20/08/2018

Parti républicain : un parti fasciste

Pas un jour sans que Trump ne s’attaque aux journalistes, à la justice de son pays et aux agences du renseignement. A savoir tous ceux qui questionnent son pouvoir. Pour parvenir à ses fins, il s’adresse à sa base en mentant effrontément, jour après jour, avec de plus en plus d’aplomb et de violence. Il s’adresse à sa base, à l’opinion publique par des tweets rageurs qui appellent ses troupes à la haine contre les journalistes, les membres des agences du renseignement et la justice car il sait qu’il n’a aucune chance d’avoir raison face à une cour de justice.

Les journalistes américains sont menacés à cause de sa rhétorique nauséabonde. Le juge qui instruit le procès de Manafort a reçu des menaces et doit être protégé par la police. Dans un pays qui a atteint ce degré de violence, où les armes sont en vente libre, où les tueries de masse sont fréquentes, sa tactique n’est rien d’autre qu’un appel public au meurtre de ses opposants.

En plus de sa corruption personnelle et de celle d’une large partie des membres de son gouvernement, il se permet ce qu’aucun président n’a fait depuis Nixon : s’ingérer avec véhémence dans le cours de la justice. La grande différence avec Nixon est qu’il le fait en plein jour. Par écrit et à la télévision, avec l’aide de son avocat véreux (Giuliani). Et le parti républicain continue d’être silencieux.

Si à l’époque de Nixon il avait eu la dignité de faire tomber le président, il est aujourd’hui un parti répugnant car sa volonté de garder le pouvoir par tous les moyens :

  • redécoupages électoraux en leur faveur (gerrymandering)
  • suppression arbitraire de votants (voters suppression)
  • interdiction d’exercer son droit de vote en cas de problèmes, même mineurs, avec la justice (felons can’t vote)
  • probable manipulation des élections présidentielles en 2000
  • obstruction parlementaire un an avant les élections de 2016 à la procédure de nomination d'un juge à la Cour suprême désigné par Obama dans l'espoir que l'issue des élections leur serait favorable
  • probable collusion avec la Russie en 2016
  • refus entêté de prendre acte des innombrables et gravissimes transgressions du président

en fait, de facto, un parti fasciste.

Commentaires

Il faut dire aussi qu'il n'y a pas un jour sans qu'un journaliste ne s'attaque a Trump.

Écrit par : P. Encehunick | 21/08/2018

trump est un bouc émissaire idéal, vulgaire, inculte, sans éducation on fait de lui le crétin de service, mais ses prédécesseurs ont fait quoi au juste, obama compris??????

Écrit par : Dominique Degoumois | 22/08/2018

@P. Encehunick

J'ai toujours dénoncé, dans ce blog, la responsabilité écrasante de nos "élites" dans l'évolution délétère de nos sociétés. Leur compromission avec les puissances de l'argent, leur abandon de la classe moyenne, leur lâcheté sur les sujets de société qui sont des enjeux pour demain, leur laxisme veule vis-à-vis de l'immigration musulmane font le lit de l'extrême droite.

De là à élire, voire à soutenir, un président comme Trump devrait faire réfléchir à 1000x tant il incarne la médiocrité intellectuelle, l'égoïsme absolu, le narcissisme pathologique, la corruption sous toute ses formes et l'impasse politique.

lui qui prétendait nettoyer le marigot a installé un océan de pourriture et d'abjection à la tête des Etats-Unis.

Écrit par : Gérard Meyer | 22/08/2018

lui qui prétendait nettoyer le marigot a installé un océan de pourriture et d'abjection à la tête des Etats-Unis.

Selon Goodwin, les médias américains en remettent dans la haine de Trump et perdent toute crédibilité
Publié par Magali Marc le 21 août 2018 un aperçu de cet excellent article

Mais, récemment, les médias ont atteint un sommet de malhonnêteté : Plus de 300 journaux à travers le pays se sont associés pour publier des éditoriaux expliquant le rôle des journalistes et amplifiant le rôle positif du journalisme dans la société.
les dirigeants des médias refusent de voir le rôle néfaste qu’ils jouent dans leur bataille contre le président.
alors que de nombreux médias se sont donné pour mission de dénoncer Trump de la première page à la dernière, jour après jour.
Des études montrent que 90 % des reportages télévisés sont négatifs et que le Times, le Washington Post et CNN, entre autres, semblent aussi accros à la haine de Trump que s’il s’agissait d’un narcotique.
Combien de personnes, par exemple, sont au courant des records atteints dans l’emploi grâce au boom économique déclenché par les politiques de Trump ?
Le taux de chômage des Noirs s’élève à 5,9 %, soit le taux le plus bas jamais enregistré. Pour les Latinos, il est de 4,5 %, ce qui est aussi le plus bas niveau jamais enregistré. Pour les femmes, c’est le taux le plus bas depuis 65 ans et pour les jeunes, c’est le plus bas depuis 1966.
Ces statistiques signifient que des millions de personnes sont en train de réaliser leur rêve américain. Comment cela peut-il ne pas être considéré digne d’intérêt par les médias ? Vous pouvez être sûrs que si Barack Obama avait atteint de tels résultats, ils auraient été célébrés et Obama aurait été louangé jusqu’au plus haut des cieux.
Pourtant, quand il s’agit de Trump, rien n’est jamais bon. Ayant décidé qu’il est inapte à la présidence, la plupart des organes de presse agissent comme des propagandistes, ignorant ou déformant les faits qui contredisent la vision qu’ils ont de lui.
Cette perversité des médias nuit à la popularité de Trump, mais ironiquement elle a aussi un autre impact : elle nuit davantage à la confiance du public envers les médias eux-mêmes.
Un sondage Gallup/Knight Foundation réalisé plus tôt cette année auprès de 1 440 panélistes a révélé que les adultes estiment que « 62% des nouvelles qu’ils lisent dans les journaux, voient à la télévision ou entendent à la radio sont biaisées » et que 44% des « nouvelles » sont inexactes.

Dans une enquête séparée, les firmes de sondage Axios et SurveyMonkey ont interrogé près de 4 000 adultes en juin et ont constaté que 70 pour cent d’entre eux estiment que les organes de presse présentent les nouvelles comme étant « des choses qu’ils savent être truquées, fausses ou délibérément trompeuses ».
Parmi les Républicains et les Indépendants de tendance GOP, 92% entretiennent cette méfiance, tout comme 53% des Démocrates."
http://reflexionspolitiques.blog.tdg.ch/archive/2018/08/20/parti-republicain-un-parti-fasciste-293750.html

Écrit par : Olivier | 22/08/2018

Les commentaires sont fermés.