Réflexions politiques

  • Parmelin : « Il faut se préparer à des coupures de courant »

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    Cela fait des années que la « stratégie » énergétique de la Suisse me fait souci. J’ai écrit plusieurs notes dans ce blog concernant l’évident manque de vision et de volonté de la part du gouvernement de s’attaquer de manière adulte et responsable à cette grave question.

    Vouloir remplacer les centrales nucléaires par des énergies intermittentes est au mieux une bêtise, au pire une folie. Croire qu’il suffit, dixit une élue verte, « d’inciter la population à consommer moins » est équivalent à croire au Père Noël. Et dire qu’ils revendiquent un siège au Conseil fédéral !

    Il est minuit -1 et la réponse de notre gouvernement est de prévenir la population et les entreprises que nous allons devoir vivre avec des coupures de courant d’ici 2025. C’est demain et nous nous retrouvons les pantalons sur les chevilles, sans aucune politique énergétique claire, volontariste et surtout réaliste. Et nous avons coupé les ponts avec l’UE, empêchant tout accord sur le marché de l’électricité. Nous disposons certes d’une formidable ressource hydraulique, mais elle ne représente que près de 2/3 de notre consommation. Pour le reste, nous avons largement roupillé, en important du courant nucléaire français ou du courant issu des centrales à charbon d’Allemagne. Ces « solutions » sont condamnées à moyen terme, d’où l’avertissement de Guy Parmelin.

    Je suis pour une Suisse forte qui ne dépende pas forcément de ses voisins pour tout. Je suis pour une Suisse forte qui ne se soumette pas à tous les diktats de l’UE. Mais pour jouer cette partition, nous devons nous en donner les moyens. Or il n’y aura jamais 1'000 éoliennes en Suisse. Et quand bien même il y en aurait 1'000, qui nous dit que le vent soufflera (suffisamment) en février 2026 !

    C’est pourquoi nous devons cesser d’avoir des tabous. Nous devons oser mettre toutes les options sur la table, y compris les centrales à gaz, le nucléaire et le rehaussement des barrages. Nous ne pouvons continuer de consommer de l’électricité comme des enfants gâtés tout en rejetant toutes les solutions réalistes parce qu’il faut « protéger l’environnement ». On ne peut être « écolo » et rejeter à la fois les centrales à gaz, le nucléaire, le rehaussement des barrages  et les éoliennes.

    Nous avons besoin d’une politique énergétique forte et je ne suis pas certain que Mme Sommaruga soit la personne la plus adéquate pour inspirer une nouvelle politique énergétique courageuse et réaliste !

  • USA/GOP : on croyait avoir tout vu…

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    Nous avons cru retrouver un peu de silence avec le départ de l’apprenti dictateur et son exclusion des réseaux sociaux. Finis les mensonges de Trump, de ses ministres, porte-parole, avocats. Quel bonheur ! On allait peut-être pouvoir retrouver un peu d’équilibre dans nos Sociétés. Une forme de santé mentale collective qui nous avait quitté.

    On croyait avoir tout vu et tout entendu de la part de l’ex-président et de son parti après plus de 4 années de folie tous azimuts, de corruption au grand jour, d’incompétence systématique, de paresse, de dérives autoritaires, de collusion avec des puissances étrangères, de fascination pour tous les autocrates de ce Monde malade, d’incitation à l’insurrection. On croyait qu’ils avaient cent fois, mille fois touché le fond et qu’à force d’avoir creusé, ils ne pourraient pas descendre plus bas. Qu’ils ne pourraient pas se couvrir de plus de ridicule. Eh bien on avait tort.

    En sourdine (depuis l'Europe), même si l’on ne s’intéresse pas à la vie du GOP et de ses électeurs, on a entendu que le pitbull continuait d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour faire la pluie (toujours) et le beau temps (jamais) dans son parti. Et surtout continuait, inlassablement, jour après jour, de propager le grand mensonge concernant les élections présidentielles. Maintenir ce narratif à tout prix est une formidable machine à cash pour la poche de Trump et des élus républicains qui sont avidement engagés à ses côtés. Cela permet de mettre la pression sur les élus républicains qui pourraient avoir des états d’âme, de faire passer des centaines de lois dans 43 Etats pour limiter le droit de vote des minorités pour faire plaisir au chef et lui donner des raisons d’espérer pour les élections de 2022 et 2024. Rien de tel, en résumé, pour maintenir ses militants au garde-à-vous !

    Sydney Powell, ex-avocate de Trump qui a soutenu le Président dans ses délires concernant le « vol des élections » en prétendant connaître toutes les fraudes commises, a été attaquée en mars par la Société Dominion responsable des machines de dépouillement des votes pour la somme de 1.3 milliards de dollars. Pour sa défense, celle qui avait lancé les accusations les plus farfelues (elle n’a pas hésité à dénoncer la complicité de Hugo Chavez pourtant mort en 2013) devant les médias mais jamais devant un juge, a déclaré mi-mars : « Jamais une personne sensée n’aurait cru à mes mensonges ».

    Le fond (actuel) a été atteint lorsque, il y a environ 3 semaines, le Sénat à majorité républicaine de l’Arizona a décidé de céder une nouvelle fois à une théorie du complot concernant les élections et de confier un nouveau décompte des voix du seul comté, pour l’instant, de Maricopa (en gros la ville de Phoenix) à une Société privée répondant au doux nom de « Cyber Ninjas ». Société dirigée par un complotiste-en-chef proche de Qanon. Sa Société et ses scrutateurs n’ont aucune expérience de ce travail, ne connaissent ni les règles ni les Lois le régissant, agissent en-dehors de tout cadre légal et cherchent des licornes à 3 têtes. Cela a bien sûr reçu l’aval enthousiaste de Trump se voyant déjà réinstitué vrai Président.

    Après 3 semaines de décompte frénétique, certains élus républicains de l’Arizona commencent à reconnaître la folie de cette entreprise et des dégâts que cela pourrait causer à la démocratie américaine. Stephen Richer, le nouvel élu républicain responsable du registre électoral de Maricopa a témoigné devant une Commission et a dit : « Nous ne pouvons continuer à soutenir ces mensonges malsains plus longtemps. En tant que parti. En tant qu’état. En tant que pays ». Le sénateur de l’Arizona Paul Boyer, qui a soutenu ce recomptage des voix a dit : « Rétrospectivement, je ne pensais pas que ce serait aussi ridicule. Il est devenu embarrassant d’être un Sénateur à ce stade ». Et le responsable du comité de supervision des élections (5 membres dont 4 républicains) a écrit (je résume) : « Aucune des façons de procéder [de cette Société d’audit] n’est appliquée dans un audit sérieux. Le résultat est que le Sénat de l’Arizona se ridiculise aux yeux du Monde et que notre démocratie est en danger ».

    On croyait avoir tout vu et tout entendu. Pourtant, nombreux sont ceux qui continuent de creuser la tombe de la démocratie US.

  • La mauvaise foi est le propre de l’homme (et de la femme)

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    Ce n’est pas le rire qui est le propre de l’homme. Toutes et tous nous justifions à journées faites, nos pires comportements. Qu’ils nuisent à nous-mêmes (fumer, boire…), à notre couple (tromper son/sa partenaire…), à notre famille, à l’avenir de nos enfants (rouler en voiture polluante…), ou à l’avenir des Sociétés dans lesquelles nous vivons.

    Idem en politique. On l’aura constaté une fois de plus durant cette campagne en vue des votations du 7 mars où l’on aura tout entendu concernant l’interdiction de se couvrir le visage dans les lieux publics. Des personnes se revendiquant comme « féministes » sont parvenues à revendiquer le droit au port de la burqa pour des raisons … féministes. Une majorité du camp rose/vert (même si les lignes bougent très lentement) a réussi, une fois de plus, à prendre la défense des pires comportements de la minorité musulmane dans notre pays. Toujours pour les mêmes raisons (il ne faut pas stigmatiser…).

    Ada Marra par exemple, fidèle à elle-même a parlé, en citant cette initiative, de « fourre-tout émotionnel ». C’est très intéressant cette expression. « Fourre-tout » évoque un pêle-mêle d’objets mal identifiés, mal nommés, que l’on a mis ensemble, dans un grand sac ou une pièce de son appartement, uniquement car on ne savait pas comment les ranger par ailleurs. Et « émotionnel » montre le côté irrationnel, limite « hystérique ». Un qualificatif longtemps accolé aux femmes que les féministes trouvent, à juste titre, inacceptable. Et pourtant, quand il s’agit de justifier ce qui est injustifiable, les « féministes » roses/vert(e)s tombent dans le piège le plus grossier : celui de traiter les votant(e)s favorables au texte « d’hystériques ». Que de contorsions mentales pour arriver à se tordre l’esprit à ce point alors que ce n’est qu’une preuve de soumission.

    Myret Zaki, à l'inverse, a parfaitement résumé la situation en disant que les femmes qui se voilent – elle inclut aussi celles dont on voit le visage – le font « principalement pour des raisons matrimoniales », donc pour plaire aux hommes. Selon elle, « le voile représente dans les sociétés musulmanes le moyen de se rendre respectable pour qu’un potentiel mari considère que l’on est pure, que l’on n’a pas été touchée par quelqu’un d’autre. Le voile va avec beaucoup d’autres prescriptions, comme être habillée de pied en cap même à la plage, de ne pas se promener sans la présence d’un membre masculin de sa famille, etc. Le voile a peu à voir avec la piété et beaucoup avec la séduction. On montre à l’homme que l’on est honorable, que l’on est d’accord d’être considérée comme la propriété absolue de son mari. C’est plébisciter une société patriarcale absolue. Le nombre de femmes portant le voile dans le pays, est la conséquence regrettable d’une réislamisation mondiale inspirée du salafisme et du wahhabisme soutenue par l’Arabie saoudite depuis la moitié des années 80, où le voile a reconquis les pays du Moyen-Orient et s’est implanté en Europe. »

    Jamais je ne voterai pour des gens qui se sont soumis, sans chercher à lutter, au pire de cette religion. La mauvaise foi, même la plus surréaliste, est vraiment le propre de l’homme (et de la femme).

  • USA : bientôt un pays du Tiers-Monde ?

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    Le pays qui a remporté les 2 guerres mondiales du 20ème siècle, qui a joui d’une prospérité insolente, qui a été un phare et un espoir pour des millions de déshérités en quête de plus de libertés et de dignité économique, qui a inventé la société de consommation, a été sur la Lune, a combattu le communisme à la sauce soviétique jusqu’à l’abattre est aujourd’hui un pays rongé par les dettes, la polarisation politique et le mensonge.

    Ce pays exsangue a-t-il été attaqué par une puissance étrangère supérieure ? A-t-il été détruit par des calamités naturelles ? Non. Certes, il porte presque seul le poids de la défense de l’Occident (vu la pusillanimité, voire la lâcheté de l’Europe), mais cela n’explique pas le déclin inexorable de ce pays. En fait, il s’est infligé cela à lui-même. Par le fait d’un projet politique dément, porté par des politiciens déments et corrompus, au service d’une caste dont l’égoïsme et l’appât du gain n’ont pas de limites.

    Depuis plus de 40 ans, un parti, les Républicains, s’est mis au service des puissances de l’argent. Les politiques successives portées par les différentes Administrations républicaines ont ruiné l’Etat, du niveau local jusqu’au niveau fédéral, en drainant des milliers de milliards de dollars vers les grandes fortunes. Cela a été le grand mensonge de la dérégulation devant « libérer les énergies », devant permettre à l’économie privée « de mieux faire ce que l’Etat était incapable de bien faire », devant favoriser l’enrichissement de quelques-uns afin que l’argent des plus riches « ruisselle » (Trickle-down economics) vers le reste de la Société.

    Pendant que les Administrations Reagan, Bush jr. et Trump accordaient, successivement, des rabais fiscaux de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars au 0,1% des Américains les plus riches, l’Etat s’endettait un peu plus chaque année. Quant à la classe moyenne, elle était triplement punie. Non seulement sa situation s’aggravait car elle devait « payer pour les riches » (ou à la place des riches), non seulement les services publics (routes, écoles, etc…) se dégradaient mais elle faisait face au désinvestissement massif des entreprises sur le sol national. Investissements qui se dirigeaient essentiellement vers la Chine. A coups de milliers de milliards de dollars, là aussi. Non seulement les tenants de la dérégulation et de la mondialisation ont transféré « nos » richesses vers la Chine (les économies européennes ont suivi le même modèle) mais ils ont également transféré le savoir-faire, parfois/souvent les machines. Avec les gravissimes conséquences géopolitiques que l’on sait.

    Pour couvrir ces infâmies, il a fallu mentir. Mentir encore. Mentir toujours. De plus en plus. La « Mondialisation » est devenue une chose haïssable qui a ruiné les cols bleus étasuniens, autrefois bien payés et bien couverts par un filet social sans que l’on n’explique la genèse de la mondialisation à ces cols bleus. Pour se faire élire et réélire, les Républicains, ceux-là mêmes qui ont ruiné le pays, ont pointé du doigt tout le monde sauf eux-mêmes. C’est la faute des Démocrates, des minorités, des immigrants, des Mexicains, des Traités commerciaux, des Chinois. Le sommet du vice est leur capacité à prétendre vouloir « venger » cette classe sociale en perdition en lui proposant des projets politiques qui ne font qu’aggraver encore plus sa situation. Chaque nouvelle baisse d’impôts qu’on lui fait miroiter n’est qu’un miroir aux alouettes qui la condamne encore un peu plus définitivement à l’oubli. Et plus cette classe moyenne se sent à la dérive et plus elle s’accroche à des projets politiques délétères, plus elle finance des Eglises portant une propagande d’un autre âge, plus elle se crispe sur son « droit à porter des armes », plus elle croit aux théories du complot, plus elle est prête à embrasser les pires folies qui se répandent sur internet.

    Au fur et à mesure que Trump préparait sa tentative de coup d’Etat, les théories ont gagné en paranoïa. Les démocrates étaient des « communistes » car ils proposaient une couverture maladie universelle, les journalistes étaient les « ennemis du peuple », la pandémie était une arnaque, l’élection avait été volée grâce à des machines de vote au service d’Hugo Chavez.

    Les 2 mensonges les plus récents :

    • Après le spectacle, vu par le Monde entier, des supporters de Trump, envahissant et saccageant le Capitole, menaçant de tuer certains politiciens, des élus et journalistes républicains n’ont pas hésité à prétendre que les insurgés étaient, en réalité, des gauchistes déguisés
    • Pendant le désolant spectacle actuel du Texas paralysé par une vague de froid, certes rare, les mêmes élus et journalistes républicains viennent raconter que la panne du réseau électrique est due aux éoliennes qui ont gelé et que c’est la faute d’Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) et de son green new deal. AOC est cette jeune élue démocrate de New-York que les insurgés du Capitole recherchaient pour l’exécuter. Elle a effectivement proposé un projet ambitieux de transition énergétique vers les énergies renouvelables, mais son projet, vieux de deux ans, n’a pas encore vu l’ombre d’une réalisation. La réalité est que le réseau texan a été victime de la dérégulation néo-libérale. Que c’est un réseau isolé des 2 autres réseaux nationaux (est et ouest), que cela a été voulu ainsi par les élus républicains du Texas, qu’il souffre de sous-investissement chronique afin d’augmenter les bénéfices des actionnaires et que ce sont les réseaux de gaz naturel qui ont gelé (les éoliennes n’ont que marginalement à voir avec le problème). Quarante années de dérégulation est c’est la faute d’AOC.

    Certes ce pays a encore une puissante armée. Certes il peut encore envoyer un rover sur mars, mais, aujourd’hui, il présente de nombreuses caractéristiques d’un pays du Tiers-Monde :

    • Une classe sociale (1%, voire 0,1%) immensément riche et des dizaines de millions de gens qui vivotent de salaire en salaire (quand ils ont un travail). Entre deux, la classe moyenne est de plus en plus en danger de disparition
    • Les lois de protections des travailleurs et de l’environnement sont systématiquement attaquées par les Républicains, ce qui laisse les classes populaire et moyenne sans défense
    • Une puissance démesurée a été accordée au secteur privé alors que les services publics sont exsangues
    • Les couvertures sociales sont faibles, voire inexistantes, pour des pans entiers de la Société
    • L’accès à la santé est rendu difficile à des millions d’Américains
    • On assiste à une baisse de l’espérance de vie
    • Le pays produit soit des biens agricoles, soit des services. La production industrielle est en voie de disparition
    • Les politiciens sont gravement corrompus et exclusivement au service des plus fortunés
    • La Justice est de classe (si l’on peut se payer de bons avocats, on ne risque rien)
    • La police est magnanime avec les attaquants (blancs) du Capitole et implacable avec les minorités
    • On assiste depuis des mois à des files interminables devant les banques alimentaires

    L’Europe a adopté des pans entiers du modèle néo-libéral porté par Reagan aux Etats-Unis et Thatcher en Grande-Bretagne mais nous avons heureusement eu un vieux réflexe de protection de quelques résidus de protection sociale. Puissions-nous apprendre des Etats-Unis jusqu’où il ne faut pas aller trop loin, avant qu’il ne soit trop tard.

  • Covid-19 : 890 bougies à Lausanne

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    « Nous demandons plus d’humanité dans la réponse donnée à la pandémie », a indiqué dans un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche l’organisateur de la manifestation lausannoise, qui regroupait des personnes privées de Lausanne et Nyon.

    Plus d’Humanité ? Ces 890 bougies correspondent au nombre de décès survenus dans le canton de Vaud. Donc l’accent donné par les organisateurs porte sur les décès et pas sur la réponse économique. Nos Gouvernements, à force de confinement et de re-confinement, sont en train de mettre nos Economies en état de quasi mort cérébrale et certains veulent plus « d’Humanité ». Quand aurons-nous, collectivement, atteint ce « plus » ? Quand nous vivrons tous dans des grottes des suites de l’effondrement économique de nos pays ?

    Tous ceux qui souffrent économiquement du confinement, qui perdent leur emploi et/ou leur logement, qui souffrent de dépression pour les mêmes raisons, trouvent-ils que nos gouvernements manquent « d’Humanité » et que nous devrions tous être assignés à résidence, à ne rien faire, pour faire preuve de plus « d’Humanité » en faveur des personnes vulnérables.

    J’ai toujours milité pour le confinement exclusif des personnes âgées et des personnes à risque (voir ma note du 2 mars 2020 : « Covid-19 : sachons raison garder »). Malheureusement, nos Gouvernements sont tétanisés par la terreur répandue par les épidémiologistes et les médias et ont oublié, sondages obligent, que la mort fait partie de la vie. Pour mémoire, l’âge moyen des personnes décédées en Suisse est de 85 ans, ce qui est plus que respectable (l’espérance de vie en Suisse pour les femmes est de 85,4 ans et de 81,7 pour les hommes). De plus, même chez les octogénaires atteints par le virus, le risque de décéder n’est que de 13 %.

    Pas une minute ne se passe sans que les médias répandent la peur. Et alors que les statistiques sont en baisse constante depuis Noël, ils ont trouvé une nouvelle marotte. Ou une nouvelle machine à cash : les nouveaux variants ! Plus d’un mois que l’on nous dit qu’ils sont beaucoup plus contagieux, qu’ils vont rapidement (dans les 3-4 semaines depuis qu’ils ont été identifiés mi-janvier) représenter la version dominante dans nos pays et pourtant les statistiques ne cessent de s’améliorer (actuellement environ 800-1'000 nouveaux cas par jour en Suisse alors que nous étions entre 13 et 15'000 début décembre). Et pourtant le matraquage continue. Il faut confiner encore plus sévèrement. Fermer les écoles. Pourquoi pas masquer les nourrissons ? Cesser de respirer ? Vivre dans des caissons étanches ?

    J’ai trouvé que le Gouvernement suisse s’était sorti plutôt honorablement de la première vague. Le semi-confinement était un moindre mal. Sa stratégie de sortie du semi-confinement en 3 étapes était raisonnable, claire et permettait aux branches économiques affectées de se préparer à leur reprise d’activité. Bref, j’ai trouvé cela intelligent et j’étais fier qu’il ait agi plus courageusement que beaucoup d’autres. Je suis beaucoup moins impressionné cette fois-ci. J’ai l’impression qu’il est atteint par le même mal que les Gouvernements des pays voisins : la peur poisseuse, déraisonnable. Et pourtant, selon certains, il semble encore manquer « d’Humanité ».

    Je suis d’accord avec l’USAM pour une reprise des activités début mars et j’espère que notre Gouvernement ne se laissera pas éblouir par la lueur de ces 890 bougies.

  • Etats-Unis : il était minuit -1 avant un coup d’état

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    Et le danger n’est PAS écarté !

    Cinq années que nous assistons, en direct, jour après jour, à l’inflation de la folie d’un homme malade et à la lâcheté chaque jour plus abjecte de la plupart des membres de son parti. Cinq années que je dénonce les dérives autoritaires de ce psychopathe dans ce blog. Minusculissime contribution à la lutte contre ce que l’Humanité recèle de pire.

    Un psychopathe ne peut pas se contenter de l’image que le monde lui renvoie. Celle d’un malade. Alors, pour satisfaire son égo, il s’invente une nouvelle réalité qui va enfin correspondre à la très haute opinion qu’il a de lui-même. Il va se vouer un véritable auto-culte de la personnalité basé sur la projection provenant de sa seule maladie mentale. Et certains d’entre nous participent volontairement et activement à ce culte. L’amour de ceux qui le soutiennent, voire sont prêts à mourir pour lui, dépasse les raisons objectives. Car qu’a-t-il fait pour celles et ceux qui souffrent ? Combien d’emplois industriels a-t-il effectivement fait revenir aux Etats-Unis ? Qui, parmi ses supporters les plus désespérés, a profité de ses gigantesques cadeaux fiscaux ? En quoi a-t-il amélioré la couverture maladie des laissés-pour-compte de la société américaine ? Un psychopathe se moque du monde entier. Les gens n’existent, à ses yeux, que tant qu’ils servent ses intérêts et flattent son égo.

    Perdre n’est pas une option pour un psychopathe. Sachant pertinemment qu’il est mauvais et incompétent, il a passé son temps à préparer le terrain pour une prise du pouvoir par la force. Cinq ans qu’il « chauffe » ses supporters. Cinq ans qu’il les « prépare ». Cinq ans qu’il encourage ce qu’il y a de pire dans un peuple. Quel qu’il soit. Certains des supporters de Trump savent qu’il n’est qu’un sinistre bouffon, mais ils l’aiment car il leur dit ce qu’ils ont tellement envie d’entendre. Mais pour d’autres, nous sommes clairement dans le domaine du culte. Même de la secte. C’est exactement pourquoi, pendant 5 ans, Trump n’a parlé qu’à sa base. Il leur a parlé pour leur dire qu’ils n’étaient pas seuls, qu’il les comprenait. Il leur a menti et menti. Ils s’en fichaient. Pourvu qu’il fustige les « autres ». Le culte de la personnalité, le lavage de cerveau, la secte, certaines religions qui regroupent toutes ces caractéristiques mènent l’Humanité vers sa mort. Intérieure et extérieure. Réelle et symbolique.

    Lors des émeutes de Charlottesville, les émeutiers criaient : « Les juifs ne nous remplaceront pas ». Certains portaient des drapeaux avec la croix gammée. Trump a trouvé que c’étaient des « gens bien ». Mercredi, on a vu des émeutiers portant un sweat avec la phrase qui surmontait l’entrée du camp d’extermination d’Auschwitz : « Arbeit macht frei ». D’autres portaient un sigle cryptique « 6MWE » qui veut dire en français : « 6 millions ce n’était pas assez ». Trump, après leur saccage du Capitole leur a dit : « On vous aime. Vous êtes spéciaux ».

    Cette insurrection, ou ce coup d’état, n’est pas finie. Il y a plusieurs raisons à cela :

    • Il y a toujours un malade à la Maison-Blanche qui est prêt à tout plutôt que de reconnaître sa défaite
    • Il y a toujours une partie importante des politiciens républicains qui sont prêts à le suivre en enfer
    • Une majorité des électeurs républicains continuent de croire que les élections ont été trafiquées, malgré tous les échecs des recours en Justice, malgré la maigreur affligeante des « preuves » apportées par les avocats, malgré le recomptage des voix, malgré la certification des résultats par les secrétaires d’état républicains des états dont les résultats étaient contestés
    • Il y a toujours des dizaines, voire des centaines de milliers, de Trumpistes lourdement armés à Washington ou prêts à fondre sur Washington ou le Capitole de leurs Etats respectifs
    • Et finalement, et ce n’est pas le moins inquiétant, il y a clairement un pourcentage non négligeable de fascistes, Trumpistes, suprémacistes blancs au sein des forces de l’ordre et de l’armée des Etats-Unis. Cela ne peut être une surprise pour personne. Et c’est la seule explication à l’incroyable passivité des forces de l’ordre mercredi. Alors que tout le monde savait depuis des semaines que Trump et ses groupes paramilitaires appelaient à une grande manifestation violente le 6 janvier à Washington, alors que le jour même Trump appelait ses supporters à marcher sur le Capitole afin de forcer le parti républicain à invalider le résultat des élections, il n’y avait que 500 policiers peu armés pour protéger le Capitole. Il a fallu plusieurs heures pour que le Vice-Président fasse ce que Trump refusait : faire appel à la garde nationale.

    Mercredi, il était minuit -1 avant un coup d’état. Il sera minuit -1 encore longtemps !

  • USA : suspendus par un cheveu au-dessus du gouffre

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    Plus d’un mois après les élections et la proclamation des résultats, ce pays reste soumis à une propagande nauséabonde de son président en exercice et de toutes celles et ceux qui le soutiennent.

    Répéter un mensonge mille fois n’en fait pas une vérité. Mais polluer le débat public avec des mensonges mille fois répétés crée un « bruit » de fond suffisamment important pour semer le doute dans l’opinion publique. Cette technique est utilisée largement par les industries qui ont quelque chose à cacher et des intérêts à défendre. C’est le cas, par exemple, par rapport au changement climatique : 100% des spécialistes soutiennent que les activités humaines accélèrent le changement climatique mais parce que quelques « scientifiques » payés par les énergies fossiles soutiennent le contraire, ces mêmes énergies fossiles continuent leurs activités polluantes au nom de ce doute. La boucle est bouclée. Et c’est tellement facile de vous acheter une respectabilité lorsque vous faites des milliards de profits chaque trimestre.

    Depuis quatre années Trump a montré que tous ceux qui s’opposent à ses mensonges et ses violations de toutes les règles d’éthiques et de la Constitution des Etats-Unis sont soit forcés à la démission soit licenciés. Cela a commencé avec le patron du FBI en 2017, cela continue tous les jours et toutes les Administrations sensibles sont concernées. Derniers exemples en date, le licenciement le 17 novembre de Christopher Krebs, chef de l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures. Ce dernier avait assuré, dans un rapport, que l'élection américaine était « la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis. » Le 4 décembre, 9 membres du Defense Business Board ont été démissionnés par le Pentagone et remplacés par 11 fidèles du président. Pourquoi faire cela quelques semaines avant votre démission si ce n’est pour intimider et créer des conditions favorables à un coup d’Etat ?

    Alors que Michael Flynn, le général qui a menti au FBI et qui a été récemment gracié par Trump, appelle celui-ci à déclarer la Loi martiale, la « démocratie » US ne tient plus que par quelques fils. Ces fils, ce sont les secrétaires d’Etat et responsables électoraux, républicains, d’Etats comme l’Arizona, La Géorgie et la Pennsylvanie. Malgré des menaces de mort sur eux et leurs familles, ils tiennent encore bon et sont prêts à faire le choix du respect des règles électorales. Dans un contraste saisissant, les élus républicains au Congrès des Etats-Unis se terrent dans un silence de mort. Il paraît, qu’en privé, nombreux sont ceux qui reconnaissent la victoire de Biden mais que de l’admettre en public serait un « suicide politique ». Ah les lâches ! Ah les couards ! Ah les pleutres !

    Edmund Burke a dit cette phrase restée célèbre : « La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien. » Quatre ans que ces élus se taisent bien qu’ils aient prêté serment et juré de défendre la Constitution de leur pays. Quatre ans qu’ils regardent leur président violer leur pays. Mais ce ne sont même pas des hommes et des femmes de bien puisqu'ils font passer leurs privilèges personnels avant le bien de leur pays.

    Espérons que les secrétaires d’Etat susnommés tiendront jusqu’au bout. Espérons qu’il y a des hommes et des femmes de bien à la tête de l’armée. Mais ce pays est, plus que jamais depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, suspendu par un cheveu au-dessus du gouffre !

  • Trump : son meilleur business modèle

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    Homme d’affaires apparemment largement surévalué, Trump continue de gémir à la fraude depuis la Maison-Blanche. C’est toujours le même scénario répété en boucle, inlassablement : « je gagnais le 4/11 à 3h du matin et puis soudain « on » a balancé (sous-entendu : illégalement) des masses de bulletins en faveur de Joe Biden. » Sauf que ces bulletins n’avaient rien d’illégal. C’étaient les bulletins du vote par correspondance qui commençaient à être dépouillés. Et comme dans ce pays tout est politisé et polarisé, le vote en personne était à majorité en faveur du candidat républicain (corona sceptiques) et le vote par correspondance en majorité en faveur de Joe Biden (corona conscients).

    Pourquoi les bulletins du vote par correspondance n’ont commencé à être dépouillés qu’à partir du 4 au matin ? Parce que le congrès à majorité républicaine des états de l’Arizona, de la Pennsylvanie, de la Géorgie, etc.. avait refusé que ces bulletins soient comptabilisés au fur et à mesure de leur arrivée (contrairement à la Floride). En faisant cela, ils avaient créé la situation explosive dans laquelle les Etats-Unis se trouvent depuis 1 mois : un président élu qui prépare son Administration et un Président en fin de mandat qui multiplie les actions en justice pour tenter de voler l’élection et de discréditer le processus électoral, pierre angulaire de la démocratie.

    Il y a eu jusqu’à présent quantité d’interventions intempestives de Trump et plus de 40 actions en justice. Ce qui est intéressant, si l’on peut dire, est que Giuliani, l’avocat dément de Trump, clame partout où il le peut que l’élection a été entachée de fraudes massives mais que, chaque fois que lui ou un membre de son équipe, se voit poser la question par un juge : « Y a-t-il eu fraude ? », ils répondent : « non ». Pourquoi ? Parce qu’ils savent pertinemment qu’il n’y a pas eu de fraude et que s’ils mentent sous serment ils pourraient se faire rayer du barreau.

    J’ai fréquenté plusieurs pervers narcissiques dans ma vie et ils partagent tous certaines caractéristiques : ils se dépeignent toujours en victimes, ils répètent leur narratif en boucle sans jamais se lasser, ils sont « charmants » en public et violents avec leur compagne dans le secret des 4 murs. Trump est un pervers narcissique sous testostérone. Il a pris les Etats-Unis (voire le Monde) en otage et il exerce sa violence partout où il le peut. Il ne comprend que le langage de la force et de la confrontation. 

    Mais il y a un autre langage qu’il comprend très bien : l’argent. S’il a plusieurs fois fait faillite avec ses casinos, si son « université » a dû fermer car bidon, il a trouvé une fantastique vache à lait : la politique. En fanatisant les foules, il a trouvé le moyen de créer une machine à cash qui lui rapporte plus que les affaires et sans trop se fatiguer. Il a fait cela pendant la campagne de 2015-2016, il a continué pendant les 4 années de son mandat et maintenant il « joue » à être la victime pour obtenir encore plus de cash. Depuis l’élection perdue il fait des appels de fonds au public afin de financer les pseudo actions en justice pour rétablir la vérité. Résultat : 170 millions de dollars à ce jour.

    Chapeau l’artiste : 170 millions en 3 semaines pour écrire quelques tweets et regarder la télévision, c’est certainement le meilleur business modèle qu’il ait jamais eu.

  • Etats-Unis : 31% en faveur d’un coup d’état

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    Quoi qu’il fasse (et c’est littéralement l’homme du scandale permanent), quoi qu’il dise ou écrive (avec ses 500 mots, il a été extraordinairement prolifique), quelles que soient ses atteintes à la démocratie et aux institutions des Etats-Unis (que par ailleurs ses supporters prétendent être prêts à défendre de leur vie), il n’est jamais descendu en-dessous de ce socle d’électeurs fanatisés au long des 4 années de sa présidence (il a oscillé, bon an mal an, entre 31 et 47%). Et lors du dernier sondage, 31% des Américains jugent que l'action du président en exercice depuis les élections du 3 novembre est « bonne », voire « excellente ».

    Ces 4 années ont révélé l’extraordinaire fragilité de nos démocraties. J’ai déjà longuement disserté sur le sujet dans ce blog et la réalité nous a montré que ce qui paraissait coulé dans le béton (la « démocratie » US) ne tenait que lorsque ses acteurs avaient un minimum de décence personnelle : vous êtes pris la main dans le pot de confiture à vous démissionnez. C’est la règle. Et lorsque tout le monde respecte cette règle, la démocratie fonctionne plus ou moins bien.

    Arrive un satrape, qui bénéficie de la majorité au Sénat, qui remplace tout fonctionnaire prêt à respecter les institutions de son pays par des larbins aux ordres, qui jouit d’une incroyable machine de propagande et de désinformation, qui a nommé le ministre de la justice le plus corrompu de l’histoire, qui répond à toutes les tentatives de moralisation de la vie publique par un doigt d’honneur et l’on s’aperçoit qu’il n’y a en fait AUCUN recours, aucun garde-fou, aucune autorité pour lui mettre des limites.

    31, C’est donc le pourcentage d’Américains qui sont prêts à suivre Trump en enfer. Malgré tous les scandales. Malgré son refus de reconnaître le résultat des élections. Malgré toutes ses actions en coulisse pour confisquer les élections. Malgré sa volonté inébranlable d’inverser le résultat des élections afin de sauver la face et de se mettre encore 4 années à l’abri de toutes les actions en justice qui l’attendent lorsqu’il ne bénéficiera plus de la complicité active du ministre de l’injustice.

    31, c’est le pourcentage incompressible de citoyens US qui ne veulent pas voir la vérité. Et à voir les interventions de nombre de citoyens européens sur les réseaux sociaux et lors d’élections nationales, ce pourcentage ne serait pas très différent s’ils avaient l’occasion de s’exprimer en faveur d’un candidat aussi clivant que Trump.

    31, c’est le pourcentage incompressible de citoyens US qui vivent dans une autre réalité, qui croient à tous ses mensonges, qui appellent à un coup d’état d’extrême-droite. Comme si nous n’avions rien appris de l’Histoire. Terrifiant !

  • Les Etats-Unis : un changement d'Administration suffira-t-il ?

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    Je souhaite toute la Force et l'Amour du Monde à la nouvelle Administration dans un contexte extraordinairement difficile.

    Les 4 années qui ont déstabilisé les Etats-Unis et le monde vont s’achever en janvier. Une Administration « normale » va s’installer à la Maison-Blanche. Le travail qui les attend est colossal après le travail de sape, les incohérences, la vulgarité, la corruption, la destruction des normes et de l’éthique, la dénonciation de traités indispensables à l’avenir du Monde et, pour certains, à la puissance géostratégique des Etats-Unis. Sans parler du feu vert donné à tous les autocrates du Monde.

    C’est peut-être sur le plan de la conscience que les dégâts sont les plus considérables. Malgré ses limites intellectuelles évidentes, malgré le désordre de son caractère, malgré ses mensonges irrépressibles, malgré la pauvreté extrême de son vocabulaire, malgré tous ses défauts, il a su comme personne s’adresser à tous ceux qui souffrent aux Etats-Unis et dans les Sociétés occidentales en général. Beaucoup se sont reconnus dans sa colère feinte et manipulatrice. Il a réussi à leur faire croire qu’il était l’un des leurs, qu’il allait les défendre contre la Chine, contre l’immigration, contre les élites alors qu’il ne faisait qu’utiliser leur colère pour défendre ses propres intérêts.

    La leçon de ces 4 années (+1 si l’on inclut la campagne électorale de 2015-2016) est que nos pays où tout le monde est allé à l’école, où nous avons accès à une information potentiellement variée et diversifiée ne sont pas à l’abri de céder aux idées fascistes d’un tyran de pacotille. L’affaiblissement progressif des médias traditionnels au profit des réseaux sociaux qui sont programmés pour « nourrir » les individus exclusivement en informations ciblées pour chacun, ont donné une puissance extraordinaire aux idées et aux groupes complotistes. Beaucoup de gens croient dur comme fer que les Etats-Unis, voire le Monde, sont dirigés par un clan pédophile opérant depuis Washington et que Trump était le chevalier blanc, le Messie réincarné, qui allait libérer le Monde. Et ce n’est qu’une « théorie » parmi beaucoup d’autres, au moins aussi délirantes.

    Nul ne sait les dégâts qu’il va encore pouvoir occasionner d’ici la passation de pouvoir. Nul ne connaît l’étendue de son « héritage ». J’ai peur qu’il soit considérable au vu de la dose presque mortelle de poison qu’il a distillé dans la conscience de larges couches de la population américaine (et mondiale). La prochaine Administration va rapidement se heurter au mur que vont dresser le Sénat (s’il reste à majorité républicaine) et la conscience altérée de près de 50% de la population. Je crains que ce pays soit désormais encore plus difficile à gouverner, qu’il ne soit plus jamais comme avant.

    Si les Etats-Unis veulent éviter un avenir très noir, si l’Occident veut éviter l’autodestruction, il va falloir que les élites comprennent VRAIMENT, activement, qu’elles doivent lâcher une partie de leur pouvoir et de leur richesse plutôt que de financer un énième tyran (Mussolini, Franco, Hitler, Pinochet, etc..) qui va faire le sale travail à leur place. Il ne suffira pas de fermer l’hôpital psychiatrique qui s’était installé à la Maison-Blanche pour "guérir" nos Sociétés. Les plaies sont à vif. Elles le resteront, Surtout après avoir perdu celui que beaucoup voyaient comme leur héraut/héros. Il faudra écouter les populations qui souffrent depuis 40 ans sous les coups de la guerre totale menée par les plus riches contre la classe moyenne et les plus pauvres.

  • Sars-Cov2 : il fait exploser notre modèle

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    J’ai souvent dénoncé les médias pour leur surréaction à la pandémie. Les titres des articles sont systématiquement racoleurs et outranciers. Ex : « Le village autrichien qui a infecté la moitié de la Norvège ». Alors certes, il y a eu une station de sport d’hiver qui peu avant le confinement a vu passer des hordes de vacanciers skieurs européens dont certains ont été infectés par un barman. Mais « la moitié de la Norvège » ? Là le journaliste est vraiment tombé à côté car la Norvège est justement un des pays d’Europe qui a le moins de cas (un peu plus de 50 décès par million d’habitants alors que la Suisse est à 220 et la France à un peu plus de 420. Donc de deux choses l’une, ou les Norvégiens ont un système immunitaire en béton, ou le journaliste a écrit n’importe quoi. Quant aux photos, regardez celle qui orne ce jour un article dans la TDG sur l’expansion de la pandémie en Amérique latine : un champ avec des fosses et des croix à perte de vue. Je trouve cela HONTEUX !

    Cela dit, les médias n’ont pas le monopole de l’outrance, voire de la bêtise. Les épidémiologistes qui ont guidé les gouvernements ont eu une attitude trouble. C’était, pour certains, une forme de dictature qui a conduit au confinement quasi-total, là où le confinement des seules personnes à risque et l’instauration de gestes barrière auraient largement suffi. Ce qui aurait évité la pire crise économique depuis la grande dépression. Depuis, pas un jour sans que des nouvelles « scientifiques » qui se veulent fracassantes ne ponctuent nos journées. La plupart du temps elles n’apportent rien de neuf, ou rien d’utile, quand elles ne se contredisent pas. La polémique entre le « mage » de Marseille d’une part et l’OMS et la revue scientifique « The Lancet » d’autre part, sur la chloroquine fait peine à voir. Les scientifiques sont tellement désespérés de trouver des financements, des places de postdocs ou de Professeurs que certains font littéralement n’importe quoi avec les données, juste afin d’être les premiers à avoir découvert « quelque chose ». Et si leur modèle se révèle faux ils pourront toujours se réfugier derrière « les mystères de la science ». La folie des publications à tort et à travers est en train de détruire la science et de noyer les gens sérieux sous un déluge de « bruit » inutile et incohérent.

    Nous assistons en temps réel à la décadence de notre modèle de Société. Ce qui faisait notre fierté : science intègre, liberté de la presse, politiques s’érigeant en guides durant les périodes tumultueuses, s’effondre sous nos yeux, sous les coups de boutoir des scientifiques qui courent dans tous les sens comme des poules sans tête, des milliardaires qui s’achètent des organes de presse et orientent l’information à leur profit et des politiciens ineptes (ils sont de plus en plus nombreux et décomplexés).

    C’est bien le modèle capitaliste qui conduit à ces excès car qui mieux que l’argent et l’ego pour faire perdre la raison à l’être humain.

  • Les charognards tournent déjà au-dessus du prochain festin

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    Quarante années de dérégulations, quarante années de mondialisation, quarante années de détournement légiféré des biens durement acquis par la classe moyenne en direction de quelques-uns, quarante années, par les mêmes, à s’empiffrer sur le dos de la classe moyenne, quarante années de baisse d’impôts sur la fortune, sur les successions, sur les bénéfices des entreprises, sur les revenus des placements, sur les dividendes, quarante années de désengagement de l’Etat dans le secteur public pour cause de baisse constante du revenu de l’impôt, quarante années de crises successives qui prouvent, soi-disant, à chaque fois combien l’Etat coûte cher et empêche l’investissement par le secteur privé, quarante années de la même litanie pseudo-économique enseignée dès le berceau afin d’enrichir une minuscule mafia d’ultra-riches.

    Au bout de ces quarante années, où en sommes-nous ? Quelques poignées d’individus sont devenus ultra-riches pendant que des millions survivent au jour le jour. Et les crises se succèdent. Sont-elles une fatalité ? La faute à pas de chance ? Non, bien sûr. Elles sont le fruit des erreurs intrinsèques de ce système devenu totalement fou !

    Un système à ce point déséquilibré peut-il amener l’équilibre dans la Société ? L’équilibre est-il d’ailleurs le but recherché par les tenants fanatiques de ce système ? Non, bien sûr. L’équilibre, ils s’en fichent comme d’une guigne. Seul compte le détournement du pouvoir et leur enrichissement éhonté. Pendant ces quarante années ils ont investi des milliers de milliards de dollars en Chine, faisant de ce pays le monstre industriel, financier, stratégique et militaire que l’on sait, réduisant l’ex URSS par comparaison, à un nain de jardin. Pendant ces quarante années, en plus des baisses continuelles d’impôts sur leurs profits, ils ont su comment siphonner l’argent public destiné à :

    • Soutenir l’agriculture
    • Développer nos villes, nos banlieues, nos infrastructures, les transports
    • Equiper nos armées
    • Maintenir nos systèmes de santé
    • Etc…

    Ils sont devenus tellement riches qu’ils manipulent nos Parlements et nos gouvernements à souhait tout en payant des experts pour devenir encore plus riches. Ceux-ci les aident à :

    • Investir dans tous les secteurs qui promettent de bons rendements, sans aucune considération éthique
    • Tirer profit de toutes les failles législatives pour s’enrichir et/ou payer moins d’impôts
    • Trouver les meilleurs paradis fiscaux
    • Violer les Lois sur la protection de l’environnement
    • Empêcher l’adoption de Lois qui pourraient porter atteinte à leurs intérêts
    • Spéculer sur les matières premières, y compris de première nécessité
    • Etc…

    Les systèmes malades qu’ils mettent en place sont la cause de la crise financière de 2008 comme ils sont la cause de l’actuelle pandémie. Celle-ci n’est pas une fatalité. Elle est la résultante de quantités de déséquilibres tous plus graves les uns que les autres. Si, dans votre entourage, vous voyez un ami qui abuse de toutes sortes de substance, légales ou illégales, mange mal, dors trop peu vous ne serez pas étonnés de le voir tomber malade un jour. Et ce jour-là, vous ne vous direz pas qu’il a simplement tiré le mauvais numéro à la loterie de la vie. Non, vous saurez qu’il est en grande partie responsable de ce qui lui arrive. C’est pareil avec cette pandémie. C’est simplement l’échelle qui change. Au lieu de parler d’un individu, on parle de viols des Lois de la Vie à l’échelle de la planète :

    • La violation systématique des écosystèmes
    • Le recours massif à l’agriculture intensive qui détruit les sols et répand des milliers de tonnes de poisons chaque année (tout en luttant farouchement contre l'agriculture biologique dans nos Parlements)
    • La séparation des systèmes d’élevage des animaux et de culture des plantes dans des sortes de camps de concentration (pensez à ces millions de volailles qui vivent les unes sur les autres dans un enfer de promiscuité, de bruit, de peur et de microbes)
    • La réduction constante, voulue et organisée de la biodiversité (pensez aux "déserts verts")
    • La destruction des forêts primaires
    • Le recours massif aux antibiotiques pour l’élevage des animaux de rente qui produisent des bactéries résistantes pour les animaux et pour les humains
    • Le recours massif aux vaccinations pour les animaux comme pour les humains qui favorisent un brassage génétique dont personne ne peut garantir l’innocuité
    • La promotion de la médecine allopathique, qui se revendique comme la seule approche « scientifique » avec tous ses effets secondaires qui entraînent une baisse constante de l’immunité humaine et animale (tout en luttant farouchement contre les médecines respectueuses de la vie dans nos Parlements)
    • L’appauvrissement voulu et orchestré d’un nombre de plus en plus important de nos concitoyens qui ne peuvent plus se nourrir avec des aliments de qualité et deviennent obèses et diabétiques (les victimes « privilégiées » du dernier virus en date).

    On pourrait penser qu’après tant d’échecs, certains thuriféraires de la mondialisation allaient comprendre la leçon. Quand on lit la réaction de l’USAM, force est de constater que c’est tout le contraire. Ils ne sont jamais responsables de rien et il leur faut trouver des boucs émissaires afin de ne pas entamer leurs bénéfices. La pandémie n’est pas finie que déjà ils veulent réduire nos salaires, nos prestations sociales (ou ce qu’il en reste) et augmenter le temps de travail. Et ce n’est que le début de cette nouvelle série d'attaques contre la classe moyenne. Les charognards de l’ultra-libéralisme tournent déjà au-dessus du prochain festin !

  • Covid-19 : le temps des décisions courageuses ?

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    Le 2 mars j’ai écrit une note sur ce sujet intitulée « Covid-19 : sachons raison garder. » Force est de constater que ce n’est pas la raison qui a triomphé mais trop souvent la peur. Voire la panique ! Et malheureusement les médias participent à cette diffusion. Cela fait des jours que dans tous les médias suisses romands on lit que la Suisse a un des plus hauts taux d’incidence de cette maladie dans le monde. Ce qu’ils ne disent JAMAIS est que c’est également un des pays qui teste le plus au monde.

    La plupart des gouvernements ont appliqué un confinement plus ou moins strict, à l’exception notable de quelques pays du nord de l’Europe. Et ce ne sont pas ceux qui s’en sortent le plus mal :

    • La Suède qui ne confine pas (écoles et crèches sont ouvertes) ne déplore que 86 décès par million d’habitants
    • L’Allemagne (34 décès par million d’habitants) a un confinement très light (mon fils qui vit à Berlin me dit que la vie y est à peu près normale, que le métro est chargé, les magasins pleins, les parcs animés et que très peu de gens portent des masques et qu’il n’y a pas cette lueur de peur que l’on voit dans les yeux des gens que l’on croise. Comme malheureusement à Genève).

    Les pays du « sud » ont été à l’extrême du confinement. Cela correspond à leur histoire. Un chercheur dont j’ai oublié le nom disait l’autre jour, je cite de mémoire : « Plus un pays a une tendance à l’anarchie et plus son gouvernement deviendra autoritaire en temps de crise ». Ces pays reflètent exactement ce constat (France comprise) et ils ont des statistiques désastreuses :

    • Espagne : 350 décès par million d’habitants
    • Italie : 322 décès par million d’habitants.

    A leur décharge, ce sont des pays devenus des pays de retraités à faible natalité. C’est la Floride de l’Europe. La retraite y est agréable, le coût de la vie raisonnable. Quant aux jeunes, ils partent à l’étranger (Allemagne, Suisse, Grande-Bretagne) pour trouver un emploi digne de leurs compétences.

    La Suisse a adopté une sorte d’entre-deux. C’est un peu le compromis helvétique. Par contre la communication est clairement sur le versant de la peur. Celle qui se lit dans les yeux !

    Ce que je me demande, c’est comment nous allons sortir de là ? il y a peu d’informations réalistes et crédibles vers une sortie de crise. Nous savons depuis longtemps que l’un des meilleurs moyens (hors vaccins qui ne seront pas disponibles avant longtemps) de lutter contre ce virus est de développer l’immunité collective (on pense qu’il faudrait que 60-70% de la population ait développé une immunité face à ce virus pour empêcher une seconde vague). Mais pour cela il faut qu’il y ait un nombre suffisant de gens qui soient exposés au virus. Comment y parvenir en période de confinement ? C’est exactement l’absurdité de la situation exposée par une infectiologue française il y a 2-3 jours à la radio. Elle disait qu’on pensait que ce taux n’était probablement que de 10-15% (mais on n’en sait rien puisqu’on ne fait pas suffisamment de tests) et que cela était trop bas pour lever le confinement. Et elle blâmait cette situation sur le … confinement. En d’autres mots on ne peut pas lever le confinement à cause du confinement !

    Si nous ne voulons pas bientôt nous battre pour trouver une caverne de libre à cause de l’effondrement de nos économies, nous devons rapidement lever le confinement. Pour cela nous devons avoir des stratégies réalistes, efficaces, scientifiques basées sur la raison et pas sur la peur :

    • Les jeunes et les personnes non à risque doivent reprendre le travail
    • Nous devons avoir une politique systématique de test dans toutes les régions du pays afin d’évaluer scientifiquement le degré d’immunité collective (et pas au pifomètre). Il faut tester 1-2% de la population de toutes les régions/classes d’âge/professions, etc.. afin de pouvoir extrapoler cela à l’ensemble de la population
    • Nous devons avoir suffisamment de masques/gel/gants, etc.. afin de protéger les personnes à risque. Qui devront rester confinées dans le cas contraire.

    Il est temps de prendre des décisions courageuses afin de bientôt cesser de lire la peur dans les yeux de nos concitoyens !

  • Justice : il faut faire quoi pour être condamné ?

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    Article stupéfiant dans la TDG sur cet Irakien qui a forcé, pendant des mois, une jeune femme à se prostituer. On y apprend que : « Le Tribunal d'arrondissement de Zurich a condamné ce Kurde irakien à une peine de trois ans, assortie du sursis partiel pour encouragement de la prostitution et perception abusive de prestations sociales. Il l'avait en outre expulsé pour sept ans. Sur appel, la Cour suprême du canton de Zurich avait réduit la peine à 33 mois et renoncé au renvoi. Elle avait estimé que l'on se trouvait face à un cas de rigueur car l'homme est père de deux enfants mineurs vivant en Suisse. »

    Dans un troisième temps, toujours selon la TDG, « le Tribunal Fédéral a décidé d’annuler cette décision et ordonné aux juges zurichois de prononcer l'expulsion. Pour la Cour de droit pénal, la présence des enfants ne suffit pas à réaliser un cas de rigueur particulièrement grave qui justifierait la poursuite du séjour de leur père. » En outre le TF précise les points suivants :

    • Il l'avait forcée à travailler par tous les temps, du matin au soir, et confisquait tous ses gains (comment y était-il parvenu l’article ne le dit pas, si ce n’est qu’il avait, dans un premier temps, fait semblant de tomber amoureux d’elle)
    • Il a fait preuve d’absence de scrupules dans l'exploitation de cette prostituée
    • Il a tenu des propos méprisants envers les gens, et les femmes en particulier, lors de son procès en première instance
    • Il est divorcé de la mère de ses enfants qu’il ne voit que 3 jours par mois
    • Il ne participe pas à l’entretien de ses enfants
    • Bien qu’en Suisse depuis près de 20 ans, il vit de l’aide sociale ou d’argent avancé par des tiers
    • Il n’est pas intégré puisque il ne fréquente que des cercles de son pays d’origine.

    Spontanément j’ai tendance à voir les juges comme des personnes adultes, responsables et vaccinées. Mais ce n’est pas la première fois que je m’insurge contre d’innombrables décisions aberrantes en matière de justice (notamment dans les cas de viol). Que faut-il faire pour que ces juges qui semblent si facilement tomber dans tous les pièges du sentimentalisme le plus veule et lâche, EN FAVEUR DU PREDATEUR, cessent de se comporter comme des sortes de babas cools en Birkenstocks qui fument des pétards avant de juger des cas pourtant graves ?

    Quel message veulent-ils donner ou croient-ils donner ? Celui d’une Suisse ouverte, tolérante et prête à donner une deuxième, une troisième, une quatrième chance à toute personne sachant suffisamment larmoyer sur son nombril pour échapper aux rigueurs de la justice ? Ou celui d’un Etat faible, manipulable, sans colonne vertébrale et sans volonté de protéger les victimes, ni compassion envers elles ? Car ici, on ne peut parler par euphémisme en jugeant ce cas comme un « encouragement à la prostitution ». C’est une volonté délibérée de réduire une personne à l’esclavage (sexuel) pour son profit exclusif (puisqu’il confisquait tous ses gains).

    Que faut-il faire pour être condamné, plus que symboliquement, dans ce pays ?

    A la décharge des juges, il faut dire qu’ils ne sont pas aidés par le législateur. Je ne suis, ni de près ni de loin, un spécialiste du droit. Je regarde ces questions purement avec mon regard de citoyen ordinaire et une certaine dose (j’espère) de bon sens. En rédigeant cet article je suis tombé sur l’Art. 182 (nouveau) du code pénal suisse qui définit le droit dans le cas de la Traite d'êtres humains :

    1. Celui qui se sera livré à la traite d'êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation de leur travail ou en vue du prélèvement d’organes sera puni de la réclusion ou de l’emprisonnement pour six mois au moins
    2. Celui qui aura pris des dispositions en vue de la traite des êtres humains sera puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou de l’emprisonnement.
    3. Dans tous les cas, l’auteur sera puni en outre de l’amende. Est également punissable celui qui aura commis l’infraction à l’étranger. L’art. 6bis est applicable.

    Ce qui veut dire que vous pouvez trafiquer des êtres humains ou prélever des organes et vous risquerez 6 mois au moins mais pas forcément beaucoup plus !

    Puis je suis tombé sur l’Art. 189 Atteinte à la liberté et à l'honneur sexuels. Contrainte sexuelle

    1. Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence envers une personne, en exerçant sur elle des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister l'aura contrainte à subir un acte analogue à l'acte sexuel ou un autre acte d'ordre sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire.
    2.  
    3. Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il a fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté de trois ans au moins.

    Mon interprétation est que la contrainte sexuelle n’est punie de plus de 3 années de réclusion que s’il y a eu cruauté. C’est vrai que la contrainte sexuelle doit se faire le plus souvent dans la joie et la bonne humeur !


    Et enfin sur l’Art. 190 concernant le viol

    1.  Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l'acte sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté de un à dix ans.
    2.  
    3. Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il a fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté de trois ans au moins.

    Mon interprétation est que le viol n’est puni de plus de 3 années de réclusion que s’il y a eu cruauté. Et c’est ce que l’on voit tous les jours (ou presque) dans les tribunaux suisses. Les auteurs prennent au mieux 18 mois. Et trop souvent avec sursis. Et c’est ce qui attise systématiquement ma colère.

    Pourquoi nous comportons-nous ainsi ? Pourquoi ne protégeons-nous pas les femmes de ce pays contre les prédateurs de toutes sortes ? Que faudra-t-il faire pour que le Droit suisse punisse ces criminels d’une juste peine ?

     

  • Mondialisation : un triomphe total !

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    Après plus de 30 années de destruction voulue, concertée, organisée, légiférée de notre appareil de production, à quoi assiste-t-on aujourd’hui ? Ce sont les pays du Tiers-Monde d’hier (Chine, Inde, Russie…) qui proposent de venir en aide à l’Italie ! Et à qui le tour demain ?

    Cette mondialisation qui avait pour buts d’affaiblir nos Etats afin qu’ils n’aient plus les moyens financiers, matériels et humains de mettre des bâtons, pourtant nécessaires, dans les roues du secteur privé ainsi que d’affaiblir la classe moyenne et de précariser la classe ouvrière afin de nous faire taire, montre une fois de plus son échec total et son égoïsme volontairement aveugle.

    Alors qu’il est évident depuis deux mois au moins que les masques, les gants et les désinfectants allaient être les armes principales pour lutter contre cette pandémie, nos pays occidentaux ont toutes les peines du monde à fournir ces outils, même aux personnes qui sont en première ligne dans ce combat.

    Et comme lors de chaque crise, les actionnaires et les financiers qui se sont gobergés pendant 35 années sur notre dos font profil bas. Ils laissent leurs CEO demander l’aide de l’Etat pendant qu’ils comptent et recomptent leurs bénéfices ou leurs pertes en bourse. Des problèmes de riches. Une fois encore, c’est nous, la classe moyenne, qui allons devoir passer à la caisse. Non seulement nous avons été privés de nos moyens de production de richesse (délocalisés) mais nous devons nous saigner aux quatre veines (par impôts, taxes, baisses des prestations, augmentation des prix, interposés) pour venir en aide aux actionnaires qui JAMAIS n’ont la décence de redonner, au moins une partie, de tout ce qu’ils ont gagné.

    La mondialisation est un triomphe total. Après 2008, on en a une nouvelle démonstration éclatante.

  • Une femme victime de sévices pourra rester

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    Autant je suis pour une application aussi stricte et implacable que possible du droit d’asile si souvent abusé par des gens qui n’ont rien à faire en Suisse (et en Europe) tant ils sont en désaccord avec notre Etat de droit, nos mœurs et nos coutumes, autant je suis choqué par ces cas qui reviennent trop régulièrement dans les colonnes de nos journaux de femmes qui sont arrivées en Suisse et qui sont sous la menace d’un renvoi suite à un mariage abusif.

    Cette application aveugle et imbécile du droit décrédibilise nos Lois sur le droit d’asile et en font une cible facile pour toutes celles et ceux qui cherchent à miner ce que nous cherchons à mettre en place afin de limiter les abus innombrables dans le droit d’asile.

    Cessons de nous attaquer à des personnes fragilisées qui méritent notre soutien et utilisons nos énergies à celles et ceux qui méritent d’être expulsés car ils violent, par tout ce qu’ils représentent, notre Etat de droit et nos systèmes d’assistance et de solidarité !

  • Immigration : De tout cœur avec les douaniers grecs !

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    Encore une fois l’Europe est assiégée par, potentiellement, des millions de gens voulant venir profiter de nos largesses. Or, une fois, installés, que se passe-t-il ? Sont-ils reconnaissants envers nos Sociétés ? La réponse est trop souvent NON. Les musulmans sont malheureusement très difficiles à intégrer et encore plus à assimiler. Ils oscillent trop souvent entre le misérabilisme (nous sommes de pauvres victimes et il faut nous aider de toutes les façons possibles et imaginables) et une arrogance insupportable (nous sommes les élus de Dieu, pratiquant la seule religion authentique et nous vous dominons moralement de la tête et des épaules, pauvres peuples décadents).

    Il y a très longtemps déjà, dans ce blog, j’avais écrit qu’il fallait obliger les migrants musulmans à signer une charte stipulant qu’ils reconnaissaient nos Lois et nos constitutions comme ayant priorité absolue sur la charia. En cas de refus, ces personnes n’auraient RIEN A FAIRE en Europe ! Ce serait un moyen relativement simple de trier le bon grain de l’ivraie. Nous en avons plus qu’assez de ces fondamentalistes qui croient qu’ils peuvent à la fois profiter impunément de notre système social tout en vomissant nos valeurs, en travaillant ardemment, 24/7, à saper les fondements de nos pays pour, un jour, en prendre le contrôle.

    Peut-on à la fois refuser de serrer la main des femmes de nos pays, exiger des carrés musulmans dans nos cimetières car ceux-ci sont « impurs » pour ces grandes âmes si pures, donner des leçons de morale explicites et implicites, intimider celles et ceux qui osent se permettre de dire certaines vérités à leur encontre, assassiner celles et ceux qui usent de leur liberté d’expression et tendre la main pour recevoir l’argent de nos Etats laïques et/ou chrétiens ?

    Cette duplicité est répugnante et je ne comprends pas que nos Etats aient été si longtemps si faibles face à l’ignominie de ces manœuvres. Quand un Etat du Proche et du Moyen Orient se bat contre les fondamentalistes, que se passe-t-il ? Les fondamentalistes incriminés demandent l’asile politique en Europe. Et une fois installés, ils travaillent de toutes leurs forces à nous détruire ! Nous en avons de trop nombreux exemples, y compris en Suisse.

    J’espère que, pour une fois, l’Europe dominera la situation et refusera de céder à la funeste pente de sa mauvaise conscience. Dans ce combat VITAL pour la survie de l’Europe, je suis de tout cœur avec les Grecs qui se battent pour assurer la survie de l’Europe. Notre survie !

  • La Turquie : un état voyou peut-il rester dans l’OTAN ?

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    Ce pays a été l’objet de ma deuxième note lors de la création de ce blog en 2010. La situation était déjà préoccupante à l’époque. Depuis, tout a été de mal en pis. L’illuminé du Bosphore a emmené son pays vers une dictature religieuse à marche forcée et a purgé l’Etat de tous les éléments qui pouvaient contester son pouvoir. C’est un des instruments préférés des dictateurs. C'est un de leurs marqueurs.

    Entre chantage à l’immigration vis-à-vis de l’Europe, achats d’équipement militaire russe alors que le pays fait encore partie de l’OTAN, attaques sauvages contre les Kurdes, risques d’escalade militaire avec la Russie, nouveau chantage puis passage à l’acte dans le dossier des réfugiés stationnés en Turquie pour obliger les Européens, voire l’OTAN, à s’engager à ses côtés dans une guerre qu’il a déclenchée unilatéralement (oui, lorsque l’on déclare la guerre on risque de perdre des soldats et il ne faut pas venir couiner après), on se demande pourquoi les autres pays de l’OTAN restent si silencieux face à cet Etat devenu voyou.

    Il faut aujourd’hui sérieusement poser la question de son appartenance à l’OTAN. Il fait un chantage à l’immigration, mettons-lui le nez dans son caca en le menaçant de l’exclure de cette alliance où ce régime n’a plus sa place.

  • Covid-19 : sachons raison garder

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    Comme dans de nombreuses situations, nos sociétés surréagissent aux événements. Dans le cas qui nous occupe en ce moment, avec un recul de quelques semaines, il semble que le virus est dangereux pour les personnes âgées et celles souffrant d’une maladie chronique diminuant leur immunité.

    Il est donc pertinent de prendre des mesures afin de protéger ces groupes de population. Il est psychologiquement et économiquement dangereux de mettre nos sociétés dans une quarantaine généralisée pour un virus qui, pour une personne en bonne santé, n’est pas plus dangereux que la grippe saisonnière.

    Nous acceptons sans ciller des centaines de milliers de morts sur les routes de la planète, nous nous accommodons de millions de morts dues à la pauvreté mais nous perdons les pédales pour un virus qui n’est dangereux que pour les personnes affaiblies. Nous attendons de nos gouvernements qu’ils maîtrisent leurs émotions (et les nôtres par la même occasion) au lieu de répandre la peur.

  • Convoyeurs de fonds : quand aucun lobby ne vous protège !

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    Malgré les trop nombreux braquages subis par les convoyeurs de fonds, la ministre de la justice, Simonetta Sommaruga, campe sur ses positions. Elle refuse systématiquement d’autoriser les véhicules lourds blindés car il faut, tenez-vous bien : « protéger la population contre le bruit routier ». Fichtre se dit-on. Merci Madame la ministre de vous soucier de notre sommeil. Et puis on avance dans l’article de la TDG sur le sujet et qu’apprend-on ? Qu’il y a en tout et pour tout 8-10 véhicules par nuit sur l’ensemble du territoire suisse !

    Voilà un cas d’école où la Loi est ridiculement appliquée. Pour cette poignée de véhicules qui doivent, rappelons-le, non seulement convoyer des fonds mais également protéger la vie de ceux qui y travaillent, on est prêt à appliquer toute la rigueur de la Loi. Et tant pis pour ceux qui y risquent leur vie toutes les nuits. Parallèlement à cela, il y a un nombre phénoménal de Harley Davidson qui sillonnent les routes de Suisse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, véhicules futiles qui ne servent à RIEN, qui sont des nuisances PURES et qui ne subissent aucune restriction d'aucune sorte. C'est la chienlit pure et simple. L'abdication devant les forces du marché et le droit à emmerder ses concitoyens. Un exemple typique où la démocratie perd sa crédibilité. On applique toute la rigueur de la Loi pour un cas qui ne le mérite pas, bien au contraire et on laisse faire tout et n’importe quoi là où une vraie loi de protection contre les nuisances insupportables produites par toutes ces monstrueuses motos pétaradantes, véritables insultes à toute idée de protection de l'environnement, s’imposerait depuis des décennies.

    C’est à n’y rien comprendre. Enfin si, il doit bien y avoir un lobby des importateurs de motos qui fait pression au bon endroit et de la bonne façon. Et nous, pauvres citoyens devront continuer de subir les nuisances de ces monstres absurdes et nuisibles sur TOUS les plans pendant que ces pauvres convoyeurs de fonds devront continuer de risquer leur vie, nuit après nuit, car eux, aucun lobby ne les protège !

  • Le poisson pourrit toujours par la tête

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    Toutes les administrations dans l’histoire récente des Etats-Unis traînent leur lot de casseroles. C’est lié au fait d’être la première puissance du monde et d’avoir de nombreux intérêts à défendre. Je ne vais par réécrire l’Histoire ici mais tout le monde a en tête certaines dérives servant à défendre les intérêts réels ou supposés de ce pays. Et, quand elles n’étaient pas parfaitement clandestines, elles ont toujours été commises au nom de la morale et du respect du droit et/ou de la démocratie :

    • la guerre du Vietnam à partir de Kennedy
    • l’affaire des contras sous Reagan
    • la guerre contre l’Irak sous Bush père
    • la guerre contre la Serbie sous Clinton
    • les guerres en Afghanistan et en Irak sous W
    • le vaste programme de destruction d’ennemis par des drones sous Obama.

    Aujourd’hui, nous sommes dans un tout autre moment de l’Histoire. Cette administration, au lieu de défendre le bien commun, utilise 100% de son énergie à défendre un homme et une famille !

    Le « génie » de Trump, on le sait, est d’utiliser les médias à son profit. Il sait à tout moment faire parler de lui, même en négatif. Il est capable de lâcher une bombe médiatique pour détourner l’attention d’une autre bombe médiatique. Alors on voit ces journalistes « classiques », intelligents, éduqués, raisonnables et propres sur eux, courir en tous les sens comme des lapins au fur et à mesure que le président donne son rythme à l’actualité. Je crois qu’il vaudrait mieux le traiter comme on l’avait fait des terroristes à une époque. Lorsqu’on s’était aperçu qu’il y avait une dimension narcissique dans leurs actes, les médias ont décidé de faire le silence. Il faudrait faire la même chose avec le « génie très stable à l'insondable sagesse »  habitant la Maison-Blanche.

    Mais son vrai « génie » et s’il est toujours là malgré tous les scandales (il commet environ un crime par jour digne d’un impeachment depuis la minute où il a été élu), c’est d’avoir réussi à terroriser le parti républicain et ses représentants au Congrès. Tous ceux qui étaient encore lucides pendant la campagne électorale de 2016 se sont rangés derrière lui et, quoi qu’ils pensent en privé, se comportent comme des petits larbins prêts à bafouer leur honneur afin de le servir servilement. Si Trump est encore président, c’est parce que le parti républicain est un parti terrorisé (en plus d’avoir de profondes tentations fascistes) au service dévoué d’un homme obsédé uniquement par lui-même.

    De quoi ont-ils si peur ? Ils sont tous adultes et vaccinés et pourtant ils se comportent comme des enfants ayant peur du père fouettard. A-t-il un dossier compromettant sur chacun d’eux ?

    Si l’on prend Giuliani, l’avocat personnel de Trump. A l’époque où il était maire de New-York, il avait la réputation d’être dur contre le crime et d’avoir fait baisser la criminalité. Au nom de la Loi. Aujourd’hui il passe beaucoup de son temps à courir les télévisions pour raconter des insanités. On dirait le chapelier fou d’Alice au pays des merveilles mais sous amphétamine. Pourquoi ? Est-ce de la démence sénile ou de la peur ?

    Encore pire, le ministre de la justice. Il avait déjà été ministre de la justice sous Bush père et en avait conservé une réputation plutôt honorable. Il aurait pu vivre en paix avec cela et entrer dans l’Histoire. Et là, depuis le premier jour où il a été nommé par Trump, il se comporte comme l’avocat personnel du président. Il se bat bec et ongles pour le protéger, violant au passage toutes les règles éthiques liées à sa fonction ainsi que la Constitution de son pays. Il était riche, il avait une bonne réputation et il a fallu qu’il devienne une crapule. Pourquoi s’inflige-t-il cela ?

    Et je ne parle pas de tous les autres, qu’ils aient démissionné ou qu’ils soient actifs, car ils n’en valent pas la peine.

    Le « génie » malfaisant de Trump est de savoir manipuler les médias et surtout les faiblesses de l’être humain. Il sait à quel point l’humain est corrompu et aisément corruptible. Jamais sans doute dans l’histoire de nos démocraties nous n’aurons assisté au dévoiement aussi rapide de tous les principes moraux et éthiques des membres d’un gouvernement (exécutif et législatif) qui se comporte comme une organisation mafieuse au service du parrain.

    On dit que le poisson pourrit par la tête. Jamais cela n’aura été plus vrai

  • Climat : en finir avec la mentalité des vieux cons ?

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    Que cela fait plaisir de voir tous ces jeunes dans la rue pour la sauvegarde du climat et de notre/leur planète. Le combat sera rude car les résistances sont immenses. C’est ce que j’appelle la mentalité des vieux cons, c’est-à-dire celle de tous ceux qui ont verrouillé les leviers du pouvoir à leurs intérêts exclusifs. Et tant pis pour les conséquences, y compris pour leurs propres enfants et petits-enfants. Pour que les choses changent, il va falloir multiplier les manifestations et démultiplier leur ampleur.

    Ce qui est rassurant est que nous avons toutes les solutions techniques pour un avenir meilleur :

    • Agriculture : ceux qui détiennent les leviers prétendent que seule l’agriculture intensive et son avatar monstrueux, les OGM, peuvent nourrir la population mondiale. C’est un mensonge insupportable car cette agriculture basée sur le pétrole détruit les sols et les rend stériles. Nous avons, avec la permaculture et/ou l’agriculture biologique, des modèles efficaces et performants pour nourrir chacun d’entre nous sans nuire à notre avenir. La permaculture permet même de régénérer des sols stériles tout en produisant abondamment
    • Transports : ceux qui détiennent les leviers prétendent que seuls les moteurs à essence et au diesel sont la solution à nos besoins de mobilité. C’est un mensonge monstrueux car non seulement il freine la recherche et l’innovation mais il bloque les solutions qui sont déjà là comme les moteurs à hydrogène propre
    • Energie : là aussi des solutions existent alors que ceux qui détiennent les leviers prétendent que seul le modèle centralisé de production d’énergie est la solution. Il est certain que cela leur assure la domination sans partage sur nos Sociétés et des profits garantis et prévisibles. Plus le système de production d’énergie sera décentralisé et proche du consommateur, plus il sera efficace, plus il échappera aux tenants du nucléaire et des énergies fossiles

    Espérons que face à cette urgence vitale la jeunesse d’aujourd’hui ne fera pas comme toutes les générations précédentes : devenir elle-même une génération de vieux cons la quarantaine passée.

  • Hong-Kong : rare îlot de liberté en Chine (et dans le monde) !

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    Je suis impressionné par le courage de cette jeunesse qui se bat contre un pouvoir monstrueux d’inhumanité, de manipulation et de corruption. Tout est fait, en Chine, pour asseoir avec tous les moyens possibles et imaginables, une dictature si totale qu’il ne viendra bientôt plus à personne dans ce pays, ne serait-ce que l’idée de le remettre en question. La Chine d’aujourd’hui, grâce aux moyens numériques, est en train d’accomplir le pire de la « Révolution culturelle », à savoir le contrôle total et en « temps réel » des êtres. Plus besoin de les soumettre à de longues séances d’auto-critique. Ils sont soumis avant même de se révolter ou de « dévier » de quelque façon que ce soit.

    Alors que là-bas un « village » lutte encore et toujours contre un parti communiste composé, à sa tête, de fous furieux, ici et ailleurs dans le Monde, tous les peuples ne sont-ils pas confrontés à leurs propres fous furieux :

    • Occident : le capitalisme aveugle et sourd exploite les peuples de nos pays occidentaux et du Monde afin d’enrichir une poignée de privilégiés de façon répugnante. Et dans cette entreprise globale, tout est bon et les moyens de manipulation des gouvernements et des opinions sont parfaitement rodés. D’un côté vous avez les entreprises, entrepreneurs, actionnaires, riches de centaines de nouveaux milliards de dollars chaque année qui se paient des médias et des firmes de Relations publiques afin de faire systématiquement passer leurs intérêts avant ceux des Peuples. Et nous, les Peuples, personne ne nous défend, personne ne nous représente, si ce ne sont parfois des pantins ridicules et/ou dangereux et/ou débiles
    • Inde : un pays qui est de plus en plus pris par le vertige de l’Hindouisme fanatique
    • Brésil : a élu un monstre prêt à détruire ce qui reste des Peuples premiers et de la forêt amazonienne
    • Pays musulmans : ils sont tous confrontés, de façon souvent extrêmement brutale, à l’obscurantisme moyenâgeux des « fous de dieu ». Et il n’y a aucune issue en vue, bien au contraire
    • Russie, etc.., etc..

    Ce Monde fait de plus en plus peine à voir. Puisse ce rare îlot de liberté, à Hong-Kong, survivre le plus longtemps possible !

     

  • Les « Souvenirs européens » de Stefan Zweig et l'actualité

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    Formidable émission de Guillaume Gallienne (« ça peut pas faire de mal », France Inter, samedi 25 mai) sur l’écrivain autrichien et son dernier livre écrit après son exil « Le Monde d’hier, souvenirs d’un Européen ».

    Il y décrit les années 30 en Allemagne comme personne : le réveil des masses, l’antique magie des drapeaux, les paroles patriotiques, le goût de l’aventure où chacun peut devenir un héros, le besoin impérieux de sortir du monde bourgeois et de donner libre cours aux instincts sanguinaires les plus primitifs. Rapidement commence l’intimidation de ceux qui respectent encore les institutions.

    Les allemands raisonnables de l’époque jugeaient inimaginable qu’un homme qui n’avait même pas terminé l’école primaire put occuper un poste aussi prestigieux que celui de chancelier. Rien n’a autant aveuglé les intellectuels allemands que cette certitude qu’Hitler n’était qu’un « agitateur de brasserie ». Et même lorsque il est devenu chancelier, ils pensaient encore que ce ne pouvait être qu’à titre intérimaire. C’est alors, toujours selon Zweig, que le génie cynique de Hitler se manifesta pour la première fois, par une technique de grand style. Ce qu’il a appelé  « la technique de l’imposture sans scrupule ». Pendant des années il avait fait des promesses dans toutes les directions afin d’acquérir des soutiens stratégiques :

    • L’industrie lourde se sentait délivrée de sa peur du bolchevisme car elle voyait au pouvoir l’homme qu’elle avait secrètement financé depuis des années
    • La petite bourgeoisie appauvrie à laquelle il avait promis la baisse des taux d’intérêt poussait des soupirs de soulagement enthousiastes
    • Les petits commerçants se souvenaient qu’il avait approuvé la fermeture des grands magasins, leurs concurrents les plus dangereux
    • Le meilleur accueil lui était réservé par les militaires car il vilipendait le pacifisme.

    Hitler est nommé chancelier en janvier 33 et pendant les mois qui précèdent les élections législatives du 5 mars, l’intimidation s’accentue encore. Les SA (troupe paramilitaire des nazis entraînée pour l’attaque, la violence et la terreur) perturbent les réunions de leurs adversaires politiques et passent à tabac nombre d'opposants. Tous les journaux critiques de l’action du chancelier sont interdits. Puis c’est l’incendie du Reichstag, fin février 33. Il en profite pour supprimer toutes les libertés individuelles. Le Parlement disparaît. On apprend en frissonnant qu’il existe des camps de concentration et que des cachots secrets sont aménagés dans les casernes pour y supprimer des innocents, sans jugement. On laisse libre cours à tout désir de vengeance privée. L’inhumanité s’étend ensuite à la Terre entière.

    Peut-on tirer des parallèles avec l'actualité de ce qui se passe aux USA ? J’en vois plusieurs :

    • Personne ne prenait Trump au sérieux. Comment un homme médiocrement intelligent, inculte et ignare pouvait-il devenir président des Etats-Unis ? Et même aujourd’hui, la plupart des gens pensent qu’il n’est qu’un accident de l’Histoire et qu’il sera remplacé à la prochaine élection présidentielle
    • Trump et le parti républicain sont prêts à violer toutes les lois qu’il faut afin de conquérir et de conserver le pouvoir
    • Il sait faire vibrer la fibre patriotique et ne se prive jamais de recourir à ces artifices pour son bénéfice personnel
    • Il applique la technique de « l’imposture sans scrupules » avec maestria. Imposteur est son surnom et il l’impose sans le moindre scrupule, même lorsque il fait l’étalage douloureux de son incompétence
    • Il a su mettre la plupart des grandes fortunes du pays dans sa poche (dans les 2 sens du terme) en leur promettant et en leur accordant des privilèges fiscaux insensés et en se posant en barrage contre le « socialisme »
    • Il sait faire croire aux déçus du rêve américain qu’il est leur chevalier blanc (doublement « blanc ») et qu’il va leur permettre de prendre leur revanche sur tous ceux qui les ont trahis
    • Il sait désigner « l’ennemi » à la vindicte des foules (les Mexicains, les Chinois, les Clinton, les démocrates en général)
    • Il n’hésite pas, lors de ses (nombreux) meetings, à intimider et/ou à faire taire par la force, un spectateur ne manifestant pas son admiration à son égard
    • Il désigne les médias à la vindicte populaire en les traitant « d’ennemis du peuple »
    • Il prétend maintenant que ceux qui enquêtent sur lui sont des « traîtres » (crime passible de la peine de mort)
    • Il tente par tous les moyens de vider le Congrès (une des 3 branches du pouvoir aux USA avec l’exécutif et la Cour suprême) de tous ses pouvoirs en refusant brutalement de coopérer avec les enquêtes en cours
    • Il a fait main basse sur la Cour suprême puisque il a bénéficié aussi bien de l’obstruction répugnante du Sénat à majorité républicaine un an avant la fin du mandat de Barack Obama pour le renouvellement d’un siège que de la démission d’un juge peu après son arrivée au pouvoir
    • Il a amadoué l’armée en lui accordant un budget supérieur à tous ceux accordés jusques ici dans l’histoire du pays
    • Il n’hésite pas à intimider en disant, lors d’un meeting, que « toutes les armes sont de mon côté ». Il parlait aussi bien de la force « légale » (armée, FBI, polices…) que des forces illégales (bikers et tous les « red necks » qui possèdent de nombreuses armes)
    • Depuis les attaques du 11 septembre 2001, la CIA, avec l’accord plein et entier de l’administration Bush fils, utilise des sites secrets qui permettent de torturer à l’abri des regards indiscrets

    De même que les Allemands et beaucoup d’Européens n’ont rien vu venir dans les années 30, de même les Etats-Unis semblent encore trop souvent croire que leur système démocratique de « checks and balances » (entre les 3 pouvoirs) va leur permettre d’éviter le naufrage. Le narcissisme pathologique de Trump qui est sa seule force et son seul « génie » affaiblissent chaque jour un peu plus les institutions des Etats-Unis. Cet « écho » (ou ce raté) de l’Histoire devrait tous nous faire réfléchir.

     

     

     

     

  • Résister au capitalisme

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    Pour ceux qui n’auraient pas vu l’édifiant reportage d’ARTE sur les transports routiers en Europe :

    https://www.youtube.com/watch?v=A8OBLkkyqyY

    C'est passionnant. Il y a tout là-dedans. On y voit à l'oeuvre toutes les limites qui font que, dans le domaine du transport, on reste collés aux modèles du milieu du 20ème siècle. Et quand cela "évolue", alors c'est pour tirer profit du laxisme de nos législations (le modèle "Amazon", mais pas seulement). Laxisme qui est lui-même institutionnalisé grâce à la puissance des lobbies routiers. On y comprend la puissance de ceux-ci auprès des gouvernements des pays européens et auprès du parlement européen. Il y a clairement une volonté de mettre tous les atouts du côté des constructeurs de poids lourds diesel et un sabotage (par refus d'investissements) de tous les autres modes de transport. Le cercle vicieux parfait.

    Si l’on extrapole cela aux autres domaines de l'activité financière et industrielle et que l’on prend en compte l'ensemble de nos gouvernements, que cela soit à Berlin, à Paris, à Berne (même si dans ce domaine spécifique, le ferroutage fonctionne à peu près), à Bruxelles ou à Washington, alors on comprend pourquoi rien ne change et rien n'avance. Cette poignée d'individus qui concentre tous les pouvoirs et tous les moyens financiers et économiques verrouille la totalité de nos gouvernements aussi bien au niveau législatif, qu'exécutif.

    Le débat qui existe ensuite périodiquement, au moment des élections, entre les citoyens et la classe politique n'est malheureusement qu'une triste pantalonnade qui ne fait plus rire grand monde, tant nous sommes loin des discours aux actes. Prétendre que le pouvoir est dans les urnes est devenu une illusion qui ne fait que croître au fur et à mesure que les véritables pouvoirs de décision se concentrent entre un nombre de personnes de plus en plus restreint, restructuration après restructuration, rachat d'entreprise après rachat d'entreprise, merger après merger, inceste (entre l'argent et le pouvoir politique) après inceste, cadeaux fiscaux après cadeaux fiscaux, scandale vite étouffé (grâce à des sociétés de PR) après scandale tout aussi vite étouffé. La direction ultime du capitalisme est la concentration extrême des moyens de production, des revenus et du capital. Cela est magistralement démontré par le fait que, après 40 années de « révolution conservatrice » faite de mondialisation et de transferts successifs de richesses, 8 personnes possèdent autant que les 50% les plus pauvres de la population mondiale.

    Bien sûr, ne pas voter ouvre la porte à des gouvernements populistes, autoritaires et cleptocrates, mais voter pour des gouvernements « présentables » permet, sous couvert de « démocratie », à cette collusion monstrueuse entre les puissances de l'argent et le pouvoir politique de prospérer d'année en année et de nous amener toujours plus près d'une dictature de facto des puissances de l'argent qui draine 90% des richesses en faveur d'une poignée de familles et d'individus et qui met le reste de nos populations en une forme d'esclavage moderne, soit en tant que "larbins du système" (lorsqu'ils font de la politique ou sont avocats d'affaires, ou cadres supérieurs ou prof. d'économie, etc.., etc...), soit sont exploités en bonne et due forme comme toutes ces "petites mains" de ce système monstrueux (les routiers que l'on voit dans le reportage, les employés d'Amazon, etc.., etc..). C'est ce que l'on appelle devoir choisir, dans les urnes, entre la peste et le choléra. Les deux sont monstrueux. Les deux mènent à des dictatures par la concentration inéluctable des pouvoirs qu'ils portent en eux. Les deux semblent impossibles à réformer. D'où l'exaspération de plus en plus grande des peuples occidentaux. Là aussi un cercle vicieux tout aussi parfait.

    Pour notre "salut" individuel et collectif, on doit essayer de trouver, pour nous-même, par nous-mêmes, un modèle qui nous permette de nous compromettre aussi peu que possible aussi bien avec le fascisme politique qu'avec le fascisme économique. Quelques timides tentatives existent. Puissions-nous les soutenir. Elles sont la seule alternative crédible qui pourrait nous permettre de sortir de cette folie sans passer par un bain de sang.

  • Quel destin tragique que celui de l’Humanité

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    Qu’est-ce qui fait que nous, humains, sommes périodiquement poussés à nous jeter à la gorge les uns des autres. Et clairement, nous nous approchons de plus en plus dangereusement d’un de ces moments. Tout le montre. Tout le prouve. Et pourtant, comme les moutons courant vers la falaise, rien ne semble pouvoir nous empêcher d’éviter ce funeste destin.

    Après chaque guerre, nous nous disons : « Plus jamais cela ». Les tensions s’apaisent. Et nous vaquons à nos occupations car il faut bien reconstruire tout ce qui a été dévasté. Et sitôt cela fait, la somme des égoïsmes individuels reprend le dessus. Ceux qui possèdent le pouvoir recommencent à perdre toute mesure et accaparent tout ce qu’ils peuvent accaparer. Les gens qui subissent cela se fâchent et cherchent des boucs émissaires. Qui ne sont souvent pas les bons. Nous cessons de nous parler. Nous nous enfermons dans nos bulles respectives, convaincus que l’autre est le problème. Les tensions montent. La cocotte-minute accumule la vapeur. Et plus il y a de vapeur et moins nous sommes capables de nous parler. Et un jour la tension est telle que ce que nous croyions impossible quelques décennies auparavant redevient possible.

    Regardez la situation géopolitique actuelle. Cela fait frissonner. Les pays musulmans sont à feu et à sang. Les pays pauvres haïssent les pays riches. Les pays riches méprisent et/ou exploitent les pays pauvres. Les dictatures comme la Russie et la Turquie cherchent à influencer par tous les moyens la politique des pays dits « démocratiques ». Et au sein de nos démocraties, nous ne nous parlons plus. Chaque groupe vit pour soi et essaye simplement de survivre. Des politiciens opportunistes cherchent à tirer un profit personnel de nos désarrois cumulés. Nous vivons cela partout. Aux Etats-Unis bien sûr qui a élu celui qui devient rapidement le fossoyeur de la démocratie tout étant celui de leur dignité. En Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne qui sont pris plus ou moins intensément par le vertige fasciste. Et voilà que le Brésil vient d’élire un pur aspirant fasciste, nostalgique du régime militaire qui a eu cours dans ce pays. Et cela ne s’est pas fait suite à un coup d’état mais dans les urnes.

    La situation est gravissime, évolue chaque jour un peu plus dans la mauvaise direction et je ne vois rien à l’horizon qui pourrait dévier notre trajectoire morbide. Quel destin tragique que celui de l’Humanité.

  • Parti républicain : un parti fasciste

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    Pas un jour sans que Trump ne s’attaque aux journalistes, à la justice de son pays et aux agences du renseignement. A savoir tous ceux qui questionnent son pouvoir. Pour parvenir à ses fins, il s’adresse à sa base en mentant effrontément, jour après jour, avec de plus en plus d’aplomb et de violence. Il s’adresse à sa base, à l’opinion publique par des tweets rageurs qui appellent ses troupes à la haine contre les journalistes, les membres des agences du renseignement et la justice car il sait qu’il n’a aucune chance d’avoir raison face à une cour de justice.

    Les journalistes américains sont menacés à cause de sa rhétorique nauséabonde. Le juge qui instruit le procès de Manafort a reçu des menaces et doit être protégé par la police. Dans un pays qui a atteint ce degré de violence, où les armes sont en vente libre, où les tueries de masse sont fréquentes, sa tactique n’est rien d’autre qu’un appel public au meurtre de ses opposants.

    En plus de sa corruption personnelle et de celle d’une large partie des membres de son gouvernement, il se permet ce qu’aucun président n’a fait depuis Nixon : s’ingérer avec véhémence dans le cours de la justice. La grande différence avec Nixon est qu’il le fait en plein jour. Par écrit et à la télévision, avec l’aide de son avocat véreux (Giuliani). Et le parti républicain continue d’être silencieux.

    Si à l’époque de Nixon il avait eu la dignité de faire tomber le président, il est aujourd’hui un parti répugnant car sa volonté de garder le pouvoir par tous les moyens :

    • redécoupages électoraux en leur faveur (gerrymandering)
    • suppression arbitraire de votants (voters suppression)
    • interdiction d’exercer son droit de vote en cas de problèmes, même mineurs, avec la justice (felons can’t vote)
    • probable manipulation des élections présidentielles en 2000
    • obstruction parlementaire un an avant les élections de 2016 à la procédure de nomination d'un juge à la Cour suprême désigné par Obama dans l'espoir que l'issue des élections leur serait favorable
    • probable collusion avec la Russie en 2016
    • refus entêté de prendre acte des innombrables et gravissimes transgressions du président

    en fait, de facto, un parti fasciste.

  • Le génie et la double négation

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    C’est parce qu’il a commis une erreur grammaticale durant sa conférence de presse que Trump n’a pas dit à Poutine que l’ingérence de la Russie dans la vie démocratique US ne devait jamais se reproduire, sous peine de graves conséquences. Outre que c’est un mensonge de plus (on ne les compte plus), cela contredit tout le reste de sa conférence où il s’est montré extraordinairement servile et obséquieux vis-à-vis de Poutine. Plusieurs fois les journalistes américains ont essayé de l’amener sur ce terrain et à chaque fois il s’est défilé, continuant de parler de « chasse aux sorcières » et des emails de Clinton.

    Seulement là, il a commis une grossière erreur stratégique puisque depuis vendredi passé, soit avant la réunion avec Poutine, plus personne ne nie l’ingérence de la Russie dans le processus électoral US en 2016. Même pas les éditorialistes de Fox News, pourtant aux ordres d’ordinaire. Quant à l’ex directeur de la CIA, John Brennan, il parle même de « trahison ». Et l’on en apprend presque tous les jours un peu plus sur la façon dont la Russie s’est ingérée dans la vie politique US, avec de nombreuses inculpations à la clé :

    • Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Trump, a été inculpé et a accepté de collaborer avec la justice
    • Paul Manafort, ex chef de campagne du président, a été inculpé et se trouve en prison depuis quelques semaines, mais refuse de collaborer avec la justice
    • Michael Cohen, l’avocat de Trump qui a quelques affaires louches sur les bras, a également été inculpé mais refuse, pour l’instant de collaborer avec la justice en plaidant le 5ème amendement (ce que dénonçait vigoureusement Trump pendant sa campagne en disant que « plaider le 5ème » était réservé à la mafia)
    • Il y a quelques semaines, 13 agents russes ont été inculpés
    • Avant que 12 autres travaillant pour le service de renseignement de l’armée russe (GRU) ne soient inculpés vendredi passé, avec tous les détails sur leurs activités et leur mode opératoire.

    Ce qui est encourageant c’est que lorsque Rod Rosenstein a annoncé ces 12 inculpations, son « body language » était celui d’un homme en mission, bien décidé à ne pas se laisser intimider par le jeu malsain de certains politiciens républicains. Dès lors, que Trump ait continué de s'enfermer dans ses dénégations lors de la conférence de presse a choqué tout le monde, car il allait totalement en sens contraire de l’histoire qui est en marche.

    Et lundi, c’est une espionne russe, Maria Butina, travaillant sur sol américain (et pas derrière des ordinateurs en Russie) qui a été arrêtée. Elle s’est infiltrée jusque au sommet du parti républicain et de la NRA (ce cancer de la démocratie américaine) afin de créer les liens nécessaires pour faciliter l’ingérence russe dans la vie politique US, et qui sait, la collusion. Nul doute que si collusion il y a (eu), Bob Mueller et son équipe vont le découvrir, puisque dans leurs inculpations ils évoquent déjà des « US person 1 » et « US person 2 ».

    Même si la collusion entre Trump et/ou son équipe de campagne n’est pas encore avérée Trump ne pourra plus longtemps se cacher derrière son petit doigt ou des erreurs de syntaxe (cela fait désordre pour une « génie ») pour retarder l’avènement de la vérité.

  • Les reclus de Monflanquin

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    Très intéressante émission sur France Inter (Affaires sensibles du 26/6/2018) qui, avec l’aide d’un psychiatre, fait le point sur la façon dont une famille (aristocratique) est devenue le jouet d’un manipulateur sans scrupules. Le système s’est installé, par étapes qui, tout en s’entremêlant et en se superposant, peuvent se résumer de la façon suivante :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes
    • Repérer leurs failles intimes
    • Avoir réponse à tout
    • Casser le narcissisme de chacun
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun
    • User de pratiques sectaires
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement
    • Faire perdre tout esprit critique
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain.

    Préjudice pour cette famille, près de 6 millions d’euros et une vie familiale, une intégrité physique et psychique à reconstruire entièrement.

    Les processus de la manipulation sont universels. Qu’il s’agisse d’un pervers narcissique au sein d’un couple, d’un gourou au sein d’une secte ou d’un dictateur dans un pays, si l’on adapte ces étapes aux circonstances, aux époques, aux cultures et aux nations, on va retrouver peu ou prou les mêmes mécanismes. C’est ainsi que l’on peut expliquer l’emprise d’un Erdogan sur le peuple turc ou la façon dont Hitler a sidéré suffisamment d’Allemands afin d’accomplir son œuvre monstrueuse. Et ne croyons pas que cela ne concerne que des familles de débiles, des couples de consanguins, des nations plus ou moins lointaines ou des époques révolues à jamais. Non, cela se passe tous les jours, chez des voisins qui semblent au-dessus de tout soupçon, voire au sein de notre propre famille.

    Sur un plan géostratégique, nous en avons un exemple terrifiant avec les Etats-Unis qui suivent exactement toutes les étapes de la dérive vers un système totalitaire voulu par un homme pervers, corrompu et toxique. Alors reprenons les étapes qui ont détruit cette famille et voyons comment on peut les appliquer aux Etats-Unis de Trump :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes : Tenir un discours populiste et « sympathique » qui est en accord avec ce que la population en question a envie d’entendre
    • Repérer leurs failles intimes : Identifier les courants qui traversent la société, les frustrations qui montent, la colère contre la délocalisation des jobs vers la Chine (« America first », la colère contre les élites politiques qui sont coupées du peuple et de ses préoccupations (« Drain the swamp »)
    • Avoir réponse à tout : Avoir une réponse toute prête à toutes les préoccupations de l’électorat visé. Au besoin, l’inventer au moment où le cas se présente, sans lien aucun avec la réalité et les difficultés réelles des circonstances
    • Casser le narcissisme de chacun : Dénigrer tous ceux qui s’opposent à l’entreprise du manipulateur, non par des arguments basés sur des faits, mais basés sur des critères totalement subjectifs d’apparence physique ou de niveau intellectuel. Répondre aux critiques factuelles par des dénigrements infondés mais porteurs médiatiquement
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun : Accuser tous ceux qui mettent en doute l’intégrité du président d’être antipatriotiques, d’être corrompus, de travailler à détruire la nation. Cela s’applique au FBI et à la CIA et à toutes les agences du renseignement qui conviennent que la Russie est intervenue dans le processus électoral afin de faire gagner Trump alors que lui seul préfère croire à la parole de Poutin qui continue de nier l’implication de la Russie. Prétendre que les actions du FBI sont une chasse aux sorcières et le fruit du « deep state », une nébuleuse complotiste qui travaillerait à la perte des Etats-Unis en délégitimant, au sein de l’administration, l’agenda politique du président
    • User de pratiques sectaires : Les seules informations crédibles sont, pour le Président, celles venant de la chaîne Fox News qui, en termes d’objectivité, est digne de la Pravda
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude : Remettre en question tout ce qui a fait les Etats-Unis tels que nous les connaissons en attaquant son rôle dans le Monde, en attaquant la Constitution chaque fois que cela gêne le Président aux entournures, en profitant de chaque faille pour s’y engouffrer, en faisant de ce pays une quasi dictature puisque le parti républicain marche au pas de l’oie et qu’il concentre TOUS les pouvoirs
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde : Attaquer tous les traités signés par les Etats-Unis, que cela soit en terme de défense (l’OTAN et son rôle), de partenariat avec ses voisins immédiats (l’ALENA regroupant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique au prétexte que cet accord est défavorable aux citoyens et aux emplois américains), de partenariat avec 11 pays asiatiques (le TPP sous le même prétexte que pour l’ALENA, alors que cet accord géostratégique avait été voulu par Obama afin de contenir la montée de la puissance chinoise), imposer des tarifs aux principaux partenaires et alliés des Etats-Unis sous prétexte de « sécurité nationale », dénoncer le traité sur le nucléaire iranien sans le remplacer par rien d’autre que des menaces
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement : l’homme d’affaires Trump était véreux. Nulle surprise qu’il est également un politicien véreux se comportant non pas comme un digne représentant de sa fonction mais comme un véritable chef maffieux
    • Faire perdre tout esprit critique : Faire des promesses intenables et jamais tenues, mentir, mentir, mentir afin de créer un brouillard qui rend la lecture des événements et des circonstances « indéchiffrable », traiter les médias critiques de « fake news » et de « failed media ». Remettre en question tout ce que la communauté scientifique nous rappelle afin de préserver notre avenir, comme autant de « fake news »
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain : Le président n’a aucun scrupule à s’enrichir, lui et à sa famille, sur le dos des Etats-Unis, au mépris des institutions, de la Constitution, et des règles et pratiques couramment acceptées et respectées par tous ses prédécesseurs.

    Pour réussir une telle manipulation, il faut, après les formidables promesses initiales, que la/les victimes(s) refuse(nt) d’ouvrir les yeux lorsque les choses commencent à déraper. Et, en général, les victimes voient très exactement ce qui est en train de se produire mais ont mis leur esprit critique en stand-by afin de continuer de croire au conte de fée. C’est ainsi que le manipulateur se nourrit de ses victimes et s’engraisse sur son/leur dos.

    Puisse une partie au moins des 35-40 % de l’électorat US qui reste derrière Trump envers et contre tout se réveiller de son engourdissement mortifère. Puisse une partie suffisante du parti républicain se ressaisir avant de devenir le fossoyeur des institutions US, voire de l’Occident. Et sinon, pourvu qu’ils soient balayés par une vague démocrate à mi-mandat. Il en va de notre avenir à tous !

  • USA : Qui va triompher, Trump ou la démocratie ?

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    Après avoir mené une vie de golden boy, avec tout ce que cela comporte d’arrogance, de mépris pour les lois, de conquêtes faciles et souvent tarifées, de corruption et d’intimidation, il se trouve chaque jour plus près de sa chute. N’est-ce pas paradoxal qu’au moment où il s’est cru au-dessus des lois en devenant l’homme « le plus puissant du monde » il voie son passé lui remonter chaque jour un peu plus à la figure, un peu comme des égouts bouchés qui refoulent leurs miasmes dans les rues en répandant leur pourriture pestilentielle ?

    Comme ce n’est pas son incompétence qui va le faire tomber (si cela avait dû être le cas, ce serait fait depuis longtemps) alors qu’est-ce qui le menace ?

    • Sont-ce ses accointances plus que louches avec le pouvoir russe au travers de tous les oligarques proches de Putin avec lesquels il a fait affaire ?
    • Découvrira-t-on par quels liens Putin le tient en laisse ?
    • Sont-ce les nouvelles révélations sur la façon dont la Société Cambridge Analytica a manipulé les élections présidentielles en ciblant les profils facebook d’électeurs indécis dans les « swing states » ?
    • Ou encore les révélations de ces femmes qui ont eu des relations troubles avec lui et qui ont été soit agressées physiquement, soit manipulées, par avocats interposés, afin d’acheter leur silence ?

    Personne ne le sait encore mais le nœud coulant se resserre chaque jour un peu plus autour de son cou.

    Tout le monde sait, par contre, à quel point il est instable de caractère, impulsif et colérique et surtout prêt à tout afin de protéger ses intérêts. Les Etats-Unis il s’en moque comme d’une guigne. Lui seul compte et je ne doute pas qu’il serait capable de provoquer une guerre (y compris mondiale) à seule fin de détourner l’attention de ce qui le menace. Ce que l’on nomme aux Etats-Unis « wag the dog » (voir film du même nom). Le monde est en danger car un homme qui n’aurait jamais dû être élu à la Maison-Blanche est Commandant-en-chef de la plus puissante armée de tous les temps. Et rien ne l’arrêtera afin de cacher ce qu’il ne veut pas voir être révélé à la face du monde !

    Alors qui va triompher dans ce combat titanesque : Trump ou un sursaut de la démocratie ?