18/01/2012

Iran: une stratégie vouée à l'échec

Depuis quelques années maintenant, l'Iran multiplie les déclarations contradictoires: un jour ce sont les menaces, graves souvent, proférées par un dirigeant, le lendemain on joue l'apaisement par l'entremise d'un autre porte-parole.

Cette façon de souffler le chaud et le froid est typique de ces régimes totalitaires. Dans le passé, on a déjà vécu cela avec l'Irak de Saddam Hussein et avec la Corée du Nord du "cher Leader".

Actuellement, l'escalade continue, les menaces se font de plus en plus précises (fermeture du détroit d'Ormuz, 5ème flotte américaine, Monarchies arabes, etc..). Et pourtant, aujourd'hui même, l'agence Fars (on devrait plutôt, en l'occurrence, l'appeler l'agence "Farce") annonce que l'Iran va autoriser des visites de ses sites nucléaires.

Aux yeux des dirigeants d'un pays totalitaire et par beaucoup d'aspects, paranoïaques, cette surenchère belliqueuse paraît une bonne stratégie: cela est censé galvaniser le peuple et les dirigeants se renvoient, à eux-mêmes, une image flatteuse de leur pouvoir illusoire.

Dans les faits, l'Iran est en train de creuser sa propre tombe, patiemment, avec beaucoup d'application et une louable détermination. A mes yeux, l'Iran ne peut pas gagner. Quoi qu'il fasse. S'il cède à l'Occident, il perdra toute espèce de fierté nationale (au moins ses dirigeants), s'il poursuit sur sa lancée, le régime sera détruit. Inexorablement.

Existe-t-il une troisième voie qui permettrait au régime de "sauver la face" ?  L'Europe a essayé cela, me semble-t-il, en autorisant un programme nucléaire civil et en proposant à l'Iran de lui fournir le combustible. L'Iran a clairement refusé cette troisième voie car je crains que ce ne soit pas ce que recherche ce régime. Il en paiera douloureusement le prix. Et les simples citoyens iraniens qui ont déjà payé dans leur chair le prix d'une féroce répression de la part de ce régime fou, sont les malheureux otages de gouvernants aveugles et mégalomanes.

C'est terrible que nous, simples citoyens de quelque pays que ce soit, soyons périodiquement et trop souvent, durablement, des jouets entre les mains de dirigeants, politiques ou économiques, qui n'ont que faire de nos petites personnes dans leur vision égoïste et égotiste de la marche du Monde. Nous connaissons bien cela dans nos pays: nous avons connu toutes sortes de dictateurs politiques dans le passé et sommes soumis aujourd'hui aux nouveaux dictateurs, les chantres et bénéficiaires de l'économie ultra-libérale.

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