28/11/2013

Berlusconi: une dernière pantalonnade ?

La carrière politique du personnage politique le plus surréaliste de l'histoire touche enfin à sa fin. Cela fait tellement d'années que nous devons supporter ses pitreries, sa vulgarité, ses propos machistes, ses turpitudes sexuelles, ses scandales financiers et ses jeux politiques au service exclusif de son empire personnel que l'on se demandait si cela arriverait un jour.

Il aura eu beau dénoncer les attaques politiques de magistrats soi-disant véreux (vraiment la charité qui se fout de l'hôpital) et politiquement motivés (car "de gauche"), il aura fini par tomber en perdant son immunité. C'est peut-être enfin la porte ouverte à la résolution des autres casseroles qu'il traîne depuis tant d'années et contre lesquelles il a réussi à se protéger en s'engageant en politique.

Il aura également été celui qui aura le plus perverti le langage de la politique. Hier encore, au moment de sa destitution, ce sinistre plaisantin de la politique aura osé proférer que sa destitution représente: "une défaite de la démocratie". On savait la démocratie malmenée et en danger, mais pas à ce point.

Saura-t-on un jour combien de turpitudes, pas seulement politiques, se cachent derrière ce masque figé ? Comprendra-t-on un jour comment un peuple qui a été le berceau de la Renaissance a pu se faire abuser par un homme qui a institutionnalisé l'abrutissement des masses à son seul profit politique et économique ?