La médecine allopathique est-elle la médecine de demain ? (25/02/2011)

La médecine est un art (et non une science) qui se base sur une science, la biologie. La biologie a fait des progrès considérables et pourtant la médecine allopathique rencontre les pires difficultés à soigner (et je ne dis pas guérir) une migraine, une grippe, un rhume, un eczéma, etc..

Alors où se situe ce gouffre parfois abyssal entre les revendications de la médecine allopathique, en gros :

et la réalité beaucoup plus triviale sur le terrain ?


Une première hypothèse réside dans ce que j'ai exposé dans les deux billets concernant la récente publication par l'Office fédéral des statistiques des dernières estimations sur le cancer («Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1)» et «Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2)»).

Une deuxième réside dans un fait importantissime dont la médecine allopathique ne parle jamais: nous sommes tous différents !

Alors reprenons cela pour le détailler quelque peu (et je ne vais faire qu'énoncer des évidences):

J'arrête là cette liste tant tout cela est évident pour nous tous, n'est-ce pas. Mais on comprend facilement à quel point toutes ces particularités vont affecter notre métabolisme, notre physiologie, notre psyché et notre énergie vitale.

La biologie a décrit des processus métaboliques d'une complexité folle. Chaque cellule de notre corps est une usine capable d'accomplir  des merveilles à chaque seconde de notre existence. Notre corps et nos cellules sont en permanence en train de créer, de recycler, de stocker, de déstocker, de transformer, de méthyler (il y a des centaines de voies de méthylation différentes). Par exemple :

Eh bien face à la maladie, que fait la médecine allopathique ? Elle nous traite tous de la même façon car elle ne soigne pas des malades, mais des maladies:

Si la médecine allopathique veut devenir la médecine de demain elle devra plus s'intéresser au malade qu'à la maladie car la médecine de demain sera celle qui saura s'adresser à la personne dans sa globalité, celle qui saura interroger le patient pour savoir d'où il vient, ce qu'il a vécu, ce qu'il vit au moment où il consulte.

Ce sera celle qui saura prendre le temps d'étudier la vie du patient pour trouver, avec lui, un sens à ce qu'il vit et qui est source de souffrance. Celle qui saura intervenir thérapeutiquement en respectant cet être unique avec ses souffrances, ses déséquilibres, ses forces, ses faiblesses. Qui saura, qui osera, s'appuyer sur les ressources propres du patient pour faire confiance aux capacités de guérison qui sont en chacun de nous et qui n'utilisera l'arsenal thérapeutique "lourd" qu'en tout dernier recours.

21:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médecine allopathique, médecine de demain, médecine n'est pas une science | |  Facebook