30/05/2015

Blatter au conseil fédéral!

Ô je ne parierais pas une grosse somme d’argent sur la probité du bonhomme mais le voir tenir tête au DOJ américain me fait particulièrement chaud au cœur.

Cela fait des années, au minimum depuis l’affaire des fonds en déshérence, que notre pays est littéralement tyrannisé par les Etats-Unis. Et tout cela pourquoi? Parce que nous sommes riches et que nous sommes petits et sans amis. La recette idéale pour devenir le souffre-douleur du, plus pour longtemps, plus grand de la classe.

Alors les Etats-Unis sont-ils un pays tellement au-dessus de tout soupçon qu’ils peuvent se permettre de nous faire en permanence la leçon? Certainement pas! Nous savons tous à quel point ce pays traîne de casseroles et cela dès sa fondation, avec la quasi extermination des peuples amérindiens. Je ne vais pas refaire la liste connue de tous, de toutes les exactions, compromissions avec des dictatures d’extrême-droite, soutiens militaires actifs aux mêmes, renversements de gouvernements démocratiquement élus, guerres iniques, mensonges d’Etat, corruption des élites politiques, économiques et financières, soumission de la classe politique aux forces de l’argent. Etc… Etc…

Eh bien tout cela ne les empêche en aucun cas de vouloir aller faire le ménage chez les autres au lieu de commencer à remettre de l’ordre dans leur propre maison qui pourrit pourtant de la cave au grenier.

Alors puisque depuis toutes ces années de tyrannie nos Conseillers fédéraux brillent plus par les traces d’huile qu’ils laissent au fond de leurs pantalons chaque fois qu’un représentant du pouvoir US nous accuse de tous les maux, je m’écrie joyeusement:

  • Vive Blatter !
  • Blatter au Conseil fédéral !

28/04/2013

Etats-Unis: un pays ami de la Suisse ?

Depuis quelques jours, un nouveau fleuron de l’économie helvétique, Novartis en l’occurrence, subit les foudres du Département de la Justice (DoJ), au motif que le géant bâlois aurait corrompu des médecins pour les inciter à prescrire des médicaments fabriqués par eux-mêmes. L’incroyable scénario aurait consisté, asseyez-vous avant de lire ce qui suit tant c'est stupéfiant et choquant, à inviter des médecins à des congrès médicaux bidons pour mieux les amadouer.

Effectivement, n'est-ce pas, c’est remarquablement nouveau et absolument unique dans la profession. Cela ne fait pas des décennies que la « big pharma » du monde entier pratique ainsi au vu et au su de tous.

Alors qu’est-ce qui a changé ? Peut-être que parallèlement à la guerre totale menée par la place financière américaine contre la place financière suisse, « certains », comme ce procureur de New-York, Preet  Bharara, ont décidé d’ouvrir un nouveau front contre l’économie suisse.

Les ténors de l’économie suisse ne sont ni pires ni meilleurs que leurs homologues étrangers, américains y compris. Alors je dois dire que j’en ai passablement marre de voir le plus fort de la classe s’attaquer systématiquement au plus faible, sous le regard bienveillant des autres élèves (l’UE dans le cas présent) qui rient sous cape en se disant : « bien fait sale petit profiteur» (puisque les succès helvétiques ne peuvent être, à leurs yeux, que le fruit d'un sale complot et d'un concurrence forcément déloyale).

Il serait temps que les autorités helvétiques adoptent des stratégies nettement plus agressives pour tenter d’affaiblir ceux qui « nous » attaquent depuis si longtemps, en profitant d’une impunité totale. Le monde est de plus en plus hostile. La Suisse n’a plus d’amis, que des compétiteurs dont l’agressivité augmente au fur et à mesure de leur impuissance à remettre leur propre maison en ordre. Nos politiciens devraient cesser de jouer à « la gentille Heidi dans ses montagnes ».

Pourquoi ne pas utiliser contre ces politiciens américains les méthodes qui sont les leurs ? Devenir des experts des arts martiaux qui utilisent la propre force de l’adversaire pour mieux le terrasser ? Ceux qui attaquent la Suisse doivent bien avoir leur « zone d’ombre » (c’est à la mode en ce moment). Encore faudrait-il la rechercher pour avoir une chance de s’en servir intelligemment et avec à-propos.