07/03/2013

Pendant que nous regardons ailleurs

Pendant que nous regardons ailleurs, happés par les 1’001 sollicitations d’une vie quotidienne parfois frénétique, le lobby du nucléaire continue son travail de sape pour tenter d’affaiblir la volonté de notre classe politique de sortir du nucléaire. Et l’on nous répète inlassablement que notre pays ne peut pas se passer de cette source d’énergie « bon marché ».

Les pays traumatisés que sont l’Ukraine et le Japon connaissent le prix exorbitant d’un accident nucléaire. Et ce coût est appelé à se perpétuer pendant des centaines d’années (la durée du seul « nettoyage » de la centrale de Fukushima est estimée à 40 (!) ans). Le sarcophage de ces 2 centrales devra être construit (dans le cas de Fukushima), entretenu et renouvelé régulièrement pendant des siècles.

Mais sans parler de catastrophe, la simple sortie du nucléaire coûtera cher. Très cher. En Allemagne, la facture est évaluée, selon les experts, entre 250 et 1'700 milliards d’euros. Cette dernière somme, avancée par le groupe Siemens, englobe les investissements dans le renouvelable en plus du démantèlement des centrales. Y a-t-il une part d’intox dans cette somme effrayante, je suis incapable de me prononcer.

Prenons garde à rester vigilant et à ne pas nous laisser endormir par les manœuvres d’une industrie dangereuse pour l’avenir de notre pays et de l’Humanité et qui se cache derrière des prix artificiellement bas pour mieux nous séduire. 

Ces lobbies sont riches et ils ont les moyens de s’acheter les services des meilleurs avocats pour faire le siège de nos parlementaires et des meilleures agences de PR pour séduire la classe politique et la population. On le voit tous les jours malheureusement et dans tous les domaines :

  • Après Fukushima, on pensait que l’industrie nucléaire ne s’en remettrait jamais. Deux ans plus tard, le souvenir de l’accident devient de plus en plus flou et l’intense lobbyisme commence à porter le doute dans beaucoup d’esprits,
  • Après le scandale de la « vache folle », on pensait que l’emploi de farines animales pour nourrir les animaux était une aberration du passé. Il vient d’être accepté à nouveau à l’échelle européenne. Certes avec certaines restrictions, mais ce n’est qu’une question de temps,
  • Idem pour les OGM. Un travail inlassable est effectué pour faire admettre leur innocuité. Là aussi le peuple suisse doit être vigilant s’il veut que le moratoire actuel soit prolongé à son échéance,
  • Etc..

Restons vigilants sur de nombreux fronts afin de participer aux choix qui influencent notre avenir et celui de nos enfants.