20/01/2013

Convention sur le mercure: une demi bonne nouvelle

(Demi-)heureuse nouvelle à l’issue de cette semaine de négociations à Genève. Et utile rappel sur les dangers que représente le mercure utilisé à l’échelle industrielle. Ou simplement présent à l’état naturel dans le charbon et brûlé en quantités de plus en plus effarantes, pour produire de l’énergie, par un pays comme la Chine. 

Dans l’article de la TDG de samedi, on rappelle qu’on relâche environ 200 tonnes de mercure dans l’Arctique, ce qui contamine gravement les poissons que nous mangeons. Sauf que nous extrayons beaucoup plus que 200 tonnes de mercure par année. Environ 10 fois plus. Ce qui veut dire que 1'800 tonnes de mercure finissent dans les autres océans du globe et dans l’air que nous respirons.

Et bien des pathologies graves peuvent être initiées par ce très grand toxique environnemental.

Dans le Nouvel Observateur, qui détaille un peu plus les résultats de ces travaux, on apprend que: [… la Convention ne prévoit pas l'interdiction du mercure dans certains vaccins. De même, aucune date d'interdiction de ce métal dans les amalgames dentaires n'a été précisée, sous la pression du lobby des dentistes qui ont cependant admis que son utilisation doit diminuer.]

Nous y voilà ! On s’affole à très juste titre du mercure relâché par les activités industrielles, de celui contenu dans les thermomètres ou les piles (qui trop souvent finissent à la poubelle ou dans une décharge quelconque) et aucune volonté de légiférer contre le mercure dans les vaccins et contre celui que tant des citoyens du monde ont dans la bouche, à quelques centimètres du cerveau et dont ils respirent 24/24 les vapeurs.

Rappelons que du mercure est injecté avec certains vaccins dans le corps de nourrissons dont certains vont développer des traits autistiques (et beaucoup y voient une relation de cause à effet), et que le mercure représente environ 50% d’un amalgame dentaire (plombage):

  • En Suisse, environ 10% des caries sont encore obturées par des plombages au mercure. Ce faible pourcentage s’explique par des raisons esthétiques et la plus grande marge de profit pour le praticien et pas par des raisons de santé publique,
  • En France on en est encore à 60%. Ce haut pourcentage s’explique par une raison diamétralement opposée: les soins dentaires étant remboursés par la Sécurité sociale, la pose d’un composite prenant un peu plus de temps au praticien que la pose d’un plombage tout en étant remboursé au même tarif, bien des praticiens optent pour cette pratique sans se préoccuper des conséquences (dont ils sont pourtant également les victimes en respirant les vapeurs de mercure lors de la pose et de la dépose)

Il serait pourtant de la plus haute et de la plus extrême urgence de cesser ces pratiques injustifiables et quasi démentes (en tous les cas profondément irresponsables) en termes de santé publique.

Combien de décennies faudra-t-il encore attendre avant que les Pouvoirs publics cessent de plier devant des lobbies qui ne veulent pas notre bien ?

19/01/2013

Thomas Minder contre le Collège des pleureuses

Les grandes manœuvres contre l’initiative du courageux entrepreneur Thomas Minder ont commencé. Et sans surprise aucune, on assiste aux traditionnelles lamentations du Collège des pleureuses. Quand ce n’est pas le, d’habitude très effacé, ministre de l’économie (comment s’appelle-t-il déjà ?) qui vient défendre le modèle économique libéral, c’est Economiesuisse et/ou le PLR (ce sont les mêmes) qui entonnent les couplets sur tous les risques que l’acceptation de cette initiative signifierait pour notre économie.

En très résumé, cela donne à peu près ceci : «certes, certains salaires sont excessifs, mais il est indispensable de protéger le modèle libéral afin que l’économie suisse reste compétitive, il y a va de nos emplois («il ne faut pas affaiblir le marché du travail suisse»). De plus le contre-projet va plus loin que l’initiative de Thomas Minder».

N’est-ce pas paradoxal de combattre une initiative en lui opposant un contre-projet qui va encore plus loin ? Le Parlement suisse qui a négocié ce compromis serait-il devenu bolchévique ?

Non, rassurez-vous ! La grande différence entre les 2 textes, est que celui de Thomas Minder est contraignant alors que celui du Parlement, tout en semblant relativement volontariste, laisse finalement toute la marge de manœuvre aux «organes de direction». Autant dire que si l’initiative Minder est rejetée et que le contre-projet entre en vigueur, on aura construit une magnifique usine à gaz en pure perte.

Merveilleuse démocratie dont les parlementaires peuvent passer des mois à négocier un bijou d’hypocrisie qui rejoindra d’autres statuettes, tout aussi inutiles, dans la grande vitrine de la démocratie suisse.

02/01/2013

Viols (récents) en Inde et peine de mort

La façon dont une Société traite les femmes est un sûr baromètre de son degré de civilisation. Ce qui vient de se produire en Inde avec les viols successifs de 2 jeunes femmes dans des circonstances particulièrement abjectes et révoltantes démontre le travail que ce pays, qui a produit tant de Saints et de dévots, doit encore accomplir pour être à la hauteur des travaux spirituels de tous ces héritiers des grands courants spirituels qui ont traversé ce pays-contient.

La seule bonne nouvelle est que cela a provoqué une réelle émotion et que des hommes et des femmes se sont levés pour demander une peine exemplaire contre les auteurs de ces atrocités. En effet des centaines de milliers de femmes sont violées chaque année en Inde et dans l’immense majorité des cas, cela se déroule dans une absolue indifférence. Puisse cette révolte marquer un réveil salutaire des consciences.

Je ne suis pas, a priori, favorable à la peine de mort car je trouve que l’homme (au sens large) n’a pas un niveau de conscience suffisant pour s’arroger le droit de condamner un autre être humain à la peine capitale. Mais face à la sauvagerie de l’acte et au besoin d’adresser un message fort à des millions de candidats potentiels à cette forme de barbarie, et pour autant que les auteurs soient formellement identifiés, la question de la peine capitale mérite d’être ouvertement posée.

Si les 6 hommes ayant sauvagement violé une de ces jeunes femmes, décédée depuis de ses blessures, sont condamnés à mort, je prierai certes pour eux, mais je me sentirai en harmonie avec cette décision.

15:07 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : viols (récents) en inde et peine de mort | |  Facebook