04/03/2012

Une surenchère désespérée

Intéressant article dans le New York Times du 27 février ("The Possum Republicans"). L'éditorialiste y dénonce la folle course en avant des différents candidats républicains engagés dans les primaires de leur parti. Les tenants de l'extrême droite (qui n'est pas exactement superposable à l'extrême droite telle qu'on l'entend en Europe) du parti ont une telle audience et mettent une telle pression sur leurs « camarades » de parti, qu'ils imposent les thèmes à tous les niveaux de la vie politique américaine, depuis les élections locales jusqu'aux primaires du parti républicain.

Il n'y a donc, en ce moment, aucun candidat républicain « modéré » dans la primaire. C'est une bataille de chiffonniers et c'est à celui qui sera le plus conservateur, rétrograde et opposé à toute solution raisonnable au monstrueux déficit des Etats-Unis. Cette folle course vers l'extrême est vraiment inquiétante pour ce pays et pour le reste du monde, par la même occasion. En l'état actuel des choses, on sait que si le prochain président devait être républicain, les Etats-Unis s'engageraient dans une régression sociale et économique qui serait vraisemblablement sans issue.

Et cette course vers les extrêmes a lieu dans d'autres pays. La façon dont l'UDC instrumentalise certains thèmes peut faire penser à ce système. Ils savent formidablement bien utiliser la frustration de nombreux citoyens de ce pays qui se sentent « abandonnés » par une « élite » politique qui se contrefiche de leurs préoccupations quotidiennes.

Idem en France, lorsque le président-candidat va chasser sur les terres de l'extrême-droite pour se faire élire.

Il est de la responsabilité de la classe politique qui se veut responsable et respectueuse de la démocratie de s'attaquer avec sérieux, constance et détermination également aux thèmes qui sont importants pour le citoyen moyen afin de couper l'herbe sous les pieds des extrémistes de tout bord.