04/10/2013

Elections genevoises : à quand des politiciens hors sol ?

Nous constatons tous que les prochaines élections au Conseil d'Etat et au Grand Conseil ne passionnent pas les foules. Et puisque nous semblons condamnés à devoir choisir entre des borgnes et des aveugles, faut-il s'en étonner ?

Entre les politiciens qui se taisent (espérons que c'est par décence suite à l'incroyable amateurisme à tous les échelons de responsabilité dans le meurtre sordide et fou de cette jeune et belle mère de famille ayant dû accompagner seule un violeur multirécidiviste et pas par calcul politique…), ceux qui n'ont rien à dire mais qui se présentent quand même, ceux qui ont un programme politique de l'épaisseur d'une feuille de cigarette, ceux qui se prononcent pour le départ des multinationales, ceux qui ont leur ego pour tout programme, ceux qui sont peut-être usés par l'exercice du pouvoir (si particulier et frustrant à Genève), le débat est quasi inexistant. Genève souffre d'avoir une classe politique, à quelques exceptions près, d'une médiocrité stratosphérique. Et les rares qui auraient des idées sont bloqués par la cohorte des neinsager, toujours les mêmes, qui veulent faire de Genève un village arriéré et sous-développé.

Alors ne faudrait-il pas "importer" des élus qui ont fait leurs preuves ailleurs ? On le fait volontiers dans le sport et l'on constate le bien que cela produit. Si la Suisse n'avait pas, depuis 2-3 décennies, importé des coaches et des joueurs étrangers de haut niveau dans le domaine du hockey sur glace, serait-elle devenue vice-championne du monde en 2013 ?

Elmar Ledergerber, ancien maire de Zürich, élu  2e meilleur maire du monde en 2008, pourrait apporter sa vision, son dynamisme, son punch à la scène sclérosée et trop souvent ridicule de la vie politique genevoise.

Boutade ? Oui, bien sûr. Mais rêvons un peu. Je ne connais pas M. Ledergerber personnellement et ne puis me prononcer quant à ses envies et ses desseins politiques dans les années qui viennent (et il a tout de même 69 ans). Mais si ce n'est lui, cela pourrait être son frère. Qu'il vienne de Suisse ou de l'étranger. On s'en fiche après tout, pourvu qu'il soit compétent et ait fait ses preuves.

J'en ai tellement assez des amateurs pas éclairés qui nous gouvernent que je suis pour un transfert massif de politiciens venant d'autres régions de Suisse. Et s'il le faut, je suis pour l'immigration choisie de politiciens étrangers apportant une vision neuve et non partisane pouvant revivifier Genève et sa région.

C'est malheureusement un peu tard pour ces élections-ci et je redoute déjà leur résultat. Alors, en attendant ce miracle, au secours !