26/09/2016

Déos contenant des sels d’aluminium : une alternative

Les déodorants contenant des sels d’aluminium sont, depuis quelques années, soupçonnés de favoriser le cancer du sein. Une étude publiée récemment dans le International Journal of Cancer par deux chercheurs genevois et citée le 20 septembre dans la TDG tendrait à confirmer ces soupçons.

Notre Société industrielle produit un nombre considérable de substances chimiques toxiques ingérables par les mécanismes de la vie car il n'y a aucune place dans notre échiquier métabolique pour traiter l’aluminium, le plomb et le mercure. Pas de voie de traitement, pas ou peu de voie d'élimination. Et représentez-vous la proximité délétère entre les aisselles et les seins…

Alors plutôt que de marcher sur les platebandes des scientifiques qui se réveillent lentement à certaines réalités, je vous propose une alternative simple, quasiment gratuite et qui ne vous lâchera JAMAIS. Trop beau pour être vrai ?

Eh bien non. Il s’agit du bon vieux bicarbonate de soude et aucune bactérie (cause des odeurs désagréables) ne lui résiste. Le kilo coûte 1.50, vous durera 2 ans et ce produit ne vous lâchera jamais. Il suffit, après la douche, de s’humecter légèrement les aisselles, de verser une pointe de couteau de bicarbonate (choisir une qualité très fine) sur les doigts et de l’appliquer sous une aisselle. Renouveler l’opération pour la deuxième. Cela fait plusieurs années que je l’utilise. J’ai pu faire les marches les plus exigeantes en montagne en plein cagnard ou danser au bout de la nuit et il ne m’a jamais lâché. Et si un matin vous êtes en retard et n’avez pas le temps de vous doucher vous pouvez même en réappliquer sans aucun des désagréments vécus dans ce cas avec un déo industriel.

Comme vous le voyez, c’est simple, économique et sans danger aucun.

 

20/09/2014

Caisse unique: Il aura suffi de…

Plus les jours passent, plus l’on se rapproche du jour de la votation et plus le camp du «non» se renforce. Qui l’eût cru il y a quelques mois encore, après une énième augmentation de nos primes?

La Lamal, qui a été voulue par une femme de gauche est devenue une des meilleures vaches à lait de la droite. Pour s’en convaincre, il n’est que de voir avec quelle sollicitude elle se penche sur son berceau. Dans cette campagne, la droite qui partait avec un réel handicap, a su habilement transposer à la réalité suisse les arguments de la droite rétrograde américaine contre l’ObamaCare. Il aura suffi de remplacer l’épouvantail du socialisme par le modèle, en échec grave, de la sécurité sociale à la française pour faire se retourner tous les hésitants et les mous du bide et donc réussir ce tour de passe-passe. Et pourtant, le projet de caisse unique n’a rien à voir avec la sécu française. Elle a beaucoup plus à voir avec la gestion centralisée de notre assurance accident par la Suva. Modèle qui fonctionne à la satisfaction de tous et dans la transparence. Exactement ce qui manque à la gestion ubuesque de l’assurance maladie de base par plus de 60 caisses se répartissant un si minuscule territoire. 

Je croyais le peuple suisse plus intelligent que les red necks des grandes plaines américaines ou les Born-again Christians de la Bible Belt. Las. Mais la droite est habile au jeu de la propagande, elle qui a toujours su déguiser la défense de ses intérêts très particuliers et très égoïstes, derrière celle de la Démocratie et de la Liberté.

Pourtant, qu’ils arrivent fraîchement au pouvoir ou qu’ils l’exercent de longue date, les représentants de ces forces, violent la Démocratie et forniquent avec la Liberté. 

Il aura suffi de …

04/01/2014

Le Tiers-Monde au cœur de l’Europe

Je viens d’entendre le reportage de la RSR: «Grèce: survivre sans l’Etat». Un reportage hallucinant qui montre à quelles extrémités (près de 30% des Grecs n’ont plus accès à la santé publique), mènent les politiques économiques et financières en vigueur depuis la chute de l’Union soviétique.

Le Tiers-Monde est caractérisé par un Etat faible et corrompu qui n’assume pas les tâches de base dont un pays a besoin pour fonctionner et permettre à chacun de vivre dans la dignité. C’est exactement ce qui est en train de se développer en Europe, en Grèce bien sûr, mais aussi dans de nombreux autres pays (Espagne, Portugal…) touchés violemment par la crise économique qui a frappé l’Occident en 2008-2009.

Et quand la réponse à la crise est celle voulue par les économistes du FMI et les technocrates de Bruxelles, cela favorise le développement de régions européennes entières qui glissent vers le Tiers-Monde.

Pendant ce temps, condition sine qua non, les ultras-riches font tout ce qui est en leur pouvoir et leur pouvoir est grand, pour diminuer leur participation à la solidarité nationale par l’impôt. Ils paient des armées d’avocats et de fiscalistes pour contourner leurs obligations et last but not least, créent des Fondations philanthropiques qui ont pour effet:

  • De permettre une «optimisation» supplémentaire de leurs impôts
  • De flatter leur ego

Et le monde et l’Europe restent impuissants à mettre un terme à ces scandales qui se développent sous nos yeux depuis 3 décennies. Jusqu’où l’Europe s’abaissera-t-elle dans sa tiers-mondisation?

21/09/2013

Big Brother ? Nous y courons en chantant

Si l’on demandait à chacun d’entre nous ce que nous pensons de la vie exposée dans la fiction de Georges Orwell (« 1984 »), nous nous écrierions tous que c’est l’horreur suprême.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent d’accomplir ce que Georges Orwell n’avait pu imaginer : savoir à tout instant où se trouve n’importe qui, ce qui nous intéresse, les sites internet auxquels nous nous connectons, le contenu de nos e-mails, sms, conversations. Ce que nous achetons. Demain, les médicaments contiendront des micro-chips qui rapporteront à notre médecin (et à l’industrie pharmaceutique qui les fabrique) si nous avons effectivement pris les médicaments prescrits et même ce que nous avons mangé en même temps en analysant le contenu de nos intestins. Sans doute aurons-nous même des puces implantées à la naissance qui renseigneront qui de droit (!) sur notre état de santé physiologique, émotionnel, psychique en permanence. Si l’on ajoute à cela les caméras de surveillance qui sont de plus en plus omniprésentes on arrive à une situation qui devrait en préoccuper plus d’un. Il ne nous manque plus que le contrôle de nos consciences.

Et je n’ai évidemment aucune idée de ce que l’industrie inventera dans les décennies à venir. Mais il est à prévoir que cela sera un développement qui nous apportera de plus en plus de « liberté » de connexion et de plus en plus de risques à nos libertés individuelles. Y compris le contrôle de nos consciences. Que ce soit par la délivrance automatisée de médicaments ou par une manipulation de plus en plus sophistiquée  de l'information. 

Ce qu’il y a de très pervers dans tout cela et qui nous rend aveugles est qu’il y a des bénéfices : nous pouvons effectivement être connectés 24/24 avec tous ceux et celles qui nous sont proches, avec les sites qui nous plaisent. Nous pouvons payer toutes sortes de prestations avec nos téléphones portables qui remplaceront demain les innombrables cartes de crédit/débit qui encombrent nos poches. Les « bénéfices » dans notre vie de tous les jours sont nombreux et c’est ce qui nous rend aveugles, pour le plus grand bénéfice des entreprises de télécommunication et de tous ceux qui ont et auront à cœur de contrôler nos âmes et nos esprits.

Pas besoin d’avoir fait de grandes études pour pouvoir imaginer ce que des pouvoirs totalitaires pourront faire de toutes ces informations. Et l’émergence d’un pouvoir totalitaire n’est peut-être pas aussi éloignée de nous que cela en a l’air. Les 8 années de pouvoir sous Georges W Bush ont montré qu’il y a des forces aux Etats-Unis qui sont clairement prises du vertige totalitaire. Et même le démocrate Obama n’a pas pu/voulu annuler toutes les Lois (Patriot Act) votées sous W qui portent en elles les stigmates d’un totalitarisme plus ou moins rampant, plus ou moins assumé.

La guerre en Irak a été acceptée par la majorité des américains suite à la manipulation de Colin Powell devant l'assemblée des Nations-Unies et par l'histoire, fabriquée de toute pièce, des "couveuses au Koweït", histoire racontée devant une commission du Congrès des Etats-Unis par une jeune irakienne (qui manipulait qui ? ) pour favoriser l'entrée en guerre des forces occidentales.     

Le monde de Georges Orwell est une horreur absolue. Nous y courons en chantant !

07/03/2013

Pendant que nous regardons ailleurs

Pendant que nous regardons ailleurs, happés par les 1’001 sollicitations d’une vie quotidienne parfois frénétique, le lobby du nucléaire continue son travail de sape pour tenter d’affaiblir la volonté de notre classe politique de sortir du nucléaire. Et l’on nous répète inlassablement que notre pays ne peut pas se passer de cette source d’énergie « bon marché ».

Les pays traumatisés que sont l’Ukraine et le Japon connaissent le prix exorbitant d’un accident nucléaire. Et ce coût est appelé à se perpétuer pendant des centaines d’années (la durée du seul « nettoyage » de la centrale de Fukushima est estimée à 40 (!) ans). Le sarcophage de ces 2 centrales devra être construit (dans le cas de Fukushima), entretenu et renouvelé régulièrement pendant des siècles.

Mais sans parler de catastrophe, la simple sortie du nucléaire coûtera cher. Très cher. En Allemagne, la facture est évaluée, selon les experts, entre 250 et 1'700 milliards d’euros. Cette dernière somme, avancée par le groupe Siemens, englobe les investissements dans le renouvelable en plus du démantèlement des centrales. Y a-t-il une part d’intox dans cette somme effrayante, je suis incapable de me prononcer.

Prenons garde à rester vigilant et à ne pas nous laisser endormir par les manœuvres d’une industrie dangereuse pour l’avenir de notre pays et de l’Humanité et qui se cache derrière des prix artificiellement bas pour mieux nous séduire. 

Ces lobbies sont riches et ils ont les moyens de s’acheter les services des meilleurs avocats pour faire le siège de nos parlementaires et des meilleures agences de PR pour séduire la classe politique et la population. On le voit tous les jours malheureusement et dans tous les domaines :

  • Après Fukushima, on pensait que l’industrie nucléaire ne s’en remettrait jamais. Deux ans plus tard, le souvenir de l’accident devient de plus en plus flou et l’intense lobbyisme commence à porter le doute dans beaucoup d’esprits,
  • Après le scandale de la « vache folle », on pensait que l’emploi de farines animales pour nourrir les animaux était une aberration du passé. Il vient d’être accepté à nouveau à l’échelle européenne. Certes avec certaines restrictions, mais ce n’est qu’une question de temps,
  • Idem pour les OGM. Un travail inlassable est effectué pour faire admettre leur innocuité. Là aussi le peuple suisse doit être vigilant s’il veut que le moratoire actuel soit prolongé à son échéance,
  • Etc..

Restons vigilants sur de nombreux fronts afin de participer aux choix qui influencent notre avenir et celui de nos enfants.

 

20/01/2013

Convention sur le mercure: une demi bonne nouvelle

(Demi-)heureuse nouvelle à l’issue de cette semaine de négociations à Genève. Et utile rappel sur les dangers que représente le mercure utilisé à l’échelle industrielle. Ou simplement présent à l’état naturel dans le charbon et brûlé en quantités de plus en plus effarantes, pour produire de l’énergie, par un pays comme la Chine. 

Dans l’article de la TDG de samedi, on rappelle qu’on relâche environ 200 tonnes de mercure dans l’Arctique, ce qui contamine gravement les poissons que nous mangeons. Sauf que nous extrayons beaucoup plus que 200 tonnes de mercure par année. Environ 10 fois plus. Ce qui veut dire que 1'800 tonnes de mercure finissent dans les autres océans du globe et dans l’air que nous respirons.

Et bien des pathologies graves peuvent être initiées par ce très grand toxique environnemental.

Dans le Nouvel Observateur, qui détaille un peu plus les résultats de ces travaux, on apprend que: [… la Convention ne prévoit pas l'interdiction du mercure dans certains vaccins. De même, aucune date d'interdiction de ce métal dans les amalgames dentaires n'a été précisée, sous la pression du lobby des dentistes qui ont cependant admis que son utilisation doit diminuer.]

Nous y voilà ! On s’affole à très juste titre du mercure relâché par les activités industrielles, de celui contenu dans les thermomètres ou les piles (qui trop souvent finissent à la poubelle ou dans une décharge quelconque) et aucune volonté de légiférer contre le mercure dans les vaccins et contre celui que tant des citoyens du monde ont dans la bouche, à quelques centimètres du cerveau et dont ils respirent 24/24 les vapeurs.

Rappelons que du mercure est injecté avec certains vaccins dans le corps de nourrissons dont certains vont développer des traits autistiques (et beaucoup y voient une relation de cause à effet), et que le mercure représente environ 50% d’un amalgame dentaire (plombage):

  • En Suisse, environ 10% des caries sont encore obturées par des plombages au mercure. Ce faible pourcentage s’explique par des raisons esthétiques et la plus grande marge de profit pour le praticien et pas par des raisons de santé publique,
  • En France on en est encore à 60%. Ce haut pourcentage s’explique par une raison diamétralement opposée: les soins dentaires étant remboursés par la Sécurité sociale, la pose d’un composite prenant un peu plus de temps au praticien que la pose d’un plombage tout en étant remboursé au même tarif, bien des praticiens optent pour cette pratique sans se préoccuper des conséquences (dont ils sont pourtant également les victimes en respirant les vapeurs de mercure lors de la pose et de la dépose)

Il serait pourtant de la plus haute et de la plus extrême urgence de cesser ces pratiques injustifiables et quasi démentes (en tous les cas profondément irresponsables) en termes de santé publique.

Combien de décennies faudra-t-il encore attendre avant que les Pouvoirs publics cessent de plier devant des lobbies qui ne veulent pas notre bien ?

27/09/2012

Primes maladie: une décision politique

L’habituelle mise en scène entourant la publication des prochaines primes d’assurance maladie a révélé des primes relativement modérées. A-t-on enfin jugulé l’augmentation de plus en plus insupportable des primes ? Ce serait magnifique de pouvoir répondre par l’affirmative. Mais ce serait d’une grande naïveté.

La réalité est qu’un projet de caisse publique nous sera soumis prochainement et que, comme en 2008 avant la votation sur la caisse unique, les assureurs ont tellement peur, qu’ils sont prêts à avaler cette potion très amère, sachant que, comme après le refus du peuple lors de ladite votation, ils pourront se rattraper une fois le danger bolchévique écarté. Ne doutons pas que la même propagande nous sera servie à longueur de médias pour tenter de faire peur aux citoyens et afin d’obtenir un nouveau rejet.

Deux travaux de ce jour au Conseil national et au Conseil des états, préparent les augmentations futures:

  • La chambre du peuple veut que le Conseil fédéral renégocie la baisse du coût des médicaments avec l'industrie pharmaceutique. Pour une fois que le CF avait timidement tapé du poing sur la table, nos représentants (oui, oui, ceux que nous avons porté au parlement pour nous défendre) veulent revoir cela afin de défendre les futurs bénéfices de leurs lobbyistes préférés
  • Le Conseil des Etats enterre la loi sur la prévention santé. Ce qui veut dire qu’il n’y aura finalement pas de loi fédérale pour chapeauter la prévention et la promotion de la santé et que la Fondation Promotion Santé Suisse ne recevra pas les moyens prévus et nécessaires. La Chambre du peuple soutenait le texte, malgré l’opposition de la droite. La loi devait se contenter d’améliorer l’utilisation des quelque 70 millions par an à disposition, sans augmenter les moyens financiers. Et pourtant… C'est vrai qu’il vaut mieux empêcher la prévention des maladies à coup de modestes millions afin de dépenser des milliards et des milliards pour «soigner» (en réalité les traitements utilisés sont toxiques et font le lit de nouvelles maladies, faisant entrer les malades dans le cycle infernal des maladies induites par des traitements toxiques qu’il faut tenter de contrebalancer par d’autres médicaments tout aussi toxiques qui…) des maladies chroniques qui, une fois installées représentent le pactole pour toute la filière pharmaco-médicale. N'oublions pas que, (dixit Pascal Couchepin, ancien ministre de la santé, ou plutôt de la maladie) les dépenses dans le domaine de la santé, sont un facteur de croissance.

Ces 2 décisions participent aux futures augmentations. Il faudra s’en souvenir le jour J et ne pas tomber des nues lorsque nous recevrons le coup sur la tête. Les augmentations de primes sont programmées car le but du système n’a rien à voir avec notre santé mais avec la volonté de certains de s’enrichir sur notre dos et sur nos malheurs (la maladie sous toutes ses formes).

La grande peur des assureurs est la preuve même que le projet de caisse publique est un bon projet. Sinon, il ne les empêcherait pas de dormir et de se priver, même momentanément, de leur oxygène vital: notre argent.

06/06/2012

Une vitamine miracle se cache dans le lait

C'est le titre surprenant et très «marketing» d'un article paru ce jour dans la TDG. Celui-ci relate que des chercheurs de l'EPFL ont isolé une molécule qui permet de «lutter contre l'obésité, le diabète, voire les effets du vieillissement».

Je ne doute pas du sérieux de l'EPFL en général, mais là, je dois dire que ces conclusions sont difficiles à avaler. Pourquoi ?

Parce que cette conclusion est donnée sans avertissement aucun. Je ne connais pas cette molécule et n'en ai jamais entendu parler jusqu'à ce jour. Mais même si elle avait toutes les propriétés décrites, encourager ainsi la population à se gaver de lait (c'est le message implicite) pour profiter de cette molécule est éthiquement plus que discutable:

  • Tout le monde sait que les vaches sont trop souvent nourries avec des aliments qui ne leur conviennent pas (régime hyper-protéiné) pour augmenter artificiellement leur production de lait (production multipliée par 10 en 50 ans). On leur a même donné des farines animales dans ce but, ce qui a débouché sur la maladie de la vache folle,
  • Tout le monde a également entendu que certains éleveurs, parfois au mépris de la Loi, donnent des hormones de croissance et des antibiotiques à leurs animaux pour accélérer la fabrication de viande. Tout cela fait que les vaches sont en général en moins bonne santé qu'il y a 50 ans (et nous avec),
  • Le lait industriel est systématiquement pasteurisé ou upérisé, ce qui a pour effet de détruire une bonne partie des vitamines et des enzymes essentiels pour faciliter son assimilation,
  • Aucune autre espèce vivante, que l'homme, ne consomme le lait d'une autre espèce. Or, le lait de vache, conçu pour permettre à un veau de prendre 500 kg en 6 mois est bourré des protéines et des hormones de croissance nécessaires à cette espèce. Le petit d'homme, lui, a besoin de faire parvenir son système immunitaire et son cerveau à un certain degré de maturité pendant les 5-6 premières années de la vie. Quant au poids, on ne parle que de quelques kilos. Rien à voir avec le veau. Ce sont justement ces hormones de croissance qui sont accusées par beaucoup d'être impliquées dans la multiplication des cancers du sein et de la prostate,
  • La lactase, l'enzyme qui permet à l'être humain de digérer le lait, y compris maternel, se tarit vers 5-6 ans. Au-delà, nous ne sommes plus équipés pour digérer les produits laitiers. C'est une cause de nombreuses maladies auto-immunes (dont le diabète de type 1) selon certains chercheurs,
  • C'est dans nos pays où nous consommons le plus de lait, pour son calcium, que nous voyons le plus de cas d'ostéoporose (ceci malgré l'affirmation faite dans le même article par Mme Laurence Margot, diététicienne : «La consommation de produits laitiers participe à la prévention de l'ostéoporose. [..] La couverture des besoins en calcium est difficile sans de tels produits»).

La liste des problèmes liés à la surconsommation de produits laitiers dans nos pays est longue et devrait faire réfléchir chacun d'entre nous quant à la justesse ou non de consommer des produits laitiers. Mettre en avant les bienfaits d'une molécule, même de grande valeur nutritive, alors qu'elle est noyée au milieu d'autres éléments soupçonnés d'être plus ou moins hautement problématiques me semble un procédé manquant de la prudence à laquelle un scientifique devrait s'astreindre en tout temps.

Et la deuxième interrogation éthique, est que le chercheur ayant fait cette annonce, M. Johan Auwerx, est Professeur à la Chaire Nestlé en métabolisme énergétique de l'EPFL. Je me refuse pourtant à croire une seconde que ceci puisse avoir un lien quelconque avec cela.

24/03/2012

Une (très) grosse bombe sanitaire, à retardement (2)

Malheureusement, les bactéries résistantes ne sont pas le seul souci sanitaire qui nous menace en tant qu'espèce, la seule espèce vivante capable de s'autodétruire et peut-être même sans recourir aux moyens militaires.

L'approche allopathique de la médecine occidentale (et de la médecine vétérinaire) diffuse généreusement des substances médicamenteuses à haut pouvoir toxique. Les substances chimiques contenues dans les antidépresseurs, les antidouleurs, les somnifères, la pilule contraceptive, les hypocholestérolémiants, la cortisone, les antibiotiques bien évidemment, les chimiothérapies, etc.., tout cela finit dans les eaux usées de nos villes et de nos campagnes.

Il n'y a aucune baguette magique qui ferait qu'entre le moment où le consommateur de médicament avale un de ceux-ci et le moment où il en excrète les résidus,  ces substances seraient devenues neutres et inoffensives. Et aucune station d'épuration, à l'heure actuelle, n'est équipée pour filtrer ces microéléments toxiques venant des médicaments. Tout consommateur d'eau « potable » habitant en aval d'une municipalité quelconque, court le risque d'avaler un cocktail de substances chimiques d'origine médicamenteuse.

Notre mode de vie impose une charge toxicologique énorme sur notre environnement. Aux médicaments, vaccins compris, il faut ajouter les polluants excessivement dangereux en provenance de l'agriculture intensive. Ces polluants sont immensément  toxiques et ont une longue durée de vie. Cela veut dire qu'une fois relâchés dans l'environnement, ces pesticides y restent pendant des décennies, polluant les sols et les nappes phréatiques. Et la propagande qui soutient cette agriculture anti-vie est la même que celle qui soutient la médecine allopathique. Dans les deux cas, les géants de la pharma et de la chimie, mais ne sont-ce pas les mêmes, arrivent à nous faire croire que seules leurs méthodes et techniques sont fondées sur de solides travaux scientifiques. Approches seules à même de protéger l'Humanité contre la Maladie et contre la famine. Et que toute autre voie n'est que charlatanisme.

Les polluants chimiques médicamenteux et phytosanitaires déjà décrits et les produits chimiques toxiques produits parfois par milliers de tonnes chaque année par l'industrie, comme le bisphénol-a (qui est un perturbateur endocrinien) et le formaldéhyde (classé comme « cancérogène certain ») font peser une pression terrible sur notre environnement et forcément sur nous-mêmes. Il est inquiétant de voir à quel point les autorités responsables de la veille sanitaire sous-estiment les méfaits de ces différents polluants sur la santé humaine, alors même que quantités de maladies sont en croissance parfois exponentielle: asthme, autisme, diabète, cancer, etc..

La santé est un domaine extraordinairement complexe. Même si nous avons faits de grands progrès en biologie et en biochimie, la réalité est que nous en savons encore très peu. Si peu. Nous sommes encore des nains, face à l'immense complexité de la Vie. C'est pourquoi cette arrogance qui prétend que nous pouvons agir à notre guise en diffusant par tonnes des substances dangereuses est une folie suicidaire.

Comme l'industrie et les Académies de médecine ne sont pas prêtes à entendre ce message, cela se saurait, c'est à nous, consommateurs, de prendre notre vie en main:

  • Chaque fois que nous ferons le choix d'une médecine « douce » à la place de la médecine toxique, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous refuserons la facilité consistant à aller consulter pour recevoir la « pilule magique » censée régler tous nos problèmes, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous accepterons de « souffrir » un peu pour donner la chance à notre organisme de régler un apparent problème de santé (parfois notre corps/psychisme ont besoin de passer par un ensemble de symptômes nous faisant croire que nous sommes « malades » alors qu'en réalité le corps/psychisme sont engagés dans un processus d'auto-guérison), nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement,
  • Chaque fois que nous ferons le choix de produits issus de l'agriculture biologique, nous ferons quelque chose pour nous-même et pour notre environnement

Et réservons la médecine toxique pour les cas où le pronostic vital est engagé. Ou en fin de vie, pour soulager la douleur.


N'oublions jamais que malgré notre arrogance, nous sommes des nains. Personne ne comprend pourquoi une personne réagit de façon x à un environnement donné et qu'une autre personne réagit de façon y. Personne ne sait pourquoi une personne développera telle ou telle pathologie. Personne n'est à l'abri de développer une maladie, cancer y compris, même en suivant les meilleurs préceptes de vie. On ne peut que minimiser ses risques.


Si nous tous avions un tout petit peu plus de respect pour le miracle et le mystère qu'on appelle la « Vie », nous diminuerions le risque de nous auto-détruire en tant qu'espèce.

23/03/2012

Une (très) grosse bombe sanitaire, à retardement

Article proprement effrayant, aujourd'hui dans la TDG, sur les bactéries multi-résistantes (c'est-à-dire résistantes à plusieurs souches) aux antibiotiques retrouvées dans le lac Léman, en provenance du CHUV.


Cette problématique (la résistance des bactéries aux antibiotiques) est connue depuis longtemps. En fait dès l'utilisation à large échelle des antibiotiques vers la fin des années 40 (en réalité la résistance aux antibiotiques est une fonction « innée » des bactéries, jusqu'à un certain point). Mais pendant longtemps, la découverte régulière de nouvelles souches d'antibiotiques a masqué l'urgence du problème. Et l'on a cru, avec le coutumier mélange de naïveté et d'arrogance propre à l'être humain, que la recherche aurait toujours une longueur d'avance sur les capacités d'adaptation des organismes vivants.

 
Et que fait-on pour limiter sérieusement l'abus d'antibiotiques ? Pas grand-chose ou presque. Une petite campagne de temps en temps ("les antibiotiques, c'est pas automatique"). Quelques recommandations non contraignantes. Et puis c'est à peu près tout.


A l'utilisation abusive de ces médicaments en médecine humaine, il faut ajouter leur utilisation abusive en médecine vétérinaire. Certes, ils sont en principe interdits pour des usages autres que le combat contre des germes. Mais dans l'élevage intensif, les animaux sont si souvent malades à cause de conditions de vie totalement inappropriées, qu'ils reçoivent des antibiotiques par camions entiers. Et puis ils sont également largement utilisés de manière prophylactique (pour éviter que les animaux ne tombent malades, mais sans se préoccuper de l'impact sur les humains consommateurs de ces animaux, malades de ce qu'on leur fait subir). Tout cela sans compter que ces médicaments sont malgré tout parfois utilisés uniquement comme facteurs de croissance et de gains de masse corporelle.


J'ai déjà écrit sur ce sujet (voir "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2)") en parlant des dérives de la médecine. Cette découverte est une nouvelle preuve de la dangerosité de l'approche pasteurienne, sourde et aveugle au fonctionnement du vivant, de notre médecine occidentale. Croire que l'on peut intervenir uniquement de façon mécanique et symptomatique:

  • infection = antibiotiques,
  • Inflammation = anti-inflammatoire,
  • Allergie = antihistaminique, etc..

face à un être qui souffre, c'est faire fi de toutes les lois infiniment plus complexes qui régissent la vie.

Les antibiotiques, puisque nous avons eu la chance de les découvrir, ne devraient être utilisés qu'en cas de dernier recours et pas à tort et à travers comme nous le faisons depuis plus de 60 ans. Nous risquons, ce faisant, de perdre une arme précieuse, à tout jamais.

Pour revenir au thème de l'article, ce problème ne se limite certainement pas au CHUV et au lac Léman. Cette diffusion de bactéries résistantes est le fait de tous les hôpitaux du monde travaillant avec les mêmes méthodes que le CHUV, c'est-à-dire l'écrasante majorité. La plupart des médecins, généralistes ou non, contribuent eux aussi à la diffusion de cette résistance. Idem pour les vétérinaires, comme déjà mentionné.

L'article révèle ensuite un point d'une importance extrême: jusqu'à il y a peu, nous ne savions pas comment les bactéries acquéraient cette résistance. Ce n'est que depuis peu que l'on commence à comprendre que les bactéries s'échangent des informations. Une fois qu'une bactérie a trouvé le moyen de résister à un antibiotique, elle est capable de communiquer ce gène de résistance à ses congénères (échanges dits « horizontaux », sans passer par la transmission « descendante » de « mère » à « fille ». A partir de là, l'information s'échange rapidement, car les bactéries se multiplient très rapidement. Certains ont même émis l'hypothèse très audacieuse que toutes les bactéries à la surface de la Terre ne seraient que les cellules d'un même organisme. Thèse hardie s'il en est.

Si l'on combine à l'intelligence (comment appeler autrement cette fabuleuse mécanique d'organismes qui pour être plus simples que nous ont une capacité d'apprentissage, de résistance et de communication tellement sophistiqués) des bactéries, l'usage absurde et immodéré que nous faisons des antibiotiques, nous comprenons comment nous sommes en train de créer patiemment la grande épidémie du futur qui nous laissera totalement démunis.

Et si l'on ajoute à ce tableau déjà sombre, les excès vaccinaux auxquels nous assistons également depuis 50 ans, à cette injection an moins 50 fois répétée au cours d'une vie (et là aussi, nous vaccinons les animaux jusqu'à l'absurde) de cocktails de toxines bactériennes et/ou de virus humains et animaux, tout cela ajouté aux sympathiques adjuvants (mercure, aluminium, formaldéhyde, etc...), nous comprenons combien notre système immunitaire se trouve affaibli au lieu d'être renforcé.

Ce cocktail dramatique explique que nous sommes en train de préparer l'épidémie majeure qui un jour, à la faveur d'une énième mutation d'un virus ou d'une bactérie, balayera la surface de la Terre et s'attaquera à des humains au système immunitaire largement affaibli et incapable de se défendre contre ces mutants.

Par notre inconscience et notre arrogance, par ce refus de chercher à respecter certaines Lois de la vie ("le terrain est tout, le microbe n'est rien"), nous préparons cette sorte d'apocalypse qui n'a rien de divine.

13/09/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (6)

J'ai essayé d'énoncer aussi honnêtement que possible les limites d'un système, le végétalisme, qui se veut holistique mais qui ne l'est pas, au vu des risques pour la santé qu'il occasionne et des dégâts incalculables occasionnés par l'agriculture, telle qu'elle est pratiquée.

Heureusement, des pionniers existent qui ont su travailler dans l'inclusion et non pas dans l'exclusion.

D'après ce que je comprends et qui peut se vérifier facilement, le système des monocultures intensives n'est pas un système durable et doit être remplacé par des méthodes qui respectent l'équilibre bactériologique des sols et permettent à la couche arable, gravement amincie, de se régénérer, partout où cela est encore possible.

Lierre Keith expose un système qui intègre des plantes pérennes et des animaux dans la production de nos aliments. Elle fait notamment référence à un fermier de Virginie, très anticonformiste, Joel Salatin qui sur sa Polyface Farm produit des aliments (vendus exclusivement localement), qui respectent les équilibres des sols, des plantes qui poussent sur ces sols et des animaux qui s'en nourrissent, afin que chaque espèce mange la nourriture qui lui est le plus appropriée et que les déchets ne soient pas une charge pour les sols mais l'occasion de se régénérer.

Il y a visiblement différentes solutions qui méritent notre attention et notre soutien. Mentionnons également:

  • Le magnifique travail de cet agriculteur-philosophe-humaniste qu'est Pierre Rabhi. Celui-ci a écrit plusieurs livres passionnants et a contribué à produire le très beau film de Coline Serreau: «Solutions locales pour un désordre global» qui parle avec grande intelligence et sensibilité des dérives dangereuses de l'agriculture et de l'élevage intensifs et propose des solutions faites de bon sens et de sagesse
  • Le travail sur les permacultures qui semble assez proche dans sa philosophie de celle de Joel Salatin

Des solutions existent donc. Est-ce qu'elles suffiront à nourrir 7 et bientôt 9 milliards d'habitants, c'est une vraie question. Mais l'illusion de solution actuelle avec son recours massif au pétrole pour produire des engrais et pour travailler la terre nous mène à une catastrophe planétaire. Et les OGM qui permettent aux grands acteurs de l'agro business de s'approprier le vivant et de mettre les agriculteurs en quasi esclavage, achèveront de détruire la Vie sur cette magnifique Planète.

12/09/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (5)

Je continue dans ce billet à présenter les limites, en termes de santé, d'une alimentation végétalienne. C'est déjà le cinquième billet sur ce thème et je ne pensais pas écrire autant en m'attaquant à ce sujet.

Peu de plantes contiennent du tryptophane, qui est un précurseur de la sérotonine (neurotransmetteur). Or tous nos neurotransmetteurs, qui règlent tant de fonctions capitales, sont produits à partir des acides aminés (il y en a 20 de connus). Certains de ces acides aminés peuvent être produits, au besoin, par notre organisme, d'autres non. Ceux-là doivent être trouvés dans notre alimentation. Les 8 acides aminés concernés sont dits, à cause de cela, «essentiels». Et certains acides aminés essentiels ne se trouvent presque que dans la viande et les oeufs. Certes, il y en a dans la banane (ou les tomates) par exemple, mais les quantités sont si faibles qu'il faudrait en manger un régime entier pour que nos besoins soient satisfaits. A noter toutefois, que même les animaux nourris au grain dans des usines à produire de la viande, produisent des aliments carencés en tryptophane.

Les végétaliens sont au moins doublement à risque de manquer de sérotonine: premièrement à cause d'une alimentation carencée en précurseurs de la sérotonine et deuxièmement à cause d'un déficit en vitamine B12. Cette vitamine ne se trouve que dans les produits d'origine animale et est indispensable (avec la B9) au cycle de la méthylation de la méthionine en homocystéine puis en différents neuromédiateurs dont la sérotonine. Ce manque pourra conduire à des états dépressifs, à des troubles plus ou moins graves du sommeil, à des accès de colère ou de panique et à des troubles de l'alimentation.

En effet, il semble que les désordres alimentaires (anorexie, boulimie) soient aggravés par un faible taux de sérotonine, surtout lorsque ajouté à un apport insuffisant en zinc (vient en grande partie de la viande rouge et du jaune d'œuf) et en niacine (vit. B3 qui se trouve surtout dans les produits d'origine animale). C'est une sorte de cercle vicieux qui peut démarrer très tôt dans la mise en place de régimes et/ou d'une alimentation végétalienne. Une alimentation nous privant de sérotonine qui est le neurotransmetteur qui nous apporte le sentiment du bien-être et de l'estime de soi, va faire baisser ces sentiments et entraîner une jeune fille en pleine construction de son identité vers des comportements autodestructeurs.

La vitamine B12, est une vitamine extraordinaire qui a tant de fonctions dans l'organisme que l'on pourrait écrire un livre rien que sur elle. S'en priver, en refusant les produits d'origine animale, a des conséquences tragiques. Comme déjà évoqué elle est indispensable à la production des neurotransmetteurs, indispensable à la fertilité, INDISPENSABLE à un bon métabolisme des acides gras, afin que ceux-ci soient harmonieusement transformés en prostaglandines. Dans le cas contraire, c'est la porte ouverte aux phénomènes d'allergie (déséquilibre des prostaglandines du groupe 1), aux maladies inflammatoires (déséquilibre des prostaglandines du groupe 2), aux maladies cardiovasculaires et dégénératives (prostaglandines du groupe 3).

J'ai déjà évoqué dans le quatrième billet le danger d'une surexposition aux glucides dans une alimentation végétalienne. Pour clarifier un peu plus les choses, cette surexposition va faire travailler notre pancréas et on va rapidement entrer dans un cycle pervers de résistance à l'insuline. Cette résistance entraînera une plus grande production d'insuline. Le sucre dans notre sang va faire le yoyo entre un excès et un déficit. Ce yoyo mène à ce que l'on appelle l'hypoglycémie (une insuffisance de sucre suite à une trop grande production d'insuline par le pancréas). Les symptômes de l'hypoglycémie sont des désordres alimentaires, des fringales impérieuses surtout pour des produits à haute teneur en glucides, de l'irritabilité, des «coups de pompe» durant la journée, des changements brusques de l'humeur, des difficultés à se concentrer, à dormir, de l'anxiété, de la tristesse et de la dépression sans raisons objectives, des tremblements, des vertiges, des palpitations, de la confusion mentale.

Et puis il y a encore le cas du glutathion qui est le principal antioxydant de nos cellules. C'est un tri-peptide (petite protéine formée de 3 acides aminés) soufré. Or les acides aminés soufrés (méthionine, cystéine) ne se trouvent que dans les produits d'origine animale. Se passer de ceux-là, c'est courir le risque de se priver de ce fantastique protecteur de nos cellules.

Notre organisme est une formidable et immensément complexe machinerie cellulaire (entre autres merveilles et mystères). Ces milliards de mécanismes qui s'effectuent chaque seconde dans nos cellules, nécessitent des «matières premières» qui proviennent essentiellement de notre alimentation. Se priver, pour des raisons idéologiques, d'éléments indispensables comme certains acides gras saturés, comme les acides aminés essentiels, comme la vitamine B12, comme une quantité suffisante de protéines, empêche un fonctionnement optimal de notre organisme et conduit à toutes sortes de manifestations désagréables, sur les plans physiques et psychiques, comme les sautes d'humeur, une extrême rigidité mentale, de l'agressivité, l'impression d'être sur une corde raide et qu'un mot peut nous faire basculer vers le négatif.

Je crains de devoir consacrer un 6ème billet aux solutions proposées par Lierre Keith, dans le domaine de la production de nos aliments.

11/09/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (4)

En n'oubliant jamais que nous sommes tous différents et que les mêmes causes, lorsque l'on parle de la santé humaine, ne créent pas toujours les mêmes conséquences, et en n'oubliant pas non plus que nombres de thèses sont sujettes à grandes polémiques, car dans le domaine de la santé comme partout ailleurs, difficile de réconcilier des adversaires qui se déchirent souvent âprement, je souhaite soulever quelques questions préoccupantes concernant notre santé, abordées par Lierre Keith et d'autres auteurs cités dans son livre.

  • Céréales: comme déjà évoqué dans le précédant billet, chaque fois que l'on diminue le pourcentage d'apports d'un groupe d'aliments, on augmente proportionnellement l'apport d'un autre groupe d'aliments. Dans le cas qui nous occupe, la suppression des produits d'origine animale force à augmenter massivement la consommation de céréales (et de pommes de terre). Ce qui n'est pas sans conséquences:
  • Premièrement, le bilan écologique de ces millions d'hectares de mono cultures de céréales est catastrophique en termes de pollution, d'assèchement des fleuves et de disparition de la bio diversité
  • Deuxièmement, les céréales, sans rentrer dans tous les détails techniques compliqués, contiennent des composants (phytates, gluten, lectines) qui provoquent des réactions négatives de notre appareil digestif: les phytates tendent à se lier aux minéraux, aux vitamines et aux enzymes, les rendant inutilisables par le corps, le gluten est connu pour causer des réactions d'hypersensibilité retardée de la part de notre système immunitaire et favoriser le développement de maladies auto-immunes et les lectines sont volontiers associées au développement de la porosité intestinale, c'est-à-dire à une diminution de notre protection digestive contre des éléments potentiellement hostiles se trouvant dans nos intestins
  • Troisièmement, les céréales contiennent énormément de glucides, environ 70-80%, sous forme d'amidon. La teneur élevée d'un régime végéta(r/l)ien en céréales et en pommes de terre pose toute la problématique de notre rapport au sucre. Même si les glucides des céréales non raffinées sont considérés comme des sucres lents, un régime à haute teneur en céréales et en pommes de terre aura tendance à surcharger notre organisme de sucres et fatiguera notre pancréas chargé de faire baisser le niveau de celui-ci dans le sang. Un usage immodéré des aliments contenant des (ou se transformant en) glucides favorisera, parallèlement, le développement d'une résistance à l'insuline de nos cellules, conduisant, dans le pire des cas, au diabète
  • Quatrièmement, les céréales sont réputées pour contenir des substances qui se comportent dans notre organisme comme des substances opiacées ce qui peut sérieusement affecter la chimie de notre cerveau et mener à des maladies dites psychiques (on parle d'autisme, d'hyperactivité, d'agressivité, etc..) 
  • Et enfin on constate un développement de mauvaises bactéries: un régime contenant une grande quantité de céréales est associé au développement d'une flore microbienne intestinale pathogène, notamment des levures (le candida albicans adore le lait et ... le sucre)
  • L'autre aliment vedette qui remplace la viande est incontestablement le soja, paré de toutes les vertus. En Chine, il n'était pas destiné à l'alimentation humaine mais servait à la rotation des cultures car il a la capacité de fixer certains éléments (l'azote) dans le sol. Or le soja est beaucoup plus controversé qu'il n'y paraît au premier abord et les accusations sont graves. Voyez plutôt:
  • Le soja, comme les céréales, contient beaucoup de phytates
  • Il est accusé de causer des dommages parfois irréversibles à la thyroïde (dans le sens d'une hypothyroïdie), chez les adultes et spécialement chez les enfants (!) qui seraient nourris au lait de soja et cela provient de sa concentration élevée en phyto-estrogènes qui inhibent la biosynthèse de l'hormone thyroïdienne. De toute façon il n'est jamais bon de «jouer» avec des éléments qui miment nos propres hormones, car même à faibles quantités, les hormones donnent des signaux à nos organes, dans un sens ou dans un autre
  • Ces mêmes phyto-estrogènes dans le soja sont reconnues pour affecter notre vie reproductive. D'un côté elles sont accusées de modifier le milieu utérin et l'équilibre acido-basique du col de l'utérus. D'un autre, d'être capables de favoriser l'hyperplasie de l'endomètre. Et il existe un débat, honnête ou non, pour savoir si les phyto-estrogènes protègent les femmes ou au contraire contribuent à l'augmentation du risque de cancer du sein. A noter que le soja affecte aussi la capacité des hommes (mâles) à se reproduire
  • Il abaisse la testostérone et la libido or la testostérone sert à la croissance, à la réparation, à la formation des globules rouges. Au système immunitaire et au désir sexuel
  • Il est accusé de causer des dommages au cerveau et de favoriser des pertes de mémoire, voire la maladie d'Alzheimer. Il semble que là aussi ce sont les phyto-estrogènes qui soient à blâmer en réduisant la création de nouvelles cellules nerveuses et en augmentant la destruction de cellules nerveuses (n'oublions pas que les estrogènes ont un rôle dans la fonction de reproduction, mais aussi sur le développement d'organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire)
  • Il altère le développement des nourrissons lorsque ceux-ci sont nourris au lait de soja en remplacement du lait de vache (qui provoque également de sérieux problèmes). Nourrir un nourrisson au lait de soja c'est lui faire ingurgiter, chaque jour, autant d'estrogènes que dans 3-5 pilules contraceptives (!), et comme, on l'a déjà vu, elles agissent sur le développement de nombreux organes comme le cerveau et le système cardio-vasculaire, on comprend immédiatement le risque. Il semble que l'Office fédéral de la santé ait émis une mise en garde par rapport à l'alimentation des nourrissons exclusivement au lait de soja: «l'alimentation des nourrissons au lait de soja ne doit être utilisée que s'il y a une raison médicale claire et jamais pour des raisons écologiques ou idéologiques, comme le végétalisme»

Dans un prochain billet je continuerai avec d'autres questions préoccupantes concernant la santé, comme le manque de vitamine B12 et la baisse du glutathion

05/09/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (3)

L'agriculture a certes permis à l'Humanité de planifier ses récoltes et donc son alimentation, mais cela a un coût (social, environnemental et sur la santé):

  • Depuis les débuts de l'agriculture, les surfaces de terres arables rendues peut-être définitivement stériles ou carrément transformées en déserts, ne se comptent plus. Cela s'explique par le fait que transformer des terres où régnait une polyculture naturelle avec des échanges de bons procédés entre le règne végétal et le règne animal, par des monocultures intensives de plantes gourmandes en eau comme le blé, le maïs, le riz ou le soja est évidemment un bouleversement majeur de la qualité du sol. Cela était déjà vrai à l'époque des romains. C'est encore plus vrai aujourd'hui avec l'usage des intrants chimiques,
  • Irriguer massivement ces cultures a tendance à saliniser les terres (même l'eau douce contient une certaine quantité de sel(s)), ce qui accélère la désertification
  • Pour faire de la place aux cultures on a abattu des surfaces colossales de forêts (et cela continue encore aujourd'hui, en Amazonie par exemple) sur tous les continents
  • On a également asséché des surfaces importantes de zones humides. Les 2 biotopes étaient des milieux d'une richesse biologique qui ne sont pratiquement plus que des souvenirs
  • On cultive à peu près n'importe où, sans se préoccuper si l'endroit convient. Au fond, l'agriculture, si elle voulait avoir un éco bilan neutre, ne devrait se pratiquer que là où les conditions le permettent (qualité des sols, hygrométrie, températures, pluviométrie, etc...). Ce n'est absolument pas le cas et l'homme a causé des dégâts irréversibles pour pouvoir cultiver n'importe quoi, n'importe où. Pensons à l'assèchement de la mer d'Aral à cause du détournement de 2 fleuves, pour cultiver du coton. Pensons aux grandes plaines américaines qui sont devenues le grenier du monde alors que les [... étés y sont beaucoup trop chauds, les tempêtes beaucoup trop fréquentes et les pluies trop irrégulières]. Ceci est compensé, ici comme ailleurs, en asséchant des fleuves et en puisant dans des réserves d'eau fossile qui seront définitivement perdues.

L'être humain vit des 3 principaux groupes de nutriments que sont les lipides, les glucides et les protéines. Lorsque l'on diminue une source de nutriments comme le font les végétaliens on est obligé de compenser en augmentant les apports d'un autre groupe, typiquement les céréales. Outre que les céréales ne sont pas dénuées d'effets parfois néfastes sur la santé individuelle (on le verra dans un autre billet), les végétaliens oublient ou omettent de se confronter au fait que si la production de viande est, sous certaines conditions, désastreuse pour l'environnement, la production massive de céréales pose des problèmes au moins aussi importants. Chaque terre transformée en désert depuis les débuts de l'agriculture, est une perte sèche en termes de biodiversité et signe la mort de milliers d'espèces vivantes, depuis les micro-organismes vivants dans les sols jusqu'aux animaux qui vivaient dans les forêts primaires.

Un autre facteur déterminant qui n'est jamais abordé est le fait que les plantes ne poussent pas par miracle. Elles ont besoin de trouver leurs nutriments dans le sol. Et pour cela, il n'y a pas 30'000 solutions. Ou bien on établit un vrai cycle où les animaux jouent un rôle essentiel pour nourrir les sols et favoriser leur vie microbienne, ou bien on apporte des engrais organiques sous forme d'os et de sang d'animaux ou bien on recourt aux engrais chimiques. Comme les 2 premières solutions sont inacceptables pour les végétaliens, il ne reste presque que la troisième solution. Or les engrais chimiques sont doublement faits à partir de pétrole dont les réserves ne sont pas éternelles. La découverte et l'utilisation massive desdits engrais, cela s'est appelé la révolution verte et cela a été un grand désastre écologique. Il est connu que l'épaisseur de la couche arable, à cause des intrants chimiques à la place des excréments d'animaux et d'un labourage beaucoup trop profond, diminue chaque année.

C'est vrai qu'il existe l'agriculture biologique, mais elle n'est pas exempte de problèmes. Cette agriculture repose sur un cahier des charges qui fixe une obligation de moyens à mettre en œuvre, mais qui ne fixe pas une obligation de résultats. Le recours parfois massif à des engrais d'origine végétale a tendance à favoriser le développement de moisissures dans le sol, ce qui se répercute sur les cultures. L'emploi d'huiles essentielles pour essayer de venir à bout de ces micro-organismes n'est pas forcément une garantie de qualité pour le consommateur final, même si cela fait moins peur que les produits chimiques utilisés dans l'agriculture intensive.

Mais dans un monde idéal, seule une terre en bonne santé peut donner des plantes en bonne santé et les animaux qui vivront dessus le seront également. Les humains, au bout de la chaîne seront alors eux aussi en bonne santé. A l'inverse, comment peut-on imaginer être en bonne santé si nous mangeons des plantes et des animaux malades ayant grandi sur des terres malades ?

L'absurdité dans l'agriculture et dans l'élevage est que nous avons tout compartimenté. Les cultures d'un côté, les animaux de l'autre, dans des camps de concentration. Ce qui rompt totalement les échanges entre les animaux et les plantes et mène à tous les déséquilibres: d'un côté il faut des engrais chimiques pour nourrir les plantes et de l'autre, les déjections animales concentrées dans des espaces restreints, provoquent une pollution épouvantable, ce qui ne serait pas le cas si les cultures et l'élevage étaient mieux intégrés, l'un nourrissant l'autre. En fait, c'est justement à cause des engrais chimiques que les animaux sont devenus inutiles sur les propriétés agricoles. Et pourtant les engrais chimiques sont un leurre, car ils ont transformé l'énergie fossile du pétrole en calories alimentaires. Nous vivons dans une grande illusion, celle d'un approvisionnement constant et éternel, alors que ce n'est pas le cas. Loin s'en faut. Qu'adviendra-t-il de notre approvisionnement alimentaire lorsque les réserves de pétrole seront épuisées ou même proches de l'épuisement et que nos terres agricoles seront biologiquement mortes ?

L'élevage est problématique car pour améliorer les rendements, on a modifié l'alimentation des bovins. Ce sont fondamentalement des ruminants, avec un appareil digestif fait pour digérer la cellulose (qu'ils trouvent dans les pâturages). Les 4 estomacs de ces animaux contiennent les bactéries nécessaires à cette dégradation, ce qui n'est pas notre cas par exemple. Or, pour augmenter la production de lait (production multipliée par 10 en 50 ans), on donne du maïs et des tourteaux de soja (quand ce n'est pas des farines animales) à ces bêtes, d'où les 70% de terres agricoles nécessaires à les nourrir. Etant des ruminants, elles n'ont absolument pas l'appareil digestif pour digérer du maïs ou du soja, ni les bactéries et enzymes digestifs appropriées, ce qui les rend malades. D'où grande production de méthane, un gaz qui ne se forme que lorsque l'appareil digestif est peuplé de bactéries pathogènes. Il est donc critique de revenir aux pâturages pour l'élevage des ruminants (c'est assez rassurant de voir encore des troupeaux de vaches dans les alpages suisses durant la belle saison).

La vraie question

Le vrai débat n'est donc pas de savoir s'il faut manger ou non des produits d'origine animale. Refuser d'intégrer les animaux dans la production d'aliments est une mauvaise réponse à une bonne question. Les animaux, depuis les plus petits animalcules jusqu'aux bovins, sont indispensables à la bonne santé naturelle des sols.

Le véritable et seul enjeu est de savoir comment créer un environnement favorable et durable à la production responsable d'aliments qui assurent le meilleur équilibre pour tous, pour les sols, pour les nappes phréatiques, les rivières et les fleuves, pour les plantes, pour les animaux et pour l'homme. Et pas de continuer de produire des aliments qui apportent seulement de confortables bénéfices économiques à la filière de l'agro business (par l'entremise des généreuses subventions payées avec nos impôts, subventions dont ces entreprises connaissent tous les rouages législatifs et les meilleures façons de les récolter légalement), mettent les agriculteurs en quasi esclavage (et c'est encore pire avec les OGM) et détruisent l'environnement.

Dans le prochain billet, j'essayerai d'exposer quelques solutions telles qu'exposées par Lierre Keith et les conséquences parfois préoccupantes d'une alimentation sans produits d'origine animale sur la santé individuelle, même si ces sujets sont extrêmement controversés.

01/09/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (2)

Au-delà de mon expérience personnelle avec la philosophie végétalienne, je viens de lire un livre absolument fascinant sur ce sujet, de la part d'une ancienne végétalienne «repentie». La lecture de ce livre m'a permis de comprendre ce que je n'avais pas compris en temps et en heure. Mais précisons tout de suite qu'il n'y a pas de solution simple à un problème complexe.

Dans son livre, «The Vegetarian Myth», pas encore traduit en français me semble-t-il, l'auteure, Lierre Keith, expose très sincèrement son parcours: quels étaient les tourments sincères qui assaillaient son âme et pourquoi elle est devenue végétalienne. Elle explique aussi comment et pourquoi ses yeux se sont douloureusement ouverts, suite à une dégradation constante de son état de santé, sur une autre réalité. Et il n'y a personne de plus qualifié pour dénoncer un fondamentalisme qu'un(e) ancien(ne) fondamentaliste.

Quelques données fondamentales

Une des données fondamentales à la base du végétalisme est qu'il faut x (5-16 selon les variétés) protéines végétales pour produire une protéine animale. Une deuxième est la quantité d'eau qu'il faut pour produire un kilo de viande, de bœuf par exemple. On parle de plusieurs milliers de litres d'eau dans un monde où l'eau potable est de plus en plus rare. Troisièmement, il faut citer un fait tout à fait reconnu par la Food and Agriculture Organization (FAO) des Nations Unies qui est que 70% des terres agricoles servent à l'alimentation du bétail. Ce qui est, à l'évidence, un immense gaspillage.

Et je ne développerai pas la querelle sur la configuration de notre appareil digestif car chacun prêche pour sa chapelle (notre appareil digestif va, selon les uns ou les autres, du parfait frugivore à l'omnivore). Je laisse cette querelle aux experts.

Une donnée systématiquement avancée par les végétaliens est, qu'avec la même surface de terre agricole, on peut nourrir plus d'êtres humains se nourrissant sans produits d'origine animale, qu'avec. Les chiffres avancés sont que, sur une surface de 4 hectares par exemple, on pourrait nourrir 60 personnes si l'on y cultivait du soja, 24 si l'on y cultivait du blé et seulement 2 si l'on y élevait du bétail.

Bigre ! Cela paraît effectivement incontournable et toute personne de bonne volonté, après avoir lu ces chiffres, ne peut que franchir le pas en changeant son alimentation.

Et pourtant il y a un problème. C'est toujours la même chose avec les statistiques. On peut leur faire dire ce que l'on veut et c'est une vision à travers un tout petit bout de la lorgnette.

Quelques causes de l'explosion de la population mondiale

C'est une donnée fondamentale pour situer les problèmes rencontrés à l'heure actuelle. L'Humanité a connu des moments clés :

  • Le développement de l'agriculture (il y a 10'000 ans) qui a sédentarisé les populations en est un, absolument déterminant. Jusque-là, la majorité des populations humaines était composée de chasseurs-cueilleurs qui se déplaçaient en fonction des saisons et de l'abondance ou de la raréfaction du gibier. Soudain, l'agriculture a permis de planifier les sources d'alimentation ce qui a permis une explosion de la population mondiale
  • Un deuxième moment clé est l'invention du moteur à explosion. Ceci a permis à l'humanité de mécaniser un nombre infini de tâches, y compris l'agriculture
  • Un troisième moment est la première guerre mondiale. Pour remplacer les agriculteurs européens largement engagés dans cette guerre en tant que soldats, les Etats-Unis se sont engagés massivement dans une agriculture intensive et subventionnée (subventions qui existent encore aujourd'hui comme chacun sait et qui sont la cause de déséquilibres absurdes entre paysans du Nord et du Sud)
  • La découverte des engrais azotés qui est venue de la nécessité de recycler d'immenses quantités de produits chimiques qui avaient servi pendant les 2 guerres mondiales pour fabriquer des bombes et le fameux gaz moutarde
  • La découverte de la pénicilline, à peu près à la même période (en 1928 par Flemming, mais vraiment utilisée en thérapie seulement vers la fin de la seconde guerre mondiale)

Ce sont 5 événements, parmi beaucoup d'autres, qui ont permis à l'Humanité d'atteindre le chiffre phénoménal de 7 milliards d'habitants (bientôt 9). Un chiffre à peu près insoutenable pour cette somme toute petite planète aux ressources très limitées, et ce fait sera le plus grand défi que nous aurons à affronter dans les années à venir. La crise de la dette risque, en comparaison, de ressembler à une aimable promenade de santé.

Dans le prochain billet, nous essayerons d'y voir un tout petit peu plus clair dans un domaine d'une complexité folle.

31/08/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (1)

Je suis profondément habité par le sentiment des dangers qui menacent l'avenir de l'Humanité. Souvent j'ai le sentiment que nous sommes corsetés dans un habit dont les coutures cèdent de partout. Pendant ces dernières années, nos gouvernements ont essayé de colmater certaines brèches, mais l'exercice devient de plus en plus difficile et périlleux.

Sur le plan de l'environnement, on entend souvent dire que la production de viande est le plus grand désastre écologique qui soit et que seuls la diminution de sa consommation et son remplacement par une alimentation plus végétarienne, voire strictement végétalienne, pourra sauver la Planète et ses habitants.

Le végétalisme offre une explication des rapports de force dans la Société qui va au-delà des stricts principes de la diététique. C'est un système qui se veut complet, cohérent, respectueux du vivant sous toutes ses formes (ex: un strict végétalien ne mange aucun produit d'origine animale et ira jusqu'à ne pas manger de miel sous prétexte que c'est le fruit de l'exploitation du travail des abeilles). Il promet qu'en mangeant des plantes et des graines plutôt que de la viande, on pourra créer la justice pour les animaux, pour les pauvres et pour la Terre. C'est un système qui parle à l'âme car, au prix d'un sacrifice personnel, on peut améliorer sa santé, celle de la Planète et sauvegarder nos amis les animaux qui souffrent tant de nos folies (animaux élevés dans de véritables camps de concentration, vivisection, etc..).

Les vrais végétaliens ont une éthique exigeante et sont prêts à faire des sacrifices pour atteindre un but. Ils ont une passion pour la justice, pour les animaux,  pour la planète.

En même temps, ce système est, comme toute entreprise humaine, une médaille à deux faces. Une des faces est cette admirable éthique qui dit en gros : «nous sommes si aimants de nos frères et sœurs les animaux que nous ne pouvons rien entreprendre qui leur porterait atteinte». Le revers de la médaille est une sorte d'immense orgueil qui jette à la face du monde : «nous sommes les justes, nous sommes ceux qui sont dans la main de Dieu. Vous vous êtes les tyrans, les tortionnaires».

Alors, ce système est-il l'avenir ou une dangereuse illusion ?

Pour avoir moi-même bien connu une adepte de cette philosophie et avoir moi-même pratiqué le végétalisme, même si ce n'était pas dans tous ses aspects les plus extrémistes, je crois pouvoir me prononcer à peu près en connaissance de cause. Je connais de l'intérieur les excès auxquels cette philosophie peut mener.

Et les dangers que cela peut représenter pour la santé. J'ai connaissance d'un homme (seulement sur photo) très actif dans ce milieu. Au début, n'ayant vu qu'une photo de son visage, rien ne m'avait frappé. Un jour, j'ai vu une photo de lui en pieds et là, j'ai été choqué: cet homme semblait être sorti fraîchement d'un camp de concentration (cela s'explique médicalement par le manque d'apport en protéines, entraînant une auto-protéolyse). Mais je connais aussi d'autres végétalien/nes qui semblent, beaucoup mieux supporter cette façon de s'alimenter.

C'est le propre de tous les fondamentalismes: on en arrive à être si identifié à une cause que celle-ci devient notre identité. Et toute remise en question de cette cause devient une remise en question de notre identité même. C'est généralement si insupportable que l'on en perd ses capacités de discernement et que l'on va continuer de soutenir le système même qui nous détruit. De toutes nos forces.

Dans un prochain billet je vais parler plus avant des thèses erronées proférées par cette philosophie  à la fois admirable en apparence et malheureusement, trop souvent, basée sur de fausses prémisses.  

15/08/2011

Le futile pèse plus que l'essentiel

Avez-vous remarqué comme l'Humanité (il y a finalement peu de différences entre les peuples sur ces sujets) peut être formidablement efficace pour le développement de choses majoritairement futiles et illusoires et peine à développer des stratégies (méthodes, lois, technologies, etc..) qui, au sens propre du terme, seraient d'importance vitale.

Je me faisais une fois de plus cette réflexion l'autre jour, en voyant le développement extraordinaire et fulgurant des technologies de l'information et la lenteur affligeante des changements en faveur de la sauvegarde de l'environnement.

D'un côté, en quelques courtes décennies, on est passé de rien (littéralement) à un maillage incroyablement serré de réseaux terrestres, aériens, satellitaires même, permettant de transporter l'information, la voix et l'image. Plus une seule personne à la surface de cette planète ne peut, ni ne veut, vivre sans être dans la situation de pouvoir se connecter instantanément, par ordinateur ou téléphone portable interposés (etc..), à tout et parfois n'importe quoi.

Le discours officiel veut que ces nouvelles technologies permettent, comme jamais, d'accéder au savoir, comblent le fossé entre les gens et les communautés, permettent d'être en permanence connecté à ses proches, d'évoluer dans des réseaux sociaux et même de conduire et de réussir des Révolutions. Nous serions donc entrés dans un Monde féerique, où il suffirait de se connecter à la Toile pour être un génie baignant dans la félicité procurée par la présence réelle et virtuelle de sa famille et de ses amis.

La réalité est toutefois nettement plus prosaïque. On a beau avoir une foule d' «amis» sur Facebook on peut être aussi seul qu'avant l'invention de ces réseaux. L'accès au savoir est une réalité et est une bénédiction (même s'il est parfois bien difficile de séparer le bon grain de l'ivraie) mais c'est à relativiser lorsque l'on pense que 80% du trafic sur internet sert à la pornographie et que probablement 98% des appels téléphoniques sur nos portables servent à des conversations futiles qui auraient pu attendre le moment d'accéder à un téléphone fixe.

Et pourtant, malgré toutes ces réserves, ce formidable maillage planétaire a été accompli en un rien de temps. Les investisseurs ont profité de notre besoin, parfois compulsif, de communiquer pour développer un business qui génère des centaines de milliards de chiffre d'affaires annuel.

De l'autre côté, la protection de l'environnement qui est pourtant une nécessité existentielle pour nous, nos enfants et toutes les générations qui suivront, reste considérée comme une charge dont personne ne veut assumer les coûts. Les nouvelles technologies qui pourraient remplacer les centrales nucléaires, ces «monstres» centralisés entre les mains de quelques-uns, sont vues comme une menace par les investisseurs, car ces unités nouvelles pourraient être beaucoup plus décentralisées et échapper, en partie au moins, aux mains de ces entreprises monopolistiques.

Et pourtant, nous disons tous aimer les enfants et encore plus nos enfants. Nous les chérissons. Rêvons de vivre au moins jusqu'au moment où nous verrons nos petits-enfants démontrer qu'ils font leur chemin dans leur propre vie à travers leur scolarité, leurs études, leur profession, leur mariage, etc..

Tout cela alors que notre façon de vivre prépare une planète qui sera de plus en plus dégradée, par notre propre faute, l'environnement étant chargé de polluants de toutes sortes dans l'air que nous respirons, dans l'eau que nous buvons et avec laquelle nous irriguons nos cultures, dans la terre où poussent nos légumes et sur laquelle se développent les animaux qui nous donnent tant d'éléments nutritifs indispensables. Même l'investisseur au cœur sec a des enfants et petits-enfants qu'il dit aimer et pour lesquels il veut le meilleur. Et les enfants et petits-enfants de ce même investisseur respirent le même air que nos enfants, boivent la même eau que nos enfants, même si elle est de source, mangent les mêmes aliments même s'ils peuvent se payer le meilleur du bio. Mais ils ne vivent pas hors sol. Ils grandissent sur cette Terre et risquent de souffrir des mêmes eczémas, du même asthme que les enfants de parents moins fortunés. Et le plus coûteux des médecins ne leur donnera que de la cortisone pour «soigner» tout cela. Or une vie sous cortisone n'est pas une vie enviable. Que l'on soit riche ou pauvre.

Et pourtant, nous tous, globalement (même s'il y a quelques pionniers généreux qui payent de leur personne pour un monde meilleur), au moment de faire des choix vitaux, nous optons pratiquement systématiquement pour la mauvaise solution, celle qui pèsera sur l'avenir de nos enfants et de l'Humanité au sens large.  Un exemple parmi des centaines d'autres possibles: qui serait prêt à payer 20, 30 ou 40 centimes sur chaque litre d'essence afin de financer un véritable programme, ambitieux et courageux, visant à nous faire sortir de notre dépendance extrême et pathologique aux énergies fossiles ?

Cette forme de schizophrénie, celle qui prétend que nous sommes prêts à tout pour le bien de nos enfants alors que nous aggravons jour après jour l'état de la planète que nous allons leur donner en héritage (et ne parlons pas de l'état des finances, des dettes, des charges sociales, etc que nous allons leur léguer par la même occasion) est vraiment préoccupante.

Pourquoi sommes-nous si extraordinairement efficaces globalement à produire de la futilité et tout aussi extraordinairement incapables de trouver et mettre en œuvre les solutions INDISPENSABLES à l'avenir de la Planète et de nos enfants ?

Vraie et grave question !

31/05/2011

Le bio pointé du doigt

C'est le titre tapageur de la manchette et d'un article du 30 mai, concernant cette bactérie tueuse qui sévit en Allemagne notamment, du journal «Le Matin», qui est au journalisme d'investigation ce que le « Mc D... » est à la gastronomie.

Depuis de nombreuses années, l'agriculture intensive impose ses méthodes en se voulant la seule façon sérieuse, scientifique, de faire pousser nos aliments. Cette agriculture impose ses méthodes qui ne s'intéressent pas à la vie des sols car elle impose à ceux-ci des intrants chimiques qui sont censés apporter les conditions nécessaires et suffisantes à la production de bonnes récoltes, et surtout en quantités abondantes. Sa deuxième revendication est de sécuriser l'apport alimentaire de l'Humanité en protégeant les récoltes contre tous les organismes nuisibles.

On a appelé cela la « Révolution verte », nom qui n'est qu'une pure imposture, car cette approche n'a rien de « vert ». C'est une approche dogmatique, violente, irrespectueuse des grands équilibres biologiques et bactériologiques  des sols et des plantes.

Je vois de grandes similitudes dans les méthodes, la propagande et l'absence de confiance dans les capacités d'auto-défense des organismes vivants entre l'agriculture intensive et  la médecine allopathique (voir mes billets "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1)", "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2)" et "La médecine allopathique est-elle la médecine de demain"). Je constate:

  • La même arrogance (nous seuls détenons la vérité et protégeons l'Humanité contre toutes les horreurs qui la menaceraient sinon à tout instant
  • La même revendication d'être la seule approche sérieuse, fondée sur une connaissance véritablement scientifique
  • Le même irrespect de certaines réalités biologiques et bactériologiques. Je rappelle quand même que l'usage immodéré des antibiotiques chez l'homme et chez l'animal est en train, depuis des décennies, de créer des souches de bactéries de plus en plus résistantes et je ne vois rien de «scientifique» dans cette colossale catastrophe en cours de préparation. Parallèlement, le recours immodéré aux intrants chimiques et aux pesticides est en train de créer des sols stériles qui ne produisent que grâce à l'ajout obligatoire desdits intrants. On ne peut imaginer ce qu'il adviendra de la sécurité alimentaire de l'Humanité le jour où le pétrole sera devenu si cher et si rare qu'il ne pourra plus être utilisé pour l'agriculture
  • La même peur et la même absence de confiance dans la vie puisqu'il faut en permanence et en toute circonstance se substituer aux protections naturelles (système immunitaire chez l'être humain, équilibre bactériologique des sols et des plantes dans l'agriculture)
  • La même fuite en avant, à toute vapeur, dans le même mur

Il est parfaitement surréaliste d'accuser l'agriculture biologique d'être dangereuse alors que l'alternative, l'agriculture intensive, est une bombe chimique permanente qui pollue nos sols, nos aliments et les nappes phréatiques, créant des problèmes que nos enfants payeront de leur santé et dont ils devront supporter les effets délétères pendant des générations. C'est le même procès en sorcellerie qui est fait à la médecine alternative qui cherche à comprendre certains mécanismes pour y remédier plutôt que de chercher anxieusement à supprimer les symptômes.

Cela rappelle tellement la fable de La Fontaine, «Les animaux malades de la Peste» où les animaux les plus puissants condamnent le plus faible et le plus innocent d'entre eux:

  • En admettant qu'une exploitation utilisant l'agriculture biologique soit responsable de cette épidémie au travers du fumier utilisé pour engraisser les sols, ce qui n'est pas prouvé (et même si cela devait être le cas, rien ne nous dit que l'on n'est pas confronté à une variété de bactéries résistantes aux antibiotiques si largement utilisés dans l'élevage du bétail), il sera intéressant de voir avec quel acharnement l'establishment va s'attaquer à l'agriculture biologique alors qu'il ferme les yeux sur les dégâts considérables commis tous les jours contre la Vie par l'agriculture intensive
  • C'est exactement la même situation en médecine. Nous savons tous qu'il existe des maladies iatrogènes, c'est-à-dire créées par l'usage et parfois l'abus de médicaments allopathiques, maladies qui peuvent conduire, et qui conduisent, au décès de trop nombreux malades. Et tout le monde s'en fout, car il semble parfaitement normal de mourir « scientifiquement ». Mais si par malheur, un médecin homéopathe devait être responsable de la mort d'un de ses patients, il serait immédiatement crucifié sur la place publique.

Ce n'est que par nos choix de consommateurs, de citoyens, de malades que nous pourrons influencer, un tant soit peu, les grands choix des puissants qui nous gouvernent. On a vu en Tunisie et en Egypte que des régimes qui semblaient indéboulonnables se sont effondrés en quelques jours comme des châteaux de sable (même s'il reste tout à faire pour ces peuples). Je rêve du jour où l'Humanité fera le choix conscient de la Vie au détriment de méthodes trop souvent dangereuses pour son avenir.

 

25/02/2011

La médecine allopathique est-elle la médecine de demain ?

La médecine est un art (et non une science) qui se base sur une science, la biologie. La biologie a fait des progrès considérables et pourtant la médecine allopathique rencontre les pires difficultés à soigner (et je ne dis pas guérir) une migraine, une grippe, un rhume, un eczéma, etc..

Alors où se situe ce gouffre parfois abyssal entre les revendications de la médecine allopathique, en gros :

  • C'est une médecine scientifique (par opposition à toutes les autres qui sont le fait de charlatans)
  • Elle est de plus en plus efficace
  • Elle guérit de plus en plus de maladies
  • Le cancer est en passe d'être vaincu (cela fait plus de 40 ans que l'on entend dire que le cancer sera guéri dans 5 ans et malgré les centaines de milliards de dollars dépensés dans la recherche on en est toujours aux mêmes traitements: chirurgie, irradiation, chimiothérapie)
  • Etc..

et la réalité beaucoup plus triviale sur le terrain ?


Une première hypothèse réside dans ce que j'ai exposé dans les deux billets concernant la récente publication par l'Office fédéral des statistiques des dernières estimations sur le cancer («Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1)» et «Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2)»).

Une deuxième réside dans un fait importantissime dont la médecine allopathique ne parle jamais: nous sommes tous différents !

Alors reprenons cela pour le détailler quelque peu (et je ne vais faire qu'énoncer des évidences):

  • Notre patrimoine génétique diffère: de même que nous avons tous des empreintes digitales différentes, nous avons tous des différences notables dans notre ADN. C'est le fruit de notre hérédité et des innombrables combinaisons et recombinaisons au fil de générations qui se perdent dans la nuit des temps
  • Depuis la première seconde de notre conception, lorsque le grand brassage de gènes (nous n'avons aucune idée des Lois qui prévalent au choix des gènes provenant plutôt de la branche maternelle ou au choix des gènes provenant plutôt de la branche paternelle) se fait, chaque vie est unique: nos parents sont différents, l'alimentation du fœtus est différente, le milieu dans lequel baigne le fœtus est différent. Par exemple: la mère boit de l'alcool ou non, se drogue ou non, prend ou non des médicaments, les parents fument ou non, leur alimentation est favorable ou non au développement de la vie, notre future venue dans le monde est accueillie avec joie et amour ou avec peur, déni, culpabilité, haine, que sais-je encore. Là aussi, la liste des possibilités est littéralement infinie
  • Tout aussi évident, notre état de santé n'est pas le même à la naissance: là où certains naissent au bout de 9 mois en parfaite santé, tètent sans problème et adoptent rapidement des cycles diurnes / nocturnes normaux, d'autres naissent prématurés ou avec des malformations congénitales ou encore ont des problèmes neurologiques les empêchant de téter correctement. La liste à nouveau est infinie. Pourquoi sommes-nous déjà différents à la naissance ? Eh bien, cela fait partie des mystères de la vie pour une grande part et aux plus ou moins bonnes habitudes de vie des parents pour une autre part. Sans parler des "accidents" de la vie qui sont plus nombreux qu'on ne le croit
  • Une fois au monde, chaque seconde de vie, même en étant frère et sœur, fait que nous allons vivre quelque chose d'unique, que rien ne sera exactement comme le reste de l'humanité: le milieu familial sera unique, notre alimentation sera unique, nos jeux seront les nôtres, appris à notre rythme, les vaccins que nous allons recevoir seront peut-être les mêmes en théorie, mais impacteront un organisme qui est unique et plus ou moins apte à supporter le choc vaccinal. Et l'on peut dire la même chose des médicaments
  • Face à la maladie nous ne sommes pas égaux: dans les pires épidémies du passé (la peste ou la grippe espagnole, etc..), il y a ceux qui tombaient comme des mouches et ceux qui passaient au travers alors même qu'ils étaient en contact étroit avec les malades. Pourquoi, est-ce ainsi ? Là aussi on ne peut qu'émettre des hypothèses et s'en remettre aux mystères de la vie

J'arrête là cette liste tant tout cela est évident pour nous tous, n'est-ce pas. Mais on comprend facilement à quel point toutes ces particularités vont affecter notre métabolisme, notre physiologie, notre psyché et notre énergie vitale.

La biologie a décrit des processus métaboliques d'une complexité folle. Chaque cellule de notre corps est une usine capable d'accomplir  des merveilles à chaque seconde de notre existence. Notre corps et nos cellules sont en permanence en train de créer, de recycler, de stocker, de déstocker, de transformer, de méthyler (il y a des centaines de voies de méthylation différentes). Par exemple :

  • La création du glutathion (le plus puissant anti-oxydant du corps humain) à partir de l'homocystéine passe par des étapes complexes et nécessite, entre autres, la présence de vitamines du groupe B. Ce qui sous-entend que chacun des paramètres qui sous-tend la création du glutathion fera que nous saurons plus ou moins bien nous protéger contre les attaques de radicaux libres (reconnus pour jouer un rôle majeur dans le viellissement, la dégénérescence cellulaire)
  • Il existe des voies métaboliques innombrables dont l'efficacité, ou l'inefficacité, à un stade ou à un autre nous est propre. Nous sommes uniques à tous les niveaux de notre être, depuis la plus petite de nos cellules jusqu'à l'être qui se meut avec plus ou moins de facilité dans cette vie terrestre.

Eh bien face à la maladie, que fait la médecine allopathique ? Elle nous traite tous de la même façon car elle ne soigne pas des malades, mais des maladies:

  • Dans les premiers mois et années de la vie, le calendrier vaccinal est le même pour tous, peu importe notre état de santé (alors que nous savons par exemple que certains organismes sont de mauvais répondeurs à tel ou tel vaccin. Ce qui veut dire que vous pouvez avoir été vacciné trois fois contre tel ou tel virus et que vous n'aurez toutefois développé aucun anticorps et que votre protection sera au mieux illusoire)
  • Au lieu de réfléchir au pourquoi des symptômes de Mme X ou de Mr. Y, elle soigne un eczéma, une gastrite, une hypertension ou un diabète. Et vous avez intérêt à entrer dans les statistiques qui démontrent l'efficacité thérapeutique de tel ou tel médicament sous peine de grande déception
  • Le diagnostic une fois posé, elle obéit à des équations relativement simples, à chaque maladie son protocole.

Si la médecine allopathique veut devenir la médecine de demain elle devra plus s'intéresser au malade qu'à la maladie car la médecine de demain sera celle qui saura s'adresser à la personne dans sa globalité, celle qui saura interroger le patient pour savoir d'où il vient, ce qu'il a vécu, ce qu'il vit au moment où il consulte.

Ce sera celle qui saura prendre le temps d'étudier la vie du patient pour trouver, avec lui, un sens à ce qu'il vit et qui est source de souffrance. Celle qui saura intervenir thérapeutiquement en respectant cet être unique avec ses souffrances, ses déséquilibres, ses forces, ses faiblesses. Qui saura, qui osera, s'appuyer sur les ressources propres du patient pour faire confiance aux capacités de guérison qui sont en chacun de nous et qui n'utilisera l'arsenal thérapeutique "lourd" qu'en tout dernier recours.

20/02/2011

Quatre Suisses sur dix feront un cancer (2) !

Dans mon précédent billet, je disais que notre corps est une merveille d'équilibre à tous les niveaux.

Au niveau physique, cet équilibre s'appelle l'homéostasie. Pour chaque fonction de notre organisme, il y a toujours au moins un mécanisme pour l'activer (ce que l'on pourrait schématiser par un accélérateur) et au moins un mécanisme pour activer la fonction inverse (ce que l'on pourrait schématiser par un frein). Exemples:

  • Pour chaque hormone stimulant telle activité, il y a une autre hormone stimulant la fonction inverse: pour réguler le taux de sucre dans le sang, processus vital, nous avons le pancréas qui produit l'insuline pour stimuler le passage du sucre dans les cellules, afin de faire baisser son taux dans le sang. Mais si celui-ci descend par trop (et c'est tout aussi dangereux car cela mène au coma), le même pancréas va stimuler une autre hormone, le glucagon, afin de stimuler le foie à retransformer le glycogène en sucre pour le remettre dans le flot sanguin afin qu'il soit transporté partout, et notamment au cerveau où il est indispensable.
  • Et c'est pareil pour les neurotransmetteurs. Il y en a pour nous permettre d'être actif le matin au réveil et un autre (un dominant) pour nous permettre de trouver le sommeil le soir.

Et ainsi de suite pour tous les mécanismes biochimiques. L'homéostasie suppose une fonction optimale du traitement de ce qui entre dans l'organisme, de ce qui circule dans le sang et de ce qui ressort de notre corps. En d'autres mots :

  • Ce que nous mangeons et que nous buvons doit être dépourvu de pollution et chargé en éléments nutritifs qui vont servir au bon fonctionnement métabolique de nos organes et de nos cellules
  • Notre appareil digestif doit digérer ces aliments correctement, sans provoquer des ballonnements et des flatulences, signes annonciateurs d'un déséquilibre pathogène de notre flore intestinale
  • Nos poumons doivent faire l'échange oxygène/gaz carbonique dans les meilleures conditions
  • Notre appareil circulatoire doit amener ces nutriments et l'oxygène jusqu'à la cellule la plus éloignée de l'organisme
  • Nos cellules doivent faire leur travail métabolique (ex: production de protéines) dans les meilleures conditions (en ayant tous les nutriments et l'oxygène indispensables) et à l'inverse doivent pouvoir éliminer les déchets de leur fonctionnement dans le sang et la lymphe afin de rester en bonne santé (une cellule surchargée par ses propres déchets va s'affaiblir, multiplier les erreurs y compris lors de sa prochaine division cellulaire)
  • Le sang et la lymphe (en fait la lymphe se jette dans le sang) doivent ramener ces déchets à nos émonctoires (les organes d'élimination) afin qu'ils soient totalement éliminés, dernière condition pour que notre physiologie fonctionne de façon optimale.

On peut penser que je suis encore relativement loin de mon sujet de départ. Mais vous voyez que j'y viens progressivement. En effet, si l'on regarde la santé selon ce point de vue, qui est pourtant une évidence pour chacun, on peut légitimement se demander si nous vivons de façon à respecter ces équilibres ? Ma réponse est non :

  • L'industrie agro-alimentaire produit une alimentation déséquilibrée
  • Notre Société industrielle produit un nombre de substances chimiques toxiques ingérable par les mécanismes de la vie (ex: il n'y a aucune place dans notre système métabolique pour traiter le plomb et le mercure. Pas de voie de traitement, pas ou peu de voie d'élimination). Nous sommes également surchargés par les substances qui sont ou qui se comportent comme des hormones, féminines pour la plupart (oestrogen like)
  • L'industrie pharmaceutique produit des médicaments et des vaccins qui ne sont souvent qu'une nouvelle source de pollution
  • La médecine qui s'appuie presque aveuglément sur les découvertes de l'industrie pharmaceutique diffuse cette pollution médicamenteuse sans toujours respecter nos subtils équilibres vitaux
  • etc...

L'inflammation est la mère de toutes les maladies, cancer compris. Elle est certes reconnue comme une «maladie» par la médecine, car rapidement elle s'accompagne, à des degrés divers de la triade douleur, chaleur, rougeur. Et un endroit enflammé est un lieu idéal pour la prolifération de microbes. En intervenant avec des antibiotiques ou des anti-inflammatoires pour faire reculer l'inflammation sans chercher à connaître ses causes (elle est une conséquence et non une cause), la médecine allopathique ne résout rien, au contraire. Elle inhibe un mécanisme naturel qui est à la fois un signal d'alarme et un moyen pour l'organisme de se débarrasser de toxines (exemple : eczéma, bronchites à répétition, diarrhée, etc..). Donner des antibiotiques à outrance a conduit à l'apparition de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques (on le voit ces jours dans le système hospitalier vaudois) et effondre la flore bactérienne intestinale indispensable à une bonne digestion et assimilation de la nourriture. Donner de la cortisone pour chaque bobo effondre le système immunitaire, ne «règle» que très momentanément les symptômes et aggrave la pollution à l'intérieur de notre organisme.

Alors vous me direz que l'on est loin d'une bronchite au cancer. Oui, à première vue. Et pourtant, à force de contrecarrer nos processus physiologiques naturels, à force de refuser la possibilité à notre organisme de se débarrasser de ses toxines (quelques exemples) :

  • L'eczéma est une voie secondaire d'élimination de toxines que l'organisme ne peut pas éliminer par les voies normales,
  • La fièvre est un processus indispensable à l'organisme pour lutter contre des agents étrangers,
  • La diarrhée peut être une stratégie ponctuelle pour se débarrasser de toxines amenées par l'alimentation
  • La bronchite est parfois le signe que la flore bactérienne de notre appareil digestif (qui va des lèvres à l'anus) est déséquilibrée et que ces bactéries intestinales pathogènes ont remonté dans l'œsophage et sont en train de s'installer dans les voies respiratoires

on favorise l'installation d'une inflammation chronique. En effet, à force de refuser à notre organisme la possibilité de trouver des voies secondaires pour se débarrasser d'un trop  plein de toxines en l'agressant avec des médicaments qui déséquilibrent encore plus son milieu intérieur et y amènent une pollution supplémentaire, on aggrave les processus inflammatoires.  On entre petit à petit dans un cercle vicieux d'inflammations, de répression de l'inflammation, de nouvelle inflammation et de nouvelle répression. D'inflammation en répression cette situation évolue au fil du temps, tous les points d'inflammation se trouvent marqués par une irritation croissante, l'inflammation ponctuelle se transforme en inflammation chronique ou en ulcération. L'inflammation chronique des tissus finit par les durcir, par créer en eux un état d'induration. C'est exactement cette évolution qui peut conduire à un cancer.

Souvent la médecine dans sa peur des microbes et son manque de confiance presque total dans les processus naturels contribue plus au problème qu'à la solution.

Alors peut-on vraiment parler des forrrrrrrrmidables progrès de la médecine (certes la recherche fondamentale en biologie a fait des progrès considérables et la chirurgie est une branche de la médecine qui a connu des succès remarquables et dignes d'éloge) quand on voit la progression fulgurante du cancer dans nos pays (pour rappel: doublement de l'incidence du cancer en 25 ans). Et n'oublions pas que le cancer n'est pas la seule maladie à progresser. Tous les systèmes de santé sont confrontés aux mêmes phénomènes :

  • L'obésité a pris des proportions épidémiques
  • Le diabète a également pris des proportions épidémiques (aujourd'hui le diabète de type 2 qui était avant réservé à des adultes de plus de 50 ans se retrouve chez des enfants de 10 ans et moins)
  • De la même façon, et c'est un parallèle qui parle de lui-même, on rencontre également de nos jours des enfants de 10 ans présentant des problèmes cardiovasculaires
  • Quant à la maladie d'Alzheimer elle pourrait, selon certains spécialistes, mettre à genoux nos systèmes de santé dans quelques années tant cette maladie se répand, et ce n'est pas seulement parce que notre population vieillit que l'on assiste à cela. C'est surtout parce que notre population vieillit trop souvent MAL
  • Et je ne vais pas parler dans ce billet du cas spécifique des vaccins qui méritent une réflexion pour eux-mêmes, tant le sujet est vaste

Peut-on vraiment éviter de se poser une question grave: comment une médecine qui peine à guérir (guérir et pas réprimer) des maladies à leur stade initial (bronchite, eczéma, inflammations diverses, etc..) peut-elle prétendre guérir la maladie au stade ultime: le cancer ?

Je trouve cette statistique sur le cancer affligeante évidemment. La hausse continuelle des primes d'assurance maladie effectivement insupportable, mais je ne peux détacher un fait de l'autre. L'augmentation des cancers, maladie ultime de l'inflammation, prouve que l'état de santé général de la population est en baisse et aucune baguette magique n'existe pour inverser le cours des événements : seule une réflexion en profondeur sur nos valeurs, une plus grande responsabilisation personnelle (ne pas s'en remettre exclusivement au corps médical) et des choix individuels plus responsables en termes de santé et de consommation permettront d'avoir un impact sur nos primes d'assurance maladie et sur les statistiques du cancer.

 

Et puis, il n'y pas si longtemps, nous avions un Ministre de la Santé qui avait dit la phrase suivante : «Les dépenses dans le domaine de la santé sont un facteur de croissance (économique)». Considérer les questions relatives aux soins et à la santé individuelle sous cet angle est la meilleure façon de conduire aux déséquilibres décrits ci-dessus. Il ne s'agit plus d'un Ministère de la santé mais d'un Ministère de la maladie qui considère chaque maladie comme une bénédiction pour le PIB. Pourquoi dès lors promouvoir d'autres valeurs ? Un tel Ministère ne court-il pas le risque, en définitive, de considérer cyniquement, chaque cancer comme un facteur de croissance ?

Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1) !

C'est la dernière statistique publiée conjointement la semaine passée (le 07.02.2011) par le très sérieux Office fédéral de la Statistique et le mal nommé NICER (National Institute for Cancer Epidemiology and Registration). En français cet organisme suisse, si, si, s'appelle Institut National pour l'Epidémiologie et l'Enregistrement du Cancer.

Cette publication s'est faite dans une relative discrétion et n'étant ni un papivore ni un surfeur frénétique je ne peux garantir qu'aucun média ni aucune agence gouvernementale n'ont commenté ces chiffres, mais en tous les cas cela n'a pas défrayé la chronique comme l'on dit.

Pourquoi une telle discrétion alors que les questions de santé dans nos Sociétés dites «développées» deviennent de plus en plus préoccupantes et pas seulement parce que nos primes maladies augmentent chaque année dans des proportions qui deviennent insupportables pour une grande partie de la population ?

Je ne veux pas faire ici le procès des Caisses maladies. Mon avis est clair sur la question: je souhaite ardemment une caisse maladie unique, sur le modèle de la SUVA pour les accidents. Non que je pense que cela aura un effet magique sur le niveau des primes. Par contre je suis convaincu que c'est le seul moyen d'amener de la transparence dans un secteur qui en manque cruellement (certaines Caisses ont organisé une comptabilité «créative» dont l'opacité est à peu près totale, et ce n'est pas Mr M. Poggia, Président de l'Association suisse des assurés, qui me démentira). Et la soi-disante concurrence ne fonctionne pas plus ici que dans bien d'autres domaines où les promesses de baisse des prix grâce à la concurrence entre entreprises privées ne sont que temporaires (en général les concurrents se rachètent entre eux et en quelques années reforment une sorte de cartel qui organise le marché et contrôle les prix).

A mon avis, si les primes augmentent, ce n'est pas dû uniquement au machiavélisme des assurances maladies mais aussi et surtout au fait que les gens sont de plus en plus malades. C'est une réalité incontournable et cette dernière statistique est là pour le prouver !

Alors pourquoi en sommes-nous arrivés là malgré les forrrrrrrrrrmidables progrès de la médecine ? Pourquoi l'incidence du cancer a-t-elle doublé en 25 ans, même si quelques succès, sont enregistrés dans le traitement de certains types de cancer ? Vaste question à laquelle il n'y a pas de réponse simple.

Ce qu'il faut comprendre tout d'abord est que le cancer est au fond le stade ultime de la maladie. Alors s'il y a un stade ultime, c'est qu'il y a, à l'autre extrémité, un stade initial de la maladie.

Notre organisme est une merveille d'équilibre à tous les niveaux. On peut philosophiquement se battre pour l'éternité pour savoir d'où nous venons et de quoi nous sommes constitués, mais on peut sans doute s'entendre sur le fait que l'être humain est au minimum un être physique, psychique et  énergétique (chacune de nos cellules, chacun de nos organes et nous-mêmes sommes habités par une "énergie vitale" qui fluctue en fonction de nos activités, de ce que nous mangeons et buvons, des heures de la journée, des saisons même). Que tous ces niveaux interagissent entre eux et que seul l'équilibre des fonctions permet d'atteindre un état de santé optimal.

Alors notre façon de vivre respecte-t-elle ce besoin d'équilibre. Réponse (mon humble réponse) dans un prochain billet.