18/04/2016

Suisse : quand le populisme de gauche devient une forme de lobotomie

Dans tous les domaines de la société suisse le populisme de gauche, visant à faire de notre pays un modèle de vertu, est à l’œuvre. Il faut, selon ses avocats, moraliser la finance, faire peser la fiscalité sur les riches afin de raser gratis, surveiller l’activité des multinationales suisses partout où elles sont implantées afin qu’elles respectent les règles d’éthique les plus exigeantes, etc.., etc... Votation après votation le peuple suisse, dans sa grande sagesse, rejette vigoureusement ces objets extrémistes qui n’ont été implémentés dans aucun autre pays et qui mèneraient notre pays à sa ruine inéluctable.

Ce n’est pas tout malheureusement. Censée entrer en vigueur au 1er janvier 2017, la nouvelle législation « Swissness » est un casse-tête pour de nombreuses entreprises déjà confrontées au très problématique challenge que représente l’appréciation constante du franc suisse par rapport aux principales monnaies. Pour mémoire, dans les années 60, le dollar us valait 4.20 CHF (contre moins de 1 ces dernières années), la livre sterling était à plus de 12 CHF (contre environ 1.50 ces derniers mois) et l’euro est passé de 1.60 lors de son lancement à un maigre 1.10 depuis le 15 janvier 2015.

Et ce n’est pas encore tout. La ministre socialiste en charge de l’immigration se veut une juste parmi les justes. Alors que tous les pays européens travaillent, avec une détermination plus ou moins avouée, à dissuader l’immigration (Danemark, Allemagne depuis peu), voire à l’empêcher par tous les moyens (Hongrie, Pologne, Bulgarie, Slovénie, Macédoine, France qui a fermé sa frontière à Menton, Autriche qui construit une barrière anti-migrants au col du Brenner), la Suisse se prépare activement à accepter tous les migrants qui voudront bien nous faire l’honneur de se présenter à notre frontière. Et ne doutons pas une seule seconde qu’ils se présenteront en masse puisque notre pays est au centre d’un entonnoir fermé de tous les autres côtés. Seule la frontière suisse, au nord de l’Italie, reste une passoire assumée et voulue par nos « autorités ». Se rendent-ils seulement compte de ce que cela pourrait représenter ? Apparemment oui, puisque la Confédération se dit prête, si la nouvelle loi sur l’asile est acceptée, à exproprier cantons et communes afin de construire des centres fédéraux pour requérants.

La folie moralisatrice qui périodiquement menace notre pays pourrait trouver là son apogée et l’entraîner dans un abîme sans fond. Et notre système de démocratie directe ne nous protégera pas cette fois-ci car plus personne, même pas l’UDC, ne semble prêt à se lever contre le terrorisme moralisateur qui travaille si activement à notre perte. Que la loi sur l’asile soit acceptée ou non.

Commentaires

Vous n'êtes pas le seul à vous inquiéter. Il semble, en effet, qu'une certaine gauche naïve, souvent alliée à une verte qui l'est tout autant, veuille faire de la politique en dehors de la politique, fabriquer un monde idéal dans un monde où règnent les calculs d'intérêts, financiers, nationalistes ou religieux, les plus violents, sans se préoccuper du tout des conséquences que cette attitude pourrait avoir pour notre propre population ou celle du continent tout entier, population qui, crime suprême probablement, aimerait protéger des acquis matériels et culturels dont elle était satisfaite et même fière jusqu'à présent.

Écrit par : Mère-Grand | 18/04/2016

N'oubliez pas que la gauche n'est pas seule en cause. Les hypocrites bourgeois suivent pour ne pas passer pour des égoïstes, sans eux cette politique destructrice qui va réduire à néant notre efficience économique et faire disparaître notre civilisation ne serait pas possible. C'est à eux qu'il faut demander des comptes. Ils sont pire que la gauche qui ne fait que répéter son discours, ils croient comme toujours pouvoir tirer leur épingle du jeu qui consiste à leur donner une bonne image tout en leur assurant des privilèges mais ils se trompent et nous avec. L'immigration voulue par le centre et la gauche va profondément modifier économiquement et culturellement notre pays a moins que le peuple, le vrai, ne réagisse.

Écrit par : norbert maendly | 18/04/2016

N'importe quoi. Le populisme de gauche (et en particulier en Suisse) n'existe pas. La solidarité n'est pas populaire. Ne le sera jamais.

Écrit par : Thierry | 19/04/2016

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