28/10/2011

Le monstre froid a encore frappé

Deux mille emplois en moins chez Novartis, alors que l'entreprise vient de réaliser un bénéfice record ! Et l'on nous explique que l'entreprise doir préparer l'avenir et que les brevets de nombreux médicaments arrivent bientôt à échéance.

Il n'empêche que c'est avec ce genre de comportements que le monstre froid et anonyme (c'est tellement plus pratique de se cacher derrière l'anonymat) va se faire détester encore un peu plus et peut-être un jour faire descendre des nuées d' «indignés» dans les rues de nos villes. Et ce jour-là, ce ne sera pas pour lui conter fleurette.

Je persiste à ne pas comprendre l'aveuglement de nos décideurs car tout prouve que c'est la désindustrialisation de l'Occident qui nous entraîne au bord du gouffre. Cette désindustrialisation voulue par ces mêmes décideurs.

Pas besoin, pourtant, d'être prix Nobel d'économie pour se rendre compte qu'une économie qui paupérise ses propres consommateurs est, par définition, condamnée à la faillite. N'avons-nous pas suffisamment d'exemples criants depuis la crise des subprimes qui a jeté tant d'Américains à la rue ? Que faudra-t-il encore pour ramener ne serait-ce qu'une minuscule lueur de conscience dans les rouages de nos économies et dans les cerveaux des décideurs ?

C'est tout le problème de l'économie privée. Chaque entreprise et chaque Conseil d'administration voit midi à sa porte et n'a que faire des conséquences de ses décisions en dehors de son petit cercle. Supprimer ces emplois va faire gagner 200 millions aux actionnaires de cette entreprise. C'est tout ce qui les intéresse. L'image globale de ses autres conséquences sur le tissu social et économique de ce pays n'a aucune importance à leurs yeux. Pas plus que les cascades de conséquences que cela aura sur :

  • ces employés et leurs familles dans leur comportement de consommateurs
  • les pertes fiscales pour l'Etat
  • les pertes pour tout une série de sous-traitants, etc.., etc..

Le comportement anti-social et aveugle de ces poignées d'actionnaires obscénement riches est en train de tuer nos pays non sans que ceux-ci, et leurs habitants, risquent d'abord de passer par de douloureuses convulsions.

Pour prendre une simple analogie: si dans une forêt un arbre était vraiment plus grand que les autres, étendait ses racines dans toutes les directions pour pomper l'eau et les nutriments du sol et étendait ses branchages loin à la ronde, il tuerait toute vie autour de lui. Cela, le premier imbécile venu le comprendrait.

19:32 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le monstre froid a encore frappé | |  Facebook

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