05/05/2014

Etats-Unis vs CS: un repaire d'hypocrites

Les derniers développements concernant le Crédit suisse aux Etats-Unis démontrent à l’envi que la guerre économique contre la place financière suisse continue. Ce pays que j’ai longtemps aimé et admiré devient parfaitement grotesque à certains moments de son histoire lorsqu’il est instrumentalisé par quelques personnes en mal de notoriété ou par des intérêts particuliers (finance, pétrole, ogm...). 

Ce pays qui s’est tout de même construit en pratiquant deux des plus grands crimes contre l’humanité de toute l’histoire, à savoir la quasi extermination des peuples autochtones et la traite des noirs pour l’esclavage, a attaqué la Suisse dans l’affaire des fonds juifs en déshérence, car ce minuscule pays au cœur de l’Europe, entouré à 100% par les pays de l’axe, avait dû collaborer jusqu’à un certain degré avec ceux-ci.

Au 20ème siècle, il y a eu au nom de la Realpolitik et de la défense du monde dit «libre» une liste sans fin d’exactions, de soutiens à des régimes iniques, de guerres sales, le largage de deux bombes atomiques. Tout le monde sait cela.

Le 21ème siècle n’a pas mieux commencé avec l’attaque sous des prétextes parfaitement fallacieux de l’Irak qui a conduit à totalement déstabiliser ce pays et a entraîné une souffrance sans nom des populations civiles. Et cette guerre qui visait soi-disant à apporter la démocratie dans les pays musulmans a probablement contribué à faire exploser le fondamentalisme qui les ravage depuis lors. Et parfois leurs voisins. A l’image du chirurgien qui, en opérant une tumeur, va favoriser la propagation des métastases dans tout l’organisme.

Quant aux reproches adressés aux banques suisses contre l’évasion fiscale, oui, bien sûr que ces banques ont été actives dans ce domaine. Mais, exactement comme avec l’affaire des fonds en déshérence, il faut se replacer dans le contexte de l’époque qui fermait volontiers les yeux sur ce genre de pratiques. Deuxièmement, les Etats-Unis et les myriades d’avocats qui s’y activent, ont inventé des milliers de façon d’échapper au fisc. Et les banques suisses ne sont qu’un maillon de cette vaste industrie. De plus, ils abritent sur leur sol un paradis fiscal, le Delaware. Enfin, les monstrueux cadeaux fiscaux faits aux ultras riches par l’administration Bush ont coûté bien plus au fisc étatsunien que toutes les banques suisses réunies.

Vraiment, je déteste ce pays lorsqu’il se met à faire la morale alors qu’il ne fait que tordre le bras au reste du monde sous prétexte qu’il est, pour combien de temps encore, le plus fort. Quand donc ce pays cessera de n’être qu’un repaire d’hypocrites prêts à tout, y compris la force la plus brutale, pour défendre ses intérêts alors qu'il a BEAUCOUP à se faire pardonner?

 

Commentaires

L'Amérique s'est construite à la force des bras, des armes et du fric. Et aujourd'hui ce sont les critères principaux qui permettent de juger de la réussite d'une personne. La grandeur de ses biceps, ses armes et son poids (en dollars).
Comment voulez-vous alors qu'ils agissent autrement. Aucune connaissance historique, aucune idée de la culture des peuples, la seule chose qu'ils connaissent c'est leur propre mode de vie : biceps, armes et fric.
Et bien qu'ils possèdent des écoles prestigieuses, c'est bien pour cela que je partage votre avis.
Très forts en sciences et en technologies, de véritables gangsters en politique et en droit qui doit être celui du plus fort et plus riche.

Écrit par : Lambert | 06/05/2014

Monsieur Meyer,
Moi aussi, j'aimais les USA, j'y avais vécu et une partie de ma famille y vit toujours.
Il y a encore beaucoup d'Américains qui n'approuvent pas leur Administration et leur Président.
Il y vit beaucoup de pauvres et la classe moyenne est en train de disparaître. Nos enfants diplômés sont juste nourris de petits jobs à 4 dollars de l'heure.

J'ai fini par détester son gouvernement et la précarité du pays que je ne voudrais pas voir s'installer en Europe et en Suisse.
Malheureusement, cette précarité gagne du terrain et nous n'avons pas beaucoup de défenseurs.
le système néo-libéral n'a que faire du capitalisme industriel, industrieux qui avait donné à l'Europe un essor à la fois économique et social enviable.
Aujourd'hui, le gain, gros, facile et rapide est le seul objectif. Les nôtres se sont laissés piéger à cette compétitivité, au nom du grand marché et de la libre circulation des capitaux.
La chasse n'était pas libre en fait. Il fallait le savoir.


Les USA.
Nous avons beaucoup contribué à la puissance et à l'arrogance des USA en les admirant, en les soutenant, en les mimant, en leur obéissant et en approuvant tous leurs crimes.

Mais les USA ne seraient pas si forts s'il nous prenait, d'intelligence, de leur dire "Non mon ami, tu as dépassé les bornes, nous n'acceptons plus tes excès et ton unilatéralisme!"

Nous avons accepté de former un conglomérat de pays qui s'appelle Union Européenne. Nous avons accepté qu'elle soit conçue par les USA et ses multinationales. Nous acceptons à présent de mettre sa justice au dessus de nos pays et de nos peuples pour mieux le servir.

Nous Européens, nous acceptons de jouer le jeu de la démocratie à l'américaine, une démocratie qui soutient le fascisme , qui l'institutionnalise, qui soutient en armes, en conseils et en hommes les exactions néo-nazie, voire Odessa et la cinquantaines de brûlés vifs pour trophée. Voire la Syrie face au terrorisme international financé avec nos impôts.

Nous Suisses, acceptons nous de rejoindre cette Union Européenne criminelle et spoliatrice en acceptant les bilatérales qu'on va nous vendre?
C'est par les bilatérales que notre place financière a eu à se défendre des attaques guerrières de Washington dont ses grandes banques furent les instigatrices d'intrigues, de fraudes et de perversions en propageant les subprimes et en titrisant les dettes.

Mais la guerre sanglante ne fait que suivre les autres guerres économiques, commerciales, juridiques. Infiltration puis harassement sont les deux armes indolores mais combien efficaces.

Si toute les membre de l'Union Européenne se levaient les uns après les autres et lui disaient "NON! Obama, on n'est plus d'accord!"
Alors les USA ne seraient plus rien.

Les banques devraient être les premières à les envoyer promener pour l'exemple.


Mais l'Union Européenne ne va jamais le faire.
Les peuples le feront.ils?

Écrit par : Beatrix | 07/05/2014

Les commentaires sont fermés.