ses scrutateurs n’ont aucune expérience de ce travail, ne connaissent ni les règles ni les Lois le régissant, agissent en-dehors de tout cadre légal et cherchent des licornes à 3 têtes. Cela a bien sûr reçu l’aval enthousiaste de Trump se voyant déjà réinstitué vrai Président.

    Après 3 semaines de décompte frénétique, certains élus républicains de l’Arizona commencent à reconnaître la folie de cette entreprise et des dégâts que cela pourrait causer à la démocratie américaine. Stephen Richer, le nouvel élu républicain responsable du registre électoral de Maricopa a témoigné devant une Commission et a dit : « Nous ne pouvons continuer à soutenir ces mensonges malsains plus longtemps. En tant que parti. En tant qu’état. En tant que pays ». Le sénateur de l’Arizona Paul Boyer, qui a soutenu ce recomptage des voix a dit : « Rétrospectivement, je ne pensais pas que ce serait aussi ridicule. Il est devenu embarrassant d’être un Sénateur à ce stade ». Et le responsable du comité de supervision des élections (5 membres dont 4 républicains) a écrit (je résume) : « Aucune des façons de procéder [de cette Société d’audit] n’est appliquée dans un audit sérieux. Le résultat est que le Sénat de l’Arizona se ridiculise aux yeux du Monde et que notre démocratie est en danger ».

    On croyait avoir tout vu et tout entendu. Pourtant, nombreux sont ceux qui continuent de creuser la tombe de la démocratie US.

  • USA : bientôt un pays du Tiers-Monde ?

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    Le pays qui a remporté les 2 guerres mondiales du 20ème siècle, qui a joui d’une prospérité insolente, qui a été un phare et un espoir pour des millions de déshérités en quête de plus de libertés et de dignité économique, qui a inventé la société de consommation, a été sur la Lune, a combattu le communisme à la sauce soviétique jusqu’à l’abattre est aujourd’hui un pays rongé par les dettes, la polarisation politique et le mensonge.

    Ce pays exsangue a-t-il été attaqué par une puissance étrangère supérieure ? A-t-il été détruit par des calamités naturelles ? Non. Certes, il porte presque seul le poids de la défense de l’Occident (vu la pusillanimité, voire la lâcheté de l’Europe), mais cela n’explique pas le déclin inexorable de ce pays. En fait, il s’est infligé cela à lui-même. Par le fait d’un projet politique dément, porté par des politiciens déments et corrompus, au service d’une caste dont l’égoïsme et l’appât du gain n’ont pas de limites.

    Depuis plus de 40 ans, un parti, les Républicains, s’est mis au service des puissances de l’argent. Les politiques successives portées par les différentes Administrations républicaines ont ruiné l’Etat, du niveau local jusqu’au niveau fédéral, en drainant des milliers de milliards de dollars vers les grandes fortunes. Cela a été le grand mensonge de la dérégulation devant « libérer les énergies », devant permettre à l’économie privée « de mieux faire ce que l’Etat était incapable de bien faire », devant favoriser l’enrichissement de quelques-uns afin que l’argent des plus riches « ruisselle » (Trickle-down economics) vers le reste de la Société.

    Pendant que les Administrations Reagan, Bush jr. et Trump accordaient, successivement, des rabais fiscaux de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars au 0,1% des Américains les plus riches, l’Etat s’endettait un peu plus chaque année. Quant à la classe moyenne, elle était triplement punie. Non seulement sa situation s’aggravait car elle devait « payer pour les riches » (ou à la place des riches), non seulement les services publics (routes, écoles, etc…) se dégradaient mais elle faisait face au désinvestissement massif des entreprises sur le sol national. Investissements qui se dirigeaient essentiellement vers la Chine. A coups de milliers de milliards de dollars, là aussi. Non seulement les tenants de la dérégulation et de la mondialisation ont transféré « nos » richesses vers la Chine (les économies européennes ont suivi le même modèle) mais ils ont également transféré le savoir-faire, parfois/souvent les machines. Avec les gravissimes conséquences géopolitiques que l’on sait.

    Pour couvrir ces infâmies, il a fallu mentir. Mentir encore. Mentir toujours. De plus en plus. La « Mondialisation » est devenue une chose haïssable qui a ruiné les cols bleus étasuniens, autrefois bien payés et bien couverts par un filet social sans que l’on n’explique la genèse de la mondialisation à ces cols bleus. Pour se faire élire et réélire, les Républicains, ceux-là mêmes qui ont ruiné le pays, ont pointé du doigt tout le monde sauf eux-mêmes. C’est la faute des Démocrates, des minorités, des immigrants, des Mexicains, des Traités commerciaux, des Chinois. Le sommet du vice est leur capacité à prétendre vouloir « venger » cette classe sociale en perdition en lui proposant des projets politiques qui ne font qu’aggraver encore plus sa situation. Chaque nouvelle baisse d’impôts qu’on lui fait miroiter n’est qu’un miroir aux alouettes qui la condamne encore un peu plus définitivement à l’oubli. Et plus cette classe moyenne se sent à la dérive et plus elle s’accroche à des projets politiques délétères, plus elle finance des Eglises portant une propagande d’un autre âge, plus elle se crispe sur son « droit à porter des armes », plus elle croit aux théories du complot, plus elle est prête à embrasser les pires folies qui se répandent sur internet.

    Au fur et à mesure que Trump préparait sa tentative de coup d’Etat, les théories ont gagné en paranoïa. Les démocrates étaient des « communistes » car ils proposaient une couverture maladie universelle, les journalistes étaient les « ennemis du peuple », la pandémie était une arnaque, l’élection avait été volée grâce à des machines de vote au service d’Hugo Chavez.

    Les 2 mensonges les plus récents :

    • Après le spectacle, vu par le Monde entier, des supporters de Trump, envahissant et saccageant le Capitole, menaçant de tuer certains politiciens, des élus et journalistes républicains n’ont pas hésité à prétendre que les insurgés étaient, en réalité, des gauchistes déguisés
    • Pendant le désolant spectacle actuel du Texas paralysé par une vague de froid, certes rare, les mêmes élus et journalistes républicains viennent raconter que la panne du réseau électrique est due aux éoliennes qui ont gelé et que c’est la faute d’Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) et de son green new deal. AOC est cette jeune élue démocrate de New-York que les insurgés du Capitole recherchaient pour l’exécuter. Elle a effectivement proposé un projet ambitieux de transition énergétique vers les énergies renouvelables, mais son projet, vieux de deux ans, n’a pas encore vu l’ombre d’une réalisation. La réalité est que le réseau texan a été victime de la dérégulation néo-libérale. Que c’est un réseau isolé des 2 autres réseaux nationaux (est et ouest), que cela a été voulu ainsi par les élus républicains du Texas, qu’il souffre de sous-investissement chronique afin d’augmenter les bénéfices des actionnaires et que ce sont les réseaux de gaz naturel qui ont gelé (les éoliennes n’ont que marginalement à voir avec le problème). Quarante années de dérégulation est c’est la faute d’AOC.

    Certes ce pays a encore une puissante armée. Certes il peut encore envoyer un rover sur mars, mais, aujourd’hui, il présente de nombreuses caractéristiques d’un pays du Tiers-Monde :

    • Une classe sociale (1%, voire 0,1%) immensément riche et des dizaines de millions de gens qui vivotent de salaire en salaire (quand ils ont un travail). Entre deux, la classe moyenne est de plus en plus en danger de disparition
    • Les lois de protections des travailleurs et de l’environnement sont systématiquement attaquées par les Républicains, ce qui laisse les classes populaire et moyenne sans défense
    • Une puissance démesurée a été accordée au secteur privé alors que les services publics sont exsangues
    • Les couvertures sociales sont faibles, voire inexistantes, pour des pans entiers de la Société
    • L’accès à la santé est rendu difficile à des millions d’Américains
    • On assiste à une baisse de l’espérance de vie
    • Le pays produit soit des biens agricoles, soit des services. La production industrielle est en voie de disparition
    • Les politiciens sont gravement corrompus et exclusivement au service des plus fortunés
    • La Justice est de classe (si l’on peut se payer de bons avocats, on ne risque rien)
    • La police est magnanime avec les attaquants (blancs) du Capitole et implacable avec les minorités
    • On assiste depuis des mois à des files interminables devant les banques alimentaires

    L’Europe a adopté des pans entiers du modèle néo-libéral porté par Reagan aux Etats-Unis et Thatcher en Grande-Bretagne mais nous avons heureusement eu un vieux réflexe de protection de quelques résidus de protection sociale. Puissions-nous apprendre des Etats-Unis jusqu’où il ne faut pas aller trop loin, avant qu’il ne soit trop tard.

  • Parti républicain : un parti fasciste

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    Pas un jour sans que Trump ne s’attaque aux journalistes, à la justice de son pays et aux agences du renseignement. A savoir tous ceux qui questionnent son pouvoir. Pour parvenir à ses fins, il s’adresse à sa base en mentant effrontément, jour après jour, avec de plus en plus d’aplomb et de violence. Il s’adresse à sa base, à l’opinion publique par des tweets rageurs qui appellent ses troupes à la haine contre les journalistes, les membres des agences du renseignement et la justice car il sait qu’il n’a aucune chance d’avoir raison face à une cour de justice.

    Les journalistes américains sont menacés à cause de sa rhétorique nauséabonde. Le juge qui instruit le procès de Manafort a reçu des menaces et doit être protégé par la police. Dans un pays qui a atteint ce degré de violence, où les armes sont en vente libre, où les tueries de masse sont fréquentes, sa tactique n’est rien d’autre qu’un appel public au meurtre de ses opposants.

    En plus de sa corruption personnelle et de celle d’une large partie des membres de son gouvernement, il se permet ce qu’aucun président n’a fait depuis Nixon : s’ingérer avec véhémence dans le cours de la justice. La grande différence avec Nixon est qu’il le fait en plein jour. Par écrit et à la télévision, avec l’aide de son avocat véreux (Giuliani). Et le parti républicain continue d’être silencieux.

    Si à l’époque de Nixon il avait eu la dignité de faire tomber le président, il est aujourd’hui un parti répugnant car sa volonté de garder le pouvoir par tous les moyens :

    • redécoupages électoraux en leur faveur (gerrymandering)
    • suppression arbitraire de votants (voters suppression)
    • interdiction d’exercer son droit de vote en cas de problèmes, même mineurs, avec la justice (felons can’t vote)
    • probable manipulation des élections présidentielles en 2000
    • obstruction parlementaire un an avant les élections de 2016 à la procédure de nomination d'un juge à la Cour suprême désigné par Obama dans l'espoir que l'issue des élections leur serait favorable
    • probable collusion avec la Russie en 2016
    • refus entêté de prendre acte des innombrables et gravissimes transgressions du président

    en fait, de facto, un parti fasciste.

  • USA : la tentation fasciste du parti républicain (GOP)

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    Ce parti abrite en son sein des forces qui vont de la droite modérée à l’extrême-droite fasciste, mélange des restes du KKK, de ceux qui sont prêts à défiler dans les rues avec des croix gammées (Charlottesville) et des évangélistes qui ne sont que des fanatiques religieux de la pire espèce (l’équivalent chrétien des salafistes musulmans).

    Il nous a donné la « révolution conservatrice » (en gros tout ce qui détruit nos sociétés « démocratiques » depuis la chute de l’Union soviétique et notamment le colossal transfert de richesses en faveur du 0.1 % le plus riche de la population) et des présidents plus exaltés et dangereux les uns que les autres (Reagan, Bush jr et Trump). Afin d’imposer sa « vision » de la société, il n’a pas hésité à user de méthodes douteuses, en violation flagrante de la vie démocratique :

    • Il est depuis longtemps coupable de travailler à dissuader le vote des minorités afro-américaines (votant en majorité démocrate) en rayant un maximum de ces citoyens des listes électorales sous les prétextes parfois les plus futiles,
    • Il a sans doute confisqué l’élection présidentielle de l’an 2000 en trafiquant les élections en Floride (dont Jeb Bush était le gouverneur),
    • Il travaille sans relâche à redécouper les circonscriptions électorales afin d’isoler les électeurs démocrates dans des régions électorales n’ayant que peu de poids électoral,
    • Il possède les meilleurs « spin doctors », ces experts de la manipulation des opinions publiques

    Depuis que Trump est au pouvoir les choses ont pris une nouvelle dimension. S’il y a de temps en temps une voix discordante, la majorité du parti républicain marche derrière lui au pas de l'oie. Peu importe son degré d’incompétence, sa violation systématique des règles d’éthique, son népotisme, sa destruction des standards de gouvernement, ses discours creux, confus et contradictoires, pourvu qu’il les amène au nirvana. Avec son soutien, ils ont déjà dérégulé l’économie, offert un cadeau fiscal insensé aux plus riches, affaibli Obamacare, nommé un juge ultra-conservateur à la Cour suprême.

    Dans sa guerre contre certains médias (WAPO, NYT, CNN, MSNBC), contre les agences du renseignement (FBI, CIA), et contre le Procureur spécial Robert Mueller, Trump et le parti républicain s’attaquent aux derniers remparts qui protègent la démocratie dans ce pays pris par le vertige totalitaire. En :

    • Accusant systématiquement les médias qui enquêtent sur les liens entre la famille Trump (et ses associés) avec la Russie de « fake media » diffusant des « fake news »,
    • Prétendant que le sommet de la hiérarchie des agences du renseignement et du Département de la justice (DOJ) poursuivent un agenda politique (en faveur des démocrates),
    • Dénonçant l’enquête sur la collusion entre sa campagne électorale et la Russie d’être une « chasse aux sorcières »,
    • Demandant au Congrès, lors du discours sur l’état de l’union, de donner à chaque membre de son cabinet le pouvoir de « renvoyer les fonctionnaires qui sapent la confiance des citoyens ou qui manquent à leurs devoirs envers le peuple » (ce qui serait la fin de l’état de droit car cela lui permettrait de licencier toutes celles et ceux qui s’approcheraient de trop près de son marigot),

    Trump et le parti républicain ne font rien d’autre que ce que Poutine et Erdogan ont fait et font dans leur pays respectif : ils sapent les fondements mêmes de la démocratie. Trump, car son nombril et ses intérêts comptent plus que tout à ses yeux et les républicains car ils rêvent de diriger le pays d’une main de fer afin de l’amener à marche forcée vers leur idéal de société.

    Les Etats-Unis sont à un tournant. S’ils cèdent aux sirènes fascisantes du parti républicain ils se réveilleront demain dans un pays qui ressemblera plus à la Russie de Poutine ou à la Turquie d'Erdogan qu’à l’Amérique voulue par les Pères fondateurs. Et c’est terrifiant de penser à quelle vitesse, aux yeux de l’Histoire, un grand pays démocratique peut passer de l’un à l’autre.

  • Trump : course contre la mort

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    C’est le lapsus qui m’a échappé il y a 15 jours en voulant expliquer à ma fille l’état d’avancement de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens entre Trump (et son équipe) et la Russie.

    Elle avance à la fois rapidement car de nombreux liens sont désormais établis entre les intérêts de Trump lui-même et la Russie (il négociait pendant la campagne la construction d’une Trump Tower à Moscou tout en prétendant depuis toujours n’avoir aucun intérêt en Russie). Et de multiples contacts ont eu lieu à de nombreuses reprises entre Trump Jr, Paul Manafort (Directeur de campagne), Jared Kushner (beau-fils et Conseiller), etc.., etc.. et différents représentants du pouvoir russe au plus haut niveau. Les liens sont innombrables, avérés, documentés. Les intérêts de Trump en personne le sont également. De plus il a clairement voulu faire obstacle à la justice en licenciant le Directeur du FBI en disant lui-même à la télévision lors d’une interview qu’il avait pris cette décision en lien avec l’enquête sur la Russie. Bref, on en sait de plus en plus sur la mainmise de la Russie sur le processus « démocratique » aux Etats-Unis et comment ils ont réussi à manipuler l’opinion et les élections en faveur de Trump.

    En même temps cette enquête avance avec une lenteur désespérante car nous sommes au huitième mois de sa présidence et il n’y a toujours aucune inculpation et la procédure d’impeachment de Trump n’est encore qu’un espoir pour tous ceux qui espèrent que les Etats-Unis vont retrouver la raison. Tout cela par la faute du parti républicain qui continue de le protéger. Certes il lui a mis des freins :

    • obligation lui a été faite de lire un texte où il condamnait sans équivoque les suprémacistes blancs
    • interdiction de licencier son ministre de la justice (et par là-même le procureur spécial)

    mais c’est ce parti qui, en détenant la majorité au Congrès, empêche la procédure d’impeachment de commencer.

    Hier à la tribune des Nations-Unies il a démontré au Monde l’étendue de sa folie en menaçant la Corée du Nord de destruction totale, ce qui sous-entend un recours massif à l’arme nucléaire. Il a pour cela abondamment fait appel à une pléthore de mots irrationnels pour dépeindre ses ennemis, y compris des mots qui n’ont cours que dans certains cercles religieux, notamment les évangélistes américains.

    La course contre la montre est engagée entre tous ceux qui veulent empêcher Trump de continuer de piétiner la démocratie au profit de ses intérêts et de ceux de Poutine et les Illuminés de la Maison-Blanche et du parti républicain qui sont prêts à le suivre jusqu’à ce qu’il déclenche une guerre nucléaire.

    Alors, course contre la montre ou contre la mort ?