14/07/2014

Israël: pourquoi ce pays est-il systématiquement accusé?

Chaque fois qu’Israël se fait attaquer par les activistes fanatiques du Hamas, on entend à longueur de médias occidentaux, des reportages sur les malheurs de la population palestinienne. Jamais un mot sur les malheureux Israéliens qui vivent entourés d’une marée de nations et de peuples qui, dans une proportion non négligeable, ne verraient pas d’un mauvais œil son éradication pure, simple et définitive. Israël est systématiquement appelé à modérer sa réponse militaire face à ces agressions répétées alors que ceux qui appellent ouvertement à sa destruction peuvent continuer de le faire en toute liberté. 

Puisque nos braves pays démocratiques, jamais en retard pour proférer des âneries, prônent la modération et la proportionnalité de la réponse militaire, j’aimerais savoir combien de temps, si nous étions la cible régulière d’imbéciles cherchant la confrontation et le chaos, nous resterions modérés dans notre réponse? Que je sache, en France par exemple, lorsque les jeunes des banlieues lancent des pierres sur la police, on envoie les CRS. Et ceux-ci ne sont pas particulièrement réputés pour leur délicatesse. Mais Israël, non! Israël est condamné à la proportionnalité de la réponse.

Un matin de la semaine passée, sur la RTS, un correspondant a parfaitement décrit ce qui est en train de se passer. Ceux qui dans la bande de Gaza, cherchent la confrontation, le font pour des raisons purement financières. Depuis que l’Egypte a été reprise en main et les Frères musulmans pourchassés par le nouveau régime, le Hamas a perdu son soutien financier. Pour essayer de sortir de cette asphyxie, les activistes ont à nouveau pris leurs concitoyens en otage en lançant des roquettes sur Israël, en sachant pertinemment et cyniquement quelle serait la réponse. Par cela, ils espéraient émouvoir la communauté internationale, comme d’habitude, mais surtout ouvrir les poches de certains régimes du Golfe toujours prêts à soutenir les causes les plus abjectes. 

C’est cela que nos Nations poltronnes et aveugles devraient dénoncer et pas le manque de proportionnalité de la réponse israélienne.

 

Ps: sinon je suis parfaitement d'accord avec l'analyse de JN Cuénod du 13-7-2014: "En Israël, à Gaza et partout… De la guerre comme système de vie

02/07/2014

Genève devrait «suissiser» sa politique

Il m’arrive parfois de me demander si un des maux qui frappent Genève ne serait pas sa trop grande proximité avec la France. Nous en partageons en tous les cas certaines des tares:

  • Egos des politiciens surdimensionnés
  • Culture de la confrontation politique qui reste pourtant parfaitement stérile
  • Très lente et encore insuffisante prise de conscience des rouages de la politique fédérale indispensable à une bonne gestion des affaires cantonales car on se croit «seul au monde»
  • Arrogance «culturelle» vis-à-vis du reste de la Suisse et notamment de sa partie germanophone
  • Difficulté à se remettre en question afin de faire bouger la société
  • Défense des acquis à tout prix, y compris la paralysie
  • Dette bientôt hors de contrôle 

Comme je m’en suis déjà maintes fois ouvert dans ce blog, je reste catastrophé par l’immobilisme de la ville et du canton. Mois après mois, année après année, on attend que les grands dossiers urgents se débloquent et ce n’est que la déception qui est la plupart du temps au rendez-vous. Certes, le chantier du CEVA a démarré et l’hôpital cantonal se développe à grande vitesse. Mais c’est à peu près tout ce dont nous pouvons peut-être nous enorgueillir. Pour tous les autres chantiers, pourtant urgents, et dont tous les Genevois ont au minimum entendu parler, l’encéphalogramme est plat. La dette continue d’augmenter alors même que les grands chantiers ne sont pas mis en route ce qui est plus qu’inquiétant car on se demande vraiment où file cet argent utilisé à des fins stériles. Nos politiciens continuent de se chamailler et finalement de se neutraliser pour notre plus grand malheur.

J’ai rêvé dans un blog (voir: "Elections genevoises: à quand des politiciens hors sol") de la possibilité d’importer des politiciens d’autres régions de Suisse, voire de l’étranger. Ce rêve reste toujours aussi vivace car nous aurions besoin d’apprendre ou de réapprendre ce qui fait la force de la Suisse, de sa politique et de ses institutions. Et de grâce, cessons de trop regarder à l’ouest, un pays qui a certes longtemps été un phare culturel mais qui est depuis des décennies un pays de plus en plus sclérosé.