Sécurité

  • Parmelin : « Il faut se préparer à des coupures de courant »

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    Cela fait des années que la « stratégie » énergétique de la Suisse me fait souci. J’ai écrit plusieurs notes dans ce blog concernant l’évident manque de vision et de volonté de la part du gouvernement de s’attaquer de manière adulte et responsable à cette grave question.

    Vouloir remplacer les centrales nucléaires par des énergies intermittentes est au mieux une bêtise, au pire une folie. Croire qu’il suffit, dixit une élue verte, « d’inciter la population à consommer moins » est équivalent à croire au Père Noël. Et dire qu’ils revendiquent un siège au Conseil fédéral !

    Il est minuit -1 et la réponse de notre gouvernement est de prévenir la population et les entreprises que nous allons devoir vivre avec des coupures de courant d’ici 2025. C’est demain et nous nous retrouvons les pantalons sur les chevilles, sans aucune politique énergétique claire, volontariste et surtout réaliste. Et nous avons coupé les ponts avec l’UE, empêchant tout accord sur le marché de l’électricité. Nous disposons certes d’une formidable ressource hydraulique, mais elle ne représente que près de 2/3 de notre consommation. Pour le reste, nous avons largement roupillé, en important du courant nucléaire français ou du courant issu des centrales à charbon d’Allemagne. Ces « solutions » sont condamnées à moyen terme, d’où l’avertissement de Guy Parmelin.

    Je suis pour une Suisse forte qui ne dépende pas forcément de ses voisins pour tout. Je suis pour une Suisse forte qui ne se soumette pas à tous les diktats de l’UE. Mais pour jouer cette partition, nous devons nous en donner les moyens. Or il n’y aura jamais 1'000 éoliennes en Suisse. Et quand bien même il y en aurait 1'000, qui nous dit que le vent soufflera (suffisamment) en février 2026 !

    C’est pourquoi nous devons cesser d’avoir des tabous. Nous devons oser mettre toutes les options sur la table, y compris les centrales à gaz, le nucléaire et le rehaussement des barrages. Nous ne pouvons continuer de consommer de l’électricité comme des enfants gâtés tout en rejetant toutes les solutions réalistes parce qu’il faut « protéger l’environnement ». On ne peut être « écolo » et rejeter à la fois les centrales à gaz, le nucléaire, le rehaussement des barrages  et les éoliennes.

    Nous avons besoin d’une politique énergétique forte et je ne suis pas certain que Mme Sommaruga soit la personne la plus adéquate pour inspirer une nouvelle politique énergétique courageuse et réaliste !

  • USA : bientôt un pays du Tiers-Monde ?

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    Le pays qui a remporté les 2 guerres mondiales du 20ème siècle, qui a joui d’une prospérité insolente, qui a été un phare et un espoir pour des millions de déshérités en quête de plus de libertés et de dignité économique, qui a inventé la société de consommation, a été sur la Lune, a combattu le communisme à la sauce soviétique jusqu’à l’abattre est aujourd’hui un pays rongé par les dettes, la polarisation politique et le mensonge.

    Ce pays exsangue a-t-il été attaqué par une puissance étrangère supérieure ? A-t-il été détruit par des calamités naturelles ? Non. Certes, il porte presque seul le poids de la défense de l’Occident (vu la pusillanimité, voire la lâcheté de l’Europe), mais cela n’explique pas le déclin inexorable de ce pays. En fait, il s’est infligé cela à lui-même. Par le fait d’un projet politique dément, porté par des politiciens déments et corrompus, au service d’une caste dont l’égoïsme et l’appât du gain n’ont pas de limites.

    Depuis plus de 40 ans, un parti, les Républicains, s’est mis au service des puissances de l’argent. Les politiques successives portées par les différentes Administrations républicaines ont ruiné l’Etat, du niveau local jusqu’au niveau fédéral, en drainant des milliers de milliards de dollars vers les grandes fortunes. Cela a été le grand mensonge de la dérégulation devant « libérer les énergies », devant permettre à l’économie privée « de mieux faire ce que l’Etat était incapable de bien faire », devant favoriser l’enrichissement de quelques-uns afin que l’argent des plus riches « ruisselle » (Trickle-down economics) vers le reste de la Société.

    Pendant que les Administrations Reagan, Bush jr. et Trump accordaient, successivement, des rabais fiscaux de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars au 0,1% des Américains les plus riches, l’Etat s’endettait un peu plus chaque année. Quant à la classe moyenne, elle était triplement punie. Non seulement sa situation s’aggravait car elle devait « payer pour les riches » (ou à la place des riches), non seulement les services publics (routes, écoles, etc…) se dégradaient mais elle faisait face au désinvestissement massif des entreprises sur le sol national. Investissements qui se dirigeaient essentiellement vers la Chine. A coups de milliers de milliards de dollars, là aussi. Non seulement les tenants de la dérégulation et de la mondialisation ont transféré « nos » richesses vers la Chine (les économies européennes ont suivi le même modèle) mais ils ont également transféré le savoir-faire, parfois/souvent les machines. Avec les gravissimes conséquences géopolitiques que l’on sait.

    Pour couvrir ces infâmies, il a fallu mentir. Mentir encore. Mentir toujours. De plus en plus. La « Mondialisation » est devenue une chose haïssable qui a ruiné les cols bleus étasuniens, autrefois bien payés et bien couverts par un filet social sans que l’on n’explique la genèse de la mondialisation à ces cols bleus. Pour se faire élire et réélire, les Républicains, ceux-là mêmes qui ont ruiné le pays, ont pointé du doigt tout le monde sauf eux-mêmes. C’est la faute des Démocrates, des minorités, des immigrants, des Mexicains, des Traités commerciaux, des Chinois. Le sommet du vice est leur capacité à prétendre vouloir « venger » cette classe sociale en perdition en lui proposant des projets politiques qui ne font qu’aggraver encore plus sa situation. Chaque nouvelle baisse d’impôts qu’on lui fait miroiter n’est qu’un miroir aux alouettes qui la condamne encore un peu plus définitivement à l’oubli. Et plus cette classe moyenne se sent à la dérive et plus elle s’accroche à des projets politiques délétères, plus elle finance des Eglises portant une propagande d’un autre âge, plus elle se crispe sur son « droit à porter des armes », plus elle croit aux théories du complot, plus elle est prête à embrasser les pires folies qui se répandent sur internet.

    Au fur et à mesure que Trump préparait sa tentative de coup d’Etat, les théories ont gagné en paranoïa. Les démocrates étaient des « communistes » car ils proposaient une couverture maladie universelle, les journalistes étaient les « ennemis du peuple », la pandémie était une arnaque, l’élection avait été volée grâce à des machines de vote au service d’Hugo Chavez.

    Les 2 mensonges les plus récents :

    • Après le spectacle, vu par le Monde entier, des supporters de Trump, envahissant et saccageant le Capitole, menaçant de tuer certains politiciens, des élus et journalistes républicains n’ont pas hésité à prétendre que les insurgés étaient, en réalité, des gauchistes déguisés
    • Pendant le désolant spectacle actuel du Texas paralysé par une vague de froid, certes rare, les mêmes élus et journalistes républicains viennent raconter que la panne du réseau électrique est due aux éoliennes qui ont gelé et que c’est la faute d’Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) et de son green new deal. AOC est cette jeune élue démocrate de New-York que les insurgés du Capitole recherchaient pour l’exécuter. Elle a effectivement proposé un projet ambitieux de transition énergétique vers les énergies renouvelables, mais son projet, vieux de deux ans, n’a pas encore vu l’ombre d’une réalisation. La réalité est que le réseau texan a été victime de la dérégulation néo-libérale. Que c’est un réseau isolé des 2 autres réseaux nationaux (est et ouest), que cela a été voulu ainsi par les élus républicains du Texas, qu’il souffre de sous-investissement chronique afin d’augmenter les bénéfices des actionnaires et que ce sont les réseaux de gaz naturel qui ont gelé (les éoliennes n’ont que marginalement à voir avec le problème). Quarante années de dérégulation est c’est la faute d’AOC.

    Certes ce pays a encore une puissante armée. Certes il peut encore envoyer un rover sur mars, mais, aujourd’hui, il présente de nombreuses caractéristiques d’un pays du Tiers-Monde :

    • Une classe sociale (1%, voire 0,1%) immensément riche et des dizaines de millions de gens qui vivotent de salaire en salaire (quand ils ont un travail). Entre deux, la classe moyenne est de plus en plus en danger de disparition
    • Les lois de protections des travailleurs et de l’environnement sont systématiquement attaquées par les Républicains, ce qui laisse les classes populaire et moyenne sans défense
    • Une puissance démesurée a été accordée au secteur privé alors que les services publics sont exsangues
    • Les couvertures sociales sont faibles, voire inexistantes, pour des pans entiers de la Société
    • L’accès à la santé est rendu difficile à des millions d’Américains
    • On assiste à une baisse de l’espérance de vie
    • Le pays produit soit des biens agricoles, soit des services. La production industrielle est en voie de disparition
    • Les politiciens sont gravement corrompus et exclusivement au service des plus fortunés
    • La Justice est de classe (si l’on peut se payer de bons avocats, on ne risque rien)
    • La police est magnanime avec les attaquants (blancs) du Capitole et implacable avec les minorités
    • On assiste depuis des mois à des files interminables devant les banques alimentaires

    L’Europe a adopté des pans entiers du modèle néo-libéral porté par Reagan aux Etats-Unis et Thatcher en Grande-Bretagne mais nous avons heureusement eu un vieux réflexe de protection de quelques résidus de protection sociale. Puissions-nous apprendre des Etats-Unis jusqu’où il ne faut pas aller trop loin, avant qu’il ne soit trop tard.

  • Etats-Unis : il était minuit -1 avant un coup d’état

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    Et le danger n’est PAS écarté !

    Cinq années que nous assistons, en direct, jour après jour, à l’inflation de la folie d’un homme malade et à la lâcheté chaque jour plus abjecte de la plupart des membres de son parti. Cinq années que je dénonce les dérives autoritaires de ce psychopathe dans ce blog. Minusculissime contribution à la lutte contre ce que l’Humanité recèle de pire.

    Un psychopathe ne peut pas se contenter de l’image que le monde lui renvoie. Celle d’un malade. Alors, pour satisfaire son égo, il s’invente une nouvelle réalité qui va enfin correspondre à la très haute opinion qu’il a de lui-même. Il va se vouer un véritable auto-culte de la personnalité basé sur la projection provenant de sa seule maladie mentale. Et certains d’entre nous participent volontairement et activement à ce culte. L’amour de ceux qui le soutiennent, voire sont prêts à mourir pour lui, dépasse les raisons objectives. Car qu’a-t-il fait pour celles et ceux qui souffrent ? Combien d’emplois industriels a-t-il effectivement fait revenir aux Etats-Unis ? Qui, parmi ses supporters les plus désespérés, a profité de ses gigantesques cadeaux fiscaux ? En quoi a-t-il amélioré la couverture maladie des laissés-pour-compte de la société américaine ? Un psychopathe se moque du monde entier. Les gens n’existent, à ses yeux, que tant qu’ils servent ses intérêts et flattent son égo.

    Perdre n’est pas une option pour un psychopathe. Sachant pertinemment qu’il est mauvais et incompétent, il a passé son temps à préparer le terrain pour une prise du pouvoir par la force. Cinq ans qu’il « chauffe » ses supporters. Cinq ans qu’il les « prépare ». Cinq ans qu’il encourage ce qu’il y a de pire dans un peuple. Quel qu’il soit. Certains des supporters de Trump savent qu’il n’est qu’un sinistre bouffon, mais ils l’aiment car il leur dit ce qu’ils ont tellement envie d’entendre. Mais pour d’autres, nous sommes clairement dans le domaine du culte. Même de la secte. C’est exactement pourquoi, pendant 5 ans, Trump n’a parlé qu’à sa base. Il leur a parlé pour leur dire qu’ils n’étaient pas seuls, qu’il les comprenait. Il leur a menti et menti. Ils s’en fichaient. Pourvu qu’il fustige les « autres ». Le culte de la personnalité, le lavage de cerveau, la secte, certaines religions qui regroupent toutes ces caractéristiques mènent l’Humanité vers sa mort. Intérieure et extérieure. Réelle et symbolique.

    Lors des émeutes de Charlottesville, les émeutiers criaient : « Les juifs ne nous remplaceront pas ». Certains portaient des drapeaux avec la croix gammée. Trump a trouvé que c’étaient des « gens bien ». Mercredi, on a vu des émeutiers portant un sweat avec la phrase qui surmontait l’entrée du camp d’extermination d’Auschwitz : « Arbeit macht frei ». D’autres portaient un sigle cryptique « 6MWE » qui veut dire en français : « 6 millions ce n’était pas assez ». Trump, après leur saccage du Capitole leur a dit : « On vous aime. Vous êtes spéciaux ».

    Cette insurrection, ou ce coup d’état, n’est pas finie. Il y a plusieurs raisons à cela :

    • Il y a toujours un malade à la Maison-Blanche qui est prêt à tout plutôt que de reconnaître sa défaite
    • Il y a toujours une partie importante des politiciens républicains qui sont prêts à le suivre en enfer
    • Une majorité des électeurs républicains continuent de croire que les élections ont été trafiquées, malgré tous les échecs des recours en Justice, malgré la maigreur affligeante des « preuves » apportées par les avocats, malgré le recomptage des voix, malgré la certification des résultats par les secrétaires d’état républicains des états dont les résultats étaient contestés
    • Il y a toujours des dizaines, voire des centaines de milliers, de Trumpistes lourdement armés à Washington ou prêts à fondre sur Washington ou le Capitole de leurs Etats respectifs
    • Et finalement, et ce n’est pas le moins inquiétant, il y a clairement un pourcentage non négligeable de fascistes, Trumpistes, suprémacistes blancs au sein des forces de l’ordre et de l’armée des Etats-Unis. Cela ne peut être une surprise pour personne. Et c’est la seule explication à l’incroyable passivité des forces de l’ordre mercredi. Alors que tout le monde savait depuis des semaines que Trump et ses groupes paramilitaires appelaient à une grande manifestation violente le 6 janvier à Washington, alors que le jour même Trump appelait ses supporters à marcher sur le Capitole afin de forcer le parti républicain à invalider le résultat des élections, il n’y avait que 500 policiers peu armés pour protéger le Capitole. Il a fallu plusieurs heures pour que le Vice-Président fasse ce que Trump refusait : faire appel à la garde nationale.

    Mercredi, il était minuit -1 avant un coup d’état. Il sera minuit -1 encore longtemps !

  • USA : suspendus par un cheveu au-dessus du gouffre

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    Plus d’un mois après les élections et la proclamation des résultats, ce pays reste soumis à une propagande nauséabonde de son président en exercice et de toutes celles et ceux qui le soutiennent.

    Répéter un mensonge mille fois n’en fait pas une vérité. Mais polluer le débat public avec des mensonges mille fois répétés crée un « bruit » de fond suffisamment important pour semer le doute dans l’opinion publique. Cette technique est utilisée largement par les industries qui ont quelque chose à cacher et des intérêts à défendre. C’est le cas, par exemple, par rapport au changement climatique : 100% des spécialistes soutiennent que les activités humaines accélèrent le changement climatique mais parce que quelques « scientifiques » payés par les énergies fossiles soutiennent le contraire, ces mêmes énergies fossiles continuent leurs activités polluantes au nom de ce doute. La boucle est bouclée. Et c’est tellement facile de vous acheter une respectabilité lorsque vous faites des milliards de profits chaque trimestre.

    Depuis quatre années Trump a montré que tous ceux qui s’opposent à ses mensonges et ses violations de toutes les règles d’éthiques et de la Constitution des Etats-Unis sont soit forcés à la démission soit licenciés. Cela a commencé avec le patron du FBI en 2017, cela continue tous les jours et toutes les Administrations sensibles sont concernées. Derniers exemples en date, le licenciement le 17 novembre de Christopher Krebs, chef de l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures. Ce dernier avait assuré, dans un rapport, que l'élection américaine était « la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis. » Le 4 décembre, 9 membres du Defense Business Board ont été démissionnés par le Pentagone et remplacés par 11 fidèles du président. Pourquoi faire cela quelques semaines avant votre démission si ce n’est pour intimider et créer des conditions favorables à un coup d’Etat ?

    Alors que Michael Flynn, le général qui a menti au FBI et qui a été récemment gracié par Trump, appelle celui-ci à déclarer la Loi martiale, la « démocratie » US ne tient plus que par quelques fils. Ces fils, ce sont les secrétaires d’Etat et responsables électoraux, républicains, d’Etats comme l’Arizona, La Géorgie et la Pennsylvanie. Malgré des menaces de mort sur eux et leurs familles, ils tiennent encore bon et sont prêts à faire le choix du respect des règles électorales. Dans un contraste saisissant, les élus républicains au Congrès des Etats-Unis se terrent dans un silence de mort. Il paraît, qu’en privé, nombreux sont ceux qui reconnaissent la victoire de Biden mais que de l’admettre en public serait un « suicide politique ». Ah les lâches ! Ah les couards ! Ah les pleutres !

    Edmund Burke a dit cette phrase restée célèbre : « La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien. » Quatre ans que ces élus se taisent bien qu’ils aient prêté serment et juré de défendre la Constitution de leur pays. Quatre ans qu’ils regardent leur président violer leur pays. Mais ce ne sont même pas des hommes et des femmes de bien puisqu'ils font passer leurs privilèges personnels avant le bien de leur pays.

    Espérons que les secrétaires d’Etat susnommés tiendront jusqu’au bout. Espérons qu’il y a des hommes et des femmes de bien à la tête de l’armée. Mais ce pays est, plus que jamais depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, suspendu par un cheveu au-dessus du gouffre !

  • Trump : son meilleur business modèle

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    Homme d’affaires apparemment largement surévalué, Trump continue de gémir à la fraude depuis la Maison-Blanche. C’est toujours le même scénario répété en boucle, inlassablement : « je gagnais le 4/11 à 3h du matin et puis soudain « on » a balancé (sous-entendu : illégalement) des masses de bulletins en faveur de Joe Biden. » Sauf que ces bulletins n’avaient rien d’illégal. C’étaient les bulletins du vote par correspondance qui commençaient à être dépouillés. Et comme dans ce pays tout est politisé et polarisé, le vote en personne était à majorité en faveur du candidat républicain (corona sceptiques) et le vote par correspondance en majorité en faveur de Joe Biden (corona conscients).

    Pourquoi les bulletins du vote par correspondance n’ont commencé à être dépouillés qu’à partir du 4 au matin ? Parce que le congrès à majorité républicaine des états de l’Arizona, de la Pennsylvanie, de la Géorgie, etc.. avait refusé que ces bulletins soient comptabilisés au fur et à mesure de leur arrivée (contrairement à la Floride). En faisant cela, ils avaient créé la situation explosive dans laquelle les Etats-Unis se trouvent depuis 1 mois : un président élu qui prépare son Administration et un Président en fin de mandat qui multiplie les actions en justice pour tenter de voler l’élection et de discréditer le processus électoral, pierre angulaire de la démocratie.

    Il y a eu jusqu’à présent quantité d’interventions intempestives de Trump et plus de 40 actions en justice. Ce qui est intéressant, si l’on peut dire, est que Giuliani, l’avocat dément de Trump, clame partout où il le peut que l’élection a été entachée de fraudes massives mais que, chaque fois que lui ou un membre de son équipe, se voit poser la question par un juge : « Y a-t-il eu fraude ? », ils répondent : « non ». Pourquoi ? Parce qu’ils savent pertinemment qu’il n’y a pas eu de fraude et que s’ils mentent sous serment ils pourraient se faire rayer du barreau.

    J’ai fréquenté plusieurs pervers narcissiques dans ma vie et ils partagent tous certaines caractéristiques : ils se dépeignent toujours en victimes, ils répètent leur narratif en boucle sans jamais se lasser, ils sont « charmants » en public et violents avec leur compagne dans le secret des 4 murs. Trump est un pervers narcissique sous testostérone. Il a pris les Etats-Unis (voire le Monde) en otage et il exerce sa violence partout où il le peut. Il ne comprend que le langage de la force et de la confrontation. 

    Mais il y a un autre langage qu’il comprend très bien : l’argent. S’il a plusieurs fois fait faillite avec ses casinos, si son « université » a dû fermer car bidon, il a trouvé une fantastique vache à lait : la politique. En fanatisant les foules, il a trouvé le moyen de créer une machine à cash qui lui rapporte plus que les affaires et sans trop se fatiguer. Il a fait cela pendant la campagne de 2015-2016, il a continué pendant les 4 années de son mandat et maintenant il « joue » à être la victime pour obtenir encore plus de cash. Depuis l’élection perdue il fait des appels de fonds au public afin de financer les pseudo actions en justice pour rétablir la vérité. Résultat : 170 millions de dollars à ce jour.

    Chapeau l’artiste : 170 millions en 3 semaines pour écrire quelques tweets et regarder la télévision, c’est certainement le meilleur business modèle qu’il ait jamais eu.

  • Les Etats-Unis : un changement d'Administration suffira-t-il ?

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    Je souhaite toute la Force et l'Amour du Monde à la nouvelle Administration dans un contexte extraordinairement difficile.

    Les 4 années qui ont déstabilisé les Etats-Unis et le monde vont s’achever en janvier. Une Administration « normale » va s’installer à la Maison-Blanche. Le travail qui les attend est colossal après le travail de sape, les incohérences, la vulgarité, la corruption, la destruction des normes et de l’éthique, la dénonciation de traités indispensables à l’avenir du Monde et, pour certains, à la puissance géostratégique des Etats-Unis. Sans parler du feu vert donné à tous les autocrates du Monde.

    C’est peut-être sur le plan de la conscience que les dégâts sont les plus considérables. Malgré ses limites intellectuelles évidentes, malgré le désordre de son caractère, malgré ses mensonges irrépressibles, malgré la pauvreté extrême de son vocabulaire, malgré tous ses défauts, il a su comme personne s’adresser à tous ceux qui souffrent aux Etats-Unis et dans les Sociétés occidentales en général. Beaucoup se sont reconnus dans sa colère feinte et manipulatrice. Il a réussi à leur faire croire qu’il était l’un des leurs, qu’il allait les défendre contre la Chine, contre l’immigration, contre les élites alors qu’il ne faisait qu’utiliser leur colère pour défendre ses propres intérêts.

    La leçon de ces 4 années (+1 si l’on inclut la campagne électorale de 2015-2016) est que nos pays où tout le monde est allé à l’école, où nous avons accès à une information potentiellement variée et diversifiée ne sont pas à l’abri de céder aux idées fascistes d’un tyran de pacotille. L’affaiblissement progressif des médias traditionnels au profit des réseaux sociaux qui sont programmés pour « nourrir » les individus exclusivement en informations ciblées pour chacun, ont donné une puissance extraordinaire aux idées et aux groupes complotistes. Beaucoup de gens croient dur comme fer que les Etats-Unis, voire le Monde, sont dirigés par un clan pédophile opérant depuis Washington et que Trump était le chevalier blanc, le Messie réincarné, qui allait libérer le Monde. Et ce n’est qu’une « théorie » parmi beaucoup d’autres, au moins aussi délirantes.

    Nul ne sait les dégâts qu’il va encore pouvoir occasionner d’ici la passation de pouvoir. Nul ne connaît l’étendue de son « héritage ». J’ai peur qu’il soit considérable au vu de la dose presque mortelle de poison qu’il a distillé dans la conscience de larges couches de la population américaine (et mondiale). La prochaine Administration va rapidement se heurter au mur que vont dresser le Sénat (s’il reste à majorité républicaine) et la conscience altérée de près de 50% de la population. Je crains que ce pays soit désormais encore plus difficile à gouverner, qu’il ne soit plus jamais comme avant.

    Si les Etats-Unis veulent éviter un avenir très noir, si l’Occident veut éviter l’autodestruction, il va falloir que les élites comprennent VRAIMENT, activement, qu’elles doivent lâcher une partie de leur pouvoir et de leur richesse plutôt que de financer un énième tyran (Mussolini, Franco, Hitler, Pinochet, etc..) qui va faire le sale travail à leur place. Il ne suffira pas de fermer l’hôpital psychiatrique qui s’était installé à la Maison-Blanche pour "guérir" nos Sociétés. Les plaies sont à vif. Elles le resteront, Surtout après avoir perdu celui que beaucoup voyaient comme leur héraut/héros. Il faudra écouter les populations qui souffrent depuis 40 ans sous les coups de la guerre totale menée par les plus riches contre la classe moyenne et les plus pauvres.

  • Sars-Cov2 : il fait exploser notre modèle

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    J’ai souvent dénoncé les médias pour leur surréaction à la pandémie. Les titres des articles sont systématiquement racoleurs et outranciers. Ex : « Le village autrichien qui a infecté la moitié de la Norvège ». Alors certes, il y a eu une station de sport d’hiver qui peu avant le confinement a vu passer des hordes de vacanciers skieurs européens dont certains ont été infectés par un barman. Mais « la moitié de la Norvège » ? Là le journaliste est vraiment tombé à côté car la Norvège est justement un des pays d’Europe qui a le moins de cas (un peu plus de 50 décès par million d’habitants alors que la Suisse est à 220 et la France à un peu plus de 420. Donc de deux choses l’une, ou les Norvégiens ont un système immunitaire en béton, ou le journaliste a écrit n’importe quoi. Quant aux photos, regardez celle qui orne ce jour un article dans la TDG sur l’expansion de la pandémie en Amérique latine : un champ avec des fosses et des croix à perte de vue. Je trouve cela HONTEUX !

    Cela dit, les médias n’ont pas le monopole de l’outrance, voire de la bêtise. Les épidémiologistes qui ont guidé les gouvernements ont eu une attitude trouble. C’était, pour certains, une forme de dictature qui a conduit au confinement quasi-total, là où le confinement des seules personnes à risque et l’instauration de gestes barrière auraient largement suffi. Ce qui aurait évité la pire crise économique depuis la grande dépression. Depuis, pas un jour sans que des nouvelles « scientifiques » qui se veulent fracassantes ne ponctuent nos journées. La plupart du temps elles n’apportent rien de neuf, ou rien d’utile, quand elles ne se contredisent pas. La polémique entre le « mage » de Marseille d’une part et l’OMS et la revue scientifique « The Lancet » d’autre part, sur la chloroquine fait peine à voir. Les scientifiques sont tellement désespérés de trouver des financements, des places de postdocs ou de Professeurs que certains font littéralement n’importe quoi avec les données, juste afin d’être les premiers à avoir découvert « quelque chose ». Et si leur modèle se révèle faux ils pourront toujours se réfugier derrière « les mystères de la science ». La folie des publications à tort et à travers est en train de détruire la science et de noyer les gens sérieux sous un déluge de « bruit » inutile et incohérent.

    Nous assistons en temps réel à la décadence de notre modèle de Société. Ce qui faisait notre fierté : science intègre, liberté de la presse, politiques s’érigeant en guides durant les périodes tumultueuses, s’effondre sous nos yeux, sous les coups de boutoir des scientifiques qui courent dans tous les sens comme des poules sans tête, des milliardaires qui s’achètent des organes de presse et orientent l’information à leur profit et des politiciens ineptes (ils sont de plus en plus nombreux et décomplexés).

    C’est bien le modèle capitaliste qui conduit à ces excès car qui mieux que l’argent et l’ego pour faire perdre la raison à l’être humain.

  • Covid-19 : le temps des décisions courageuses ?

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    Le 2 mars j’ai écrit une note sur ce sujet intitulée « Covid-19 : sachons raison garder. » Force est de constater que ce n’est pas la raison qui a triomphé mais trop souvent la peur. Voire la panique ! Et malheureusement les médias participent à cette diffusion. Cela fait des jours que dans tous les médias suisses romands on lit que la Suisse a un des plus hauts taux d’incidence de cette maladie dans le monde. Ce qu’ils ne disent JAMAIS est que c’est également un des pays qui teste le plus au monde.

    La plupart des gouvernements ont appliqué un confinement plus ou moins strict, à l’exception notable de quelques pays du nord de l’Europe. Et ce ne sont pas ceux qui s’en sortent le plus mal :

    • La Suède qui ne confine pas (écoles et crèches sont ouvertes) ne déplore que 86 décès par million d’habitants
    • L’Allemagne (34 décès par million d’habitants) a un confinement très light (mon fils qui vit à Berlin me dit que la vie y est à peu près normale, que le métro est chargé, les magasins pleins, les parcs animés et que très peu de gens portent des masques et qu’il n’y a pas cette lueur de peur que l’on voit dans les yeux des gens que l’on croise. Comme malheureusement à Genève).

    Les pays du « sud » ont été à l’extrême du confinement. Cela correspond à leur histoire. Un chercheur dont j’ai oublié le nom disait l’autre jour, je cite de mémoire : « Plus un pays a une tendance à l’anarchie et plus son gouvernement deviendra autoritaire en temps de crise ». Ces pays reflètent exactement ce constat (France comprise) et ils ont des statistiques désastreuses :

    • Espagne : 350 décès par million d’habitants
    • Italie : 322 décès par million d’habitants.

    A leur décharge, ce sont des pays devenus des pays de retraités à faible natalité. C’est la Floride de l’Europe. La retraite y est agréable, le coût de la vie raisonnable. Quant aux jeunes, ils partent à l’étranger (Allemagne, Suisse, Grande-Bretagne) pour trouver un emploi digne de leurs compétences.

    La Suisse a adopté une sorte d’entre-deux. C’est un peu le compromis helvétique. Par contre la communication est clairement sur le versant de la peur. Celle qui se lit dans les yeux !

    Ce que je me demande, c’est comment nous allons sortir de là ? il y a peu d’informations réalistes et crédibles vers une sortie de crise. Nous savons depuis longtemps que l’un des meilleurs moyens (hors vaccins qui ne seront pas disponibles avant longtemps) de lutter contre ce virus est de développer l’immunité collective (on pense qu’il faudrait que 60-70% de la population ait développé une immunité face à ce virus pour empêcher une seconde vague). Mais pour cela il faut qu’il y ait un nombre suffisant de gens qui soient exposés au virus. Comment y parvenir en période de confinement ? C’est exactement l’absurdité de la situation exposée par une infectiologue française il y a 2-3 jours à la radio. Elle disait qu’on pensait que ce taux n’était probablement que de 10-15% (mais on n’en sait rien puisqu’on ne fait pas suffisamment de tests) et que cela était trop bas pour lever le confinement. Et elle blâmait cette situation sur le … confinement. En d’autres mots on ne peut pas lever le confinement à cause du confinement !

    Si nous ne voulons pas bientôt nous battre pour trouver une caverne de libre à cause de l’effondrement de nos économies, nous devons rapidement lever le confinement. Pour cela nous devons avoir des stratégies réalistes, efficaces, scientifiques basées sur la raison et pas sur la peur :

    • Les jeunes et les personnes non à risque doivent reprendre le travail
    • Nous devons avoir une politique systématique de test dans toutes les régions du pays afin d’évaluer scientifiquement le degré d’immunité collective (et pas au pifomètre). Il faut tester 1-2% de la population de toutes les régions/classes d’âge/professions, etc.. afin de pouvoir extrapoler cela à l’ensemble de la population
    • Nous devons avoir suffisamment de masques/gel/gants, etc.. afin de protéger les personnes à risque. Qui devront rester confinées dans le cas contraire.

    Il est temps de prendre des décisions courageuses afin de bientôt cesser de lire la peur dans les yeux de nos concitoyens !

  • Justice : il faut faire quoi pour être condamné ?

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    Article stupéfiant dans la TDG sur cet Irakien qui a forcé, pendant des mois, une jeune femme à se prostituer. On y apprend que : « Le Tribunal d'arrondissement de Zurich a condamné ce Kurde irakien à une peine de trois ans, assortie du sursis partiel pour encouragement de la prostitution et perception abusive de prestations sociales. Il l'avait en outre expulsé pour sept ans. Sur appel, la Cour suprême du canton de Zurich avait réduit la peine à 33 mois et renoncé au renvoi. Elle avait estimé que l'on se trouvait face à un cas de rigueur car l'homme est père de deux enfants mineurs vivant en Suisse. »

    Dans un troisième temps, toujours selon la TDG, « le Tribunal Fédéral a décidé d’annuler cette décision et ordonné aux juges zurichois de prononcer l'expulsion. Pour la Cour de droit pénal, la présence des enfants ne suffit pas à réaliser un cas de rigueur particulièrement grave qui justifierait la poursuite du séjour de leur père. » En outre le TF précise les points suivants :

    • Il l'avait forcée à travailler par tous les temps, du matin au soir, et confisquait tous ses gains (comment y était-il parvenu l’article ne le dit pas, si ce n’est qu’il avait, dans un premier temps, fait semblant de tomber amoureux d’elle)
    • Il a fait preuve d’absence de scrupules dans l'exploitation de cette prostituée
    • Il a tenu des propos méprisants envers les gens, et les femmes en particulier, lors de son procès en première instance
    • Il est divorcé de la mère de ses enfants qu’il ne voit que 3 jours par mois
    • Il ne participe pas à l’entretien de ses enfants
    • Bien qu’en Suisse depuis près de 20 ans, il vit de l’aide sociale ou d’argent avancé par des tiers
    • Il n’est pas intégré puisque il ne fréquente que des cercles de son pays d’origine.

    Spontanément j’ai tendance à voir les juges comme des personnes adultes, responsables et vaccinées. Mais ce n’est pas la première fois que je m’insurge contre d’innombrables décisions aberrantes en matière de justice (notamment dans les cas de viol). Que faut-il faire pour que ces juges qui semblent si facilement tomber dans tous les pièges du sentimentalisme le plus veule et lâche, EN FAVEUR DU PREDATEUR, cessent de se comporter comme des sortes de babas cools en Birkenstocks qui fument des pétards avant de juger des cas pourtant graves ?

    Quel message veulent-ils donner ou croient-ils donner ? Celui d’une Suisse ouverte, tolérante et prête à donner une deuxième, une troisième, une quatrième chance à toute personne sachant suffisamment larmoyer sur son nombril pour échapper aux rigueurs de la justice ? Ou celui d’un Etat faible, manipulable, sans colonne vertébrale et sans volonté de protéger les victimes, ni compassion envers elles ? Car ici, on ne peut parler par euphémisme en jugeant ce cas comme un « encouragement à la prostitution ». C’est une volonté délibérée de réduire une personne à l’esclavage (sexuel) pour son profit exclusif (puisqu’il confisquait tous ses gains).

    Que faut-il faire pour être condamné, plus que symboliquement, dans ce pays ?

    A la décharge des juges, il faut dire qu’ils ne sont pas aidés par le législateur. Je ne suis, ni de près ni de loin, un spécialiste du droit. Je regarde ces questions purement avec mon regard de citoyen ordinaire et une certaine dose (j’espère) de bon sens. En rédigeant cet article je suis tombé sur l’Art. 182 (nouveau) du code pénal suisse qui définit le droit dans le cas de la Traite d'êtres humains :

    1. Celui qui se sera livré à la traite d'êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation de leur travail ou en vue du prélèvement d’organes sera puni de la réclusion ou de l’emprisonnement pour six mois au moins
    2. Celui qui aura pris des dispositions en vue de la traite des êtres humains sera puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou de l’emprisonnement.
    3. Dans tous les cas, l’auteur sera puni en outre de l’amende. Est également punissable celui qui aura commis l’infraction à l’étranger. L’art. 6bis est applicable.

    Ce qui veut dire que vous pouvez trafiquer des êtres humains ou prélever des organes et vous risquerez 6 mois au moins mais pas forcément beaucoup plus !

    Puis je suis tombé sur l’Art. 189 Atteinte à la liberté et à l'honneur sexuels. Contrainte sexuelle

    1. Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence envers une personne, en exerçant sur elle des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister l'aura contrainte à subir un acte analogue à l'acte sexuel ou un autre acte d'ordre sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire.
    2.  
    3. Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il a fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté de trois ans au moins.

    Mon interprétation est que la contrainte sexuelle n’est punie de plus de 3 années de réclusion que s’il y a eu cruauté. C’est vrai que la contrainte sexuelle doit se faire le plus souvent dans la joie et la bonne humeur !


    Et enfin sur l’Art. 190 concernant le viol

    1.  Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l'acte sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté de un à dix ans.
    2.  
    3. Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il a fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté de trois ans au moins.

    Mon interprétation est que le viol n’est puni de plus de 3 années de réclusion que s’il y a eu cruauté. Et c’est ce que l’on voit tous les jours (ou presque) dans les tribunaux suisses. Les auteurs prennent au mieux 18 mois. Et trop souvent avec sursis. Et c’est ce qui attise systématiquement ma colère.

    Pourquoi nous comportons-nous ainsi ? Pourquoi ne protégeons-nous pas les femmes de ce pays contre les prédateurs de toutes sortes ? Que faudra-t-il faire pour que le Droit suisse punisse ces criminels d’une juste peine ?

     

  • Immigration : De tout cœur avec les douaniers grecs !

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    Encore une fois l’Europe est assiégée par, potentiellement, des millions de gens voulant venir profiter de nos largesses. Or, une fois, installés, que se passe-t-il ? Sont-ils reconnaissants envers nos Sociétés ? La réponse est trop souvent NON. Les musulmans sont malheureusement très difficiles à intégrer et encore plus à assimiler. Ils oscillent trop souvent entre le misérabilisme (nous sommes de pauvres victimes et il faut nous aider de toutes les façons possibles et imaginables) et une arrogance insupportable (nous sommes les élus de Dieu, pratiquant la seule religion authentique et nous vous dominons moralement de la tête et des épaules, pauvres peuples décadents).

    Il y a très longtemps déjà, dans ce blog, j’avais écrit qu’il fallait obliger les migrants musulmans à signer une charte stipulant qu’ils reconnaissaient nos Lois et nos constitutions comme ayant priorité absolue sur la charia. En cas de refus, ces personnes n’auraient RIEN A FAIRE en Europe ! Ce serait un moyen relativement simple de trier le bon grain de l’ivraie. Nous en avons plus qu’assez de ces fondamentalistes qui croient qu’ils peuvent à la fois profiter impunément de notre système social tout en vomissant nos valeurs, en travaillant ardemment, 24/7, à saper les fondements de nos pays pour, un jour, en prendre le contrôle.

    Peut-on à la fois refuser de serrer la main des femmes de nos pays, exiger des carrés musulmans dans nos cimetières car ceux-ci sont « impurs » pour ces grandes âmes si pures, donner des leçons de morale explicites et implicites, intimider celles et ceux qui osent se permettre de dire certaines vérités à leur encontre, assassiner celles et ceux qui usent de leur liberté d’expression et tendre la main pour recevoir l’argent de nos Etats laïques et/ou chrétiens ?

    Cette duplicité est répugnante et je ne comprends pas que nos Etats aient été si longtemps si faibles face à l’ignominie de ces manœuvres. Quand un Etat du Proche et du Moyen Orient se bat contre les fondamentalistes, que se passe-t-il ? Les fondamentalistes incriminés demandent l’asile politique en Europe. Et une fois installés, ils travaillent de toutes leurs forces à nous détruire ! Nous en avons de trop nombreux exemples, y compris en Suisse.

    J’espère que, pour une fois, l’Europe dominera la situation et refusera de céder à la funeste pente de sa mauvaise conscience. Dans ce combat VITAL pour la survie de l’Europe, je suis de tout cœur avec les Grecs qui se battent pour assurer la survie de l’Europe. Notre survie !

  • La Turquie : un état voyou peut-il rester dans l’OTAN ?

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    Ce pays a été l’objet de ma deuxième note lors de la création de ce blog en 2010. La situation était déjà préoccupante à l’époque. Depuis, tout a été de mal en pis. L’illuminé du Bosphore a emmené son pays vers une dictature religieuse à marche forcée et a purgé l’Etat de tous les éléments qui pouvaient contester son pouvoir. C’est un des instruments préférés des dictateurs. C'est un de leurs marqueurs.

    Entre chantage à l’immigration vis-à-vis de l’Europe, achats d’équipement militaire russe alors que le pays fait encore partie de l’OTAN, attaques sauvages contre les Kurdes, risques d’escalade militaire avec la Russie, nouveau chantage puis passage à l’acte dans le dossier des réfugiés stationnés en Turquie pour obliger les Européens, voire l’OTAN, à s’engager à ses côtés dans une guerre qu’il a déclenchée unilatéralement (oui, lorsque l’on déclare la guerre on risque de perdre des soldats et il ne faut pas venir couiner après), on se demande pourquoi les autres pays de l’OTAN restent si silencieux face à cet Etat devenu voyou.

    Il faut aujourd’hui sérieusement poser la question de son appartenance à l’OTAN. Il fait un chantage à l’immigration, mettons-lui le nez dans son caca en le menaçant de l’exclure de cette alliance où ce régime n’a plus sa place.

  • Covid-19 : sachons raison garder

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    Comme dans de nombreuses situations, nos sociétés surréagissent aux événements. Dans le cas qui nous occupe en ce moment, avec un recul de quelques semaines, il semble que le virus est dangereux pour les personnes âgées et celles souffrant d’une maladie chronique diminuant leur immunité.

    Il est donc pertinent de prendre des mesures afin de protéger ces groupes de population. Il est psychologiquement et économiquement dangereux de mettre nos sociétés dans une quarantaine généralisée pour un virus qui, pour une personne en bonne santé, n’est pas plus dangereux que la grippe saisonnière.

    Nous acceptons sans ciller des centaines de milliers de morts sur les routes de la planète, nous nous accommodons de millions de morts dues à la pauvreté mais nous perdons les pédales pour un virus qui n’est dangereux que pour les personnes affaiblies. Nous attendons de nos gouvernements qu’ils maîtrisent leurs émotions (et les nôtres par la même occasion) au lieu de répandre la peur.

  • Convoyeurs de fonds : quand aucun lobby ne vous protège !

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    Malgré les trop nombreux braquages subis par les convoyeurs de fonds, la ministre de la justice, Simonetta Sommaruga, campe sur ses positions. Elle refuse systématiquement d’autoriser les véhicules lourds blindés car il faut, tenez-vous bien : « protéger la population contre le bruit routier ». Fichtre se dit-on. Merci Madame la ministre de vous soucier de notre sommeil. Et puis on avance dans l’article de la TDG sur le sujet et qu’apprend-on ? Qu’il y a en tout et pour tout 8-10 véhicules par nuit sur l’ensemble du territoire suisse !

    Voilà un cas d’école où la Loi est ridiculement appliquée. Pour cette poignée de véhicules qui doivent, rappelons-le, non seulement convoyer des fonds mais également protéger la vie de ceux qui y travaillent, on est prêt à appliquer toute la rigueur de la Loi. Et tant pis pour ceux qui y risquent leur vie toutes les nuits. Parallèlement à cela, il y a un nombre phénoménal de Harley Davidson qui sillonnent les routes de Suisse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, véhicules futiles qui ne servent à RIEN, qui sont des nuisances PURES et qui ne subissent aucune restriction d'aucune sorte. C'est la chienlit pure et simple. L'abdication devant les forces du marché et le droit à emmerder ses concitoyens. Un exemple typique où la démocratie perd sa crédibilité. On applique toute la rigueur de la Loi pour un cas qui ne le mérite pas, bien au contraire et on laisse faire tout et n’importe quoi là où une vraie loi de protection contre les nuisances insupportables produites par toutes ces monstrueuses motos pétaradantes, véritables insultes à toute idée de protection de l'environnement, s’imposerait depuis des décennies.

    C’est à n’y rien comprendre. Enfin si, il doit bien y avoir un lobby des importateurs de motos qui fait pression au bon endroit et de la bonne façon. Et nous, pauvres citoyens devront continuer de subir les nuisances de ces monstres absurdes et nuisibles sur TOUS les plans pendant que ces pauvres convoyeurs de fonds devront continuer de risquer leur vie, nuit après nuit, car eux, aucun lobby ne les protège !

  • Hong-Kong : rare îlot de liberté en Chine (et dans le monde) !

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    Je suis impressionné par le courage de cette jeunesse qui se bat contre un pouvoir monstrueux d’inhumanité, de manipulation et de corruption. Tout est fait, en Chine, pour asseoir avec tous les moyens possibles et imaginables, une dictature si totale qu’il ne viendra bientôt plus à personne dans ce pays, ne serait-ce que l’idée de le remettre en question. La Chine d’aujourd’hui, grâce aux moyens numériques, est en train d’accomplir le pire de la « Révolution culturelle », à savoir le contrôle total et en « temps réel » des êtres. Plus besoin de les soumettre à de longues séances d’auto-critique. Ils sont soumis avant même de se révolter ou de « dévier » de quelque façon que ce soit.

    Alors que là-bas un « village » lutte encore et toujours contre un parti communiste composé, à sa tête, de fous furieux, ici et ailleurs dans le Monde, tous les peuples ne sont-ils pas confrontés à leurs propres fous furieux :

    • Occident : le capitalisme aveugle et sourd exploite les peuples de nos pays occidentaux et du Monde afin d’enrichir une poignée de privilégiés de façon répugnante. Et dans cette entreprise globale, tout est bon et les moyens de manipulation des gouvernements et des opinions sont parfaitement rodés. D’un côté vous avez les entreprises, entrepreneurs, actionnaires, riches de centaines de nouveaux milliards de dollars chaque année qui se paient des médias et des firmes de Relations publiques afin de faire systématiquement passer leurs intérêts avant ceux des Peuples. Et nous, les Peuples, personne ne nous défend, personne ne nous représente, si ce ne sont parfois des pantins ridicules et/ou dangereux et/ou débiles
    • Inde : un pays qui est de plus en plus pris par le vertige de l’Hindouisme fanatique
    • Brésil : a élu un monstre prêt à détruire ce qui reste des Peuples premiers et de la forêt amazonienne
    • Pays musulmans : ils sont tous confrontés, de façon souvent extrêmement brutale, à l’obscurantisme moyenâgeux des « fous de dieu ». Et il n’y a aucune issue en vue, bien au contraire
    • Russie, etc.., etc..

    Ce Monde fait de plus en plus peine à voir. Puisse ce rare îlot de liberté, à Hong-Kong, survivre le plus longtemps possible !

     

  • Les « Souvenirs européens » de Stefan Zweig et l'actualité

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    Formidable émission de Guillaume Gallienne (« ça peut pas faire de mal », France Inter, samedi 25 mai) sur l’écrivain autrichien et son dernier livre écrit après son exil « Le Monde d’hier, souvenirs d’un Européen ».

    Il y décrit les années 30 en Allemagne comme personne : le réveil des masses, l’antique magie des drapeaux, les paroles patriotiques, le goût de l’aventure où chacun peut devenir un héros, le besoin impérieux de sortir du monde bourgeois et de donner libre cours aux instincts sanguinaires les plus primitifs. Rapidement commence l’intimidation de ceux qui respectent encore les institutions.

    Les allemands raisonnables de l’époque jugeaient inimaginable qu’un homme qui n’avait même pas terminé l’école primaire put occuper un poste aussi prestigieux que celui de chancelier. Rien n’a autant aveuglé les intellectuels allemands que cette certitude qu’Hitler n’était qu’un « agitateur de brasserie ». Et même lorsque il est devenu chancelier, ils pensaient encore que ce ne pouvait être qu’à titre intérimaire. C’est alors, toujours selon Zweig, que le génie cynique de Hitler se manifesta pour la première fois, par une technique de grand style. Ce qu’il a appelé  « la technique de l’imposture sans scrupule ». Pendant des années il avait fait des promesses dans toutes les directions afin d’acquérir des soutiens stratégiques :

    • L’industrie lourde se sentait délivrée de sa peur du bolchevisme car elle voyait au pouvoir l’homme qu’elle avait secrètement financé depuis des années
    • La petite bourgeoisie appauvrie à laquelle il avait promis la baisse des taux d’intérêt poussait des soupirs de soulagement enthousiastes
    • Les petits commerçants se souvenaient qu’il avait approuvé la fermeture des grands magasins, leurs concurrents les plus dangereux
    • Le meilleur accueil lui était réservé par les militaires car il vilipendait le pacifisme.

    Hitler est nommé chancelier en janvier 33 et pendant les mois qui précèdent les élections législatives du 5 mars, l’intimidation s’accentue encore. Les SA (troupe paramilitaire des nazis entraînée pour l’attaque, la violence et la terreur) perturbent les réunions de leurs adversaires politiques et passent à tabac nombre d'opposants. Tous les journaux critiques de l’action du chancelier sont interdits. Puis c’est l’incendie du Reichstag, fin février 33. Il en profite pour supprimer toutes les libertés individuelles. Le Parlement disparaît. On apprend en frissonnant qu’il existe des camps de concentration et que des cachots secrets sont aménagés dans les casernes pour y supprimer des innocents, sans jugement. On laisse libre cours à tout désir de vengeance privée. L’inhumanité s’étend ensuite à la Terre entière.

    Peut-on tirer des parallèles avec l'actualité de ce qui se passe aux USA ? J’en vois plusieurs :

    • Personne ne prenait Trump au sérieux. Comment un homme médiocrement intelligent, inculte et ignare pouvait-il devenir président des Etats-Unis ? Et même aujourd’hui, la plupart des gens pensent qu’il n’est qu’un accident de l’Histoire et qu’il sera remplacé à la prochaine élection présidentielle
    • Trump et le parti républicain sont prêts à violer toutes les lois qu’il faut afin de conquérir et de conserver le pouvoir
    • Il sait faire vibrer la fibre patriotique et ne se prive jamais de recourir à ces artifices pour son bénéfice personnel
    • Il applique la technique de « l’imposture sans scrupules » avec maestria. Imposteur est son surnom et il l’impose sans le moindre scrupule, même lorsque il fait l’étalage douloureux de son incompétence
    • Il a su mettre la plupart des grandes fortunes du pays dans sa poche (dans les 2 sens du terme) en leur promettant et en leur accordant des privilèges fiscaux insensés et en se posant en barrage contre le « socialisme »
    • Il sait faire croire aux déçus du rêve américain qu’il est leur chevalier blanc (doublement « blanc ») et qu’il va leur permettre de prendre leur revanche sur tous ceux qui les ont trahis
    • Il sait désigner « l’ennemi » à la vindicte des foules (les Mexicains, les Chinois, les Clinton, les démocrates en général)
    • Il n’hésite pas, lors de ses (nombreux) meetings, à intimider et/ou à faire taire par la force, un spectateur ne manifestant pas son admiration à son égard
    • Il désigne les médias à la vindicte populaire en les traitant « d’ennemis du peuple »
    • Il prétend maintenant que ceux qui enquêtent sur lui sont des « traîtres » (crime passible de la peine de mort)
    • Il tente par tous les moyens de vider le Congrès (une des 3 branches du pouvoir aux USA avec l’exécutif et la Cour suprême) de tous ses pouvoirs en refusant brutalement de coopérer avec les enquêtes en cours
    • Il a fait main basse sur la Cour suprême puisque il a bénéficié aussi bien de l’obstruction répugnante du Sénat à majorité républicaine un an avant la fin du mandat de Barack Obama pour le renouvellement d’un siège que de la démission d’un juge peu après son arrivée au pouvoir
    • Il a amadoué l’armée en lui accordant un budget supérieur à tous ceux accordés jusques ici dans l’histoire du pays
    • Il n’hésite pas à intimider en disant, lors d’un meeting, que « toutes les armes sont de mon côté ». Il parlait aussi bien de la force « légale » (armée, FBI, polices…) que des forces illégales (bikers et tous les « red necks » qui possèdent de nombreuses armes)
    • Depuis les attaques du 11 septembre 2001, la CIA, avec l’accord plein et entier de l’administration Bush fils, utilise des sites secrets qui permettent de torturer à l’abri des regards indiscrets

    De même que les Allemands et beaucoup d’Européens n’ont rien vu venir dans les années 30, de même les Etats-Unis semblent encore trop souvent croire que leur système démocratique de « checks and balances » (entre les 3 pouvoirs) va leur permettre d’éviter le naufrage. Le narcissisme pathologique de Trump qui est sa seule force et son seul « génie » affaiblissent chaque jour un peu plus les institutions des Etats-Unis. Cet « écho » (ou ce raté) de l’Histoire devrait tous nous faire réfléchir.

     

     

     

     

  • Le génie et la double négation

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    C’est parce qu’il a commis une erreur grammaticale durant sa conférence de presse que Trump n’a pas dit à Poutine que l’ingérence de la Russie dans la vie démocratique US ne devait jamais se reproduire, sous peine de graves conséquences. Outre que c’est un mensonge de plus (on ne les compte plus), cela contredit tout le reste de sa conférence où il s’est montré extraordinairement servile et obséquieux vis-à-vis de Poutine. Plusieurs fois les journalistes américains ont essayé de l’amener sur ce terrain et à chaque fois il s’est défilé, continuant de parler de « chasse aux sorcières » et des emails de Clinton.

    Seulement là, il a commis une grossière erreur stratégique puisque depuis vendredi passé, soit avant la réunion avec Poutine, plus personne ne nie l’ingérence de la Russie dans le processus électoral US en 2016. Même pas les éditorialistes de Fox News, pourtant aux ordres d’ordinaire. Quant à l’ex directeur de la CIA, John Brennan, il parle même de « trahison ». Et l’on en apprend presque tous les jours un peu plus sur la façon dont la Russie s’est ingérée dans la vie politique US, avec de nombreuses inculpations à la clé :

    • Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Trump, a été inculpé et a accepté de collaborer avec la justice
    • Paul Manafort, ex chef de campagne du président, a été inculpé et se trouve en prison depuis quelques semaines, mais refuse de collaborer avec la justice
    • Michael Cohen, l’avocat de Trump qui a quelques affaires louches sur les bras, a également été inculpé mais refuse, pour l’instant de collaborer avec la justice en plaidant le 5ème amendement (ce que dénonçait vigoureusement Trump pendant sa campagne en disant que « plaider le 5ème » était réservé à la mafia)
    • Il y a quelques semaines, 13 agents russes ont été inculpés
    • Avant que 12 autres travaillant pour le service de renseignement de l’armée russe (GRU) ne soient inculpés vendredi passé, avec tous les détails sur leurs activités et leur mode opératoire.

    Ce qui est encourageant c’est que lorsque Rod Rosenstein a annoncé ces 12 inculpations, son « body language » était celui d’un homme en mission, bien décidé à ne pas se laisser intimider par le jeu malsain de certains politiciens républicains. Dès lors, que Trump ait continué de s'enfermer dans ses dénégations lors de la conférence de presse a choqué tout le monde, car il allait totalement en sens contraire de l’histoire qui est en marche.

    Et lundi, c’est une espionne russe, Maria Butina, travaillant sur sol américain (et pas derrière des ordinateurs en Russie) qui a été arrêtée. Elle s’est infiltrée jusque au sommet du parti républicain et de la NRA (ce cancer de la démocratie américaine) afin de créer les liens nécessaires pour faciliter l’ingérence russe dans la vie politique US, et qui sait, la collusion. Nul doute que si collusion il y a (eu), Bob Mueller et son équipe vont le découvrir, puisque dans leurs inculpations ils évoquent déjà des « US person 1 » et « US person 2 ».

    Même si la collusion entre Trump et/ou son équipe de campagne n’est pas encore avérée Trump ne pourra plus longtemps se cacher derrière son petit doigt ou des erreurs de syntaxe (cela fait désordre pour une « génie ») pour retarder l’avènement de la vérité.

  • Les reclus de Monflanquin

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    Très intéressante émission sur France Inter (Affaires sensibles du 26/6/2018) qui, avec l’aide d’un psychiatre, fait le point sur la façon dont une famille (aristocratique) est devenue le jouet d’un manipulateur sans scrupules. Le système s’est installé, par étapes qui, tout en s’entremêlant et en se superposant, peuvent se résumer de la façon suivante :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes
    • Repérer leurs failles intimes
    • Avoir réponse à tout
    • Casser le narcissisme de chacun
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun
    • User de pratiques sectaires
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement
    • Faire perdre tout esprit critique
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain.

    Préjudice pour cette famille, près de 6 millions d’euros et une vie familiale, une intégrité physique et psychique à reconstruire entièrement.

    Les processus de la manipulation sont universels. Qu’il s’agisse d’un pervers narcissique au sein d’un couple, d’un gourou au sein d’une secte ou d’un dictateur dans un pays, si l’on adapte ces étapes aux circonstances, aux époques, aux cultures et aux nations, on va retrouver peu ou prou les mêmes mécanismes. C’est ainsi que l’on peut expliquer l’emprise d’un Erdogan sur le peuple turc ou la façon dont Hitler a sidéré suffisamment d’Allemands afin d’accomplir son œuvre monstrueuse. Et ne croyons pas que cela ne concerne que des familles de débiles, des couples de consanguins, des nations plus ou moins lointaines ou des époques révolues à jamais. Non, cela se passe tous les jours, chez des voisins qui semblent au-dessus de tout soupçon, voire au sein de notre propre famille.

    Sur un plan géostratégique, nous en avons un exemple terrifiant avec les Etats-Unis qui suivent exactement toutes les étapes de la dérive vers un système totalitaire voulu par un homme pervers, corrompu et toxique. Alors reprenons les étapes qui ont détruit cette famille et voyons comment on peut les appliquer aux Etats-Unis de Trump :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes : Tenir un discours populiste et « sympathique » qui est en accord avec ce que la population en question a envie d’entendre
    • Repérer leurs failles intimes : Identifier les courants qui traversent la société, les frustrations qui montent, la colère contre la délocalisation des jobs vers la Chine (« America first », la colère contre les élites politiques qui sont coupées du peuple et de ses préoccupations (« Drain the swamp »)
    • Avoir réponse à tout : Avoir une réponse toute prête à toutes les préoccupations de l’électorat visé. Au besoin, l’inventer au moment où le cas se présente, sans lien aucun avec la réalité et les difficultés réelles des circonstances
    • Casser le narcissisme de chacun : Dénigrer tous ceux qui s’opposent à l’entreprise du manipulateur, non par des arguments basés sur des faits, mais basés sur des critères totalement subjectifs d’apparence physique ou de niveau intellectuel. Répondre aux critiques factuelles par des dénigrements infondés mais porteurs médiatiquement
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun : Accuser tous ceux qui mettent en doute l’intégrité du président d’être antipatriotiques, d’être corrompus, de travailler à détruire la nation. Cela s’applique au FBI et à la CIA et à toutes les agences du renseignement qui conviennent que la Russie est intervenue dans le processus électoral afin de faire gagner Trump alors que lui seul préfère croire à la parole de Poutin qui continue de nier l’implication de la Russie. Prétendre que les actions du FBI sont une chasse aux sorcières et le fruit du « deep state », une nébuleuse complotiste qui travaillerait à la perte des Etats-Unis en délégitimant, au sein de l’administration, l’agenda politique du président
    • User de pratiques sectaires : Les seules informations crédibles sont, pour le Président, celles venant de la chaîne Fox News qui, en termes d’objectivité, est digne de la Pravda
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude : Remettre en question tout ce qui a fait les Etats-Unis tels que nous les connaissons en attaquant son rôle dans le Monde, en attaquant la Constitution chaque fois que cela gêne le Président aux entournures, en profitant de chaque faille pour s’y engouffrer, en faisant de ce pays une quasi dictature puisque le parti républicain marche au pas de l’oie et qu’il concentre TOUS les pouvoirs
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde : Attaquer tous les traités signés par les Etats-Unis, que cela soit en terme de défense (l’OTAN et son rôle), de partenariat avec ses voisins immédiats (l’ALENA regroupant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique au prétexte que cet accord est défavorable aux citoyens et aux emplois américains), de partenariat avec 11 pays asiatiques (le TPP sous le même prétexte que pour l’ALENA, alors que cet accord géostratégique avait été voulu par Obama afin de contenir la montée de la puissance chinoise), imposer des tarifs aux principaux partenaires et alliés des Etats-Unis sous prétexte de « sécurité nationale », dénoncer le traité sur le nucléaire iranien sans le remplacer par rien d’autre que des menaces
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement : l’homme d’affaires Trump était véreux. Nulle surprise qu’il est également un politicien véreux se comportant non pas comme un digne représentant de sa fonction mais comme un véritable chef maffieux
    • Faire perdre tout esprit critique : Faire des promesses intenables et jamais tenues, mentir, mentir, mentir afin de créer un brouillard qui rend la lecture des événements et des circonstances « indéchiffrable », traiter les médias critiques de « fake news » et de « failed media ». Remettre en question tout ce que la communauté scientifique nous rappelle afin de préserver notre avenir, comme autant de « fake news »
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain : Le président n’a aucun scrupule à s’enrichir, lui et à sa famille, sur le dos des Etats-Unis, au mépris des institutions, de la Constitution, et des règles et pratiques couramment acceptées et respectées par tous ses prédécesseurs.

    Pour réussir une telle manipulation, il faut, après les formidables promesses initiales, que la/les victimes(s) refuse(nt) d’ouvrir les yeux lorsque les choses commencent à déraper. Et, en général, les victimes voient très exactement ce qui est en train de se produire mais ont mis leur esprit critique en stand-by afin de continuer de croire au conte de fée. C’est ainsi que le manipulateur se nourrit de ses victimes et s’engraisse sur son/leur dos.

    Puisse une partie au moins des 35-40 % de l’électorat US qui reste derrière Trump envers et contre tout se réveiller de son engourdissement mortifère. Puisse une partie suffisante du parti républicain se ressaisir avant de devenir le fossoyeur des institutions US, voire de l’Occident. Et sinon, pourvu qu’ils soient balayés par une vague démocrate à mi-mandat. Il en va de notre avenir à tous !

  • USA : Qui va triompher, Trump ou la démocratie ?

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    Après avoir mené une vie de golden boy, avec tout ce que cela comporte d’arrogance, de mépris pour les lois, de conquêtes faciles et souvent tarifées, de corruption et d’intimidation, il se trouve chaque jour plus près de sa chute. N’est-ce pas paradoxal qu’au moment où il s’est cru au-dessus des lois en devenant l’homme « le plus puissant du monde » il voie son passé lui remonter chaque jour un peu plus à la figure, un peu comme des égouts bouchés qui refoulent leurs miasmes dans les rues en répandant leur pourriture pestilentielle ?

    Comme ce n’est pas son incompétence qui va le faire tomber (si cela avait dû être le cas, ce serait fait depuis longtemps) alors qu’est-ce qui le menace ?

    • Sont-ce ses accointances plus que louches avec le pouvoir russe au travers de tous les oligarques proches de Putin avec lesquels il a fait affaire ?
    • Découvrira-t-on par quels liens Putin le tient en laisse ?
    • Sont-ce les nouvelles révélations sur la façon dont la Société Cambridge Analytica a manipulé les élections présidentielles en ciblant les profils facebook d’électeurs indécis dans les « swing states » ?
    • Ou encore les révélations de ces femmes qui ont eu des relations troubles avec lui et qui ont été soit agressées physiquement, soit manipulées, par avocats interposés, afin d’acheter leur silence ?

    Personne ne le sait encore mais le nœud coulant se resserre chaque jour un peu plus autour de son cou.

    Tout le monde sait, par contre, à quel point il est instable de caractère, impulsif et colérique et surtout prêt à tout afin de protéger ses intérêts. Les Etats-Unis il s’en moque comme d’une guigne. Lui seul compte et je ne doute pas qu’il serait capable de provoquer une guerre (y compris mondiale) à seule fin de détourner l’attention de ce qui le menace. Ce que l’on nomme aux Etats-Unis « wag the dog » (voir film du même nom). Le monde est en danger car un homme qui n’aurait jamais dû être élu à la Maison-Blanche est Commandant-en-chef de la plus puissante armée de tous les temps. Et rien ne l’arrêtera afin de cacher ce qu’il ne veut pas voir être révélé à la face du monde !

    Alors qui va triompher dans ce combat titanesque : Trump ou un sursaut de la démocratie ?


     

  • USA : la tentation fasciste du parti républicain (GOP)

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    Ce parti abrite en son sein des forces qui vont de la droite modérée à l’extrême-droite fasciste, mélange des restes du KKK, de ceux qui sont prêts à défiler dans les rues avec des croix gammées (Charlottesville) et des évangélistes qui ne sont que des fanatiques religieux de la pire espèce (l’équivalent chrétien des salafistes musulmans).

    Il nous a donné la « révolution conservatrice » (en gros tout ce qui détruit nos sociétés « démocratiques » depuis la chute de l’Union soviétique et notamment le colossal transfert de richesses en faveur du 0.1 % le plus riche de la population) et des présidents plus exaltés et dangereux les uns que les autres (Reagan, Bush jr et Trump). Afin d’imposer sa « vision » de la société, il n’a pas hésité à user de méthodes douteuses, en violation flagrante de la vie démocratique :

    • Il est depuis longtemps coupable de travailler à dissuader le vote des minorités afro-américaines (votant en majorité démocrate) en rayant un maximum de ces citoyens des listes électorales sous les prétextes parfois les plus futiles,
    • Il a sans doute confisqué l’élection présidentielle de l’an 2000 en trafiquant les élections en Floride (dont Jeb Bush était le gouverneur),
    • Il travaille sans relâche à redécouper les circonscriptions électorales afin d’isoler les électeurs démocrates dans des régions électorales n’ayant que peu de poids électoral,
    • Il possède les meilleurs « spin doctors », ces experts de la manipulation des opinions publiques

    Depuis que Trump est au pouvoir les choses ont pris une nouvelle dimension. S’il y a de temps en temps une voix discordante, la majorité du parti républicain marche derrière lui au pas de l'oie. Peu importe son degré d’incompétence, sa violation systématique des règles d’éthique, son népotisme, sa destruction des standards de gouvernement, ses discours creux, confus et contradictoires, pourvu qu’il les amène au nirvana. Avec son soutien, ils ont déjà dérégulé l’économie, offert un cadeau fiscal insensé aux plus riches, affaibli Obamacare, nommé un juge ultra-conservateur à la Cour suprême.

    Dans sa guerre contre certains médias (WAPO, NYT, CNN, MSNBC), contre les agences du renseignement (FBI, CIA), et contre le Procureur spécial Robert Mueller, Trump et le parti républicain s’attaquent aux derniers remparts qui protègent la démocratie dans ce pays pris par le vertige totalitaire. En :

    • Accusant systématiquement les médias qui enquêtent sur les liens entre la famille Trump (et ses associés) avec la Russie de « fake media » diffusant des « fake news »,
    • Prétendant que le sommet de la hiérarchie des agences du renseignement et du Département de la justice (DOJ) poursuivent un agenda politique (en faveur des démocrates),
    • Dénonçant l’enquête sur la collusion entre sa campagne électorale et la Russie d’être une « chasse aux sorcières »,
    • Demandant au Congrès, lors du discours sur l’état de l’union, de donner à chaque membre de son cabinet le pouvoir de « renvoyer les fonctionnaires qui sapent la confiance des citoyens ou qui manquent à leurs devoirs envers le peuple » (ce qui serait la fin de l’état de droit car cela lui permettrait de licencier toutes celles et ceux qui s’approcheraient de trop près de son marigot),

    Trump et le parti républicain ne font rien d’autre que ce que Poutine et Erdogan ont fait et font dans leur pays respectif : ils sapent les fondements mêmes de la démocratie. Trump, car son nombril et ses intérêts comptent plus que tout à ses yeux et les républicains car ils rêvent de diriger le pays d’une main de fer afin de l’amener à marche forcée vers leur idéal de société.

    Les Etats-Unis sont à un tournant. S’ils cèdent aux sirènes fascisantes du parti républicain ils se réveilleront demain dans un pays qui ressemblera plus à la Russie de Poutine ou à la Turquie d'Erdogan qu’à l’Amérique voulue par les Pères fondateurs. Et c’est terrifiant de penser à quelle vitesse, aux yeux de l’Histoire, un grand pays démocratique peut passer de l’un à l’autre.

  • Trump : course contre la mort

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    C’est le lapsus qui m’a échappé il y a 15 jours en voulant expliquer à ma fille l’état d’avancement de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens entre Trump (et son équipe) et la Russie.

    Elle avance à la fois rapidement car de nombreux liens sont désormais établis entre les intérêts de Trump lui-même et la Russie (il négociait pendant la campagne la construction d’une Trump Tower à Moscou tout en prétendant depuis toujours n’avoir aucun intérêt en Russie). Et de multiples contacts ont eu lieu à de nombreuses reprises entre Trump Jr, Paul Manafort (Directeur de campagne), Jared Kushner (beau-fils et Conseiller), etc.., etc.. et différents représentants du pouvoir russe au plus haut niveau. Les liens sont innombrables, avérés, documentés. Les intérêts de Trump en personne le sont également. De plus il a clairement voulu faire obstacle à la justice en licenciant le Directeur du FBI en disant lui-même à la télévision lors d’une interview qu’il avait pris cette décision en lien avec l’enquête sur la Russie. Bref, on en sait de plus en plus sur la mainmise de la Russie sur le processus « démocratique » aux Etats-Unis et comment ils ont réussi à manipuler l’opinion et les élections en faveur de Trump.

    En même temps cette enquête avance avec une lenteur désespérante car nous sommes au huitième mois de sa présidence et il n’y a toujours aucune inculpation et la procédure d’impeachment de Trump n’est encore qu’un espoir pour tous ceux qui espèrent que les Etats-Unis vont retrouver la raison. Tout cela par la faute du parti républicain qui continue de le protéger. Certes il lui a mis des freins :

    • obligation lui a été faite de lire un texte où il condamnait sans équivoque les suprémacistes blancs
    • interdiction de licencier son ministre de la justice (et par là-même le procureur spécial)

    mais c’est ce parti qui, en détenant la majorité au Congrès, empêche la procédure d’impeachment de commencer.

    Hier à la tribune des Nations-Unies il a démontré au Monde l’étendue de sa folie en menaçant la Corée du Nord de destruction totale, ce qui sous-entend un recours massif à l’arme nucléaire. Il a pour cela abondamment fait appel à une pléthore de mots irrationnels pour dépeindre ses ennemis, y compris des mots qui n’ont cours que dans certains cercles religieux, notamment les évangélistes américains.

    La course contre la montre est engagée entre tous ceux qui veulent empêcher Trump de continuer de piétiner la démocratie au profit de ses intérêts et de ceux de Poutine et les Illuminés de la Maison-Blanche et du parti républicain qui sont prêts à le suivre jusqu’à ce qu’il déclenche une guerre nucléaire.

    Alors, course contre la montre ou contre la mort ?

  • Trump : lentement mis sous tutelle par le parti républicain

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    De très intéressants développements ont eu lieu ces derniers jours qui démontrent que le parti républicain est enfin en train de prendre conscience du caractère toxique de la présidence Trump. Tout d’abord le Congrès a voté à une écrasante majorité (il n’a manqué que 3 votes) une proposition de Loi visant à empêcher le Président de lever les sanctions contre la Russie. Avant d’adopter de nouvelles sanctions. C’est, très ironiquement, la seule Loi que Trump ait signée jusqu’ici. La seule qu’il n’aurait jamais voulu signer.

    Le tout nouveau Secrétaire général de la Maison-Blanche, le général John Kelly, aurait exigé que personne ne puisse plus s’adresser au Président sans passer par lui, sa famille comprise. Et son téléphone est également contrôlé afin de limiter le risque de nouvelles tempêtes médiatiques, à coups de tweets rageurs. De plus, selon l’agence Associated Press, John Kelly a informé Le ministre de la justice Jeff Sessions que sa place n’était pas/plus menacée. Ce qui veut dire, en d’autres mots, que Trump ne pourra pas le limoger. Une hypothèse évoquée afin de pouvoir, en deux temps, se débarrasser du Procureur spécial Robert Mueller enquêtant sur les liens de la campagne Trump avec la Russie.

    Puis c’est le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, qui a apporté sa touche. Tout en envoyant le Sénat en vacances pour le mois d’août, il a utilisé une procédure qui va, de fait, maintenir le Sénat en activité minimale avec des séances dites « pro forma ». Même si celles-ci ne dureront que quelques minutes, ce sera une façon d’empêcher le Président d’utiliser son droit constitutionnel de nommer/limoger de hauts fonctionnaires pendant les vacances du Sénat, sans avoir à demander son accord. C’est la deuxième méthode choisie par les Républicains pour protéger Jeff Sessions et finalement Robert Mueller.

    Robert Mueller qui était menacé jusqu’à très récemment par le Président va pouvoir continuer son travail. Et il s’intéresse aux finances de Trump. Il est plus que temps que quelqu’un dans ce pays s’intéresse aux finances de ce roitelet de pacotille. Je suis convaincu que c’est là que se trouvent les réponses aux liens malsains entre Trump et la Russie car Trump, contrairement aux apparences, n’a pas toujours été un homme d’affaires avisé ni couronné de succès. Il serait tout sauf étonnant que certains oligarques russes soient venus plus d'une fois à son secours, d'une façon ou d'une autre. Et toute aide a un prix. Robert Mueller a maintenant nommé un Grand Jury. C’est une étape décisive car celui-ci a toute latitude pour faire comparaître littéralement n’importe qui devant lui. Il faut répondre aux questions sous serment et sans l’aide d’un avocat. Mentir est un crime. Imaginez le menteur pathologique devant un tel jury…

    Tout ceci prouve que le parti républicain se réveille lentement de son mauvais rêve. Rêve d’utiliser l’impensable victoire de Trump afin de faire tout ce qu’il n’osait même pas rêver de faire. Or après près de 7 mois de présidence, le bilan est inexistant. Et promet de le rester. Pire: c'est tout le parti républicain qui reste d'être entraîné dans sa chute. La mise sous tutelle de Trump est la première mesure afin de sauver ce qui peut encore l’être.

  • Etats-Unis : la démocratie bouge encore, mais…

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    La nomination d’un Procureur spécial par le vice-ministre de la justice des Etats-Unis prouve que le président a franchi une ligne rouge en destituant le directeur du FBI alors qu’il était soupçonné de lui avoir demandé d’arrêter l’enquête sur le très éphémère conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. De nombreux démocrates ont demandé cette nomination, ainsi que quelques trop rares républicains, alors même que comme l’a très justement dit le 14 mars l’ancien directeur du renseignement américain, James Clapper : « Le président menace les institutions [démocratiques] de l’intérieur ».

    Il aura fallu cela ! Et pourtant Trump n’a pas été avare de sa personne pour se discréditer depuis qu’il s’est présenté comme candidat à l’élection. Il a utilisé toutes les ficelles du populisme le plus pestilentiel pour gagner l’investiture du parti républicain, utilisant systématiquement les attaques personnelles infondées, outrancières, absurdes, mensongères pour galvaniser les foules :

    • Hillary Clinton était systématiquement appelée « Hillary la véreuse » (« Croocked Hillary »)
    • « Obama a créé Daesh »
    • « Le gouverneur du Texas devrait passer un test de QI »
    • Le père de Ted Cruz (un de ses opposants pendant la primaire) « a été impliqué dans l’assassinat de Kennedy »
    • Et récemment, après avoir licencié James Comey, il l’a accusé de ne pas savoir gérer son agence (« Le FBI est dans la tourmente ») et que James Comey était un « frimeur » et un « fou »

    Il utilise systématiquement tous les subterfuges typiques des populistes et des dictateurs en devenir :

    • Se présenter comme l’homme providentiel, seul capable de régler tous les problèmes du pays (selon lui, les plus graves problèmes du siècle sont faciles (« easy ») à résoudre)
    • Dire exactement ce que sa base la plus désespérée veut entendre. Même si par ses actes, depuis qu’il est élu, il fait exactement le contraire (c’est malheureusement un travers partagé par beaucoup de politiciens même moins caricaturaux)
    • Utiliser des phrases-chocs courtes, qui s’impriment facilement et les répéter en boucle jusqu’à mettre ses supporters dans une sorte de transe qui va leur faire perdre leurs capacités de jugement (« L'Amérique d'abord », « Enfermez-la ! (en parlant de Hillary) », « Construisons le mur ! », « Vous allez être tellement gagnants » , «  Tellement facile », « Le premier jour nous allons abolir et remplacer Obamacare », etc..)
    • Lors de ses meetings, il aimait exciter la foule et son service d’ordre afin d’expulser tous ceux qui pouvaient présenter des signes d’indépendance d’esprit
    • Il s’est entouré d’un aéropage de fidèles porte-parole qui sont prêts à dire littéralement n’importe quoi afin de défendre leur chef (Sean Spicer qui devrait bientôt craquer car je crois que c’est au fond un type bien même s’il se sera sali trop longtemps au contact de ce président indigne, Kellyane Conway qui ne craquera jamais car elle vit des mêmes délires que son patron, le sinistre nazillon Stephen Miller qui au lendemain du premier blocage d’un décret anti-immigration de Trump a dit sur tous les médias avec un air sinistre qui a dû faire frémir tous ceux qui ont l’âge de se rappeler des années 30 : « Les pouvoirs du Président sont immenses et son autorité ne sera pas remise en question »).

    Il n’hésite pas à licencier ceux qui pourraient le gêner :

    • Sally Yates, la Ministre de la justice par intérim, après qu'elle ait prévenu par deux fois que Michael Flynn était compromis
    • En mars, il a licencié 46 juges fédéraux, dont Preet Bharara, juge du district sud de New-York, qui inclut le siège de l’empire Trump et est en même temps le juge le plus important dans la lutte contre le blanchiment d’argent puisque c’est à Wall Street (Manhattan) que se trouve le siège des grandes banques. Et il était justement en train d’enquêter sur les liens entre Trump et les oligarques russes liés à Poutine
    • Le directeur du FBI

    Et puis il admire tellement les dictateurs :

    • Poutine
    • Erdogan: il est le seul dirigeant occidental à lui avoir téléphoné pour le féliciter après son hold-up antidémocratique (au soir du référendum)
    • Kim Jong-un: Il a dit qu’il serait « honoré de [le] rencontrer » (le 1er mai)
    • Duterte: Il a invité le Président psychopathe des Philippines à la Maison-Blanche (le 30 avril).

    La démocratie étasunienne va vivre une année 2017 particulièrement cruciale. Elle est confrontée à un président qui démontre jour après jour un mépris congénital pour les Lois de son pays :

    • Il ne paye pas ses impôts et en est fier
    • Il refuse de montrer sa déclaration d’impôts
    • Il continue de diriger son empire même s’il a créé un simulacre de « blind trust » au profit de ses fils (et surtout de lui-même)
    • Il a institutionnalisé le népotisme,
    • etc..

    De plus il n’hésite pas à confirmer lui-même, qu’il a fait obstruction à la justice en licenciant le directeur du FBI. Jamais un Président n’a eu le courage ou la folie d’admettre un tel crime. Donc soit il est totalement fou, soit il pense que grâce à sa base qui lui reste fidèle il pourra surmonter tous les obstacles (n’a-t-il pas dit pendant la campagne « Je pourrais tuer quelqu’un sur là 5ème Avenue [de New-York] et je ne perdrais pas de votants »). Aucun président ne devrait pouvoir résister à cela et l’impeachment devrait être au bout de cette procédure. La démocratie américaine bouge encore, mais le fait que le vice-président, celui qui a relayé et étayé tous les mensonges de son maître, succède à Trump n’est qu’à moitié rassurant.

  • Etats-Unis : autopsie du naufrage républicain

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    Le parti républicain qui cristallise en son sein les pires ferments de haine de la société américaine a une très lourde responsabilité historique. Ne serait-ce que pour avoir orchestré le vol des élections de l’an 2000 au profit de Bush jr, avec toutes les conséquences apocalyptiques que cela a entraîné. Pendant les 8 années de la Présidence Obama, il a aiguisé sa haine et sa rancœur et s’est aligné derrière Trump, le candidat devenu président qui montre son mépris total des Lois et sa volonté de faire entrer son pays dans son monde alternatif fait de mensonges, de brutalité, d’intimidation, de corruption, de népotisme et d’incompétence. Et le parti républicain non seulement se tait mais continue de le soutenir.

    Pendant la dernière année de sa Présidence, le parti républicain a empêché Obama de nommer un juge à la Cour suprême au prétexte que dans la dernière année de son mandat un Président n’est plus légitime. Puis lorsque les démocrates ont tenté d’empêcher la nomination d’un juge ultra-conservateur, les républicains du Sénat, le 6 avril, ont changé les règles de nomination. Il suffit désormais de la majorité simple (51 voix sur 100) au lieu de la majorité qualifiée (60 voix sur 100) pour élire un juge. C’était « l’option nucléaire », terme qui exprime bien la gravité de ce changement sur l’équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis.

    La saga sur l’Obamacare est du même tonneau. Après avoir lamentablement échoué une première fois à l’annuler, Trump, avec la complicité active de son parti, a réussi à faire passer quelque chose. Une loi inique (883 milliards de dollars de rabais fiscaux pour les ultras-riches, ce qui va faire perdre leur couverture maladie à des millions d’Américains, alors que pendant la campagne il avait promis de faire une loi couvrant plus de citoyens pour une fraction du coût) que même les représentants républicains n’avaient pas lu. Il fallait sauver la face, faire passer n’importe quoi. Même la liste des courses au supermarché du coin aurait eu les faveurs du parti républicain tant la panique était en train de les gagner.

    Cette semaine Trump s’est attaqué au directeur du FBI. Sombre histoire que celle-ci. Après s’être peut-être fait manipuler pour qu’il rouvre l’enquête sur les e-mails d’Hillary Clinton 10 jours avant les élections (ce qui lui a sans doute fait perdre celles-ci) et de la refermer quelques jours plus tard (le 6 novembre) car le FBI n’avait rien trouvé de nouveau, il s’est attaqué à l’enquête sur les liens entre l’équipe de campagne de Trump et la Russie. Si Trump ne pouvait que le remercier d’avoir contribué à le faire élire, il était en rage de le voir s’approcher d’un peu trop près dans son enquête sur ce que l’on commence aux Etats-Unis à appeler le « Kremlingate ». Alors cette semaine il a fait venir le vice-ministre de la justice (le ministre avait dû se récuser dans toute affaire touchant à la Russie après avoir menti sur ses propres contacts russes) pour qu’il lui écrive une note justifiant le licenciement de James Comey pour incompétence, entre autres dans « la gestion des e-mails d’Hillary Clinton » (sic). Puis il l’a licencié en arguant du fait que la demande venait du patron du Directeur du FBI. Ensuite la machine de propagande s’est emparée de ce narratif et l’on a pu voir les différents porte-parole et le vice-président colporter cette salade dans les différents médias. Mais cela a dû faire de l’ombre à l’ego de Trump. Alors il n’a pu s’empêcher d’aller dire autre chose sur un autre média : « Indépendamment du rapport [établi par le vice-ministre de la justice] j’allais de toute façon licencier Comey ». Puis il l’a menacé ouvertement dans un tweet vendredi matin : «James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d' enregistrements de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse!» Ce qui ressemble furieusement à une tentative d’intimidation de témoin. Et le parti républicain non seulement se tait mais continue de le soutenir activement. De toutes ses forces.

    Ce qui est très inquiétant dans ce qui se passe est que, visiblement, et comme je le craignais déjà dans ma note du 10 novembre, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis ( « Trump: la responsabilité historique de nos élites »). Trump peut dire n’importe quoi, tweeter des absurdités en cascades, promouvoir des Lois iniques, licencier des Directeurs d’Agences fédérales, menacer ceux qui pourraient parler de ses liens avec la Russie, faire dire tout et n’importe quoi à ses porte-parole avant de les contredire lui-même 5 minutes plus tard, engager ses proches sans mandat en leur permettant ainsi d’avoir accès à des informations ultra confidentielles, violer toutes les Lois d’éthique et de bonne gouvernance, se comporter en apprenti dictateur, les Républicains continuent de faire corps derrière lui. Et à part les humoristes et les journalistes qui ont encore un cerveau il ne reste rien de l’équilibre des pouvoirs dans la démocratie américaine qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Tout cela grâce à la dérive du parti républicain qui est depuis toujours traversé par de puissantes forces d’extrême droite. Et ce qui est à noter est que la dérive de Trump vers une dictature n’est pas le fruit d’un projet politique. Il est beaucoup trop inculte et beaucoup trop stupide pour qu’on puisse lui faire ce « crédit » (si tant est que cela en ait jamais été un). Non sa dérive autoritaire n’est qu’au service de son narcissisme incommensurable.

    Alors une république et un parti peuvent-ils se déshonorer pour servir l’ego d’un minus ? Quoiqu’il arrive, cette dérive qui est en marche depuis longtemps et qui culmine avec la présidence Trump sera le grand stigmate qui, espérons-le, hantera ce parti pour toujours.

  • Trump : 100 jours, cela se fête ?

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    Pour un président normal, oui ! Pour lui, c’est nettement plus ambigu. Alors qu’il continue de découvrir sa fonction avec toujours la même candeur apparente (je cite de mémoire 3 de ses remarques désarmantes) :

    • « Savez-vous que l’arme nucléaire est dévastatrice » à une journaliste le lendemain de son intronisation et après avoir été briefé par les militaires responsables de l’arme nucléaire
    • « Nul ne savait à quel point l’assurance maladie était un domaine compliqué » après le premier échec de sa tentative d’abrogation de l’Obamacare
    • « Etre président des Etats-Unis c’est plus de travail que je ne l’avais imaginé », le jour de ses 100 premiers jours.

    On est loin de ses vantardises pendant la campagne électorale où tout était simple : le premier jour il allait abolir et remplacer Obamacare avec un projet qui serait meilleur (inclurait plus de monde) et qui coûterait une fraction (sic) d’Obamacare (je crois que nous sommes bien placés en Suisse pour nous méfier de ce genre de propos). Et en 100 jours l’Amérique serait « great again » !

    Le plus préoccupant est qu’après 100 jours, il a le plus faible taux de nomination de responsables aux postes clés de son administration de l’histoire. En tout cas récente. Ce qui veut dire que le gouvernement est littéralement paralysé faute de combattants. Et que parmi les quelques nominés, plusieurs ont déjà démissionné, ont été démissionné ou se sont rétractés. Grâce à cela et à sa totale méconnaissance du personnel politique, il est obligé de confier des tâches incroyablement difficiles et complexes à son beau-fils Jared Kushner. Qu’on en juge :

    • Amener la paix au Proche-Orient (lol)
    • Réformer le fonctionnement de la justice
    • Diriger le bureau américain de l’innovation
    • Réformer l’aide aux vétérans
    • Lutter contre les addictions (aux drogues dures)
    • Réorganiser l’ensemble du gouvernement fédéral

    Tout cela alors qu’il n’a que 39 ans, aucune expérience dans un gouvernement et pourrait être rapidement poussé à la démission par l’enquête sur les liens de l’équipe Trump avec la Russie. C’est bien joli de vouloir « vider le marigot ». Encore faut-il savoir comment et de qui s’entourer.

    La deuxième chose qui est préoccupante (on peine à trouver un domaine qui ne l’est pas) c’est de voir à quel point il est influençable. Lui qui se présentait comme le roi de la négociation semble se faire retourner comme une crêpe en quelques minutes de discussion et donner raison au dernier qui a parlé. Pendant la campagne, il voulait :

    • S’attaquer à la Chine afin qu’elle cesse de manipuler sa monnaie. Promesse abandonnée suite à la visite du président chinois
    • Annuler le traité commercial (NAFTA) avec le Canada et le Mexique : maintenant il veut seulement renégocier l’accord après avoir discuté quelques minutes au téléphone avec le Premier ministre canadien et le Président mexicain
    • Faire construire le mur et le faire payer par le Mexique. Il est au mieux remis aux calendes mexicaines

    Il pensait également que l’OTAN était obsolète. Tout cela parce qu’il ne savait pas vraiment, selon ses propres termes, ce qu’était l’OTAN. Après quelques minutes de briefing il ne pense plus cela.

    Alors qu’a-t-il fait pendant ses 100 jours, à part se vanter ? Pas grand-chose :

    • Il a signé de nombreux décrets, dangereux pour la planète ou pour nous tous (j’ai déjà cité quelques exemples dans des notes précédentes et cela ne s’arrange pas). C’est facile. Il suffit de savoir écrire son nom au bas d’une page rédigée par d’autres
    • Il a réussi à faire nommer un juge ultra-conservateur à la Cour suprême grâce à 1) l’obstruction pendant l’entier de la dernière année du double mandat d’Obama à la nomination du juge choisi par lui et 2) au changement des règles de nomination d’un juge par le Sénat après avoir rencontré des difficultés avec les sénateurs démocrates.

    A part cela ? Rien !

    Comme il a visiblement la capacité de concentration d’un enfant de 5 ans et son niveau de culture politique, il peine. Car être Président, cela demande du travail. Beaucoup de travail. Avec de nombreux acteurs différents, y compris hors de sa famille politique. Cette semaine il était très agité car il voulait à tout prix « montrer quelque chose » pour ses 100 jours (tout en prétendant que cette échéance ne voulait rien dire). Alors il a essayé cela :

    • Refaire passer son projet de Trumpcare. C’est la version où les Américains qui ont les moyens se désolidarisent de ceux qui ont des difficultés. C’est une constante chez les Républicains : se désolidariser des pauvres. Ils haïssent Obamacare car ce projet les oblige à un minimum de solidarité. Sa tentative a heureusement échoué une seconde fois
    • Présenté un projet de réforme des impôts. Selon tous les observateurs, une tentative pathétique de présenter quelque chose. N’importe quoi. Et c’était vraiment n’importe quoi : quelques idées rudimentaires et inexploitables, dont les cadeaux fiscaux aux ultras-riches, jetées à la hâte sur une feuille A4. Mais les Républicains n’ont-ils pas toujours été ceux qui creusent les déficits en donnant des cadeaux fiscaux aux ultras-riches et en augmentant les dépenses militaires afin d’obliger ensuite les démocrates à baisser le budget de l’Etat (ce qui se produit dans toutes nos « démocraties », Suisse comprise où la droite baisse systématiquement les impôts des plus riches avant de couper dans les budgets de l'Etat et de faire porter la charge sur la classe moyenne) ?

    Finalement, la seule législation passée devant le Congrès pendant ces 100 premiers jours aura été celle qui évite pendant 7 jours (!) au gouvernement de fermer faute de financement. Sinon rien. Le Congrès n’a rien sur quoi légiférer car l’Exécutif ne lui a rien présenté. En 100 jours. C’est du jamais vu ! Et comme tous les observateurs le disent, la première année pour un président est cruciale car l’année suivante il y a les élections partielles et tous les membres du Congrès deviennent très prudents de peur de déplaire à leurs électeurs.

    Alors est-ce qu’il y a de quoi fêter ? Je dirais oui, mais pour ... les opposants à Trump. Il va certes faire un maximum de dégâts avec ses décrets intempestifs, mais il n’est pas près de faire passer une Loi (beaucoup plus difficile à faire passer et à abroger qu’un décret).

    Le seul domaine où il pourrait faire d’immenses dégâts c’est concernant la paix et la stabilité dans le monde. Sur le front militaire, son impulsivité peut lui permettre de prendre des décisions rapides, avec un minimum de travail, de connaissances et de réflexion et, potentiellement, un maximum de satisfaction narcissique.

    Perspective effrayante !

  • Trump : Pourquoi les Républicains continuent de le soutenir ?

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    Après avoir très largement perdu le vote populaire l’actuel président commence peut-être à entrevoir la réalité du pouvoir aux Etats-Unis. Je dis peut-être car son ego est si pathologiquement surdimensionné qu’il semble systématiquement incapable d’appréhender les faits dans leur réalité. En tous les cas vis-à-vis du monde extérieur. Ce qui est de plus en plus évident, c’est que les difficultés s’accumulent au-dessus de sa tête. En dépit de tous les mensonges répandus à la face du monde au travers de ses tweets et avec la complicité active de ses porte-parole (Sean Spicer, Kellyane Conway, etc…) il a maintenant à faire face à des difficultés qu’il ne semblait pas avoir envisagés pendant sa campagne où les insultes, les anathèmes et les mensonges (plus ils étaient énooooormes et plus il les répétait en boucle) lui ont servi de programme.

    Si, au début, il a eu quelques succès faciles en signant des décrets iniques (j’en ai déjà cité quelques-uns dans des notes précédentes), lorsqu’il a dû s’attaquer pour la première fois au passage d’une Loi devant le Congrès, ce fut une autre paire de manches. Sept ans que les Républicains juraient que sitôt au pouvoir ils allaient « repeal and replace » Obamacare. Sept ans et au final cela a fait pschitt car leur projet était une totale absurdité : trop modéré pour les extrémistes du parti et trop extrémiste pour les modérés (pensez aux 24 millions d’américains qui auraient perdu leur couverture maladie à cause d’une augmentation des primes de près de 1000% pour les plus modestes « contrebalancée » par des rabais fiscaux de 300 milliards pour les plus riches). Une négociation sur une réforme de l’assurance maladie nécessite des efforts considérables. Ce sont des mois, voire des années de dur labeur et de compromis avec les adversaires politiques. Rien de tout cela n’a été fait car Trump, le Négociateur-en-chef, n’a visiblement aucune idée du fonctionnement des institutions politiques des Etats-Unis. Il a sans doute cru qu’en laissant faire le sale et fastidieux travail à Paul Ryan et en signant 2-3 décrets il allait enregistrer une grande victoire politique. Après l’avoir laissé pédaler dans la semoule il a, au final, essayé de tordre le bras aux élus républicains pour qu’ils votent sous la contrainte. Ce qui a lamentablement échoué. Cela démontre simplement sa totale immaturité politique et son inadéquation à ce poste. Sans parler de ses piètres qualités de négociateur.

    Sur le plan politique, ses affaires sont chaque jour un peu plus difficiles. Après avoir invectivé le monde entier en traitant chaque information qui lui était défavorable de « fake news », les choses sérieuses semblent avoir commencé le jour où Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité du président, a dû démissionner. Seulement  quelques jours après son entrée en fonction. Lui et sa compagnie (la Flynn Intel Group) avaient accepté des mandats au profit d’intérêts russes et turcs (il a notamment été un ardent défenseur de l’extradition de Fethullah Gülen vers la Turquie). Dans ces 2 circonstances il a agi en tant qu’agent au service d’une puissance étrangère.

    Puis ce fut le Ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a dû se récuser dans toutes les questions touchant à l’enquête sur la Russie puisqu’il a menti sous serment concernant ses liens avec le gouvernement russe durant la campagne. Mais cela ne s’arrête pas là, car de plus en plus d’affaires remontent à la surface.

    Le nouveau Ministre du commerce, Wilbur Ross, par exemple, a siégé longtemps au Conseil d’administration de la Banque de Chypre. Cette banque semble connue pour être une machine à blanchir l’argent sale des oligarques russes.

    Paul Manafort, l’ancien responsable de campagne de Trump, aurait reçu 10 millions de dollars afin de travailler à la défense d’intérêts russes. Sean Spicer essaye maintenant de minimiser son rôle durant la campagne : « Il était là mais il n’a presque rien fait » alors qu’il a été publiquement remercié par Trump pour son « magnifique » travail.

    Rex Tillerson, le nouveau Secrétaire d’état a été décoré par Poutine himself pour services rendus (l’Orde de l’Amitié).

    Et finalement, il y a quelques jours, James Comey (le Directeur du FBI) a admis que son agence enquêtait sur les liens entre la Russie et l’équipe Trump (de campagne, de transition et finalement de son gouvernement).

    Je suis le premier à déplorer, y compris dans ce blog, la façon bornée dont les gouvernements occidentaux ont traité la Russie d’après la chute de l’URSS et continuent de la traiter. Mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au prix de Trump à la Maison-Blanche.

    Où que l’on regarde on retrouve des liens suspects entre les membres de cette Administration et la Russie qui avait tous les intérêts du monde à favoriser la mise en place d’une administration plus favorable à ses intérêts. Et cela devient de plus en plus intéressant, puisqu'on parle maintenant de façon très précise et circonstanciée d’une attaque informatisée de la part de la Russie contre la démocratie américaine (et peut-être la démocratie tout court). Il semble que des robots ont été programmés et utilisés afin d’inonder le net de fake news devant discréditer les démocrates en général et la campagne d’Hillary Clinton en particulier. Avec les résultats que l’on sait.

    Petit à petit le nœud coulant va se resserrer. Je suis prêt à parier qu’au fil des semaines et des mois on passera de ses proches à Trump lui-même (ne serait-ce que pour la vente qui pourrait se révéler suspecte d’un bien immobilier à un oligarque russe). Ce jour-là la procédure d’impeachment commencera officiellement. En attendant Trump et son administration sont totalement illégitimes. Mais les Républicains continuent de le soutenir car ils vont tenter de profiter du pouvoir pour faire passer le plus de lois iniques que possible.

  • Ceux qui devraient nous protéger des politiciens ineptes

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    Le fait même que des politiciens ineptes, menteurs, manipulateurs et incompétents aient autant de succès prouve l’état de nos Sociétés. Au lieu de cultiver nos valeurs, notre cohésion, tout ce qui fait la force d’une Société, nos politiciens passent leur temps à nous diviser. Le travail est forcément équitablement réparti. A gauche, ils veulent à toute force nous imposer l’immigration massive de réfugiés musulmans qui va, à terme, mener à une guerre civile ainsi que la protection absurde et malfaisante des prédateurs et des criminels, inscrite dans le plus si nouveau Code de procédure pénale suisse, au détriment des victimes. Peut-être parce que c’est le dernier endroit, croient-ils, où il leur reste un peu de dignité après avoir baissé leur pantalon dans à peu près tous les autres domaines. A droite ils organisent depuis 3 décennies la mise à sac de nos économies au profit d’une minuscule caste d‘ultra-riches comme on a failli en voir un nouvel avatar en Suisse avec la RIE III qui était une pure et simple ignominie (merci à tous ceux qui ont alerté le peuple suisse sur les dérives de cette loi).

    Face à cette double inconscience, les peuples ne voient plus d’autre recours que de se livrer entre les mains de politiciens totalement ineptes qui vont accélérer la désunion et la chute dans le chaos.

    En Angleterre, l’inepte national Boris Johnson, a fait prendre un chemin semé d’embûches et d’inconnues à la Grande-Bretagne et à l'Europe en se basant sur des arguments parfaitement fallacieux.

    Aux Etats-Unis, l’Inepte-en-chef n’en finit plus de défrayer la chronique tant il accumule les sottises et les absurdités. Si ce n’était si tragique, on pourrait en rire :

    • Tweets frénétiques (une bonne dizaine par jour) sur tout et n’importe quoi. Comme un ado désoeuvré. Et comme s’il allait régler les grands problèmes du Monde à coup de tweets
    • Attaques systématiques contre les médias libres d’un pays libre
    • Tentatives répétées d’influencer le cours de l’enquête du FBI sur les liens entre l’entourage du Bonimenteur-en-chef et la Russie au cours de la campagne électorale (exactement ce qui a fait chuter Nixon en son temps)
    • Nomination de personnes incompétentes ou compromises à des postes clés (Betsy Devos à l’éducation, Steve Bannon, son plus proche conseiller, pour siéger au Conseil national de sécurité à la place du chef d’état-major des armées et du directeur du renseignement américain, etc, etc…)
    • Traitement de la crise avec la Corée du Nord pendant un repas au Club-house de son parcours de golf et au milieu des autres convives qui ont même pu se prendre en photo avec le porteur de la mallette nucléaire (alors qu’il avait passé sa campagne électorale à menacer Hillary Clinton de l’envoyer en prison parce qu’elle avait mis en danger la sécurité nationale en utilisant un serveur privé lorsqu’elle était Secrétaire d’état)
    • Conférence de presse surréaliste et hilarante (là aussi, si ce n’était pas si tragique) avec Benjamin Netanyahu où l’on voit le Négociateur-en-chef tenir des propos politiques à peine dignes d’un enfant de 10 ans et BB, comme le Ridicule-en-chef se permet de l’appeler, qui doit se mordre les lèvres à certains moments pour ne pas éclater de rire devant tant de ridicule (Cet homme qui fait de la politique depuis longtemps a dû en voir de toutes les couleurs. Mais ça, jamais !)
    • Affaiblissement des lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier voulues par Obama afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 (la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients)
    • Suppression de la loi voulue par Obama, interdisant aux malades mentaux d’acheter des armes
    • Autorisation de la construction de 2 pipelines controversés
    • Dépenses somptuaires pour lui et sa famille (ses 3 week-ends en Floride ont déjà coûté 11 millions de dollars aux contribuables américains. La sécurité de sa femme restée à New-York coûte une fortune et on raconte que deux de ses fils se sont faits payer un voyage d’affaires privé à 100'000 dollars aux frais du contribuable)
    • Soutien aux affaires privées de sa fille depuis la Maison-Blanche

    Comme on peut le voir, c’est scandale, incompétence et corruption à tous les étages. Mais rien encore concernant l’Obamacare puisqu’on voit que Trump et les Républicains n’ont pas le début d’une idée pour son remplacement.

    En France, au milieu des scandales et du chaos électoral en cours, les citoyens ont droit à l’inepte tricolore, Marine Le Pen qui promet monts et merveilles mais qui ne fera qu’entraîner la France et l’Europe dans un chaos indescriptible.

    Voilà à quoi en sont réduits les peuples d’Occident. A choisir entre la peste et le choléra car les politiciens qui auraient dû nous protéger des politiciens ineptes sont gangrenés jusqu’à la pourriture par leurs idéologies respectives.

  • Trump : ne pas se tromper de raisons pour le combattre

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    La raison pour laquelle l’imposteur-en-chef (il a perdu le vote populaire par près de 3 millions de voix), tant critiqué pas son propre parti pendant la campagne électorale, a rallié tous les membres du parti républicain sitôt la victoire acquise est qu’ils ont senti l’odeur du sang : s’attaquer à tout ce qu’a fait Obama qui, dans leur haine raciale et leur haine de classe est la première cible à abattre. Sitôt cet objectif atteint, s’attaquer au peu de mesures sociales et environnementales qui restent dans ce pays afin de laisser le champ libre aux pires aspects du capitalisme : un Darwinisme qui récompense le plus fort et broie les plus faibles. Tout cela accompagné d’un agenda social rétrograde et moralisateur tentant d’interdire l’avortement grâce à la nomination (à vie) d’un juge à la Cour suprême particulièrement conservateur. C’est l’agenda de tous les présidents républicains. Il va simplement achever ce que Reagan et Bush jr n’ont pas pu terminer.

    Le festival a commencé dès le premier jour. Cela se fait, pour l’instant, par décrets (« Executive Orders » et « Presidential Memoranda »). Ils se regroupent, pour l’instant, en plusieurs catégories :

    - Défaire ce qu’Obama a entrepris malgré l’hostilité du Congrès à majorité républicaine et diminuer l’emprise de l’Etat sur l’économie :

    • Affaiblir l’obligation faite aux citoyens de contracter une assurance maladie
    • Mettre toutes les législations signées sous l’ère Obama en attente d’être revues par la nouvelle administration
    • Sortir du TPP (qui était un traité destiné à contrôler la montée en puissance de la Chine)
    • Geler l’embauche au niveau fédéral (à part l’armée et la sécurité)
    • Autoriser la construction de deux pipelines très controversés et accélérer l’étude d’impact, notamment environnemental, sur les grands projets d’infrastructure
    • Faciliter les procédures de mise sur le marché de nouveaux produits pour les entreprises US et réduire les impôts sur les entreprises
    • Affaiblir les lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier édictées afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 : la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients

    - Renforcer les mesures contre l’immigration clandestine :

    • Construire le mur
    • Accélérer le renvoi des sans-papiers
    • Interdire l’entrée aux ressortissants de 7 pays musulmans

    - Renforcer l’armée et les mesures assurant la sécurité du pays :

    • Reconstruire l’armée avec de nouveaux avions, bateaux, matériels

    - Sociales :

    • Interdire de financer avec des fonds fédéraux des agences faisant des avortements ou militant en faveur de l’avortement

    C’est roboratif, dangereux pour l’avenir (qui a envie d’un remake de la crise de 2008 ?) et ce n’est que le début. Et pourtant les gens ne sont descendus dans la rue que pour dénoncer l’interdiction faite aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer aux Etats-Unis. Mais c’est tellement plus grave que cela. Jamais dans l’histoire de nos démocraties un gouvernement n’a cumulé autant de potentiels conflits d’intérêts. Pas un seul membre de cet aéropage de milliardaires qui n’ait un intérêt direct et immédiat à démanteler les législations fédérales dans son domaine respectif (à commencer par Trump lui-même). L’agence de protection de l’environnement va être démantelée ou, au minimum, vidée de sa substance. Les pétroliers auront carte blanche. Les fonds fédéraux vont être redirigés vers les écoles privées au détriment des écoles publiques qui dispenseront un enseignement de mauvaise qualité aux classes défavorisées. Les impôts des plus riches vont à nouveau être diminués au détriment de la classe moyenne (on sait très bien faire cela en Suisse également). Le pays va recréer une montagne de dettes selon le principe qu’il faut privatiser les profits et socialiser tout ce qui coûte : les infrastructures, la défense, les dettes, etc… Medicare et Medicaid vont être démantelés ou au minimum gravement affaiblis. Et Dieu sait ce qu’il y a encore dans leurs cerveaux malades.

    L’élection du menteur-en-chef et de ses affidés est la pire chose qui pouvait arriver pour notre avenir commun. Alors ne nous trompons pas de combat.

  • Trump : la responsabilité historique de nos « élites »

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    Après 8 années d’un président digne à tous égards et ayant redonné de la dignité et à son pays et à sa politique, après l’aventurisme délirant du minuscule rejeton Bush, les votants ont choisi le pire individu que ce pays a pu produire. A part tout et son contraire, il a promis de « nettoyer le marigot » (« drain the swamp »). Eh bien, en fait de marigot, nous sommes gâtés. La droite républicaine est un repère d’ultra-libéraux, de conservateurs de la pire espèce, de défenseurs du port d’armes et d’ultra religieux qui seraient prêts à faire de leur pays une véritable théocratie.

    Ce qu’il y a de pire, si c’est possible, est que contrairement à ce que disent certains, peut-être pour se rassurer, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis : la Chambre des représentants et le Sénat sont restés conservateurs, et ils vont pouvoir nommer 1, 2 voire les 3 prochains juges à la Cour suprême, faisant ainsi pencher la balance en faveur des thèses les plus conservatrices et rétrogrades pour au moins les 10 prochaines années. Quant aux médias, ils sont concentrés entre les mains de ceux qui ont les moyens de se les payer. C’est ainsi que l’on parvient à vider une démocratie de sa substance.

    Dans tous nos pays, la social-démocratie qui a cherché une troisième voie entre le communisme et le capitalisme le plus brutal, est dans une grave crise de conscience, victime de son intimité croissante avec les puissances de l’argent. En gros, cela se traduit par : belles promesses pendant les campagnes électorales et alignement sur les lois du marché le reste du temps. Cette schizophrénie entre les discours « de gauche » et les actes « de droite », ce mélange intenable entre une morale politique se voulant humaniste (au point de laisser les frontières ouvertes à tous les pays et surtout à ceux du sud musulman) et un saccage de nos états sociaux au profit d’une minuscule caste de nantis a fonctionné un temps mais est en train de rendre les peuples fous, au point d’élire un extraterrestre comme Trump.

    Le Brexit et Trump devraient nous servir de signaux d’alerte. Ils représentent des mesures de l’exaspération des peuples se sentant ignorés des « élites ». En délocalisant le travail dans les pays à bas coûts afin de casser les reins des syndicats et de s’enrichir au maximum, ils ont créé le Frankenstein chinois qui risque un jour de dévorer son créateur et rendu fou de colère tous les citoyens se sentant à juste titre méprisés par ceux qui détiennent tous les pouvoirs.

    Ce qui se passe aux USA est proprement effrayant ! Mettons encore un peu de charbon dans la chaudière de nos Sociétés à force d’égoïsme, de lâcheté et de compromissions et nous risquons de retomber dans les mêmes folies communistes ou fascistes que par un passé pas si lointain. Le Brexit était déjà grave. L’élection de Trump, qui a réussi le plus grand hold-up de l’histoire de nos démocraties est un événement de portée infiniment plus considérable. Son élection devrait nous servir d’électrochoc. Si nos « élites » refusent de sortir de leur isolement arrogant, hautain et monstrueusement égoïste, elles continueront de créer le lit de la prochaine vague totalitaire, communiste ou plus vraisemblablement fasciste, qui nous emportera tous. Ce sera leur responsabilité historique !

  • Nous avons besoin d’une révolution mais elle ne viendra pas de la politique

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    Dans toutes nos « démocraties » nous assistons jour après jour aux chocs issus de ce que l’on appelle la « polarisation de la politique ». En gros cela veut dire que les camps sont de plus en plus partagés entre des thèses extrêmes, sans recherche de compromis :

    • à gauche cela s’appelle « raser gratis ». Et si l’on objecte à ces projets utopistes des considérations politiques extraordinairement triviales, la justesse de ces thèses est immédiatement soulignée par le fait qu’il suffit de faire « payer les riches »
    • à droite cela correspond à « sécuriser les frontières et défendre l’identité nationale ». Et si l’on objecte à cela que ces politiques sont indéfendables vis-à-vis de l’interdépendance de nos pays et des traités signés avec la communauté internationale « on » nous répond qu’il sera possible de réaliser la « quadrature du cercle ».

    Ces deux familles de thèses que l’on retrouve peu ou prou dans tous nos pays « démocratiques », ont-elles une chance quelconque de se réaliser ? A moins de sombrer dans une dictature, aucune ! Et pourtant élection après élection, et pour le cas particulier de la Suisse, votation après votation, nous sommes obligés de nous prononcer sur des objets dont nous savons pertinemment qu’ils ne sont que ce qu’ils sont : des utopies.

    Aux USA, le duel entre Mme Clinton qui représente la continuité, màtinée de belles promesses sociales qui ne se réaliseront jamais, et l’ubuesque Trump qui représente le pire du pire de la droite du parti républicain saupoudré de l’infantilisme crasse d’un candidat qui ne mériterait d’apparaître que pour le bonheur des téléspectateurs d’un Muppet Show, démontre cela à l’envi.

    En France nous assistons à un pays qui cherche, à gauche, à protéger son « modèle social » alors qu’il se fissure de partout et que malgré « l’alignement des planètes » il n’arrive pas à décoller économiquement et encore moins à intégrer ses minorités. A droite, on assiste à la surenchère identitaire et sécuritaire alors même que la droite « républicaine » ne cherche qu’à supprimer des postes de fonctionnaires, y compris dans la police, l’armée et l’éducation nationale. Quant à la droite plus extrême, la soi-disant dénonciation de traités internationaux entraînerait le pays, et l’Europe, dans des tourmentes difficiles à prévoir.

    En Suisse, c’est le spectacle de plus en plus pénible du ver qui se contorsionne dans son bocal. A gauche ce sont des dizaines d’initiatives et de référendums (« Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires », « En faveur du service public », « Pour un revenu de base inconditionnel », « AVSPlus », « Pour des multinationales responsables », etc…, etc..) déposés et rejetés, ou vraisemblablement rejetés pour le dernier exemple, avec « sagesse » par le peuple suisse car si nous adoptions seuls les lois les plus utopistes de l’univers, notre pays ne tarderait pas à être abandonné par les moteurs économiques qui ont fait notre prospérité qui reste un miracle au regard de notre petitesse, des attaques continuelles provenant de voisins et/ou partenaires économiques, jaloux ou profitant de notre taille pour nous tyranniser à loisir (à l’époque des fonds en déshérence, la Suisse était clouée au pilori de la communauté internationale sans aucune mise en perspective historique). A droite, ce sont toutes les volontés sécuritaires et identitaires qui sont parfois acceptées et qui nous mettent en porte-à-faux avec le droit international (« Pour le renvoi des criminels étrangers », « Contre l’immigration de masse », etc…, etc...).

    Personnellement, je serais volontiers en faveur du meilleur des propositions de la gauche et de la droite. Et pourtant. La droite est en quelque sorte prise à son propre piège car pour pouvoir gagner des élections et des votations, elle est obligée d’agiter des thèses sécuritaires et identitaires qui vont à l’encontre du modèle économique qu’elle a elle-même largement contribué à mettre en œuvre : l’ultra-libéralisme. Nulle part ce n’est plus criant qu’en Suisse où l’entrepreneur Blocher (pour faire un raccourci) est prêt à scier, avec l’initiative « Contre l’immigration de masse », la branche sur laquelle lui, son entreprise florissante et ses amis politiques et économiques sont assis. Et la gauche européenne rose-verte, souvent laïque, est obligée de soutenir l’arrivée massive de populations très ou ultra religieuses, ce qui devrait être une insulte à leur intelligence et à tout ce contre quoi ils se sont battus : l’obscurantisme religieux qui va nous revenir dans la figure comme un boomerang.

    Alors non, la droite ne va pas régler les problèmes de sécurité et d’identité de nos pays car elle a tissé un ensemble de lois régies par l’OMC qui rendent vaines toutes tentatives de remettre de l’ordre dans la mondialisation. Et la gauche ne va pas amener plus de justice dans le fonctionnement de nos pays car ce ne sont pas les Etats qui détiennent le pouvoir à cause de toutes les dérégulations opérées dans nos économies depuis l’ère Reagan/Thatcher.

    Nous avons besoin d’une révolution, mais elle ne viendra pas de la politique.

  • Criminels étrangers : ils peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

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    Pas besoin de se rendre dans des pays moyenâgeux pour trouver des juges faisant preuve d’une mansuétude coupable vis-à-vis des violeurs. Cela se passe aujourd'hui, en Suisse.

    Intéressant article dans la TDG du 29 septembre concernant l’entrée en vigueur, ce jour, de la nouvelle loi sur l’expulsion des criminels étrangers. Avec les pours, les contres et les craintes de voir le nombre de procédures devant la justice augmenter. Eh oui, la justice cela coûte. Mais on semble oublier, à gauche pour des raisons idéologiques et à droite pour des raisons … idéologiques, mais d’équilibre budgétaire cette fois-ci, que le crime coûte cher également. Certainement plus que la justice et dans tous les domaines. Pas seulement budgétaire. Et puis, collision de mise en page, à la page suivante, une minisculissime dépêche d’agence dont le titre était : « Du sursis pour des abus commis sur dix jeunes filles ». Et sous ce titre le texte suivant : « Un Turc de 28 ans a été reconnu coupable de VIOL (c’est moi qui souligne), de contraintes sexuelles et d’abus sexuels sur des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans par le Tribunal de district de Uznach (SG). Les parents d’une adolescente alors âgée de 16 ans ont alors porté plainte contre le prévenu en février 2014… ». Verdict : « 2 ans avec sursis ».

    Alors voilà, en Suisse vous pouvez violer et faire subir tous les outrages à une dizaine de jeunes filles, dont la plus jeune avait 13 (TREIZE) ans et vous vous en tirez avec 2 ans avec sursis ! C’est une honte absolue. Un scandale insupportable. Qui continue d’ailleurs. Cela me rappelle la tristement célèbre affaire de Schmitten en 2005 (jugée en 2008) où 5 prévenus étrangers avaient attiré une jeune fille dans un traquenard pour la violer. Elle était ressortie brisée de cette expérience. Son père avait dû payer tous les frais de justice alors que les 5 crapules bénéficiaient d’un avocat payé par le contribuable. Et le plus sévèrement puni avait écopé de 2,5 ans de prison ferme et tous les autres de sursis. Selon la RSR, après l'énoncé des verdicts, les accusés s’étaient conduits de façon scandaleusement arrogante, invectivant le monde entier.

    Eh bien voyez-vous, malgré les terrifiantes histoires qui se sont déroulées ces dernières années en Suisse, malgré ces viols, malgré l’affaire Marie dans le canton de Vaud, malgré l’affaire Adeline à Genève et son assassin, violeur multi récidiviste, il y a encore des juges en Suisse pour estimer que 10 viols dont l’un sur une jeune fille à peine sortie de l’enfance, ne mérite que le sursis.

    Ces juges irresponsables émettent quasiment un permis de violer dans notre pays !

    Alors la nouvelle loi sur le renvoi des criminels étrangers a beau être entrée en vigueur, avec des juges aussi déconnectés de toute compassion envers les victimes, les criminels étrangers peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles.