25/03/2017

Trump : Pourquoi les Républicains continuent de le soutenir ?

Après avoir très largement perdu le vote populaire l’actuel président commence peut-être à entrevoir la réalité du pouvoir aux Etats-Unis. Je dis peut-être car son ego est si pathologiquement surdimensionné qu’il semble systématiquement incapable d’appréhender les faits dans leur réalité. En tous les cas vis-à-vis du monde extérieur. Ce qui est de plus en plus évident, c’est que les difficultés s’accumulent au-dessus de sa tête. En dépit de tous les mensonges répandus à la face du monde au travers de ses tweets et avec la complicité active de ses porte-parole (Sean Spicer, Kellyane Conway, etc…) il a maintenant à faire face à des difficultés qu’il ne semblait pas avoir envisagés pendant sa campagne où les insultes, les anathèmes et les mensonges (plus ils étaient énooooormes et plus il les répétait en boucle) lui ont servi de programme.

Si, au début, il a eu quelques succès faciles en signant des décrets iniques (j’en ai déjà cité quelques-uns dans des notes précédentes), lorsqu’il a dû s’attaquer pour la première fois au passage d’une Loi devant le Congrès, ce fut une autre paire de manches. Sept ans que les Républicains juraient que sitôt au pouvoir ils allaient « repeal and replace » Obamacare. Sept ans et au final cela a fait pschitt car leur projet était une totale absurdité : trop modéré pour les extrémistes du parti et trop extrémiste pour les modérés (pensez aux 24 millions d’américains qui auraient perdu leur couverture maladie à cause d’une augmentation des primes de près de 1000% pour les plus modestes « contrebalancée » par des rabais fiscaux de 300 milliards pour les plus riches). Une négociation sur une réforme de l’assurance maladie nécessite des efforts considérables. Ce sont des mois, voire des années de dur labeur et de compromis avec les adversaires politiques. Rien de tout cela n’a été fait car Trump, le Négociateur-en-chef, n’a visiblement aucune idée du fonctionnement des institutions politiques des Etats-Unis. Il a sans doute cru qu’en laissant faire le sale et fastidieux travail à Paul Ryan et en signant 2-3 décrets il allait enregistrer une grande victoire politique. Après l’avoir laissé pédaler dans la semoule il a, au final, essayé de tordre le bras aux élus républicains pour qu’ils votent sous la contrainte. Ce qui a lamentablement échoué. Cela démontre simplement sa totale immaturité politique et son inadéquation à ce poste. Sans parler de ses piètres qualités de négociateur.

Sur le plan politique, ses affaires sont chaque jour un peu plus difficiles. Après avoir invectivé le monde entier en traitant chaque information qui lui était défavorable de « fake news », les choses sérieuses semblent avoir commencé le jour où Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité du président, a dû démissionner. Seulement  quelques jours après son entrée en fonction. Lui et sa compagnie (la Flynn Intel Group) avaient accepté des mandats au profit d’intérêts russes et turcs (il a notamment été un ardent défenseur de l’extradition de Fethullah Gülen vers la Turquie). Dans ces 2 circonstances il a agi en tant qu’agent au service d’une puissance étrangère.

Puis ce fut le Ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a dû se récuser dans toutes les questions touchant à l’enquête sur la Russie puisqu’il a menti sous serment concernant ses liens avec le gouvernement russe durant la campagne. Mais cela ne s’arrête pas là, car de plus en plus d’affaires remontent à la surface.

Le nouveau Ministre du commerce, Wilbur Ross, par exemple, a siégé longtemps au Conseil d’administration de la Banque de Chypre. Cette banque semble connue pour être une machine à blanchir l’argent sale des oligarques russes.

Paul Manafort, l’ancien responsable de campagne de Trump, aurait reçu 10 millions de dollars afin de travailler à la défense d’intérêts russes. Sean Spicer essaye maintenant de minimiser son rôle durant la campagne : « Il était là mais il n’a presque rien fait » alors qu’il a été publiquement remercié par Trump pour son « magnifique » travail.

Rex Tillerson, le nouveau Secrétaire d’état a été décoré par Poutine himself pour services rendus (l’Orde de l’Amitié).

Et finalement, il y a quelques jours, James Comey (le Directeur du FBI) a admis que son agence enquêtait sur les liens entre la Russie et l’équipe Trump (de campagne, de transition et finalement de son gouvernement).

Je suis le premier à déplorer, y compris dans ce blog, la façon bornée dont les gouvernements occidentaux ont traité la Russie d’après la chute de l’URSS et continuent de la traiter. Mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au prix de Trump à la Maison-Blanche.

Où que l’on regarde on retrouve des liens suspects entre les membres de cette Administration et la Russie qui avait tous les intérêts du monde à favoriser la mise en place d’une administration plus favorable à ses intérêts. Et cela devient de plus en plus intéressant, puisqu'on parle maintenant de façon très précise et circonstanciée d’une attaque informatisée de la part de la Russie contre la démocratie américaine (et peut-être la démocratie tout court). Il semble que des robots ont été programmés et utilisés afin d’inonder le net de fake news devant discréditer les démocrates en général et la campagne d’Hillary Clinton en particulier. Avec les résultats que l’on sait.

Petit à petit le nœud coulant va se resserrer. Je suis prêt à parier qu’au fil des semaines et des mois on passera de ses proches à Trump lui-même (ne serait-ce que pour la vente qui pourrait se révéler suspecte d’un bien immobilier à un oligarque russe). Ce jour-là la procédure d’impeachment commencera officiellement. En attendant Trump et son administration sont totalement illégitimes. Mais les Républicains continuent de le soutenir car ils vont tenter de profiter du pouvoir pour faire passer le plus de lois iniques que possible.

25/02/2017

Ceux qui devraient nous protéger des politiciens ineptes

Le fait même que des politiciens ineptes, menteurs, manipulateurs et incompétents aient autant de succès prouve l’état de nos Sociétés. Au lieu de cultiver nos valeurs, notre cohésion, tout ce qui fait la force d’une Société, nos politiciens passent leur temps à nous diviser. Le travail est forcément équitablement réparti. A gauche, ils veulent à toute force nous imposer l’immigration massive de réfugiés musulmans qui va, à terme, mener à une guerre civile ainsi que la protection absurde et malfaisante des prédateurs et des criminels, inscrite dans le plus si nouveau Code de procédure pénale suisse, au détriment des victimes. Peut-être parce que c’est le dernier endroit, croient-ils, où il leur reste un peu de dignité après avoir baissé leur pantalon dans à peu près tous les autres domaines. A droite ils organisent depuis 3 décennies la mise à sac de nos économies au profit d’une minuscule caste d‘ultra-riches comme on a failli en voir un nouvel avatar en Suisse avec la RIE III qui était une pure et simple ignominie (merci à tous ceux qui ont alerté le peuple suisse sur les dérives de cette loi).

Face à cette double inconscience, les peuples ne voient plus d’autre recours que de se livrer entre les mains de politiciens totalement ineptes qui vont accélérer la désunion et la chute dans le chaos.

En Angleterre, l’inepte national Boris Johnson, a fait prendre un chemin semé d’embûches et d’inconnues à la Grande-Bretagne et à l'Europe en se basant sur des arguments parfaitement fallacieux.

Aux Etats-Unis, l’Inepte-en-chef n’en finit plus de défrayer la chronique tant il accumule les sottises et les absurdités. Si ce n’était si tragique, on pourrait en rire :

  • Tweets frénétiques (une bonne dizaine par jour) sur tout et n’importe quoi. Comme un ado désoeuvré. Et comme s’il allait régler les grands problèmes du Monde à coup de tweets
  • Attaques systématiques contre les médias libres d’un pays libre
  • Tentatives répétées d’influencer le cours de l’enquête du FBI sur les liens entre l’entourage du Bonimenteur-en-chef et la Russie au cours de la campagne électorale (exactement ce qui a fait chuter Nixon en son temps)
  • Nomination de personnes incompétentes ou compromises à des postes clés (Betsy Devos à l’éducation, Steve Bannon, son plus proche conseiller, pour siéger au Conseil national de sécurité à la place du chef d’état-major des armées et du directeur du renseignement américain, etc, etc…)
  • Traitement de la crise avec la Corée du Nord pendant un repas au Club-house de son parcours de golf et au milieu des autres convives qui ont même pu se prendre en photo avec le porteur de la mallette nucléaire (alors qu’il avait passé sa campagne électorale à menacer Hillary Clinton de l’envoyer en prison parce qu’elle avait mis en danger la sécurité nationale en utilisant un serveur privé lorsqu’elle était Secrétaire d’état)
  • Conférence de presse surréaliste et hilarante (là aussi, si ce n’était pas si tragique) avec Benjamin Netanyahu où l’on voit le Négociateur-en-chef tenir des propos politiques à peine dignes d’un enfant de 10 ans et BB, comme le Ridicule-en-chef se permet de l’appeler, qui doit se mordre les lèvres à certains moments pour ne pas éclater de rire devant tant de ridicule (Cet homme qui fait de la politique depuis longtemps a dû en voir de toutes les couleurs. Mais ça, jamais !)
  • Affaiblissement des lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier voulues par Obama afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 (la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients)
  • Suppression de la loi voulue par Obama, interdisant aux malades mentaux d’acheter des armes
  • Autorisation de la construction de 2 pipelines controversés
  • Dépenses somptuaires pour lui et sa famille (ses 3 week-ends en Floride ont déjà coûté 11 millions de dollars aux contribuables américains. La sécurité de sa femme restée à New-York coûte une fortune et on raconte que deux de ses fils se sont faits payer un voyage d’affaires privé à 100'000 dollars aux frais du contribuable)
  • Soutien aux affaires privées de sa fille depuis la Maison-Blanche

Comme on peut le voir, c’est scandale, incompétence et corruption à tous les étages. Mais rien encore concernant l’Obamacare puisqu’on voit que Trump et les Républicains n’ont pas le début d’une idée pour son remplacement.

En France, au milieu des scandales et du chaos électoral en cours, les citoyens ont droit à l’inepte tricolore, Marine Le Pen qui promet monts et merveilles mais qui ne fera qu’entraîner la France et l’Europe dans un chaos indescriptible.

Voilà à quoi en sont réduits les peuples d’Occident. A choisir entre la peste et le choléra car les politiciens qui auraient dû nous protéger des politiciens ineptes sont gangrenés jusqu’à la pourriture par leurs idéologies respectives.

04/02/2017

Trump : ne pas se tromper de raisons pour le combattre

La raison pour laquelle l’imposteur-en-chef (il a perdu le vote populaire par près de 3 millions de voix), tant critiqué pas son propre parti pendant la campagne électorale, a rallié tous les membres du parti républicain sitôt la victoire acquise est qu’ils ont senti l’odeur du sang : s’attaquer à tout ce qu’a fait Obama qui, dans leur haine raciale et leur haine de classe est la première cible à abattre. Sitôt cet objectif atteint, s’attaquer au peu de mesures sociales et environnementales qui restent dans ce pays afin de laisser le champ libre aux pires aspects du capitalisme : un Darwinisme qui récompense le plus fort et broie les plus faibles. Tout cela accompagné d’un agenda social rétrograde et moralisateur tentant d’interdire l’avortement grâce à la nomination (à vie) d’un juge à la Cour suprême particulièrement conservateur. C’est l’agenda de tous les présidents républicains. Il va simplement achever ce que Reagan et Bush jr n’ont pas pu terminer.

Le festival a commencé dès le premier jour. Cela se fait, pour l’instant, par décrets (« Executive Orders » et « Presidential Memoranda »). Ils se regroupent, pour l’instant, en plusieurs catégories :

- Défaire ce qu’Obama a entrepris malgré l’hostilité du Congrès à majorité républicaine et diminuer l’emprise de l’Etat sur l’économie :

  • Affaiblir l’obligation faite aux citoyens de contracter une assurance maladie
  • Mettre toutes les législations signées sous l’ère Obama en attente d’être revues par la nouvelle administration
  • Sortir du TPP (qui était un traité destiné à contrôler la montée en puissance de la Chine)
  • Geler l’embauche au niveau fédéral (à part l’armée et la sécurité)
  • Autoriser la construction de deux pipelines très controversés et accélérer l’étude d’impact, notamment environnemental, sur les grands projets d’infrastructure
  • Faciliter les procédures de mise sur le marché de nouveaux produits pour les entreprises US et réduire les impôts sur les entreprises
  • Affaiblir les lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier édictées afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 : la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients

- Renforcer les mesures contre l’immigration clandestine :

  • Construire le mur
  • Accélérer le renvoi des sans-papiers
  • Interdire l’entrée aux ressortissants de 7 pays musulmans

- Renforcer l’armée et les mesures assurant la sécurité du pays :

  • Reconstruire l’armée avec de nouveaux avions, bateaux, matériels

- Sociales :

  • Interdire de financer avec des fonds fédéraux des agences faisant des avortements ou militant en faveur de l’avortement

C’est roboratif, dangereux pour l’avenir (qui a envie d’un remake de la crise de 2008 ?) et ce n’est que le début. Et pourtant les gens ne sont descendus dans la rue que pour dénoncer l’interdiction faite aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer aux Etats-Unis. Mais c’est tellement plus grave que cela. Jamais dans l’histoire de nos démocraties un gouvernement n’a cumulé autant de potentiels conflits d’intérêts. Pas un seul membre de cet aéropage de milliardaires qui n’ait un intérêt direct et immédiat à démanteler les législations fédérales dans son domaine respectif (à commencer par Trump lui-même). L’agence de protection de l’environnement va être démantelée ou, au minimum, vidée de sa substance. Les pétroliers auront carte blanche. Les fonds fédéraux vont être redirigés vers les écoles privées au détriment des écoles publiques qui dispenseront un enseignement de mauvaise qualité aux classes défavorisées. Les impôts des plus riches vont à nouveau être diminués au détriment de la classe moyenne (on sait très bien faire cela en Suisse également). Le pays va recréer une montagne de dettes selon le principe qu’il faut privatiser les profits et socialiser tout ce qui coûte : les infrastructures, la défense, les dettes, etc… Medicare et Medicaid vont être démantelés ou au minimum gravement affaiblis. Et Dieu sait ce qu’il y a encore dans leurs cerveaux malades.

L’élection du menteur-en-chef et de ses affidés est la pire chose qui pouvait arriver pour notre avenir commun. Alors ne nous trompons pas de combat.

10/11/2016

Trump : la responsabilité historique de nos « élites »

Après 8 années d’un président digne à tous égards et ayant redonné de la dignité et à son pays et à sa politique, après l’aventurisme délirant du minuscule rejeton Bush, les votants ont choisi le pire individu que ce pays a pu produire. A part tout et son contraire, il a promis de « nettoyer le marigot » (« drain the swamp »). Eh bien, en fait de marigot, nous sommes gâtés. La droite républicaine est un repère d’ultra-libéraux, de conservateurs de la pire espèce, de défenseurs du port d’armes et d’ultra religieux qui seraient prêts à faire de leur pays une véritable théocratie.

Ce qu’il y a de pire, si c’est possible, est que contrairement à ce que disent certains, peut-être pour se rassurer, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis : la Chambre des représentants et le Sénat sont restés conservateurs, et ils vont pouvoir nommer 1, 2 voire les 3 prochains juges à la Cour suprême, faisant ainsi pencher la balance en faveur des thèses les plus conservatrices et rétrogrades pour au moins les 10 prochaines années. Quant aux médias, ils sont concentrés entre les mains de ceux qui ont les moyens de se les payer. C’est ainsi que l’on parvient à vider une démocratie de sa substance.

Dans tous nos pays, la social-démocratie qui a cherché une troisième voie entre le communisme et le capitalisme le plus brutal, est dans une grave crise de conscience, victime de son intimité croissante avec les puissances de l’argent. En gros, cela se traduit par : belles promesses pendant les campagnes électorales et alignement sur les lois du marché le reste du temps. Cette schizophrénie entre les discours « de gauche » et les actes « de droite », ce mélange intenable entre une morale politique se voulant humaniste (au point de laisser les frontières ouvertes à tous les pays et surtout à ceux du sud musulman) et un saccage de nos états sociaux au profit d’une minuscule caste de nantis a fonctionné un temps mais est en train de rendre les peuples fous, au point d’élire un extraterrestre comme Trump.

Le Brexit et Trump devraient nous servir de signaux d’alerte. Ils représentent des mesures de l’exaspération des peuples se sentant ignorés des « élites ». En délocalisant le travail dans les pays à bas coûts afin de casser les reins des syndicats et de s’enrichir au maximum, ils ont créé le Frankenstein chinois qui risque un jour de dévorer son créateur et rendu fou de colère tous les citoyens se sentant à juste titre méprisés par ceux qui détiennent tous les pouvoirs.

Ce qui se passe aux USA est proprement effrayant ! Mettons encore un peu de charbon dans la chaudière de nos Sociétés à force d’égoïsme, de lâcheté et de compromissions et nous risquons de retomber dans les mêmes folies communistes ou fascistes que par un passé pas si lointain. Le Brexit était déjà grave. L’élection de Trump, qui a réussi le plus grand hold-up de l’histoire de nos démocraties est un événement de portée infiniment plus considérable. Son élection devrait nous servir d’électrochoc. Si nos « élites » refusent de sortir de leur isolement arrogant, hautain et monstrueusement égoïste, elles continueront de créer le lit de la prochaine vague totalitaire, communiste ou plus vraisemblablement fasciste, qui nous emportera tous. Ce sera leur responsabilité historique !

27/10/2016

Nous avons besoin d’une révolution mais elle ne viendra pas de la politique

Dans toutes nos « démocraties » nous assistons jour après jour aux chocs issus de ce que l’on appelle la « polarisation de la politique ». En gros cela veut dire que les camps sont de plus en plus partagés entre des thèses extrêmes, sans recherche de compromis :

  • à gauche cela s’appelle « raser gratis ». Et si l’on objecte à ces projets utopistes des considérations politiques extraordinairement triviales, la justesse de ces thèses est immédiatement soulignée par le fait qu’il suffit de faire « payer les riches »
  • à droite cela correspond à « sécuriser les frontières et défendre l’identité nationale ». Et si l’on objecte à cela que ces politiques sont indéfendables vis-à-vis de l’interdépendance de nos pays et des traités signés avec la communauté internationale « on » nous répond qu’il sera possible de réaliser la « quadrature du cercle ».

Ces deux familles de thèses que l’on retrouve peu ou prou dans tous nos pays « démocratiques », ont-elles une chance quelconque de se réaliser ? A moins de sombrer dans une dictature, aucune ! Et pourtant élection après élection, et pour le cas particulier de la Suisse, votation après votation, nous sommes obligés de nous prononcer sur des objets dont nous savons pertinemment qu’ils ne sont que ce qu’ils sont : des utopies.

Aux USA, le duel entre Mme Clinton qui représente la continuité, màtinée de belles promesses sociales qui ne se réaliseront jamais, et l’ubuesque Trump qui représente le pire du pire de la droite du parti républicain saupoudré de l’infantilisme crasse d’un candidat qui ne mériterait d’apparaître que pour le bonheur des téléspectateurs d’un Muppet Show, démontre cela à l’envi.

En France nous assistons à un pays qui cherche, à gauche, à protéger son « modèle social » alors qu’il se fissure de partout et que malgré « l’alignement des planètes » il n’arrive pas à décoller économiquement et encore moins à intégrer ses minorités. A droite, on assiste à la surenchère identitaire et sécuritaire alors même que la droite « républicaine » ne cherche qu’à supprimer des postes de fonctionnaires, y compris dans la police, l’armée et l’éducation nationale. Quant à la droite plus extrême, la soi-disant dénonciation de traités internationaux entraînerait le pays, et l’Europe, dans des tourmentes difficiles à prévoir.

En Suisse, c’est le spectacle de plus en plus pénible du ver qui se contorsionne dans son bocal. A gauche ce sont des dizaines d’initiatives et de référendums (« Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires », « En faveur du service public », « Pour un revenu de base inconditionnel », « AVSPlus », « Pour des multinationales responsables », etc…, etc..) déposés et rejetés, ou vraisemblablement rejetés pour le dernier exemple, avec « sagesse » par le peuple suisse car si nous adoptions seuls les lois les plus utopistes de l’univers, notre pays ne tarderait pas à être abandonné par les moteurs économiques qui ont fait notre prospérité qui reste un miracle au regard de notre petitesse, des attaques continuelles provenant de voisins et/ou partenaires économiques, jaloux ou profitant de notre taille pour nous tyranniser à loisir (à l’époque des fonds en déshérence, la Suisse était clouée au pilori de la communauté internationale sans aucune mise en perspective historique). A droite, ce sont toutes les volontés sécuritaires et identitaires qui sont parfois acceptées et qui nous mettent en porte-à-faux avec le droit international (« Pour le renvoi des criminels étrangers », « Contre l’immigration de masse », etc…, etc...).

Personnellement, je serais volontiers en faveur du meilleur des propositions de la gauche et de la droite. Et pourtant. La droite est en quelque sorte prise à son propre piège car pour pouvoir gagner des élections et des votations, elle est obligée d’agiter des thèses sécuritaires et identitaires qui vont à l’encontre du modèle économique qu’elle a elle-même largement contribué à mettre en œuvre : l’ultra-libéralisme. Nulle part ce n’est plus criant qu’en Suisse où l’entrepreneur Blocher (pour faire un raccourci) est prêt à scier, avec l’initiative « Contre l’immigration de masse », la branche sur laquelle lui, son entreprise florissante et ses amis politiques et économiques sont assis. Et la gauche européenne rose-verte, souvent laïque, est obligée de soutenir l’arrivée massive de populations très ou ultra religieuses, ce qui devrait être une insulte à leur intelligence et à tout ce contre quoi ils se sont battus : l’obscurantisme religieux qui va nous revenir dans la figure comme un boomerang.

Alors non, la droite ne va pas régler les problèmes de sécurité et d’identité de nos pays car elle a tissé un ensemble de lois régies par l’OMC qui rendent vaines toutes tentatives de remettre de l’ordre dans la mondialisation. Et la gauche ne va pas amener plus de justice dans le fonctionnement de nos pays car ce ne sont pas les Etats qui détiennent le pouvoir à cause de toutes les dérégulations opérées dans nos économies depuis l’ère Reagan/Thatcher.

Nous avons besoin d’une révolution, mais elle ne viendra pas de la politique.

01/10/2016

Criminels étrangers : ils peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

Pas besoin de se rendre dans des pays moyenâgeux pour trouver des juges faisant preuve d’une mansuétude coupable vis-à-vis des violeurs. Cela se passe aujourd'hui, en Suisse.

Intéressant article dans la TDG du 29 septembre concernant l’entrée en vigueur, ce jour, de la nouvelle loi sur l’expulsion des criminels étrangers. Avec les pours, les contres et les craintes de voir le nombre de procédures devant la justice augmenter. Eh oui, la justice cela coûte. Mais on semble oublier, à gauche pour des raisons idéologiques et à droite pour des raisons … idéologiques, mais d’équilibre budgétaire cette fois-ci, que le crime coûte cher également. Certainement plus que la justice et dans tous les domaines. Pas seulement budgétaire. Et puis, collision de mise en page, à la page suivante, une minisculissime dépêche d’agence dont le titre était : « Du sursis pour des abus commis sur dix jeunes filles ». Et sous ce titre le texte suivant : « Un Turc de 28 ans a été reconnu coupable de VIOL (c’est moi qui souligne), de contraintes sexuelles et d’abus sexuels sur des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans par le Tribunal de district de Uznach (SG). Les parents d’une adolescente alors âgée de 16 ans ont alors porté plainte contre le prévenu en février 2014… ». Verdict : « 2 ans avec sursis ».

Alors voilà, en Suisse vous pouvez violer et faire subir tous les outrages à une dizaine de jeunes filles, dont la plus jeune avait 13 (TREIZE) ans et vous vous en tirez avec 2 ans avec sursis ! C’est une honte absolue. Un scandale insupportable. Qui continue d’ailleurs. Cela me rappelle la tristement célèbre affaire de Schmitten en 2005 (jugée en 2008) où 5 prévenus étrangers avaient attiré une jeune fille dans un traquenard pour la violer. Elle était ressortie brisée de cette expérience. Son père avait dû payer tous les frais de justice alors que les 5 crapules bénéficiaient d’un avocat payé par le contribuable. Et le plus sévèrement puni avait écopé de 2,5 ans de prison ferme et tous les autres de sursis. Selon la RSR, après l'énoncé des verdicts, les accusés s’étaient conduits de façon scandaleusement arrogante, invectivant le monde entier.

Eh bien voyez-vous, malgré les terrifiantes histoires qui se sont déroulées ces dernières années en Suisse, malgré ces viols, malgré l’affaire Marie dans le canton de Vaud, malgré l’affaire Adeline à Genève et son assassin, violeur multi récidiviste, il y a encore des juges en Suisse pour estimer que 10 viols dont l’un sur une jeune fille à peine sortie de l’enfance, ne mérite que le sursis.

Ces juges irresponsables émettent quasiment un permis de violer dans notre pays !

Alors la nouvelle loi sur le renvoi des criminels étrangers a beau être entrée en vigueur, avec des juges aussi déconnectés de toute compassion envers les victimes, les criminels étrangers peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles.

27/08/2016

L’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions

Je reste dubitatif, incrédule, sidéré pour tout dire, par la propension des réfugiés musulmans à vouloir, par tous les moyens, continuer d’appliquer dans leur pays d’accueil les politiques et les méthodes qui ont si lamentablement échoué dans leur pays d’origine.

Les pays du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient sont des modèles d’échecs sur tous les plans : politique, économique, financier, social, industriel, intellectuel (la liste des grands savants des temps modernes issus de ces régions et ayant apporté une réelle contribution à la marche du monde serait anormalement courte et inversement proportionnelle au dynamisme démographique de ces peuples), moral car combien d’hommes et de femmes vivent réellement à la hauteur des valeurs qu’ils affirment : il suffit de se souvenir que plus de 80% des femmes égyptiennes se sont déclarées avoir été les victimes d’agressions sexuelles pour comprendre que les hommes égyptiens ont un grave problème dans leur rapport aux femmes et surtout dans celui avec les valeurs supposées (et claironnées à la face du monde) de leur religion. Et puisqu’on est sur ce sujet, il est évident que l’excision et l’obligation faite aux femmes de devoir cacher tout ou partie de leur corps révèle l’échec des hommes musulmans à vivre à la hauteur de leurs aspirations. Un homme ayant réellement intégré les valeurs qu’il professe ne devrait avoir aucun mal à vivre entouré de femmes épanouies. Et un colossal échec religieux, pour finir, avec les guerres incessantes entre chiites et sunnites, le terrorisme international, etc… Et puis quel est ce besoin pathologique de vouloir faire justice à la place de Dieu Lui-même ? Tous ces fous de Dieu prêts à mourir et à tuer tous ceux qui oseraient émettre ce qu’ils considèrent comme un blasphème croient-ils leur Dieu si faible, qu’Il serait incapable de se faire justice Lui-même s’Il en ressentait le besoin ? Ils ont une bien piètre image de Celui qu’ils croient servir.

Alors, face à tant d’échecs, comment et pourquoi cherchent-ils à nous imposer cela même qui les a poussés à l’exil ?

Quant à nous, nous vivons également dans un faisceau d’illusions. Pas les mêmes, certes. Mais ce sont ces illusions qui nous affaiblissent face aux prétentions de ces populations exogènes. Depuis les Lumières (qui ont peut-être été un mélange d’ombres et de Lumières) nous avons volontiers prophétisé la mort de Dieu et, depuis, nous continuons de prétendre que nous sommes des esprits forts et que nous pouvons vivre sans Lui. Et pourtant. Des millions de signes dans nos Sociétés montrent une grande détresse. Les paradis artificiels foisonnent. L’alcool coule à flots, l’abus de stimulants est préoccupant, la compétition dans tous les domaines détruit le tissu social si patiemment tissé par les générations précédentes, notre jeunesse accueille des artistes, de souvent peu de talents, comme des sortes de messies et leur voue une sorte de culte païen qui devrait tous nous alerter. Le grand journaliste Claude Monnier, qui vient de nous quitter, avait en son temps écrit une chronique magistrale « Nous trompons Dieu avec le travail ». Trente ans plus tard, la situation s’est encore péjorée : illusion d’avoir des « amis » sur les réseaux sociaux, illusion de vivre et de participer à de grands Mystères en prenant part aux grandes kermesses des festivals de musique, illusion d’être libre et indépendant en évacuant Dieu de nos vies, illusion que nous allons bien alors que nous consommons, alcool, café, tabac, pilules de toutes formes et de toutes couleurs, drogues diverses et variées et parfois des cocktails de tout cela. Ce « vide » affaiblit nos Sociétés en général et en particulier face aux revendications religieuses et communautaristes des migrants à la tête farcie de leurs propres illusions, fruits d’un puissant et systématique lavage de cerveau.

En résumé : nos illusions valent bien les leurs.

Je pense avoir démontré de multiples fois dans ce blog que je suis partisan d’une ligne claire, nette et sans concessions vis-à-vis des migrants issus de pays musulmans. Mais cela ne veut pas dire que tout le bien est dans nos Sociétés et tout le mal dans les leurs. Nous nous devons de redéfinir nos valeurs qui ne peuvent être les pitoyables appels au laisser-faire des tenants du multiculturalisme béat, bêlant et benêt : pensons au fait que la ligue des droits de l’homme (mais pas de la femme), a décidé de s’engager, au nom de la liberté, en faveur du droit des femmes à se soumettre au diktat des mâles de leur communauté et à ceux de leur religion, ce qui est le monde à l’envers. Quand défendront-ils, toujours au nom de la liberté, le droit à porter la burqa ou à se faire exciser ?

Alors il est urgent de redéfinir la place de Dieu dans nos vies individuelles et dans nos Sociétés car l’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions.

12/06/2016

La Turquie actuelle n’a rien à faire en Europe

De nombreuses questions préoccupent ou devraient préoccuper les citoyens et les politiciens européens concernant ce pays. Ces questions avaient été l’objet de la 2ème note jamais écrite dans ce blog le 13 septembre 2010 s’intitulant : « Les limites de l'intégration de la Turquie en Europe ». J’y exposais mes doutes de l’époque et proposais quelques idées qui ne sont, après tout, pas plus mauvaises que toutes celles qui n’ont pas été proposées par l’UE. 

Durant ces 6 années, nous avons tous suivi la dérive autoritaire du pouvoir d’Erdogan : journalistes arrêtés et inculpés, purges dans l’armée, répression brutale des manifestants, opposants placés dans le viseur de la justice, mise sous contrôle de l’appareil judiciaire, intimidation de tous ceux qui remettent son pouvoir en question, y compris au-delà des frontières, chantage envers l’UE sur la question des réfugiés. Mais la dérive ne s’arrête pas là : il a également apporté son soutien au moins logistique à Daech, fait abattre un avion russe qui volait très probablement au-dessus de la Syrie et qui représentait une menace pour ses alliés anti Assad, repris une guerre implacable contre les Kurdes.  

Cette semaine, après la reconnaissance par le Parlement allemand du génocide arménien, il a encore franchi une étape dans l’intimidation en menaçant l’Allemagne de représailles. De plus, jamais avare de ces petites phrases dont il a le secret comme celles sur le rôle de la femme turque ou le nombre d’enfants qu’elle devrait avoir, il a accusé les députés allemands d’origine turque qui ont voté la résolution d’être : « Les porte-parole des terroristes du PKK ». Puis il leur a conseillé d’aller faire contrôler leur sang dans un laboratoire afin de vérifier leur origine. Certes, ces propos ont provoqué la réaction outrée de quelques politiciens. Mais si peu au fond. Aucune, en tous les cas, des intellectuels qui sont habituellement si prompts à honnir tous ceux qui osent parler d’identité. Depuis que Alain Finkielkraut a publié « L’identité malheureuse » qui n’est, après tout, qu’une radiographie tout à fait pertinente sur la difficulté à intégrer certains types d’immigrants, il est honni, insulté, ridiculisé par tout ce que la France compte d’intellectuels et d’humoristes. Et ce ne sont pas forcément les mêmes. Idem pour tous les politiciens qui osent évoquer l’identité de l’Europe. L’idée de trouver l’identité de quiconque dans le sang devrait faire horreur à toute personne de bonne volonté, à tout intellectuel, à tous ceux qui dénoncent le nazisme, le risque d’eugénisme, la volonté de déterminer, par ce biais, l’identité d’un être humain. Et pourtant, dans le cas présent, nos beaux esprits restent silencieux, trop occupés à vomir leur haine contre Finkielkraut. 

Bref. Six ans plus tard, Erdogan a abondamment prouvé qu’il est dangereux pour son pays, son peuple, l’Europe, l’OTAN et la paix dans le monde. Face aux dérives du pouvoir de l’Illuminé du Bosphore de plus en plus menacé de mégalomanie et de paranoïa ce ne sont plus des doutes mais des certitudes : la Turquie actuelle n’a rien à faire en Europe.

06/06/2016

Simonetta Sommaruga: cette femme est dangereuse

Dans cette croisade incessante pour faire de la Suisse un état exemplaire en termes d’asile, la ministre socialiste a marqué un point crucial en manipulant habilement l’opinion comme elle l’avait fait du Parlement auparavant. L’accent a été mis sur l’accélération des procédures et le peuple suisse a entendu ce message et a voté dans ce sens : « Nous ne voulons plus voir ces situations d’enlisement des procédures d’asile et se retrouver avec des réfugiés dont nous ne voulons pas mais que nous ne pouvons pas expulser car leurs enfants vont à l’école depuis plusieurs années ».

Ceci est ce qui nous a été habilement vendu. C’est à cela que nous avons dit oui. La réalité est que face aux millions de réfugiés qui attendent d’envahir l’Europe et dont l’arrivée programmée n’est que momentanément retardée par l’accord extrêmement fragile conclu avec « l’allié » turc dont le chantage est odieux et par les conditions météorologiques en Méditerranée, nous venons de voter une loi qui va nous démunir légalement face au choc migratoire : chaque réfugié aura droit à l’assistance gratuite d’un avocat (depuis quand le recours à un avocat accélère quoi que ce soit…). Elle nous a vendu l’accélération des procédures et nous allons assister à des procédures noyautées par les avocats.

Et comme si cela ne suffisait pas, et au vu de la résistance de certaines communes à accueillir des réfugiés, Mme Sommaruga a prévu de pouvoir exproprier les cantons et les communes afin de pouvoir construire des centres fédéraux d’accueil. Cette possibilité va à l’encontre de tout ce qui fonde le fédéralisme. C’est une approche digne d’un état totalitaire ou au minimum centralisateur comme la France. C’est un viol du fédéralisme et pourtant tout a été accepté car elle nous a promis une accélération des procédures.

Cette femme est habile. Cette femme est dangereuse car elle est habile.

 

25/05/2016

Qui sème le vent récolte la tempête

Nos pays « démocratiques » c’est-à-dire ceux où les citoyens participent régulièrement à ce théâtre de dupes que l’on appelle élections, sont dans une situation de plus en plus inquiétante. Il y a de nombreux coupables.  

Dans tous les pays développés, les « élites » politiques de droite comme de gauche, ont soit profité de leur proximité incestueuse avec l’argent pour se goberger pendant que les classes moyennes et défavorisées supportaient la totalité du poids des crises successives, soit se sont soumises à ces mêmes forces. 

Aux Etats-Unis, en Europe, en Suisse, les instances dirigeantes sont sourdes aux besoins des peuples et continuent de prôner la mondialisation, la libre circulation, l’ouverture des frontières aux réfugiés et soutiennent les multinationales au détriment des besoins de sécurité et de santé des peuples (dernier exemple en date, le refus de la Commission européenne d’interdire le glyphosate, un désherbant pourtant hautement toxique). A tous les échelons nous retrouvons la corruption quasiment généralisée des dirigeants, la volonté forcenée de s’enrichir (que l’on parle d’instances sportives, de dirigeants de multinationales ou des actionnaires des mêmes), le mépris des classes moyennes et défavorisées, le même autisme face aux appels des peuples, le même théâtre guignol dans nos parlements.

Nous allons ainsi d’élection en élection, de mensonges en mensonges, de parodie de démocratie en parodie de démocratie. Mais le résultat est là : la droite la plus caricaturale est partout aux portes du pouvoir. Aux Etats-Unis, le parti républicain est dans un tel état de déliquescence que D. Trump risque d’être son candidat à la présidentielle. C’est pourtant un homme tellement ridicule que Berlusconi passerait presque pour un homme politique « sérieux » à côté de lui. Mais sa force est justement de dire n’importe quoi, de faire rêver le citoyen lambda en lui faisant croire qu’il va lui permettre de prendre sa revanche sur ses élites corrompues. En France, la gauche modérée a perdu toute crédibilité et le FN monte lentement mais sûrement. En Autriche, il s’en est fallu de quelques milliers de voix. Pour cette fois-ci.

Partout, pour des raisons à la fois identiques et des variations dues à la politique locale, les peuples sont de plus en plus tentés de faire venir au pouvoir des hommes politiques dont ils espèrent qu’ils mettront fin à la corruption quasi généralisée, à la pourriture morale qui gangrène nos Sociétés jusqu’au sommet du pouvoir, à l’autisme criminel de ceux qui s’empiffrent entre amis, à l’insupportable prétendue supériorité morale de ceux qui refusent de voir les tensions de plus en plus insupportables que subissent nos Sociétés du fait d’un affaiblissement de l’état et de l’effondrement des frontières voulu et encouragé par ceux qui en profitent. Sans parler de tous ceux qui abdiquent devant leur devoir de protection des valeurs identitaires de l’Europe voire qui poursuivent leur combat haineux contre les valeurs judéo-chrétiennes en instrumentalisant l’Islam. A leur profit croient-ils, les innocents.

Si la peste brune revient demain en Europe, ceux-là même qui dénoncent l’extrême-droite depuis des décennies mais travaillent activement et inconsciemment à son avènement ne devront s’en prendre qu’à eux-mêmes car ils auront tout fait, tout mis en œuvre pour que cela se produise.

18/04/2016

Suisse : quand le populisme de gauche devient une forme de lobotomie

Dans tous les domaines de la société suisse le populisme de gauche, visant à faire de notre pays un modèle de vertu, est à l’œuvre. Il faut, selon ses avocats, moraliser la finance, faire peser la fiscalité sur les riches afin de raser gratis, surveiller l’activité des multinationales suisses partout où elles sont implantées afin qu’elles respectent les règles d’éthique les plus exigeantes, etc.., etc... Votation après votation le peuple suisse, dans sa grande sagesse, rejette vigoureusement ces objets extrémistes qui n’ont été implémentés dans aucun autre pays et qui mèneraient notre pays à sa ruine inéluctable.

Ce n’est pas tout malheureusement. Censée entrer en vigueur au 1er janvier 2017, la nouvelle législation « Swissness » est un casse-tête pour de nombreuses entreprises déjà confrontées au très problématique challenge que représente l’appréciation constante du franc suisse par rapport aux principales monnaies. Pour mémoire, dans les années 60, le dollar us valait 4.20 CHF (contre moins de 1 ces dernières années), la livre sterling était à plus de 12 CHF (contre environ 1.50 ces derniers mois) et l’euro est passé de 1.60 lors de son lancement à un maigre 1.10 depuis le 15 janvier 2015.

Et ce n’est pas encore tout. La ministre socialiste en charge de l’immigration se veut une juste parmi les justes. Alors que tous les pays européens travaillent, avec une détermination plus ou moins avouée, à dissuader l’immigration (Danemark, Allemagne depuis peu), voire à l’empêcher par tous les moyens (Hongrie, Pologne, Bulgarie, Slovénie, Macédoine, France qui a fermé sa frontière à Menton, Autriche qui construit une barrière anti-migrants au col du Brenner), la Suisse se prépare activement à accepter tous les migrants qui voudront bien nous faire l’honneur de se présenter à notre frontière. Et ne doutons pas une seule seconde qu’ils se présenteront en masse puisque notre pays est au centre d’un entonnoir fermé de tous les autres côtés. Seule la frontière suisse, au nord de l’Italie, reste une passoire assumée et voulue par nos « autorités ». Se rendent-ils seulement compte de ce que cela pourrait représenter ? Apparemment oui, puisque la Confédération se dit prête, si la nouvelle loi sur l’asile est acceptée, à exproprier cantons et communes afin de construire des centres fédéraux pour requérants.

La folie moralisatrice qui périodiquement menace notre pays pourrait trouver là son apogée et l’entraîner dans un abîme sans fond. Et notre système de démocratie directe ne nous protégera pas cette fois-ci car plus personne, même pas l’UDC, ne semble prêt à se lever contre le terrorisme moralisateur qui travaille si activement à notre perte. Que la loi sur l’asile soit acceptée ou non.

10/03/2016

Réfugiés : l’erreur que nous n’aurions jamais dû commettre

Ce matin, un reportage édifiant de Marion Van Renterghem dans « Le Monde » sur ces familles allemandes ayant généreusement, ou naïvement, ouvert leur porte à des réfugiés syriens.

C’est, depuis décembre 2014, le cas de Christoph Bürger et sa compagne Anna-Lena Hösl. Cohabitation difficile, choc des cultures, lorsque leur premier hôte, un chrétien pourtant, refuse de se soumettre à l’autorité de la maîtresse de maison parce qu’elle est une femme. Puis c’est avec un musulman assidu qu’il leur faut apprendre à composer : ses prières quotidiennes, son refus de mettre un verre de vin dans le lave-vaisselle.

« Mais des gens qui ont fui la guerre, on les aide et c’est tout » tranche Anna-Lena.

Eh bien non ! Non, non et non ! Avoir souffert n’autorise pas tout et n’importe quoi. C’est exactement l’erreur tragique, celle que nous n’aurions jamais dû commettre, que nous faisons depuis le début de la crise des migrants. Nous nous devions, précisément car ces réfugiés viennent d’une autre culture et sortent brutalement de leur Moyen-âge social et religieux, de fixer dans une charte, les règles strictes, claires et précises de leur accueil. A accepter noir sur blanc ou à refuser. Un refus entraînant leur renvoi automatique.

Accueillir des réfugiés hongrois ou chiliens comme nous l’avons fait dans le passé n’est rien comparé à la vague d’immigration actuelle qui menace de submerger nos pays européens. Là où nous partagions des valeurs évidentes, naturelles, nous sommes confrontés à la brutalité de gens venant de sociétés qu’ils n’ont pas, depuis bien longtemps, réussi à faire fonctionner. Et pourtant ils veulent nous imposer leur façon de faire et de penser. Celle qui les a précisément poussés sur les chemins de l’exil. C’est pathétique d’aveuglement et d’ignorance. Il était de notre devoir de les empêcher de s’aveugler plus avant.

Las. Au cœur même de nos pays, nous avons des armées de bisounours qui travaillent avec une énergie inépuisable à entretenir les illusions des migrants. Ils sont prêts à céder sur tout. A fermer les yeux sur tout. Et du haut de leur soi-disant « supériorité morale », font si bien régner la terreur, que plus personne n’ose dire ce qu’il pense. Souffrent-ils d’une variation du syndrome de Stockolm, je ne sais ? Mais les illusions qu’ils entretiennent avec une telle inépuisable énergie ne rend service ni aux migrants ni à nos pays.

28/11/2015

Attentats de Paris: Nous réveillerons-nous avant qu’il soit trop tard ?

J’ai peur que malgré l’intensité inouïe des attaques parisiennes nous continuions d’être comme anesthésiés face au danger mortel qui menace l’Europe. Pourquoi ?

Premièrement car je ne crois pas à la notion de « modération » dans l’islam. Ou bien on pratique cette religion et on cautionne la totalité des versets du livre qui est à sa base, y compris les plus extrémistes, ou on ne la pratique pas. Mais il n’y a pas de moyen terme.

Deuxièmement, c’est une religion fondamentalement conquérante. La différence entre les islamistes radicaux et les musulmans «modérés» est que les uns veulent prendre le pouvoir par la force alors que les ordres attendent de pouvoir le prendre par des moyens détournés (natalité, déliquescence morale de l’Occident, mauvaise conscience, intimidation, infiltration lente mais systématique dans tous les rouages de nos Sociétés…).

Troisièmement, je reste plus convaincu que jamais que c’est la masse qui crée l’extrémisme. J’avais déjà mentionné ce point dans un billet au lendemain du massacre à Charlie-Hebdo (« Cette folie barbare ne pousse pas hors sol » ) car on ne peut ignorer que c’est la présence des 15-20 millions de musulmans sur le sol européen qui facilite et favorise l’émergence de ces cellules radicalisées. A l’extrême, s’il n’y avait que quelques dizaines de milliers de musulmans sur sol européen, ces attentats ne pourraient tout simplement ni être conçus et encore moins exécutés.

Quatrièmement, s’il est certainement indispensable de s’attaquer à ces cellules terroristes et de nommer ses membres pour ce qu’ils sont: des islamo-fascistes, est-ce suffisant ? Non, car je soupçonne que loin de nuire aux desseins des stratèges «modérés» de l’expansionnisme musulman en Europe, chaque attentat est une nouvelle occasion de se glisser dans la peau de l’agneau pour mieux endormir notre vigilance.

Cinquièmement, que pour tous les médias bien-pensants, les traditionnels appels à ne pas faire d’amalgames entre musulmans «modérés» et islamistes radicaux semblent représenter l'acmé de leur réflexion.

Je déduis de tout cela que nous n’avons toujours rien appris. Rien compris. Nous réveillerons-nous avant qu’il soit trop tard ?

08/11/2015

Immigration: Ne pas être le dindon de la triste farce européenne

C’est mon 4ème billet de rang sur l’immigration. La cacophonie en provenance de Bruxelles et des capitales européennes est toujours aussi assourdissante car si l’on exclut les quelques pays qui ont pris clairement position en faveur (Suède, Allemagne) ou à l’encontre (Hongrie et quelques autres pays qui l’environnent) de l’immigration, il reste les pays fondateurs de l’UE qui parlent de solidarité et qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de devoir accueillir des réfugiés. Pensons à l’inénarrable imbroglio de la répartition de ces quelques 100’00 migrants que personne ne veut. C’est une affaire qui dure depuis des semaines maintenant. Or nous savons que plus d’un million de migrants sont entrés ou entreront en Europe en 2015. Alors à quoi correspondent-ils ? A mon avis c’est le solde entre le nombre total de migrants prévus pour 2015 (hors regroupement familial) et ceux déjà prévus d’être accueillis par l’Allemagne (env. 800'000), la Suède (env. 150'000) et la Suisse (au minimum 50'000). Les 100'000 réfugiés, ce sont tous ceux qui sont attendus et qui ne trouveront pas de place dans un de ces 3 pays. Pathétiques comptes d’apothicaires.

A Berlin, sous la pression de la rue et des alliés politiques de Mme Merkel, le vent semble « lentement » être en train de changer.  Certes l’Allemagne va continuer d’accueillir un grand nombre de réfugiés, mais à des conditions sensiblement plus restrictives. Et lorsque l’on sait à quelle vitesse les passeurs professionnels sont informés des changements politiques au sein des pays européens on peut s’attendre, dans une prochaine phase, à une accélération du nombre de réfugiés tentant de profiter de l’aubaine des anciennes règles. J’espère que la bisounoursonne en charge du dossier de l’immigration à Berne a un plan B au cas où l’Allemagne devait changer de politique migratoire car la Suisse serait en ce cas, par un simple effet boomerang, violemment touchée du jour au lendemain. Puisse la Suisse ne pas être le dindon de la triste farce européenne.

07/10/2015

Grands principes ou Realpolitik ?

Jamais encore la tumeur cancéreuse qui se développe depuis des décennies au Proche et au Moyen Orient n'aura recelé un tel risque pour la santé de ce grand malade qu'est la Terre :

  • Elle continue d'envoyer ses métastases un peu partout sous forme de cellules terroristes, dormantes ou actives. Ainsi que des milliers de propagandistes qui savent si bien s'insinuer dans nos médias en distillant le discours parfaitement formaté que nous avons tellement envie d'entendre afin de n'avoir aucune décision à prendre
  • Beaucoup plus grave encore, avec l'aggravation du conflit en Syrie, elle attire les armées d’un nombre de plus en plus considérable de pays: de la région bien évidemment, des membres de l'OTAN que sont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne (bientôt) et la Turquie au jeu plus que trouble et douteux. Ajoutez-y la Russie depuis quelques jours aux côtés de ce qui reste de l'armée de Bachar el-Assad et des forces iraniennes et vous obtenez un cocktail au potentiel détonant considérable. Surtout avec l'aveuglement stratégique de plus en plus épais de nos dirigeants politiques et militaires vis-à-vis de la Russie.

Le problème de nos dirigeants est qu’ils croient mordicus à leur propre propagande. Ils s’en vont par monts et par vaux pérorer sur notre responsabilité vis-à-vis de tel ou tel peuple, quand ce n’est pas de la planète entière. Sur notre devoir d’accueillir les millions de réfugiés qui forcent les portes de notre maison. Et sur notre devoir de défendre la démocratie. Tout ceci est aberrant et pour plusieurs raisons :

  • Premièrement car nos pays sont objectivement ruinés. Depuis les débuts de la mondialisation (et je m’en suis souvent ouvert dans ce blog) il règne une véritable schizophrénie : d’un côté nos gouvernements continuent de parler de solidarité et de partage des richesses pour obtenir nos voix alors que sitôt au pouvoir ils organisent le transfert légal des richesses vers une minuscule élite d’investisseurs
  • Deuxièmement car la crise des subprimes a révélé le degré de cynisme que nos élites ont atteint puisque les petites gens d’Europe et des Etats-Unis ont dû se saigner aux quatre veines pour sauver un secteur bancaire qui s’enrichit pourtant sur notre dos depuis des décennies
  • Troisièmement, car pour les raisons invoquées au point 1) et 2), nos armées sont depuis de nombreuses années des variables d’ajustement de nos budgets nationaux. C’est ainsi qu’il n’y a plus une seule armée en Europe digne de ce nom, et ce n’est pas le baroud d’honneur de la France au Mali (un conflit tout juste à sa mesure) qui me fera changer d’avis. Quant à l’armée des Etats-Unis, elle est visiblement épuisée et elle a, elle aussi, subi une sévère cure d’amaigrissement
  • Quatrièmement car chaque fois qu’un dictateur est tombé dans cette région il a été remplacé par un régime encore plus corrompu et sanguinaire.

Alors voulons-nous vraiment continuer de défendre les grands principes au détriment de nos intérêts politiques et stratégiques ? Je crois que c’est le dernier moment pour que nos nains politiques et stratégiques réalisent qu’il est temps de revenir à une forme de Realpolitik en réalisant l’union sacrée de nos pays avec la Russie dans cette lutte contre cette tumeur. Au risque, dans le cas contraire, de faire un pas de plus vers le bord de la falaise.

13/04/2015

USA: Espérons que la doctrine Obama survivra à Obama

Sous la direction du Président Obama, la politique étrangère des Etats-Unis est en train de subir des changements considérables. Non seulement il a résisté à la folie de s’engager dans la guerre civile syrienne, même s’il y était poussé de toute part, y compris par son propre secrétaire d’Etat, mais il a imposé une nouvelle doctrine dans sa politique étrangère au Proche et au Moyen-Orient: «Leading from behind».

C’est excessivement heureux que les Etats-Unis ne soient plus seuls à assumer le rôle de gendarmes du monde et ne puissent plus être accusés, à la fois, de fomenter des guerres et de ne pas intervenir pour les éteindre. Il était plus que temps de cesser de «jouer» avec des problèmes géopolitiques que nous, en Occident, ne comprenons pas. Qui sont nos ennemis en Syrie ou en Palestine? Qui sont nos amis en Irak, en Arabie Saoudite, en Libye ou au Pakistan? Personne ne peut répondre honnêtement à ces questions. Et pourtant, depuis que les Etats-Unis ont armé les moudjahidines en Afghanistan à l'époque de l'invasion de ce pays par l'armée de l'URSS, la situation va de mal en pis. Partout où nous, coalitions entraînées dans le sillage des Etats-Unis, avons essayé de régler un problème, nous en avons créé dix. Aujourd'hui c'est à une véritable guerre de l'islamisme le plus borné, le plus radical, le plus rétrograde que la plupart des pays sont confrontés. Des fous barbares qui violent, séquestrent, tuent, terrorisent et décapitent. Les pays musulmans doivent inventer leur propre avenir. Décider de la place de l’Etat et de la religion pays par pays. Cette religion doit faire son aggiornamento et les peuples doivent prendre parti une fois pour toute entre une certaine vision de la modernité et l’obscurantisme et la barbarie.

En attendant que cela soit fait, nous devons les aider «from behind» et les confiner afin que leurs convulsions ne se répandent partout à la surface de la planète.

Si l’on y ajoute les heureux développements avec Cuba et avec l’Iran (même si j’espère que les précautions les plus implacables seront prises avec ce pays et ses projets nucléaires), on peut commencer à parler d’une véritable doctrine Obama en matière de politique étrangère et de restreinte dans l’usage de la force militaire.

Espérons que ces développements fondamentaux ne seront pas remis en question à la fin de l’ère Obama, même si un Président issu d’une aile des fous furieux du parti républicain le remplace.

07/01/2015

Charlie Hebdo: Cette folie barbare ne pousse pas hors sol

La menace avait été proférée il y a plusieurs années. Elle a été mise à exécution ce jour avec l'odieux attentat perpétré contre le journal Charlie Hebdo. 

De plus en plus de personnes en Europe s'inquiètent de ce qui est appelé «l'islamisation de l'Europe». Et systématiquement, les bonnes âmes se liguent pour dénoncer la xénophobie et les amalgames. Et pourtant ! Cette folie barbare ne pousse pas hors sol. Il lui faut un terreau, un humus. Son terreau, ce sont les écrits religieux considérés comme «sacrés» et pris au pied de la lettre. Son humus, ce sont les désordres sociaux et politiques au Proche et au Moyen-Orient et le déficit d’intégration dans les banlieues. Dont profitent une nuée d'opportunistes, de cyniques, de déséquilibrés, d'humiliés, de ratés, de laissés-pour-compte qui trouvent là une échappatoire à leur misère sociale, intellectuelle, morale et même sexuelle. Et entraînent une multitude d'âmes faibles, en mal de cause pouvant apaiser leur détresse et remplir leur vide intérieur. 

Ainsi, se renforce dans le monde une situation de plus en plus dangereuse où ces fous de Dieu, par l'intimidation, la menace, l'argent du pétrole, avancent leurs pions partout où il leur est possible de le faire. Ils s’attaquent avec systématique aux rares libertés dans les pays musulmans, suppriment les aspirations des femmes à mener une vie dans la dignité, lavent les cerveaux de jeunes à la dérive, intimident des gouvernements ou leur font croire qu'il leur est possible d'acheter la paix sociale en leur laissant la liberté de tisser leur toile. Partout où cela s'est déroulé, que ce soit en Algérie ou en Egypte par exemple, cela a fini dans le chaos. Et ce chaos social, politique, religieux déborde sur l'Europe par l'entremise de ces millions d'immigrés musulmans inondant nos pays depuis quelques décennies. Et combien de fous de Dieu pourchassés par leurs propres gouvernements qui connaissent leurs capacités de nuisance, en ont profité et continuent d’en profiter, pour venir ici pour mieux pouvoir poursuivre leur œuvre de reconquête des âmes et de mort à leurs ennemis. 

Aujourd'hui, le monde musulman, à l'exception, mais pour combien de temps encore, de la Malaisie et de l'Indonésie, est à feu et à sang. Et le monde devenant de plus en plus petit, cette folie est non seulement à nos portes mais elle est ici. Il y a encore 40-50 ans, un conflit qui se déroulait au Moyen-Orient était ressenti comme un événement éloigné. Aujourd'hui, ces mêmes conflits sont à quelques heures de vol. Des combattants vont et viennent entre nos pays et ces théâtres de guerre que sont la Syrie et l'Irak. Des cellules terroristes se développent au cœur de nos pays en profitant, là aussi, d'un terreau favorable pour se cacher dans des banlieues au fonctionnement et aux règles de plus en plus opaques. C'est la hantise de nos services de sécurité. Mais le discours politique de nos gouvernements reste ambigu. Nous n'osons pas dénoncer ceux qui sont devenus nos ennemis car la peur et l’autocensure se sont déjà infiltrées jusqu’au cœur de nos Sociétés. 

Cette barbarie ne pousse pas hors sol. Et elle nous concerne toutes et tous. Que nous soyons chrétiens, musulmans modérés ou athées.

21/12/2013

M. Poutine doit bien s’amuser

Depuis de trop nombreuses années, je me suis plusieurs fois exprimé sur ce point dans ce blog, l’Occident aime donner des leçons au(x) leader(s) de la Russie. Las, celles-ci ne tombent pas seulement systématiquement à plat. Elles ne font que renforcer l’orgueil de la Russie et de ses dirigeants.

Parmi les dernières péripéties, la Syrie a été l’occasion d’une magnifique leçon de diplomatie de la part de la Russie. Les Occidentaux qui jouaient les va-t’en-guerre, notamment par la bouche bien peu avisée de John Kerry, ont dû avaler les couleuvres préparées par le maître du Kremlin. Quant à L’Ukraine, elle a été un nouveau succès considérable pour la Russie qui a signé avec ce pays un accord au nez et à la barbe de l’Europe.

L’UE adore adopter la posture du continent berceau de la civilisation. Mais quand il s’agit d’aider ses voisins, chaque pays composant cette entité a d’autres priorités. L’Ukraine, au gouvernement corrompu et aux finances plus que chancelantes, avait le choix entre s’allier à une Europe donneuse de bons conseils mais aux mains vides et la Russie prête à mettre du beurre dans les épinards.

 

Nous partageons tout avec la Russie et les Russes depuis des siècles. Nous vivons sur le même continent, avons la même culture (les grands auteurs ou compositeurs russes nous sont aussi familiers que les Victor Hugo, Goethe, Mozart ou Beethoven) et la moindre des choses serait d’avoir des intérêts stratégiques communs.

Hélas, cent fois hélas, nos dirigeants continuent cette course en avant aveugle qui repousse la Russie toujours plus loin. Les derniers développements liés aux prochains Jeux de Sotchi vont encore aggraver les choses. Plusieurs dirigeants occidentaux vont boycotter la cérémonie d’ouverture comme au bon vieux temps de l’Union soviétique. Quant à M. Obama il a, en plus, décidé d’envoyer une représentante connue pour son militantisme en faveur de la cause homosexuelle et lesbienne pour, croit-il, favoriser l’expression de la démocratie dans ce pays. Je trouve cette décision profondément déplacée et relève d’une approche immature de la politique. Elle n’est, en fait, qu’une nouvelle étape dans la longue histoire d’incompréhension de l’Occident vis-à-vis de notre voisin. Depuis la chute de l’URSS, nos dirigeants ont été arrogants, méprisants, paternalistes, agressifs, sourds vis-à-vis de la Russie et de ses dirigeants.

Et pourtant, un continent dont un large pourcentage de la jeunesse est au chômage (60% en Grèce, 50% en Espagne) peut-il donner des leçons de démocratie ? Un continent dont les dirigeants, à tous les échelons du pouvoir légifèrent systématiquement au profit des lobbies les plus puissants et au détriment des peuples composant cette Union est-il habilité à donner des leçons de démocratie ?

Aujourd’hui M. Poutine est un acteur habile et intelligent sur la scène diplomatique mondiale. Il doit bien s’amuser à prendre sa revanche sur nos dirigeants incapables de changer de grille de lecture.

23/10/2013

Faut-il désespérer de la démocratie (2) ?

Dans un premier billet sur ce sujet (voir "Faut-il désespérer de la démocratie ?"), je montrais le danger, mortel à mon sens, qui guette nos démocraties, empêtrées qu’elles sont dans un dilemme cornélien puisqu’elles doivent choisir entre le respect des droits de l’homme et les dérives liées à une perte inquiétante de boussole pour guider l’action publique. 

L’affaire Leonarda comme il faut bien l’appeler a, depuis mon premier billet, déployé tous ses effets délétères en France. On a vu un ministre rentrer en urgence d’un voyage officiel. L’opposition mettre de l’huile sur le feu. Des lycéens dans la rue réclamant des mesures pour modifier une situation à laquelle ils ne comprennent rien. Un président se ridiculiser en proposant une absurdité. C’est grave et c’est pathétique à la fois. Comment une gamine de 15 ans, menteuse et arrogante (au vu de certaines de ses déclarations) et un père manipulateur peuvent-ils faire vaciller les institutions d’un Etat jusqu’à son sommet ? 

Nos pays ont passé en une génération, d’une vision patriarcale du Monde à une vision post-soixante-huitarde. Nous avons perdu nos repères car nous avons confondu (abus de) pouvoir et autorité. Non, personne ne souhaite retourner à une époque où l’homme (au niveau de la Société) et le père (au niveau de la cellule familiale) avaient tout pouvoir. Il est bon que ces abus aient été remis en question et que tous les membres de la Société et de la famille aient eu accès à l’information, à l’autonomie, à la liberté d’action et d’expression. Mais comme souvent dans une révolution le balancier est allé trop loin dans la direction opposée et aujourd’hui plus personne n’ose exercer l’autorité sous peine d’être vu comme un fasciste en puissance. 

Cette vision est pernicieuse car elle prive nos Sociétés de l’exercice éclairé de l’autorité dont elles ont un urgent besoin. Gouverner c’est prévoir dit-on. Mais c’est également prendre des décisions. Et c’est là que nous sommes devenus faibles. Plus personne n’ose se profiler et prendre des décisions qui pourraient sembler impopulaires, même si elles sont indispensables. Et nous préférons continuer dans un consensus mou avec une autorité de plus en plus affaiblie et des promesses rarement tenues. 

L’autre exemple que je prenais était les systèmes pénitentiaire et judiciaire en Suisse. Là aussi la remise en question sera longue et douloureuse face à la démission de nos autorités à tous les échelons de décision comme on l’a vu dans la tragique affaire Adeline. 

Dans les deux cas, nous avons peut-être en place des personnes qualifiées pour le poste qu’elles occupent, mais qualification ne veut pas dire compétence et encore moins courage. Et des personnes qui n’osent ou ne savent pas exercer l’autorité inhérente à leur fonction doivent avoir le courage de démissionner ou être démissionnées. 

Et puis il y a un autre acteur qui joue un rôle trop souvent pernicieux dans ces débats de Société : l’Eglise. Nos Eglises chrétiennes qui systématiquement veulent tendre l’autre joue et trop souvent n’ont retenu du message du Christ que celui de la charité envers le prochain : « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites » (Evangile de Matthieu). Et toute l’Eglise de croire qu’il faut « singer » le Christ pour voir très égoïstement s’entrouvrir les portes du Ciel. Mais un singe à qui on a appris à jouer du saxophone n’est pas un musicien pour autant. 

Et nos Eglises oublient un autre message du Christ au moins aussi important. Il était un guerrier, un combattant. Lorsqu’il a chassé les marchands du Temple, c’était à coups de triques et pas avec des génuflexions. L’Amour peut prendre des apparences dures, voire violentes, lorsque les circonstances l’exigent. Il a dit également « Je suis venu séparer le bon grain de l’ivraie » (Evangile de Matthieu). Et plus loin, également dans le même Evangile (10.34.35 et 36): « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. ».

Cet aspect du Christ est quasiment systématiquement occulté dans le message de l’Eglise, au moins sur la place publique, car personne ne le comprend ou personne n’ose assumer ce qu’il représente. 

Ce qu’il nous dit en substance et qui devrait être appliqué au fonctionnement de nos Sociétés, c’est que contrairement à ce que l’on veut croire de nos jours, tout n’est pas égal à tout. Que gouverner c’est trancher. Que nous n’avons tout simplement pas le droit de continuer de faire n’importe quoi comme nous le faisons de plus en plus. Qu’il faut exercer sa Conscience la plus élevée afin de déterminer les règles de fonctionnement de nos Sociétés. Que le Pouvoir reposait sur un accaparement inique de la force mais que l’Autorité s’exerce sur les prémisses de la plus haute Conscience à laquelle une Société puisse parvenir. Et que cette Conscience est très éloignée aussi bien de la mièvrerie pathétique à laquelle nous assistons que de la soumission aux seules forces de l’argent-roi.

18/10/2013

Faut-il désespérer de la démocratie ?

Tout le monde s’accorde pour dire que la vie politique de nos démocraties est de plus en plus polarisée. On vient d’en voir un exemple édifiant aux Etats-Unis où la branche des extrémistes du Parti républicain a failli faire sombrer le pays dans le chaos (et le reste du monde avec) au seul motif de la haine qu’ils portent aux pauvres (refus d'une assurance maladie pour 40 millions d'américains pauvres) et à leur refus de toute augmentation d’impôts à l’égard des plus riches d’entre les riches.

Nous vivons cet antagonisme dans tous nos pays et sur tous les sujets, au point que nous ne parvenons quasiment plus à prendre de décisions.

Parmi les autres débats où la polarisation est extrême on trouve bien sûr celui de l’immigration et celui de la sécurité. Qui vont de pair dans l’esprit de nombreuses personnes. Là aussi les camps semblent irréconciliables : d’un côté nous avons ceux qui brandissent des idées chocs, simples voire simplistes et qui ne seront probablement pour la plupart jamais mises à l’épreuve de la réalité. Et de l’autre nous avons les idées prônées par ceux qui se considèrent comme porteurs de hautes valeurs morales, héritiers du siècle des Lumières ou de la Révolution française et qui aiment tant manier les idées alambiquées qu’ils en arrivent à ne plus savoir ce qu’ils souhaitent vraiment et sont en tous les cas incapables de prendre une décision.

Et les années passent dans ce face à face stérile alors que les peuples souffrent et souhaitent des décisions hardies, aptes à les rassurer. Et tous les jours apportent de nouveaux exemples de ce face à face stérile, de ces joutes verbales entre sourds, de ces anathèmes jetés à la face des uns ou des autres.

Ce qui s’est passé à Lampedusa est tragique. Personne ne pourra dire le contraire. Et nous avons assisté à toutes les gesticulations habituelles de nos politiques. On se fend de communiqués la main sur le cœur, on convoque un sommet européen, on dit « plus jamais ça » et puis… Personne en Europe n’a les idées, les structures   et encore moins les moyens de mettre un terme à cette tragédie chaque jour renouvelée. Les injustices et les inégalités sont si colossales à la surface de cette planète que les migrations sont un fait, une réalité qui dure depuis longtemps et qui est appelée à durer encore très longtemps. Et il faudra plus que des belles paroles pour changer le cours de l’histoire. En face, nous avons ceux qui souhaitent ériger des murs pour protéger l’Europe d’une invasion de ce qu’ils considèrent comme des peuples n’ayant pas leur place en Europe. Ils n’ont pas plus de moyens de parvenir à leurs fins que les premiers cités. Nos Sociétés ont érigé des systèmes qui sont censés protéger nos démocraties des dérives abominables connues dans les années 30.

L’affaire de cette Kosovare renvoyée de France avec sa famille a attiré l’attention des médias. Tous les défenseurs des droits de l’homme sont montés au front, y compris à l’intérieur du gouvernement dont le ministre de l’Intérieur a soutenu cette expulsion. Après la première émotion (on ne devrait pas faire de politique sur le coup de l'émotion) passée, on apprend que le père a menti aux autorités françaises sur les origines de sa famille, qu’il a volé, que depuis plus de 4 ans qu’ils sont en France ils n’ont pas travaillé un seul jour mais vécu de l’aide sociale. Arrivés au Kosovo, la jeune fille interrogée par Radio France a menti également (mais n’est-elle pas à bonne école) en prétendant qu’ils dormaient sur des bancs alors qu’un appartement avait été mis à leur disposition par les Autorités locales. Cela me rappelle cette famille en Suisse, les D, dont on apprenait en 2004 que le père et la mère, en Suisse depuis respectivement 10 et 12 ans, n’avaient pas travaillé un seul jour et avaient touché 420'000 CHF d’aides sociales diverses.

Les dérives dans les systèmes pénitentiaire et judiciaire en Suisse ont largement défrayé la chronique et là aussi la vérité semble plus trouble que ce que les uns et les autres prétendent. Là aussi le débat est bloqué. Et pourtant il est urgent d’agir. Des décisions courageuses doivent être prises pour qu’un drame comme celui d’Adeline ne puisse plus se produire.

Mais que dire et que penser d’une Société qui tolère de tels abus ? Que penser d’une Société où il vaut mieux être réfugié que chômeur, même après une longue vie professionnelle ? Que penser d’une Société où il vaut mieux être un criminel plus ou moins en puissance (voire même multi-récidiviste), sur qui la Société va déverser tous ses bienfaits (appartement gratuit, allocation mensuelle permettant de ne pas travailler, coach particulier, cours de ceci ou cela, payés par le contribuable, etc..) que d’être un/une retraité(e) ayant travaillé honnêtement toute sa vie mais n’ayant bénéficié que d’un petit salaire (combien de retraités suisses touchent plus de 20'000 CHF par mois de la part de l’Etat comme le malheureusement fameux Carlos à Zürich ?).

L’incapacité des uns à prendre des décisions basées sur la justice sociale et le bon sens, crée des tensions de plus en plus insupportables dans nos Sociétés. Ces situations vues comme injustes par tous ceux qui sont broyés par un système économique aveugle et brutal encouragent l’illusion de recourir aux idées simples pour les résoudre et font le lit des « populistes » de tous poils.

Alors faut-il désespérer de la démocratie ? Oui, si nous continuons ainsi. Si nos classes politiques continuent ce dialogue de sourds, continuent de refuser de prendre des décisions courageuses en se perdant dans les méandres de la dialectique stérile et de la rhétorique gratuite, l’œil rivé aux sondages d’opinion, alors nous pouvons craindre le pire. A force de ce qu'il faut bien appeler lâcheté, ils apporteront le pouvoir sur un plateau d’argent à ceux qu’ils dénoncent.    

Dieu, ou notre supposée "supériorité morale", nous préservent de devoir revivre cela en Europe !

21/09/2013

Big Brother ? Nous y courons en chantant

Si l’on demandait à chacun d’entre nous ce que nous pensons de la vie exposée dans la fiction de Georges Orwell (« 1984 »), nous nous écrierions tous que c’est l’horreur suprême.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent d’accomplir ce que Georges Orwell n’avait pu imaginer : savoir à tout instant où se trouve n’importe qui, ce qui nous intéresse, les sites internet auxquels nous nous connectons, le contenu de nos e-mails, sms, conversations. Ce que nous achetons. Demain, les médicaments contiendront des micro-chips qui rapporteront à notre médecin (et à l’industrie pharmaceutique qui les fabrique) si nous avons effectivement pris les médicaments prescrits et même ce que nous avons mangé en même temps en analysant le contenu de nos intestins. Sans doute aurons-nous même des puces implantées à la naissance qui renseigneront qui de droit (!) sur notre état de santé physiologique, émotionnel, psychique en permanence. Si l’on ajoute à cela les caméras de surveillance qui sont de plus en plus omniprésentes on arrive à une situation qui devrait en préoccuper plus d’un. Il ne nous manque plus que le contrôle de nos consciences.

Et je n’ai évidemment aucune idée de ce que l’industrie inventera dans les décennies à venir. Mais il est à prévoir que cela sera un développement qui nous apportera de plus en plus de « liberté » de connexion et de plus en plus de risques à nos libertés individuelles. Y compris le contrôle de nos consciences. Que ce soit par la délivrance automatisée de médicaments ou par une manipulation de plus en plus sophistiquée  de l'information. 

Ce qu’il y a de très pervers dans tout cela et qui nous rend aveugles est qu’il y a des bénéfices : nous pouvons effectivement être connectés 24/24 avec tous ceux et celles qui nous sont proches, avec les sites qui nous plaisent. Nous pouvons payer toutes sortes de prestations avec nos téléphones portables qui remplaceront demain les innombrables cartes de crédit/débit qui encombrent nos poches. Les « bénéfices » dans notre vie de tous les jours sont nombreux et c’est ce qui nous rend aveugles, pour le plus grand bénéfice des entreprises de télécommunication et de tous ceux qui ont et auront à cœur de contrôler nos âmes et nos esprits.

Pas besoin d’avoir fait de grandes études pour pouvoir imaginer ce que des pouvoirs totalitaires pourront faire de toutes ces informations. Et l’émergence d’un pouvoir totalitaire n’est peut-être pas aussi éloignée de nous que cela en a l’air. Les 8 années de pouvoir sous Georges W Bush ont montré qu’il y a des forces aux Etats-Unis qui sont clairement prises du vertige totalitaire. Et même le démocrate Obama n’a pas pu/voulu annuler toutes les Lois (Patriot Act) votées sous W qui portent en elles les stigmates d’un totalitarisme plus ou moins rampant, plus ou moins assumé.

La guerre en Irak a été acceptée par la majorité des américains suite à la manipulation de Colin Powell devant l'assemblée des Nations-Unies et par l'histoire, fabriquée de toute pièce, des "couveuses au Koweït", histoire racontée devant une commission du Congrès des Etats-Unis par une jeune irakienne (qui manipulait qui ? ) pour favoriser l'entrée en guerre des forces occidentales.     

Le monde de Georges Orwell est une horreur absolue. Nous y courons en chantant !

07/03/2013

Pendant que nous regardons ailleurs

Pendant que nous regardons ailleurs, happés par les 1’001 sollicitations d’une vie quotidienne parfois frénétique, le lobby du nucléaire continue son travail de sape pour tenter d’affaiblir la volonté de notre classe politique de sortir du nucléaire. Et l’on nous répète inlassablement que notre pays ne peut pas se passer de cette source d’énergie « bon marché ».

Les pays traumatisés que sont l’Ukraine et le Japon connaissent le prix exorbitant d’un accident nucléaire. Et ce coût est appelé à se perpétuer pendant des centaines d’années (la durée du seul « nettoyage » de la centrale de Fukushima est estimée à 40 (!) ans). Le sarcophage de ces 2 centrales devra être construit (dans le cas de Fukushima), entretenu et renouvelé régulièrement pendant des siècles.

Mais sans parler de catastrophe, la simple sortie du nucléaire coûtera cher. Très cher. En Allemagne, la facture est évaluée, selon les experts, entre 250 et 1'700 milliards d’euros. Cette dernière somme, avancée par le groupe Siemens, englobe les investissements dans le renouvelable en plus du démantèlement des centrales. Y a-t-il une part d’intox dans cette somme effrayante, je suis incapable de me prononcer.

Prenons garde à rester vigilant et à ne pas nous laisser endormir par les manœuvres d’une industrie dangereuse pour l’avenir de notre pays et de l’Humanité et qui se cache derrière des prix artificiellement bas pour mieux nous séduire. 

Ces lobbies sont riches et ils ont les moyens de s’acheter les services des meilleurs avocats pour faire le siège de nos parlementaires et des meilleures agences de PR pour séduire la classe politique et la population. On le voit tous les jours malheureusement et dans tous les domaines :

  • Après Fukushima, on pensait que l’industrie nucléaire ne s’en remettrait jamais. Deux ans plus tard, le souvenir de l’accident devient de plus en plus flou et l’intense lobbyisme commence à porter le doute dans beaucoup d’esprits,
  • Après le scandale de la « vache folle », on pensait que l’emploi de farines animales pour nourrir les animaux était une aberration du passé. Il vient d’être accepté à nouveau à l’échelle européenne. Certes avec certaines restrictions, mais ce n’est qu’une question de temps,
  • Idem pour les OGM. Un travail inlassable est effectué pour faire admettre leur innocuité. Là aussi le peuple suisse doit être vigilant s’il veut que le moratoire actuel soit prolongé à son échéance,
  • Etc..

Restons vigilants sur de nombreux fronts afin de participer aux choix qui influencent notre avenir et celui de nos enfants.

 

12/12/2012

Rendre la vie impossible aux délinquants qu’on ne peut renvoyer

C’est le dernier acte de foi de M. Pierre Maudet, en charge de la sécurité à Genève. Il semble que par cet aveu il commence à réaliser l’impossibilité institutionnelle de faire quelque chose de sérieux face à cette problématique. Cette proposition m’en rappelle une autre, tout aussi pathétique, formulée en son temps à Lausanne (voir mon billet «Interdiction de périmètre»).

M. Maudet représentait un des derniers espoirs, pour beaucoup de Genevois, de faire enfin quelque chose pour lutter contre l’insécurité dans notre Canton. Mais entre ses amis de droite qui ne veulent pas ouvrir le porte-monnaie et ses opposants de gauche qui vivent encore au pays des grandes illusions, rien ne bouge et rien n’avance.

La Suisse en général et Genève en particulier, en tant qu’hôte des institutions de l’ONU pour la protection des réfugiés, est dans une situation encore plus délicate que le reste de l’Europe où règne déjà une belle hypocrisie dans ces domaines. Il est excessivement malheureux, absurde et stupide de confondre la protection des vrais réfugiés et la coupable passivité avec laquelle nous refusons de traiter les questions de délinquance liée (la plupart du temps) aux faux réfugiés qui ne viennent ici que pour s’enrichir de la façon la plus vile et la plus rapide.

N’y a-t-il aucune voie de la raison entre ce laxisme insupportable et le fascisme ?

Malheureusement, lorsque nos Sociétés jouent avec le feu, refusent de s’attaquer avec conscience et dignité à certaines problématiques, elles finissent par récolter le fascisme.

 

 

30/11/2012

Politique et insécurité: paroles, paroles, paroles

La sécurité est un thème qui préoccupe les citoyens de notre pays (et de tous les pays européens), et la réponse de la classe politique est tout sauf satisfaisante.

A gauche, on connaît les a priori idéologiques qui empêchent toute évolution pragmatique et raisonnable du débat: ils attendent encore le grand soir qui va révolutionner les relations sociales à un  degré tel que cela va régler tous les problèmes à la fois. Je schématisme bien évidemment, mais penser que l'on va régler les problèmes d'insécurité en Suisse (et en Europe) en changeant fondamentalement l'organisation du Monde et la structure sociale, économique et politique des pays dont proviennent les immigrants (dont quelques représentants, on parle de 3 à 400 personnes à Genève,  gonflent démesurément les statistiques de la criminalité) est à peu près aussi réaliste que d'attendre le retour du Messie.

Quant à la droite, au-delà des propos musclés de certains de ses ténors (entre Sarkozy qui voulait "nettoyer les banlieues au Kärcher" et Blocher dont on connaît la rhétorique), eh bien on attend encore. Ils ont tous les deux occupé des positions leur permettant de faire avancer leurs idées et pourtant on n'a rien vu. Ou si peu. M. Blocher s'est même permis le luxe de refuser la création d'une véritable police fédérale qui serait bien utile aujourd'hui pour lutter plus efficacement contre le crime organisé (argent de la mafia, blanchiment d'argent, trafic de drogue, réseaux criminels de traite d'êtres humains, etc..) qui a profité de l'ouverture des frontières pour s'implanter en Suisse.

C'est tout le problème de la droite qui est également enfermée dans ses a priori idéologiques. Ce ne sont pas les mêmes que ceux de la gauche, mais ils sont tout aussi tenaces. On touche ici au rôle de l'Etat, à l'étendue de ses pouvoirs et de sa puissance. Pour la droite, l'Etat doit rester aussi "mince" que possible et ne surtout pas risquer de retrouver une place qui pourrait le rendre dérangeant pour tous ceux qui profitent d'un Etat faible. Et ils sont nombreux. Depuis 2008 et la plus formidable crise économique depuis 1929, nous en payons tous les jours le prix.

Et pour engager des policiers et construire des places de prison, seules façons connues et pragmatiques de lutter contre la criminalité, il faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Et là on rentre en conflit frontal avec un des autres dogmes de la droite: le refus acharné d'augmenter les impôts de ceux qui seuls pourraient économiquement le supporter, est le tabou suprême qui a rang de véritable religion.

Tant que nous, citoyens honnêtes et payant nos impôts sans possibilité aucune de frauder le fisc, serons pris en otages entre les tenants de ces 2 idéologies, nous paierons le prix élevé de l'insécurité, partout où elle s'exerce. Cela peut nous toucher à la maison, dans notre voiture, dans la rue, etc… Cela peut nous toucher nous-même ou n'importe quel membre de notre famille. Et penser que le crime organisé s'implante en Suisse est une perspective effrayante qui devrait créer une sorte d'union nationale pour l'enrayer s'il en est encore temps.

Alors que le temps presse sur tous les fronts, certains de nos élus ont cru bon de renvoyer la très urgente révision du code de procédure pénale en commission. Encore une occasion gâchée de ramener un peu de bon sens dans ce pays.

08/07/2012

Il vaut mieux demander à la base

Très intéressante interview de M. Jean-Marc Widmer, le nouveau président de la Fédération suisses des fonctionnaires de police (FSFP) dans la TDG du samedi 7 juillet.

Là où nos gouvernants ergotent sur le sexe des anges, se battent comme des chiffonniers pour savoir si l'insécurité grandissante ressentie par la population est un «sentiment» ou une réalité, où l'on entend tout et son contraire, du laxisme à la tolérance zéro sans que cela change quoi que ce soit à la réalité, cela fait un bien fou d'entendre des propos clairs, lucides, informés sur une situation chaque jour plus inacceptable.

C'est partout ainsi. Au fur et à mesure que l'on monte dans la hiérarchie, la réalité du travail de tous les jours devient d'abord floue, puis abstraite. Si l'on monte encore, un jour elle devient virtuelle. Puis un jour, on est tellement éloigné des réalités que l'on en devient peut-être même cynique.

Alors, pour celles et ceux qui n'ont peut-être pas lu cette interview, voilà un bref rappel:

  • Dépôt, par la FSFP, d'une demande de révision du Code pénal pour mieux protéger les policiers contre les violences qui leur sont faites (c'est un comble)
  • Appui aux procureurs qui souhaitent ardemment une révision du nouveau code de procédure pénale qui a fait de la Suisse un havre pour les délinquants
  • Demande d'augmentation du nombre de policiers à l'échelle nationale, afin de se mettre au niveau (ratio entre population et nombre de policiers) des pays qui nous entourent
  • Dénonciation des effets pervers des accords de Schengen qui ont transformé nos frontières en «passoires pour les trafiquants de drogue, d'armes et pour les délinquants en tous genres»
  • Dénonciation de l'attitude incompréhensible de nombreux cantons qui refusent de soutenir les policiers devant les tribunaux lorsqu'ils se retrouvent sur le banc des accusés (le comble du comble de la lâcheté ...)
  • Demande de création d'une véritable police fédérale et d'une meilleure collaboration entre les différents corps concernés par la sécurité dans notre pays
  • Demande de remise à niveau technique et technologique des différents corps de police.

On est loin des discours électoraux qu'on nous sert et ressert à longueur d'interviews. Dire que M. Blocher, tenant soi-disant de la tolérance zéro a refusé, alors qu'il était Ministre de la Police et de la Justice, la création d'une police fédérale, prouve combien un politicien peut surfer avec ses idées et faire finalement le contraire de ce qu'il prône. M. Blocher est un tenant de l'ultralibéralisme et la création d'une nouvelle entité dans l'administration fédérale, même aussi utile et pour tout dire indispensable qu'une police fédérale, lui était insupportable. Dogmatisme et Dieu «argent» obligent.

La moralité, est que lorsque l'on a besoin de savoir la réalité sur une chose quelconque alors que l'on est  face à une grosse machinerie bureaucratique et administrative, il faut demander à la base comment les choses fonctionnent et dysfonctionnent. Pendant que les «élites» sur leurs nuages d'irréalité continuent de disserter sur le sexe des anges.

02/05/2012

(In)sécurité: la droite et la gauche dos à dos

Pour des raisons très différentes, voire diamétralement opposées, nous simples citoyens, ne pouvons très malheureusement, rien attendre de plus de la droite que de la gauche.

J'en veux pour preuve, l'article éminemment édifiant dans la TDG de ce jour, concernant: «les menaces physiques et verbales qui se pratiquent de plus en plus à l'encontre des policiers genevois.»

Cet article révèle notamment que: «trois cas récents révèlent une augmentation des tentatives d'intimidation par certains gangs mafieux très bien organisés [...] En mars, c'est un policier des Pâquis dont on avait mis la tête à prix.»

Ce qui est grave et inquiétant c'est d'apprendre la démission TOTALE  de l'Etat face à ces nouvelles menaces. Dans le cadre du braquage du change Migros et suite à la surréaliste plainte déposée par l'avocate (on devrait rayer une telle personne du barreau suite à une telle insulte à la raison) d'un des auteurs de la fusillade contre les policiers qui sont courageusement et intelligemment intervenus contre ces malfrats, on apprend encore (je cite un large extrait tant il révèle la gravité de la situation): «le syndicat a dû trouver des avocats, épauler les collaborateurs, trouver des solutions d'aide pour eux et leurs familles. «Le département n'a rien fait, déplore Christian Antonietti. Alors que nous sommes le bras armé du canton». Contacté hier, Laurent Paoliello, porte-parole du département d'Isabel Rochat, n'a pas répondu à nos questions. Les trois policiers impliqués dans le braquage doivent désormais affronter seuls la justice et même se rendre prochainement à Lyon pour être entendus. Avec tout ce que cela représente comme risque pour leur sécurité: «Ils vont comparaître en dévoilant leur nom, prénom, etc., déplore un collaborateur de la gendarmerie. Facile pour les spectateurs de prendre des notes et de trouver leur domicile ou leur famille pour exercer des pressions.»

Le reste de l'article démontre de façon éloquente l'étendue de l'incurie de nos élus et l'ampleur de la démission de l'Etat à laquelle nous sommes arrivés après des décennies d'aveuglement, de lâcheté et de bons sentiments, toutes choses dont les mafias se rient et profitent.

La gauche, pour des raisons idéologiques, est incapable de regarder certaines réalités en face, enfermée qu'elle est dans une vision de classe de la Société. Entre la gauche bien-pensante (mais n'est-elle pas toujours «bien-pensante» ?), les Verts qui semblent plus prompts à s'engager en faveur de la défense des réfugiés, y compris les faux réfugiés économiques, qu'à la protection de notre environnement (en tout cas c'était le sentiment dégagé sous la présidence de M. Ueli Leuenberger), et différentes Associations de protection de toutes les minorités, y compris lorsqu'elles se trouvent engagées dans des activités criminelles, nos gouvernements ont perdu le courage d'exprimer l'Autorité et le Pouvoir de l'Etat, à bon escient.

La gauche, encore elle, a tellement orchestré un lavage de cerveau collectif depuis la fin de la seconde guerre mondiale pour nous mettre en garde contre les dangers d'une possible résurgence du fascisme, qu'elle a comme anesthésié nos démocraties et leur a enlevé toute capacité à s'organiser contre les abus dans l'immigration sauvage et contre les atteintes à la sécurité.

La droite, de son côté, parle volontiers de sécurité, parfois avec des accents très convaincants, mais cela s'arrête généralement au stade des bonnes intentions électoralistes. Lorsqu'il s'agit de transcrire ces bonnes intentions en actes, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit de financer celles-ci, la droite au service de nos élites s'aperçoit que la mondialisation avec son cortège de délocalisations et de cadeaux fiscaux faits aux ultra-riches a si bien vidé les caisses de nos Nations, que nous ne pouvons plus nous payer le niveau de sécurité que nous, citoyens, réclamons et attendons.

Je ne vois malheureusement pas d'issue pacifique à cette situation totalement bloquée: la gauche va continuer à s'enfermer dans sa dénégation de la réalité (reconnaître les causes sociologiques, sociétales, économiques et politiques de l'augmentation de la criminalité ne devrait pas empêcher de lutter efficacement contre elle). Et la droite va continuer de faire de beaux discours sans agir, préférant donner aux ultra-riches les moyens de s'enfermer dans des quartiers de haute sécurité où il peuvent entretenir l'illusion qu'ils peuvent vivre à l'abri des pouilleux de la Terre, s'enrichir encore plus et laisser le reste du Monde à ses difficultés, sa précarité et sa misère, amplement méritées à leurs yeux.

Notre planète est de plus en plus interconnectée et de plus en plus «petite». Rien de ce qui affecte nos voisins, même à l'autre bout de la Terre, qui n'entraîne des répercussions chez nous. Croire que la Suisse et Genève sont une île privilégiée au milieu de la tempête est une illusion. Certes, nous sommes économiquement plus sains que nos voisins. Mais cette bonne santé économique fait des envieux. Pas besoin d'avoir fait de longues études pour se rendre compte qu'il existe quelque part, au milieu de l'Europe, un Etat béni qui est à la fois insolemment couronné de succès, incroyablement naïf dans sa vision des réalités de nos Sociétés (il suffit de voir l'incroyable impréparation de notre classe politique face aux attaques incessantes de l'étranger contre notre place bancaire et financière ou le presque touchant amateurisme de notre ministre de la défense) et pingre dans l'utilisation de ses surplus, notamment dans le domaine de la sécurité.

Les mafias de toute sorte, celles qui orchestrent l'immigration sauvage pour leur plus grand profit, celles qui gèrent le trafic d'êtres humains pour bénéficier des immenses revenus de la prostitution, celles qui organisent le trafic de drogue ou la contrebande ou les jeux de hasard ou le racket, etc.. ont de très beaux jours devant elles. Elles profitent de ce mélange détonnant pour s'enrichir, utilisent les banques et l'économie suisses pour recycler une partie de leur argent sale. Quant aux petites frappes de pays voisins et plus lointains, ils profitent de l'ouverture des frontières ou de leur statut de faux réfugiés et de notre stupéfiante paralysie pour venir faire les 400 cents coups en toute impunité.

Si l'Occident, la Suisse et Genève continuent de refuser d'affronter ces questions avec sérieux, conscience et détermination, ces assauts répétés mettront tout simplement l'existence même de nos démocraties en péril.

12/03/2012

Scène de la vie ordinaire

Scène pénible vécue dimanche dans un train au départ de Genève et roulant en direction de Zürich. A bord 2 Maghrébins ayant consommé des substances les rendant extrêmement bruyants et encore plus agressifs. Lorsque survint le contrôleur, ils se sont mis à insulter (surtout l'un des deux qui cherchait vraiment les embrouilles), la Suisse et le contrôleur, en le traitant de « raciste », tout cela parce qu'il leur demandait leur titre de transport. Et l'un se moquait de lui en lui disant à peu près « je n'ai rien dans les poches », ce qui voulait dire « je n'ai pas de titre de transport, pas d'argent et pas de papiers d'identité, donc tu ne peux rien contre moi ».

J'ai espéré un comité d'accueil à la première gare où le train s'est arrêté. J'ai espéré un comité d'accueil à la deuxième et toujours rien.

Voilà le message que notre pays leur a donné: « vous pouvez venir chez nous avec votre haine, vous pouvez essuyer vos chaussures pleines de fumier sur nos trottoirs et dans nos trains, vous pouvez nous insulter et vous moquer de nous, vous pouvez traverser la Suisse gratuitement, il ne vous arrivera rien ».

Ce laxisme systématique nous prépare un futur difficile.

 

22/02/2012

Ne méritent-ils que notre mépris ?

Dans un éditorial de ce jour dans la TDG, M. Benjamin Chaix évoque l'agression particulièrement lâche et sordide de deux jeunes « zizous » contre une vieille dame de 79 ans. Devant leur absence totale de remords, de regrets, de pitié pour leur victime, le journaliste conclut en disant: «ces deux malheureux zizous, comme l'individu qui a agressé une jeune femme dans son jardin 24 h. plus tard [...] et tous ceux qui considèrent Genève comme leur terrain de chasse, ne méritent que notre mépris le plus profond».

Vraiment ?

Est-ce une nouvelle forme de bouclier contre la criminalité de toute sorte et de toutes origines qui monte à Genève et dans toute la Suisse romande (au minimum) ? Devrions-nous passer quelques minutes chaque jour à «mépriser ces pauvres âmes errantes» pour nous protéger de leurs menées criminelles ?

En tant que membre de la classe moyenne, je me sens vraiment pris en otage entre les ultras riches qui accaparent les richesses, y compris ces oligarchies régnantes et corrompues dans les pays du Tiers-monde et les ultras pauvres en provenance de ces mêmes pays (ou des banlieues «tiers-mondisées» du pays voisin) qui viennent en Suisse pour piller tout ce qu'ils peuvent piller. Cette situation est insupportable sur les deux plans car c'est le plus souvent la classe moyenne qui souffre le plus.

Le seul moyen de rétablir la situation est que nos élites retrouvent leurs esprits et acceptent de partager leurs richesses de façon plus équitable (par une fiscalité plus juste) et que parallèlement nos Sociétés instaurent la tolérance zéro pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent envisager de gagner leur vie autrement que par des activités criminelles.

20:03 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ne méritent-ils que notre mépris ?, zizous, benjamin chaix | |  Facebook

05/02/2012

Interdiction de périmètre

Face au comportement criminel de certains requérants, on apprend dans la TDG, que le chef de l'Office fédéral des migrations parle de mieux écouter les propositions des cantons afin d'empêcher que certains requérants qui « menacent l'ordre public et la sécurité » nuisent à la grande majorité des requérants qui respectent nos Lois.

Parmi les propositions concrètes que ce M. Gattiker est prêt à envisager, celle consistant dans le fait qu'un juge puisse par exemple, interdire à un requérant délinquant d'accéder à certains quartiers. «S'il s'y rend quand même, le juge pénal pourrait le faire enfermer».

Nous voilà rassurés !

Cela me rappelle furieusement la plaisanterie concoctée par les « autorités » municipales lausannoises en décembre 2008 ou 2009 (je ne suis plus sûr) qui consistait exactement en cela: interdire le centre-ville de Lausanne à certains délinquants pour permettre au brave citoyen de faire ses achats de Noël sans être dérangé. Et pour faire bon poids, le journal qui avait publié cet extraordinaire acte d'autorité, avait cru bon de titrer cet article : « Les autorités lausannoises promettent l'enfer aux dealers ».

Ce morceau de bravoure (l'enfer promis) consistait donc en :

  • une interdiction de périmètre (pendant le seul mois de décembre)
  • le renvoi des contrevenants dans le canton dans lequel ils avaient déposé leur demande d'asile

J'imagine volontiers les pintes de bonne humeur que cet enfer promis doit générer chez ces pauvres requérants car l'enfer promis ressemble au Club méditerranée pour ces dealers qui ont souvent eu affaire à une répression autrement plus sophistiquée dans leur pays d'origine.

Il aura fallu plusieurs années pour que ces mesures cantonales hardies remontent jusqu'à Berne. Combien de décennies devrons-nous encore attendre jusqu'à ce que de véritables mesures soient prises contre les dealers qui pourrissent le centre de toutes les villes suisses ?

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02/11/2011

Vivement un siècle des Lumières

L'aveuglement, l'obscurantisme, cette façon très particulière qu'a l'être humain de s'identifier à tel point à une cause qu'il en perd toute forme d'intelligence pour n'être plus qu'un être prêt à frapper tous ceux qui ne sont pas d'accord avec sa supposée vérité, a encore frappé.

On a pu entendre, heureusement, quelques représentants d'un Islam qui se veut modéré, venir condamner l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo. C'est heureux. Malheureusement, dans la bouche de certains il y avait un «mais» qui parlait des convictions profondes de certains qui avaient été heurtées. Et de nous expliquer les divers aspects du blasphème dans cette religion.

Ce qui me chagrine justement, est que l'on peut lui faire dire à peu près n'importe quoi. Selon les jours, selon l'interlocuteur, selon les circonstances, on nous parlera soit d'une religion de paix, soit l'on exaltera le fanatisme pour pousser à la guerre sainte, aux attentats, aux bombes humaines et que sais-je encore. Tout cela à partir des mêmes textes. Pour être une religion de paix, c'est néanmoins, depuis 50 ans, la religion au nom de laquelle le plus de crimes auront été commis. Et le message lancé en même temps que les 2 cocktails Molotov (c'est l'état des connaissances sur cette affaire à l'heure où j'écris) est clair: "Tremblez tous ceux qui faites usage de votre liberté de penser, nous ferons régner la terreur, au besoin, pour vous faire taire".

La deuxième chose qui me chagrine est cette notion de blasphème. Qu'un être humain puisse s'arroger le droit de décider ce qu'est un blasphème et ce qui ne l'est pas est le signe d'un orgueil parfaitement aveuglant. Qui sommes-nous pour discriminer ainsi et condamner à mort celui qui sera considéré comme ayant blasphémé ? Le blasphème, si blasphème il devait y avoir, est une chose qui ne regarde que Dieu et/ou ses Saints et la personne qui a éventuellement blasphémé. Mais certainement pas des êtres ordinaires, le plus souvent incapables de vivre à la hauteur des exigences de leur propre religion, et vivant avec tous les aveuglements ordinaires.

Le christianisme, il y a fort longtemps heureusement, a connu les mêmes dérives et en a mené plus d'un au bûcher sous ce même prétexte. Depuis lors, et à cause même de ses excès, l'Occident a donné naissance au siècle des Lumières et à la science, reléguant la religion à une question privée ne regardant que Dieu et le croyant.

Croire que l'homme peut faire justice lui-même, au nom de Dieu, est aberrant et le signe d'un obscurantisme moyenâgeux. Car en définitive, c'est à Dieu et à LUI SEUL, de reconnaître les siens.

Il est urgent que l'Islam vive son siècle des Lumières.

19:45 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vivement un siècle des lumières, charlie hebdo | |  Facebook