24/03/2012

Une (très) grosse bombe sanitaire, à retardement (2)

Malheureusement, les bactéries résistantes ne sont pas le seul souci sanitaire qui nous menace en tant qu'espèce, la seule espèce vivante capable de s'autodétruire et peut-être même sans recourir aux moyens militaires.

L'approche allopathique de la médecine occidentale (et de la médecine vétérinaire) diffuse généreusement des substances médicamenteuses à haut pouvoir toxique. Les substances chimiques contenues dans les antidépresseurs, les antidouleurs, les somnifères, la pilule contraceptive, les hypocholestérolémiants, la cortisone, les antibiotiques bien évidemment, les chimiothérapies, etc.., tout cela finit dans les eaux usées de nos villes et de nos campagnes.

Il n'y a aucune baguette magique qui ferait qu'entre le moment où le consommateur de médicament avale un de ceux-ci et le moment où il en excrète les résidus,  ces substances seraient devenues neutres et inoffensives. Et aucune station d'épuration, à l'heure actuelle, n'est équipée pour filtrer ces microéléments toxiques venant des médicaments. Tout consommateur d'eau « potable » habitant en aval d'une municipalité quelconque, court le risque d'avaler un cocktail de substances chimiques d'origine médicamenteuse.

Notre mode de vie impose une charge toxicologique énorme sur notre environnement. Aux médicaments, vaccins compris, il faut ajouter les polluants excessivement dangereux en provenance de l'agriculture intensive. Ces polluants sont immensément  toxiques et ont une longue durée de vie. Cela veut dire qu'une fois relâchés dans l'environnement, ces pesticides y restent pendant des décennies, polluant les sols et les nappes phréatiques. Et la propagande qui soutient cette agriculture anti-vie est la même que celle qui soutient la médecine allopathique. Dans les deux cas, les géants de la pharma et de la chimie, mais ne sont-ce pas les mêmes, arrivent à nous faire croire que seules leurs méthodes et techniques sont fondées sur de solides travaux scientifiques. Approches seules à même de protéger l'Humanité contre la Maladie et contre la famine. Et que toute autre voie n'est que charlatanisme.

Les polluants chimiques médicamenteux et phytosanitaires déjà décrits et les produits chimiques toxiques produits parfois par milliers de tonnes chaque année par l'industrie, comme le bisphénol-a (qui est un perturbateur endocrinien) et le formaldéhyde (classé comme « cancérogène certain ») font peser une pression terrible sur notre environnement et forcément sur nous-mêmes. Il est inquiétant de voir à quel point les autorités responsables de la veille sanitaire sous-estiment les méfaits de ces différents polluants sur la santé humaine, alors même que quantités de maladies sont en croissance parfois exponentielle: asthme, autisme, diabète, cancer, etc..

La santé est un domaine extraordinairement complexe. Même si nous avons faits de grands progrès en biologie et en biochimie, la réalité est que nous en savons encore très peu. Si peu. Nous sommes encore des nains, face à l'immense complexité de la Vie. C'est pourquoi cette arrogance qui prétend que nous pouvons agir à notre guise en diffusant par tonnes des substances dangereuses est une folie suicidaire.

Comme l'industrie et les Académies de médecine ne sont pas prêtes à entendre ce message, cela se saurait, c'est à nous, consommateurs, de prendre notre vie en main:

  • Chaque fois que nous ferons le choix d'une médecine « douce » à la place de la médecine toxique, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous refuserons la facilité consistant à aller consulter pour recevoir la « pilule magique » censée régler tous nos problèmes, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous accepterons de « souffrir » un peu pour donner la chance à notre organisme de régler un apparent problème de santé (parfois notre corps/psychisme ont besoin de passer par un ensemble de symptômes nous faisant croire que nous sommes « malades » alors qu'en réalité le corps/psychisme sont engagés dans un processus d'auto-guérison), nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous ferons le choix de produits issus de l'agriculture biologique, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement

Et réservons la médecine toxique pour les cas où le pronostic vital est engagé. Ou en fin de vie, pour soulager la douleur.


N'oublions jamais que malgré notre arrogance, nous sommes des nains. Personne ne comprend pourquoi une personne réagit de façon x à un environnement donné et qu'une autre personne réagit de façon y. Personne ne sait pourquoi une personne développera telle ou telle pathologie. Personne n'est à l'abri de développer une maladie, cancer y compris, même en suivant les meilleurs préceptes de vie. On ne peut que minimiser ses risques.


Si nous tous avions un tout petit peu plus de respect pour le miracle et le mystère qu'on appelle la « Vie », nous diminuerions le risque de nous auto-détruire en tant qu'espèce.

23/03/2012

Une (très) grosse bombe sanitaire, à retardement

Article proprement effrayant, aujourd'hui dans la TDG, sur les bactéries multi-résistantes (c'est-à-dire résistantes à plusieurs souches) aux antibiotiques retrouvées dans le lac Léman, en provenance du CHUV.


Cette problématique (la résistance des bactéries aux antibiotiques) est connue depuis longtemps. En fait dès l'utilisation à large échelle des antibiotiques vers la fin des années 40 (en réalité la résistance aux antibiotiques est une fonction « innée » des bactéries, jusqu'à un certain point). Mais pendant longtemps, la découverte régulière de nouvelles souches d'antibiotiques a masqué l'urgence du problème. Et l'on a cru, avec le coutumier mélange de naïveté et d'arrogance propre à l'être humain, que la recherche aurait toujours une longueur d'avance sur les capacités d'adaptation des organismes vivants.

 
Et que fait-on pour limiter sérieusement l'abus d'antibiotiques ? Pas grand-chose ou presque. Une petite campagne de temps en temps ("les antibiotiques, c'est pas automatique"). Quelques recommandations non contraignantes. Et puis c'est à peu près tout.


A l'utilisation abusive de ces médicaments en médecine humaine, il faut ajouter leur utilisation abusive en médecine vétérinaire. Certes, ils sont en principe interdits pour des usages autres que le combat contre des germes. Mais dans l'élevage intensif, les animaux sont si souvent malades à cause de conditions de vie totalement inappropriées, qu'ils reçoivent des antibiotiques par camions entiers. Et puis ils sont également largement utilisés de manière prophylactique (pour éviter que les animaux ne tombent malades, mais sans se préoccuper de l'impact sur les humains consommateurs de ces animaux, malades de ce qu'on leur fait subir). Tout cela sans compter que ces médicaments sont malgré tout parfois utilisés uniquement comme facteurs de croissance et de gains de masse corporelle.


J'ai déjà écrit sur ce sujet (voir "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2)") en parlant des dérives de la médecine. Cette découverte est une nouvelle preuve de la dangerosité de l'approche pasteurienne, sourde et aveugle au fonctionnement du vivant, de notre médecine occidentale. Croire que l'on peut intervenir uniquement de façon mécanique et symptomatique:

  • infection = antibiotiques,
  • Inflammation = anti-inflammatoire,
  • Allergie = antihistaminique, etc..

face à un être qui souffre, c'est faire fi de toutes les lois infiniment plus complexes qui régissent la vie.

Les antibiotiques, puisque nous avons eu la chance de les découvrir, ne devraient être utilisés qu'en cas de dernier recours et pas à tort et à travers comme nous le faisons depuis plus de 60 ans. Nous risquons, ce faisant, de perdre une arme précieuse, à tout jamais.

Pour revenir au thème de l'article, ce problème ne se limite certainement pas au CHUV et au lac Léman. Cette diffusion de bactéries résistantes est le fait de tous les hôpitaux du monde travaillant avec les mêmes méthodes que le CHUV, c'est-à-dire l'écrasante majorité. La plupart des médecins, généralistes ou non, contribuent eux aussi à la diffusion de cette résistance. Idem pour les vétérinaires, comme déjà mentionné.

L'article révèle ensuite un point d'une importance extrême: jusqu'à il y a peu, nous ne savions pas comment les bactéries acquéraient cette résistance. Ce n'est que depuis peu que l'on commence à comprendre que les bactéries s'échangent des informations. Une fois qu'une bactérie a trouvé le moyen de résister à un antibiotique, elle est capable de communiquer ce gène de résistance à ses congénères (échanges dits « horizontaux », sans passer par la transmission « descendante » de « mère » à « fille ». A partir de là, l'information s'échange rapidement, car les bactéries se multiplient très rapidement. Certains ont même émis l'hypothèse très audacieuse que toutes les bactéries à la surface de la Terre ne seraient que les cellules d'un même organisme. Thèse hardie s'il en est.

Si l'on combine à l'intelligence (comment appeler autrement cette fabuleuse mécanique d'organismes qui pour être plus simples que nous ont une capacité d'apprentissage, de résistance et de communication tellement sophistiqués) des bactéries, l'usage absurde et immodéré que nous faisons des antibiotiques, nous comprenons comment nous sommes en train de créer patiemment la grande épidémie du futur qui nous laissera totalement démunis.

Et si l'on ajoute à ce tableau déjà sombre, les excès vaccinaux auxquels nous assistons également depuis 50 ans, à cette injection an moins 50 fois répétée au cours d'une vie (et là aussi, nous vaccinons les animaux jusqu'à l'absurde) de cocktails de toxines bactériennes et/ou de virus humains et animaux, tout cela ajouté aux sympathiques adjuvants (mercure, aluminium, formaldéhyde, etc...), nous comprenons combien notre système immunitaire se trouve affaibli au lieu d'être renforcé.

Ce cocktail dramatique explique que nous sommes en train de préparer l'épidémie majeure qui un jour, à la faveur d'une énième mutation d'un virus ou d'une bactérie, balayera la surface de la Terre et s'attaquera à des humains au système immunitaire largement affaibli et incapable de se défendre contre ces mutants.

Par notre inconscience et notre arrogance, par ce refus de chercher à respecter certaines Lois de la vie ("le terrain est tout, le microbe n'est rien"), nous préparons cette sorte d'apocalypse qui n'a rien de divine.