10/03/2016

Réfugiés : l’erreur que nous n’aurions jamais dû commettre

Ce matin, un reportage édifiant de Marion Van Renterghem dans « Le Monde » sur ces familles allemandes ayant généreusement, ou naïvement, ouvert leur porte à des réfugiés syriens.

C’est, depuis décembre 2014, le cas de Christoph Bürger et sa compagne Anna-Lena Hösl. Cohabitation difficile, choc des cultures, lorsque leur premier hôte, un chrétien pourtant, refuse de se soumettre à l’autorité de la maîtresse de maison parce qu’elle est une femme. Puis c’est avec un musulman assidu qu’il leur faut apprendre à composer : ses prières quotidiennes, son refus de mettre un verre de vin dans le lave-vaisselle.

« Mais des gens qui ont fui la guerre, on les aide et c’est tout » tranche Anna-Lena.

Eh bien non ! Non, non et non ! Avoir souffert n’autorise pas tout et n’importe quoi. C’est exactement l’erreur tragique, celle que nous n’aurions jamais dû commettre, que nous faisons depuis le début de la crise des migrants. Nous nous devions, précisément car ces réfugiés viennent d’une autre culture et sortent brutalement de leur Moyen-âge social et religieux, de fixer dans une charte, les règles strictes, claires et précises de leur accueil. A accepter noir sur blanc ou à refuser. Un refus entraînant leur renvoi automatique.

Accueillir des réfugiés hongrois ou chiliens comme nous l’avons fait dans le passé n’est rien comparé à la vague d’immigration actuelle qui menace de submerger nos pays européens. Là où nous partagions des valeurs évidentes, naturelles, nous sommes confrontés à la brutalité de gens venant de sociétés qu’ils n’ont pas, depuis bien longtemps, réussi à faire fonctionner. Et pourtant ils veulent nous imposer leur façon de faire et de penser. Celle qui les a précisément poussés sur les chemins de l’exil. C’est pathétique d’aveuglement et d’ignorance. Il était de notre devoir de les empêcher de s’aveugler plus avant.

Las. Au cœur même de nos pays, nous avons des armées de bisounours qui travaillent avec une énergie inépuisable à entretenir les illusions des migrants. Ils sont prêts à céder sur tout. A fermer les yeux sur tout. Et du haut de leur soi-disant « supériorité morale », font si bien régner la terreur, que plus personne n’ose dire ce qu’il pense. Souffrent-ils d’une variation du syndrome de Stockolm, je ne sais ? Mais les illusions qu’ils entretiennent avec une telle inépuisable énergie ne rend service ni aux migrants ni à nos pays.