04/07/2013

L'UE: encore et toujours un conglomérat de couards

La "grande" Europe, celle qui fait payer sa défense par les Etats-Unis et qui essaye de nous tordre le bras dans tous les sens pour essayer de détourner une part de l'insolente prospérité helvétique à son profit, vient une fois de plus de démontrer son absence de courage politique.

Le jour où M. Snowden a dit tout haut ce que tout le monde savait déjà depuis 2004 au moins, on a entendu de partout des clameurs menaçant les Etats-Unis de représailles diverses et variées et notamment de suspendre les pourparlers sur les accords de libre-échange. Il aura fallu moins d'une semaine pour que les Européens oublient tout et reviennent à de meilleurs sentiments.

Et hier, la France qui aime tant nous donner des coups de bâton du haut de sa grandeur et de son rang de membre du couple moteur de l'Europe  (mais pour aller où ?), a battu un record du monde de vitesse dans le baisser de culotte vis-à-vis de ces mêmes Etats-Unis. Le grand pays souverain a fermé son espace aérien à l'avion présidentiel du président bolivien au motif que M. Snowden pourrait être à bord. Tout cela pour que le Ministre des affaires étrangères s'excuse platement à la fin de la journée.

La France a toujours eu une diplomatie marquée par sa lâcheté. Il suffit de repenser à ce qui s'est passé à l'époque du premier choc pétrolier provoqué par la guerre du Kippour, lorsque la Hollande avait pris fermement le parti d'Israël alors que la France allait faire des courbettes à toutes les monarchies pétrolières pour garantir ses approvisionnements. Et ne remontons pas plus loin pour ne pas ranimer de tristes souvenirs.

Il en va dans le monde comme dans la cour de récréation de toutes les écoles du monde: le plus grand tape sur celui qui est moins fort que lui et celui-ci cherche à se venger sur un plus faible que lui et ainsi de suite.

La Suisse a le "privilège" d'être à la fois un des plus petits états de la planète et un de ceux qui détient le plus de génie industriel et financier. Des groupes comme Nestlé, ABB, Novartis, Roche, UBS, Crédit suisse, etc…  sont des géants à la taille planétaire que même des états comme les Etats-Unis peuvent nous envier. Le fait que nous soyons un nain politique, démographique et militaire nous rend la tâche difficile en ces temps excessivement troublés.

Et il semble que personne, en Suisse, ne sache encore comment utiliser nos forces pour masquer nos faiblesses. Ce ne sera en tous les cas pas en rejoignant un club de couards.