22/02/2012

Ne méritent-ils que notre mépris ?

Dans un éditorial de ce jour dans la TDG, M. Benjamin Chaix évoque l'agression particulièrement lâche et sordide de deux jeunes « zizous » contre une vieille dame de 79 ans. Devant leur absence totale de remords, de regrets, de pitié pour leur victime, le journaliste conclut en disant: «ces deux malheureux zizous, comme l'individu qui a agressé une jeune femme dans son jardin 24 h. plus tard [...] et tous ceux qui considèrent Genève comme leur terrain de chasse, ne méritent que notre mépris le plus profond».

Vraiment ?

Est-ce une nouvelle forme de bouclier contre la criminalité de toute sorte et de toutes origines qui monte à Genève et dans toute la Suisse romande (au minimum) ? Devrions-nous passer quelques minutes chaque jour à «mépriser ces pauvres âmes errantes» pour nous protéger de leurs menées criminelles ?

En tant que membre de la classe moyenne, je me sens vraiment pris en otage entre les ultras riches qui accaparent les richesses, y compris ces oligarchies régnantes et corrompues dans les pays du Tiers-monde et les ultras pauvres en provenance de ces mêmes pays (ou des banlieues «tiers-mondisées» du pays voisin) qui viennent en Suisse pour piller tout ce qu'ils peuvent piller. Cette situation est insupportable sur les deux plans car c'est le plus souvent la classe moyenne qui souffre le plus.

Le seul moyen de rétablir la situation est que nos élites retrouvent leurs esprits et acceptent de partager leurs richesses de façon plus équitable (par une fiscalité plus juste) et que parallèlement nos Sociétés instaurent la tolérance zéro pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent envisager de gagner leur vie autrement que par des activités criminelles.

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05/02/2012

Interdiction de périmètre

Face au comportement criminel de certains requérants, on apprend dans la TDG, que le chef de l'Office fédéral des migrations parle de mieux écouter les propositions des cantons afin d'empêcher que certains requérants qui « menacent l'ordre public et la sécurité » nuisent à la grande majorité des requérants qui respectent nos Lois.

Parmi les propositions concrètes que ce M. Gattiker est prêt à envisager, celle consistant dans le fait qu'un juge puisse par exemple, interdire à un requérant délinquant d'accéder à certains quartiers. «S'il s'y rend quand même, le juge pénal pourrait le faire enfermer».

Nous voilà rassurés !

Cela me rappelle furieusement la plaisanterie concoctée par les « autorités » municipales lausannoises en décembre 2008 ou 2009 (je ne suis plus sûr) qui consistait exactement en cela: interdire le centre-ville de Lausanne à certains délinquants pour permettre au brave citoyen de faire ses achats de Noël sans être dérangé. Et pour faire bon poids, le journal qui avait publié cet extraordinaire acte d'autorité, avait cru bon de titrer cet article : « Les autorités lausannoises promettent l'enfer aux dealers ».

Ce morceau de bravoure (l'enfer promis) consistait donc en :

  • une interdiction de périmètre (pendant le seul mois de décembre)
  • le renvoi des contrevenants dans le canton dans lequel ils avaient déposé leur demande d'asile

J'imagine volontiers les pintes de bonne humeur que cet enfer promis doit générer chez ces pauvres requérants car l'enfer promis ressemble au Club méditerranée pour ces dealers qui ont souvent eu affaire à une répression autrement plus sophistiquée dans leur pays d'origine.

Il aura fallu plusieurs années pour que ces mesures cantonales hardies remontent jusqu'à Berne. Combien de décennies devrons-nous encore attendre jusqu'à ce que de véritables mesures soient prises contre les dealers qui pourrissent le centre de toutes les villes suisses ?

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02/11/2011

Vivement un siècle des Lumières

L'aveuglement, l'obscurantisme, cette façon très particulière qu'a l'être humain de s'identifier à tel point à une cause qu'il en perd toute forme d'intelligence pour n'être plus qu'un être prêt à frapper tous ceux qui ne sont pas d'accord avec sa supposée vérité, a encore frappé.

On a pu entendre, heureusement, quelques représentants d'un Islam qui se veut modéré, venir condamner l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo. C'est heureux. Malheureusement, dans la bouche de certains il y avait un «mais» qui parlait des convictions profondes de certains qui avaient été heurtées. Et de nous expliquer les divers aspects du blasphème dans cette religion.

Ce qui me chagrine justement, est que l'on peut lui faire dire à peu près n'importe quoi. Selon les jours, selon l'interlocuteur, selon les circonstances, on nous parlera soit d'une religion de paix, soit l'on exaltera le fanatisme pour pousser à la guerre sainte, aux attentats, aux bombes humaines et que sais-je encore. Tout cela à partir des mêmes textes. Pour être une religion de paix, c'est néanmoins, depuis 50 ans, la religion au nom de laquelle le plus de crimes auront été commis. Et le message lancé en même temps que les 2 cocktails Molotov (c'est l'état des connaissances sur cette affaire à l'heure où j'écris) est clair: "Tremblez tous ceux qui faites usage de votre liberté de penser, nous ferons régner la terreur, au besoin, pour vous faire taire".

La deuxième chose qui me chagrine est cette notion de blasphème. Qu'un être humain puisse s'arroger le droit de décider ce qu'est un blasphème et ce qui ne l'est pas est le signe d'un orgueil parfaitement aveuglant. Qui sommes-nous pour discriminer ainsi et condamner à mort celui qui sera considéré comme ayant blasphémé ? Le blasphème, si blasphème il devait y avoir, est une chose qui ne regarde que Dieu et/ou ses Saints et la personne qui a éventuellement blasphémé. Mais certainement pas des êtres ordinaires, le plus souvent incapables de vivre à la hauteur des exigences de leur propre religion, et vivant avec tous les aveuglements ordinaires.

Le christianisme, il y a fort longtemps heureusement, a connu les mêmes dérives et en a mené plus d'un au bûcher sous ce même prétexte. Depuis lors, et à cause même de ses excès, l'Occident a donné naissance au siècle des Lumières et à la science, reléguant la religion à une question privée ne regardant que Dieu et le croyant.

Croire que l'homme peut faire justice lui-même, au nom de Dieu, est aberrant et le signe d'un obscurantisme moyenâgeux. Car en définitive, c'est à Dieu et à LUI SEUL, de reconnaître les siens.

Il est urgent que l'Islam vive son siècle des Lumières.

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01/10/2011

La chute des superflics

Sans tomber dans le romantisme, force m'est de dire que j'admire ces policiers qui font un des métiers les plus durs et les plus ingrats qui soient au monde. Tous les jours ils sont confrontés à ce qu'il y a de plus tordu en l'être humain, à l'hypocrisie de la classe politique et aux impuissances de la «Justice».

Effectuant un métier qui peut être stressant, je ne peux que me sentir très humble face à ces hommes et ces femmes qui, tous les jours, risquent leur vie sur le terrain, entre l'indifférence de la population et les effets de manche de nos élus.

Il y a certainement des ripoux parmi eux et l'enquête devra l'établir. Mais est-ce si étonnant et qui pourrait leur jeter la première pierre ?

Lorsque tous les jours:

  • vous êtes confrontés à des malfrats de plus ou moins haut vol,
  • vous devez trouver un moyen terme entre la répression pure et dure et le besoin de tisser des liens afin de pénétrer le milieu,
  • vous voyez votre dur travail être anéanti par des politiciens au double langage (en gros:  je suis pour la tolérance zéro mais il faut relâcher les criminels car il n'y a plus de place en prison ou que cela fait tache dans les statistiques) ou des Juges complaisants ou motivés par d'autres agendas,
  • que vous êtes confrontés au cynisme de criminels qui profitent de leur impunité pour s'enrichir ignominieusement,
  • que vous voyez les élites perdre tout sens moral pour piller légalement le pays dans lequel vous vivez, à coup de détournements de subventions, de cadeaux fiscaux, de transferts de richesse des pauvres et de la classe moyenne vers les riches, de bonus extravagants et de parachutes dorés, de copinage entre amis, de spéculation effrénée y compris sur les produits de première nécessité. Que la déliquescence morale desdites élites atteint des proportions que l'on espérait appartenir définitivement au côté sombre de l'histoire de l'Humanité

Ne faudrait-il pas avoir une conscience surhumaine de sa mission  pour résister à la tentation de tirer également un avantage personnel de cette proximité quotidienne avec le crime ?

Jusqu'à preuve du contraire, je serais tenté de penser qu'il y a plus de droiture dans la police que chez nos élites corrompues.

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26/09/2011

Qui sont les vrais dangers pour la sécurité à Genève

Intéressant article aujourd'hui, dans la TDG, sur ces courageux citoyens qui tentent, au prix de leur propre sécurité (voir l'article listant toutes les intimidations subies), de sauvegarder ce qui reste de la (bonne) réputation de Genève, en empêchant, autant que faire se peut, les joueurs de bonneteau de sévir.

Nous savons tous que ce «manège» ridicule et inacceptable dure depuis de trop nombreuses années et que nos «autorités» (je mets toujours ce mot d' «autorité» entre guillemets, car en Suisse, ce mot est vraiment tellement galvaudé que je ne peux l'utiliser sans rire).

Je trouve extrêmement triste et inquiétant que de braves gens se voient obligés de faire ce que l'Etat est incapable de faire. Et je félicite ces honnêtes citoyens de s'engager, avec leur courage comme seule arme, contre ces bandits des rues et en faveur d'une certaine image qu'ils se font de leur ville.

Où l'article me fait bondir, c'est lorsque je lis les conclusions de M. Laurent Paoliello, responsable de la communication pour la conseillère d'Etat responsable de la Police, Mme Isabel Rochat: «[...] D'un sentiment d'insécurité, cette milice crée une véritable insécurité et la renforce.»

Formidable, magnifique ! Maintenant nous savons enfin qui crée l'insécurité à Genève. Peut-être ont-ils trouvé cette inspiration à New-York !

Vraiment, avec des commentaires aussi inspirés et une telle attitude de la part des responsables de la sécurité, Genève n'est pas au bout de ses peines. Les joueurs de bonneteau, les dealers, les malfrats, le petit et le grand banditisme ont encore de beaux jours devant eux. Et nous, honnêtes citoyens, payons tous le prix de l'impéritie de nos «autorités». Avant que ce soit la ville de Genève, dans sa globalité.

Alors qui sont les vrais dangers pour la sécurité à Genève ? L'article y répond magistralement. Par l'absurde. La situation de déliquescence créée par nos «autorités» montre où se trouvent les vrais responsables.

Et merveille de la démocratie, on apprend un peu plus loin, par la bouche du même M. Paoliello que : «Nous souhaitons procéder à une modification du règlement d'application pour permettre aux agents de la police municipale d'intervenir contre les bonneteurs». L'initiative doit être validée par le Conseil d'Etat.

Voilà la réalité, d'un côté nous avons nos démocraties qui, pour chaque problème, même brûlant, doivent passer par tous les méandres des voies législatives: des mois et des mois pour interdire la mendicité, combien d'années faudra-t-il pour réaménager le Code pénal pour qu'il retrouve un caractère plus dissuasif (et là, cela se complique car il faut passer par Berne), etc.. De l'autre, des petites frappes, mobiles, déterminées, ayant un mépris abyssal pour nos coutumes et nos institutions, qui se partagent un nouveau marché du crime en 2-3 coups de téléphone portable ou en 2-3 coups de couteau.

C'est un drame dont je ne vois pas l'issue car nos Sociétés n'ont jamais trouvé une voie entre la démocratie veule et la dictature la plus abjecte.

30/08/2011

La Suisse n'est plus un havre de sécurité

C'est ce qu'a souligné le professeur Martin Killias aujourd'hui devant les médias à Berne. Il présentait les résultats d'une étude qu'il a dirigée au sein de l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich et qui était mandatée par la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS).

C'est même un des cancres de l'Europe. Et ce soir, durant l'émission Forum sur la RSR, le Professeur Killias a encore précisé : «Le sentiment d'insécurité de la population correspond à la réalité».

ENFIN ! Tous ceux qui, depuis des années,  dénoncent la montée de la violence et de l'insécurité ne sont ni des fous, ni des malades, ni des fascistes, ce sont simplement des personnes qui ont une conscience claire des soubresauts qui agitent nos Sociétés et notre pays en particulier. Sans langue de bois.

Puissent les tenants de l'angélisme forcené, comme par exemple beaucoup trop de socialistes et  la totalité des verts,  ouvrir enfin les yeux.

Si cette étude pouvait être le révélateur permettant d'avoir enfin un débat lucide, réaliste et constructif sur l'insécurité dans ce pays, alors il pourrait être possible d'enfin inverser la tendance, en réformant notamment d'urgence le nouveau code pénal surréaliste qui est un mélange d'angélisme, de lâcheté et de pingrerie.

L'angélisme et la lâcheté on comprend fort bien ce que cela veut dire. La pingrerie, elle, vient de ce que nos partis politiques ne veulent pas investir l'argent nécessaire à construire des places de prison en quantité suffisante.  C'est vrai qu'il vaut mieux relâcher ces braves gens avec une «peine» symbolique, avec sursis de surcroit. Effectivement, 10 francs d'amende avec sursis est une peine qui va à coup sûr dissuader un loubard lyonnais de venir faire un mauvais coup à Genève.

Quant au fait que ce sont les moins de 26 ans les plus à risque de subir de la violence et des menaces, cela prouve le malaise qui règne dans une certaine jeunesse en perte de modèles (ou des modèles plus que frelatés) et où l'alcool (et autres substances) coule trop souvent à flots. Entre parenthèses, cela rejoint la violence qui entoure les manifestations sportives dans notre pays. Qu'un vulgaire match de football ou de hockey sur glace entre des villes qui, certes aiment depuis longtemps entretenir une petite rivalité de clocher, tourne quasiment à l'émeute avec des scènes de plus en plus violentes et plus dignes de la haine qui sépare certaines communautés étrangères (ex: Balkans) que de nos rivalités bon enfant, est un développement extrêmement préoccupant et qui pourrait rapidement être hors contrôle si rien n'est entrepris.

Alors espérons qu'il n'est pas trop tard. Mais, quoi qu'il en soit, nous aurons perdu un temps précieux.

19/08/2011

La sécurité à Genève: tout le monde en parle

Je suis pour la libre circulation, mais je suis contre la gangrène qui s'installe insidieusement dans cette ville. 

Concernant la qualité de la vie à Genève et le rayonnement international de cette ville, l'accélération des événements touchant à la sécurité des habitants donne une fâcheuse image de cette ville que nous aimons tant. Entre les agressions de personnes, l'explosion des vols avec/sans effraction, les «petites frappes» des banlieues françaises venant faire leurs emplettes à Genève, les joueurs de bonneteau, les coups de feu, les mendiants interdits mais qui continuent de mendier, les dealers qui occupent des lieux fréquentés et «travaillent» en toute impunité, la saleté dans les rues, les débarras sauvages, les campements sauvages sous les ponts et ailleurs, le dumping salarial en faveur des migrants et des frontaliers, tout cela donne une fâcheuse image de l'ouverture des frontières.

Dans leur hâte frénétique à l'enrichissement personnel et leur haine farouche de l'Etat-arbitre protecteur de l'environnement, des travailleurs, des consommateurs et d'une certaine éthique, nos brillants esprits néo-libéraux ont juste oublié que si l'Etat était par trop affaibli, il ne pourrait certes plus assumer son rôle d'arbitre et de régulateur, ce qui était leur but et est tout bénéfice pour les prédateurs en question, mais qu'il serait également trop affaibli pour assurer sa sécurité. Et la sécurité des honnêtes citoyens par la même occasion.

La comparaison qui suit vous paraîtra peut-être abusive, mais je suis personnellement convaincu que l'on peut tirer des parallèles entre une nation à travers le corps social qui le constitue et le microcosme que représente, en comparaison, un corps humain. Dans les 2 cas nous avons:

  • un gouvernement central: ici un exécutif, là un cerveau
  • des gouvernements régionaux: ce n'est pas parce que nous n'avons pas encore su identifier le siège du «gouvernement» de nos organes que celui-ci n'existe pas. On voit bien à quel point un organe sain a une identité qui fait qu'il se comporte de façon différente de tous les autres organes: un cœur est un cœur et ne se comporte jamais comme un rein ou un estomac, et cela dès les premières divisions cellulaires de l'embryon qui vont amener les premières cellules, toutes identiques, à se spécialiser, selon une modalité encore (à ma connaissance) totalement mystérieuse
  • un système de protection qui assure la sécurité: ici une armée et une police, là un système immunitaire qui s'assure en permanence que ce qui n'appartient pas au «soi» (bactérie, virus, etc..) ou qui dévie du «soi» (cellule ayant perdu son identité et devenant cancéreuse) est promptement détruit
  • une production de biens et de services: ici des usines et des entreprises diverses et variées, là des cellules qui travaillent 24/24 à produire des protéines, des hormones, des enzymes, des cellules de notre système immunitaire, etc...
  • un système de transport: d'un côté nos routes, autoroutes, aéroports et de l'autre notre système vasculaire et veineux, notre système lymphatique, qui apportent les nutriments et emportent les déchets (sans oublier qu'il y a même un système de transport à l'intérieur de chacune de nos cellules)

Je pourrais multiplier ces analogies presque à l'infini, mais ce n'est pas le but.

Ce que je souhaite juste montrer ici, c'est qu'un organisme humain est un ensemble cohérent et que ce qui rompt cette cohérence s'appelle «maladie». La maladie pouvant être plus ou moins sérieuse, depuis la simple inflammation locale jusqu'à celles qui emportent encore trop souvent la vie comme le cancer (voir mes billets "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1)" et suivants) et le sida.

Je ne vois pas de différence notable, si ce n'est l'échelle, entre un organisme humain et une nation  (voire même l'ensemble de la planète).

Aujourd'hui, nous, simples citoyens qui aspirons à vivre dans une ville correctement gérée y compris au plan de la sécurité, sommes pris en otage entre des forces irréconciliables:

  • d'un côté, les tenants du libéralisme effréné qui veulent affaiblir l'Etat par tous les moyens, y compris au prix de la sécurité de tous (à l'exception notable des USA qui se sont arrogés le rôle de gendarmes du monde avec leur armée surdimensionnée mais qui, avec leurs difficultés budgétaires, risquent de devoir revoir, drastiquement, leurs prétentions à la baisse)
  • de l'autre, les tenants de l'angélisme, vivants avec des utopies plein les mirettes

Le message sous-jacent systématique des tenants de l'angélisme est que ceux qui veulent s'attaquer aux problèmes sont des racistes et des xénophobes. Ce message répété jusqu'à l'absurde est suffisamment pernicieux pour parvenir à paralyser les âmes de bonne volonté qui auraient le désir de faire quelque chose. Cette incapacité à agir crée une situation qui deviendra de plus en plus difficile à vivre et peut-être même explosive, et cela partout en Occident.

Bien sûr, personne n'a envie des revivre les ignominies qui ont si profondément bouleversé l'Europe pendant la 2ème guerre mondiale et le racisme et la xénophobie doivent être combattus. Mais cela doit-il nous rendre aveugles aujourd'hui ?

Un Etat sans armée (ou une armée croupion comme l'armée suisse) et sans police (ou une police qui n'en a plus que le nom, passant le plus clair de son temps à effectuer des tâches administratives) c'est comme un corps humain sans système immunitaire. Et comment appelle-t-on cela dans le corps humain: le sida !

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16/07/2011

Provocation ou (grande) maladresse

Où l'on apprend qu'à Genève aussi, et cela depuis des mois (!), des musulmans prient sur le trottoir. Dans le cas qui nous occupe, devant le centre islamique des Eaux-Vives.

C'est intéressant la façon dont l'information parvient sur le devant de la scène. Parfois il faut quelques secondes alors que d'autres fois, le cheminement ressemble plus à celui de l'eau qui doit se frayer un chemin à travers des couches plus ou moins étanches.

Bien sûr, cette information n'a pas une portée planétaire. Mais pour être locale, elle n'en est pas moins importante car elle révèle, au minimum, une extrême maladresse de la part des responsables du Centre.

On a passablement parlé de ces rues qui, en France, sont régulièrement bloquées par des marées humaines en pleine prière et cela a légitimement crispé beaucoup de gens, laïques ou chrétiens. La communauté musulmane en Suisse, en tout cas ceux qui se prétendent ses porte-parole, se plaint volontiers d'être stigmatisée, voire ostracisée dans notre pays. La votation sur les minarets a laissé des traces dans certains esprits mais a démontré de façon éclatante que si la Suisse permettait à chacun de pratiquer sa religion, elle voulait mettre certaines limites à la visibilité de cette religion.

Alors comment, dans ces conditions, peut-on être aussi maladroit ? Parfois j'ai l'impression que pour ceux qui organisent et encadrent le développement de cette religion en Suisse en particulier et dans le monde non musulman en général, une des méthodes utilisées pour faire avancer leur cause ressemble à la façon dont les enfants «testent» leurs parents pour trouver les limites. Ils essayent quelque chose de nouveau et ils observent les réactions. Si cela «passe» alors cela devient un droit acquis. Si cela ne «passe pas», alors ils savent qu'il faut attendre encore quelques années car la situation ne leur est pas encore favorable. La seule certitude étant qu'ils réessayeront quelques années plus tard, en espérant que d'ici-là la situation aura suffisamment évolué en leur faveur pour obtenir un succès.

Donc je me demande si l'on est face à une maladresse ou à un test de notre capacité à faire respecter la Loi ?

Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois dans ce blog, je suis convaincu que l'islamisation de la Suisse et de l'Occident sont une réalité et que seuls les tenants d'un angélisme naïf et coupable refusent de le voir. Il y a eu  d'autres mouvements de fond, en d'autres temps, qui ont pu se développer ainsi silencieusement en Europe. Restons attentifs et convaincus de notre droit légitime à faire respecter nos Lois et nos traditions afin de ne pas nous réveiller, encore une fois, lorsqu'il sera trop tard.

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27/06/2011

L'insécurité est-elle subjective ?

Alors que nos «autorités» fédérales et cantonales et tous les tenants d'un angélisme à toute épreuve, continuent inlassablement de clamer que le sentiment d'insécurité dans la population est largement subjectif, deux informations qui indiquent le contraire:

  • Dans la TDG du 24 juin, une page sur le dernier rapport de la FEDPOL, dont le sous-titre est: «La mafia calabraise renforce sa présence en Suisse. Mais elle n'est pas la seule. Les réseaux criminels géorgiens, balkaniques ou africains sont solidement implantés, note la police fédérale».
  • Vendredi passé, une amie venant de Marseille était dans une voiture avec 2 amis, derrière la gare. Soudain, un homme de type caucasien, parlant une langue totalement inconnue d'elle a surgi, a ouvert les 2 portières avant droites en faisant de grands gestes pour attirer l'attention des occupants du véhicule. Pendant ce temps, un complice ouvrait la portière de l'autre côté et dérobait les sacs à main.

Evidemment, la portée de ces 2 événements n'est pas la même:

  • D'un côté, et tout ce qu'il y a de plus officiellement, on parle de crime organisé avec tout le danger que cela représente, car une fois ces mafias installées, il est d'une extrême difficulté de faire cesser leurs activités (un seul pays y est-il seulement parvenu?). En 2000 déjà, je lisais un livre édifiant, «La mafia albanaise», écrit par Xavier Raufer et Stéphane Quéré qui démontrait la terrifiante montée en puissance de cette mafia ultra-violente partout en Europe. Je ne vois pas comment les activités de ces différentes mafias «solidement installées» et donc «solidement» actives pourraient n'avoir aucun retentissement sur le quotidien des Suissesses et des Suisses
  • De l'autre côté, le quotidien banal de beaucoup de concitoyennes et de concitoyens confrontés presque quotidiennement aux agissements de ces «petites frappes» qui trouvent 1001 astuces plus ou moins violentes pour dérober des richesses aux honnêtes citoyens qui travaillent durement pour gagner leur vie.

Et pendant ce temps, le message de la classe politique reste que tout va bien dans le meilleur des mondes. A quand une distribution généralisée de Valium pour calmer ces angoisses sans fondements ? Alors je pose ces quelques questions:

  • Jusques à quand les autorités politiques de tous nos pays (la classe politique suisse n'a pas l'exclusivité de l'aveuglement) continueront de penser qu'il suffit de cacher les problèmes sous la moquette pour qu'ils cessent d'exister?
  • Jusques à quand les autorités politiques de tous nos pays resteront-elles aveugles au fait que c'est leur attitude coupable qui attise cette lente montée de l'extrême-droite européenne et non pas une xénophobie ou un racisme intrinsèques des peuples européens?

Si ce n'est déjà fait, un jour prochain, la Suisse et l'Europe, auront perdu la bataille de la sécurité. Et pourtant celle-ci, sous toutes ses formes, est un des socles fondamentaux d'une Société, de sa prospérité et du bien-vivre ensemble.

17/05/2011

Lorsque la Justice perd le Nord

Intéressant article dans la TDG de ce jour concernant un procès qui vient de s'ouvrir et qui touche les mendiants Roms amendés à Genève dans l'exercice illégal de ce qui est quasiment un « métier ».

La mendicité de cette population est un problème complexe dans ses causes et très clair dans sa gestion depuis qu'une loi interdit la mendicité sur notre territoire.

L'association Mesemrom qui défend cette population a trouvé une nouvelle astuce pour tenter d'empêcher, ou au moins retarder, l'inéluctable, à savoir l'application de cette loi d'interdiction de la mendicité. L'argument avancé par ladite association est que « les amendes envoyées en Roumanie par le Service genevois des contraventions ne sont pas valables [...] car [ce] Service n'est pas habilité à envoyer des contraventions en Roumanie ».

Alors là, les bras m'en tombent ! Nous sommes face à un vrai problème car :

  • Cette communauté est systématiquement discriminée dans son propre pays
  • La population genevoise est majoritairement excédée de voir cette mendicité continuer de s'exercer dans les rues de notre ville malgré l'interdiction

et la réponse de cette association est d'opposer des manœuvres dilatoires qui ne servent en rien à résoudre quoi que ce soit et vont énerver encore un peu plus les citoyens désireux de voir disparaître la mendicité de nos rues.

Je serais beaucoup plus favorable à cette association si elle oeuvrait à chercher de vrais moyens pour résoudre ce vaste problème. Je ne suis pas un connaisseur de ce dossier, mais je peux fort bien m'imaginer que ces populations sont discriminées et que cela rend difficile leur insertion dans la vie économique de leur propre pays. Personne ne le conteste. Il y a donc un réel travail de fond à faire pour aider à faire tomber ces barrières. Il y a sans doute un non moins immense travail à faire auprès de ces populations Roms pour leur montrer les pas culturels indispensables à franchir pour se rapprocher des us et coutumes de leur pays d'origine.

Alors ces manœuvres de prétoire sont vraiment surréalistes et n'aident en rien cette population, bien au contraire, car elles contribuent à lui donner l'illusion qu'elle peut continuer d'envisager son avenir dans la mendicité pour elle et pour ses enfants.

La Justice est sans doute une des plus grandes conquêtes de l'Humanité. Elle permet, lorsque exercée avec Conscience, d'atteindre aux plus hautes aspirations de ce qui fait de nous des êtres différents des animaux. Par la Justice, nous pouvons réparer les excès de violence sociale, économique, physique, militaire de citoyens contre d'autres citoyens, de régimes et/ou de dictateurs contre leur peuple, de colons contre des peuples premiers (on aimerait encore y croire), etc..

Mais lorsque la Justice sert à tenter d'empêcher l'application du Droit par des manœuvres dilatoires comme c'est le cas dans ce dossier, certes petit, mais ô combien énervant ou comme dans le procès de la BCGE qui ne s'ouvrira peut-être jamais car il y aura prescription avant que la Justice ait réussi à surmonter tous les vices de procédure (et au vu de la compétence de nos « autorités », il y a souvent des vices de procédure) opposés par les avocats de la défense à la tenue de ce procès, la Justice devient parfaitement détestable et se retourne contre ceux qu'elle est censée protéger.

 

27/04/2011

Faut-il accueillir toute la misère du monde ?

A l'heure où l'arrivée de dizaines de milliers de migrants tunisiens met les liens entre nations européennes à rude épreuve, il vaut la peine de se reposer, une énième fois, cette question.

Il y a quelques années, alors que je voyageais au Viêt Nam, j'avais été frappé et choqué par les nombreux enfants des rues (16'000 à l'époque).  Je m'en étais alors ouvert à un Vietnamien travaillant pour une ONG française et je lui avais demandé ce qu'il pensait de l'ouverture d'une maison pour les accueillir, les former et leur donner de vraies chances dans la vie. Sa réponse avait été négative et sur le moment j'avais  commencé à douter de sa santé mentale. Et puis il m'avait expliqué une chose très sensée. En gros, cela donne ceci : «Si vous ouvrez une maison qui donnera aide, protection et formation aux enfants des rues de Saïgon, vous allez créer un appel d'air à travers tout le pays et si vous arrivez à aider une cinquantaine d'enfants avec cette maison, vous allez en faire venir des milliers qui n'auront pas cette chance. Il faut aider les enfants là où ils sont, avant qu'ils quittent leur famille ».

Depuis, chaque fois que je pense aux nombreux problèmes posés à nos pays par cet afflux continuel et désordonné de migrants originaires du monde entier, je repense à cet homme et à la pertinence de ses propos, car je pense que l'on peut réfléchir à l'identique en Europe et en Amérique du nord.

Et ce qui nous plombe, est qu'il est impossible de tenir un débat raisonnable dans nos pays sur ces questions. Les seuls qui s'expriment sont les tenants des extrêmes (j'avais déjà évoqué cela dans un billet "De quoi parle-t-on ?") : d'un côté les tenants d'un angélisme aveugle qui font le lit des extrémistes (à mon avis) et de l'autre, les extrémistes, ceux qui réagissent de façon parfois épidermique à la présence des étrangers.  

Alors, il y a une question que j'aimerais poser aux tenants de l'angélisme, ceux qui montent au front chaque fois qu'ils débusquent une injustice quelconque :  pourquoi vous contentez-vous de protéger ceux qui arrivent chez nous (pour beaucoup, arriver en Europe, cela signifie réunir l'argent de toute une vie pour payer des passeurs pour qui ce n'est qu'un ignoble business, traverser la moitié d'un continent, prendre des risques insensés que beaucoup payent de leur vie et arriver sur un continent parfois hostile) ?  Pourquoi acceptez-vous ce dilemme monstrueux qui est que seuls ceux qui ont eu le courage de braver tous ces dangers ont le droit de profiter de cette nouvelle chance ? Pourquoi ne définissez-vous pas le seuil de pauvreté à partir duquel nous, européens, nous nous devons de leur donner une seconde chance et conséquemment, pourquoi n'organisez-vous pas des ponts aériens pour faire venir tous ceux qui remplissent ces critères.

Poser la question ainsi, montre l'absurdité de cette triste comptabilité (on parle littéralement de milliards d'immigrants potentiels) et les problèmes insurmontables liés aux problématiques sociales, politiques, économiques, ethniques et religieuses qui empêchent tant de pays de nourrir correctement leurs propres enfants. Et c'est là que cela rejoint ce que cet homme vietnamien me disait. Accueillir, nourrir, loger, éduquer ces migrants qui viennent en Occident comme ces enfants des rues arrivent à Saïgon, c'est créer un immense appel d'air qui ne peut que continuer d'aggraver la situation.

Personnellement, et puisque je ne vois guère de possibilité de remettre de l'ordre, à l'échelle planétaire, dans ce Capharnaüm, je suis en faveur d'un contrat (comme déjà exposé dans le billet cité plus haut) qui définirait les droits et les devoirs des immigrants vis-à-vis de leur pays d'accueil et qui devrait être signé par les migrants souhaitant s'établir dans un pays donné. Cela nous permettrait de nous assurer que ces migrants comprennent notre univers, s'engagent à respecter nos us et coutumes politiques, culturels et religieux et à terme, à s'intégrer. Ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui.

Chaque fois que je lis ou entends que tel ou tel pays, canton, commune, établissement scolaire se trouvent confrontés à des musulmans qui cherchent à interdire la célébration de Noël ou les crucifix dans les classes, veulent interdire à leur fille d'aller en classe de natation, exigent un carré musulman dans les cimetières, menacent des adolescentes pendant leur cours de gymnastique (c'est arrivé il y a quelques mois près de la mosquée du Petit-Saconnex, sous prétexte d'une tenue impudique à leurs yeux), exigent de construire des minarets, bloquent les rues de certaines villes françaises pendant la prière, refusent d'enlever leur voile même lors d'un contrôle de police, portent ostensiblement barbe et autres signes extérieurs d'appartenance à la tendance extrémiste de leur religion (une façon très explicite de nous transmettre le message qu'ils conchient nos traditions, notre culture et que non seulement ils ne s'intégreront jamais mais qu'au contraire, ils souhaitent instaurer, à terme, la charia dans leur nouveau pays), je pense que nous avons un sérieux problème et que celui-ci vient du fait que nous n'avons pas su mettre un cadre à cette immigration désordonnée. La même chose vaut pour ces migrants, d'où qu'ils viennent (Europe ou Afrique), qui croient que le trafic de drogue ou la traite d'êtres humains sont, somme toute, les voies les plus rapides vers la richesse.

Alors OUI à une immigration contrôlée et offerte à des migrants s'engageant par écrit à respecter leur pays d'accueil dans TOUTES ses dimensions et NON à ceux qui ne viennent que pour importer leur violence et leur mal-être social et religieux.

19/04/2011

Pour ou contre les caméras de surveillance

Ce matin à la RSR, le débat de 8:15 portait sur les caméras de surveillance. Pierre Dessemontet, géographe, membre de la commission électorale du Parti socialiste semblait perplexe et rappelait le danger potentiel que ces moyens techniques pouvaient faire courir à la démocratie. Je ne sais pas si je résume correctement sa pensée, mais il ne serait pas le premier à penser de la sorte à gauche. Oui je préférerais également une police de proximité à des caméras de surveillance mais franchement, est-ce que vraiment c'est cela qui met la démocratie en danger ?

Il y a infiniment plus de danger dans le fonctionnement même de nos Sociétés et les caméras de surveillance ne sont qu'un épiphénomène microscopique par rapport aux dangers qui sont là. Bien réels eux. La tentation du totalitarisme est là, dans nos Sociétés, même si elle est bien cachée.

La tentation totalitaire se cache dans les Conseils d'administration des grandes multinationales, des grandes Banques, de l'industrie pharmaceutiques.

La tentation totalitaire c'est l'accaparement des médias par quelques magnats de la presse comme Rupert Murdoch dans les pays anglophones qui les utilise pour faire passer ses idées politiques. Comme Silvio Berlusconi en Italie qui les utilise pour décérébrer sa population.

La tentation totalitaire c'est l' accaparement des richesses mondiales par quelques financiers et industriels qui trustent tous les postes d'influence.

La tentation totalitaire c'est la guerre que les riches mènent aux pauvres dans l'industrie, dans la finance, dans l' agriculture.

La tentation totalitaire c'est l'accaparement du pouvoir législatif et exécutif par les lobbies des grandes multinationales qui ont tout pouvoir sur notre classe politique pour «légaliser» cette guerre des riches contre les pauvres et lui donner le vernis «démocratique».

La tentation totalitaire, c'est lorsque le Parlement d'un pays et les citoyens de ce même pays votent démocratiquement pour soulager fiscalement les PME et s'aperçoivent 2 ans plus tard qu'ils ont fait un somptueux cadeau fiscal de 7 milliards aux actionnaires des grandes multinationales.

La tentation totalitaire c'est l'industrie pharmaceutique qui manipule l'OMS pour imposer sa folie vaccinale contre la grippe A-H1N1 (et les milliards de profits qui vont avec prélevés sur nos impôts).

La tentation totalitaire c'est l'industrie pharmaceutique, encore elle, qui est juge et partie dans les tests menant à l'autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament.

La tentation totalitaire c'est l'industrie pharmaceutique, toujours elle, qui a imposé sa médecine chimique à nos Académies de médecine, a érigé cela en dogme, et travaille inlassablement à détruire et décrédibiliser toute autre voie de soins.

La tentation totalitaire, c'est l'industrie chimique qui impose les OGM aux populations qui n'en veulent pas, aux paysans qui se retrouvent pris dans une nasse qui les enferme jusqu'à la mort parfois (des dizaines de milliers de paysans indiens se sont suicidés car ruinés par le «modèle» agricole proposé par les multinationales comme Monsanto). Mais qui s'en soucie ?

La tentation totalitaire, ce sont les grandes banques qui jouent au Monopoly et qui font chantage sur les gouvernements pour venir les sauver de la faillite provoquée par leur propre folie.

La tentation totalitaire, ce sont ces grands actionnaires qui sanctionnent une entreprise qui ferait moins de 10 milliards de bénéfice annuel et qui les obligent à licencier leur personnel ou à le délocaliser en Chine pour être de plus en plus profitables.

La tentation totalitaire, c'est le parti républicain américain qui a imposé et qui continue d'imposer de toutes ses forces des cadeaux fiscaux somptueux en faveur des plus riches, cadeaux qui sont en train de ruiner ce pays, engagé de plus dans deux guerres voulues par ce même parti.

Face à cela, la problématique des caméras de surveillance apparaît comme un bien petit «problème». Mais il est symptomatique car il est évident qu'une Société aussi égoïste, qui mène une telle guerre contre les pauvres et les "petites gens" va générer une certaine violence de ces mêmes pauvres qui n'en peuvent plus. A partir de là, il ne faut pas s'étonner que certains, dans leur désespoir, passent à l'acte. Attention, je ne les excuse pas. Je me contente de constater.

Mais plus notre Société globalisée sera déséquilibrée et plus les problèmes sociaux se multiplieront. Et plus ils se multiplieront et plus il faudra poser de caméras de surveillance et construire des ghettos hyper protégés pour les ultra riches.

08/03/2011

Avocat, un bien joli métier

Je viens d'entendre à la radio (RSR1) qu'un avocat genevois avait accepté de déposer plainte pénale contre la Police genevoise pour "Délit manqué de meurtre et mise en danger de la vie d'autrui". Jusque-là, cela paraît plausible, car les bavures policières, cela existe, malheureusement.

Et puis, on apprend les circonstances qui ont amené la Police à tirer sur un des malfrats qui avait attaqué le bureau de change de Thônex. De la bouche  du journaliste qui interrogeait cet avocat, on apprend que lesdits malfrats ont tiré à l'arme lourde sur les policiers qui intervenaient et ceci n'a pas été démenti par l'avocat qui a déposé cette plainte. Ensuite le client de cet avocat a cherché à s'échapper, il s'est apparemment séparé du groupe, et non armé à ce moment-là en tout cas, a cherché à voler une voiture dans laquelle se trouvait une femme au volant. C'est à ce moment-là que la police a tiré, à hauteur de la poitrine selon les termes de la plainte.

Je n'étais pas là pour assister à la scène, ni vous très vraisemblablement. Mais je vous laisse imaginer la scène:

  • des brigands attaquent une succursule bancaire
  • lorsque la police intervient, les malfratas n'hésitent pas à leur tirer dessus à l'arme lourde
  • lorsque la police repère un des malfrats en train de voler une voiture occupée par une femme, elle tire pour l'immobiliser (pour le tuer selon les termes de la plainte)

Alors je me demande vraiment si, dans le feu de l'action (c'est le cas de le dire), la police a eu le temps de s'assurer que cet homme (pour rappel un ou plusieurs membres du groupe ont tiré sur la Police à l'arme lourde (!) quelques minutes ou secondes auparavant) était désarmé. Les Policiers sont certes formés et payés pour intervenir dans des situations difficiles. Mais sont-ils des surhommes capables de clairvoyance en toute circonstance, même lorsque leur vie est clairement menacée ?

C'est un bien beau métier que celui d'avocat qui permet, dans le calme d'un bureau feutré, de déposer plainte contre des hommes qui risquent leur vie tous les jours sur le terrain, dans une ville où la délinquance augmente chaque année.

Je suggère à la Police d'intervenir désormais avec des pistolets à eau et une équipe de soutien psychologique pour porter immédiatement assistance aux brigands qui n'auraient pu accomplir leurs forfaits. En effet, imaginez Mesdames et Messieurs les membres du jury, la terrible déception que cela doit représenter pour ce pauvre homme qui rêvait depuis des mois, des années peut-être, de tout ce qu'il allait pouvoir accomplir grâce aux biens astucieusement dérobés par un cambriolage (au fond, un simple transfert de richesse) audacieux et patiemment organisé. Cela doit représenter un tel traumatisme qu'il est indispensable que la Société apporte immédiatement assistance et soutien psychologique.

Oui, c'est un bien beau métier que celui d'avocat. Et Genève nous a déjà démontré qu'elle regorge d'avocats prêts à s'engager pour de nobles causes. Un certain avocat, localement célèbre, n'a-t-il pas soutenu la très sympathique famille Kadhafi qui avait subi les ignobles exactions de la Police genevoise, alors qu'un des membres de cette respectable famille était en train de tenter patiemment d'inculquer quelques rudiments de politesse à des employés de maison peu versés dans cet art. Heureusement qu'une veille démocratique existe pour éviter ces dérives qui ne pourraient que nous emmener vers un Etat totalitaire si l'on n'y prenait garde.