La mauvaise foi est le propre de l’homme (et de la femme)

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Ce n’est pas le rire qui est le propre de l’homme. Toutes et tous nous justifions à journées faites, nos pires comportements. Qu’ils nuisent à nous-mêmes (fumer, boire…), à notre couple (tromper son/sa partenaire…), à notre famille, à l’avenir de nos enfants (rouler en voiture polluante…), ou à l’avenir des Sociétés dans lesquelles nous vivons.

Idem en politique. On l’aura constaté une fois de plus durant cette campagne en vue des votations du 7 mars où l’on aura tout entendu concernant l’interdiction de se couvrir le visage dans les lieux publics. Des personnes se revendiquant comme « féministes » sont parvenues à revendiquer le droit au port de la burqa pour des raisons … féministes. Une majorité du camp rose/vert (même si les lignes bougent très lentement) a réussi, une fois de plus, à prendre la défense des pires comportements de la minorité musulmane dans notre pays. Toujours pour les mêmes raisons (il ne faut pas stigmatiser…).

Ada Marra par exemple, fidèle à elle-même a parlé, en citant cette initiative, de « fourre-tout émotionnel ». C’est très intéressant cette expression. « Fourre-tout » évoque un pêle-mêle d’objets mal identifiés, mal nommés, que l’on a mis ensemble, dans un grand sac ou une pièce de son appartement, uniquement car on ne savait pas comment les ranger par ailleurs. Et « émotionnel » montre le côté irrationnel, limite « hystérique ». Un qualificatif longtemps accolé aux femmes que les féministes trouvent, à juste titre, inacceptable. Et pourtant, quand il s’agit de justifier ce qui est injustifiable, les « féministes » roses/vert(e)s tombent dans le piège le plus grossier : celui de traiter les votant(e)s favorables au texte « d’hystériques ». Que de contorsions mentales pour arriver à se tordre l’esprit à ce point alors que ce n’est qu’une preuve de soumission.

Myret Zaki, à l'inverse, a parfaitement résumé la situation en disant que les femmes qui se voilent – elle inclut aussi celles dont on voit le visage – le font « principalement pour des raisons matrimoniales », donc pour plaire aux hommes. Selon elle, « le voile représente dans les sociétés musulmanes le moyen de se rendre respectable pour qu’un potentiel mari considère que l’on est pure, que l’on n’a pas été touchée par quelqu’un d’autre. Le voile va avec beaucoup d’autres prescriptions, comme être habillée de pied en cap même à la plage, de ne pas se promener sans la présence d’un membre masculin de sa famille, etc. Le voile a peu à voir avec la piété et beaucoup avec la séduction. On montre à l’homme que l’on est honorable, que l’on est d’accord d’être considérée comme la propriété absolue de son mari. C’est plébisciter une société patriarcale absolue. Le nombre de femmes portant le voile dans le pays, est la conséquence regrettable d’une réislamisation mondiale inspirée du salafisme et du wahhabisme soutenue par l’Arabie saoudite depuis la moitié des années 80, où le voile a reconquis les pays du Moyen-Orient et s’est implanté en Europe. »

Jamais je ne voterai pour des gens qui se sont soumis, sans chercher à lutter, au pire de cette religion. La mauvaise foi, même la plus surréaliste, est vraiment le propre de l’homme (et de la femme).

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