31/08/2011

Agriculture: la plus grande conquête de l'Humanité ? (1)

Je suis profondément habité par le sentiment des dangers qui menacent l'avenir de l'Humanité. Souvent j'ai le sentiment que nous sommes corsetés dans un habit dont les coutures cèdent de partout. Pendant ces dernières années, nos gouvernements ont essayé de colmater certaines brèches, mais l'exercice devient de plus en plus difficile et périlleux.

Sur le plan de l'environnement, on entend souvent dire que la production de viande est le plus grand désastre écologique qui soit et que seuls la diminution de sa consommation et son remplacement par une alimentation plus végétarienne, voire strictement végétalienne, pourra sauver la Planète et ses habitants.

Le végétalisme offre une explication des rapports de force dans la Société qui va au-delà des stricts principes de la diététique. C'est un système qui se veut complet, cohérent, respectueux du vivant sous toutes ses formes (ex: un strict végétalien ne mange aucun produit d'origine animale et ira jusqu'à ne pas manger de miel sous prétexte que c'est le fruit de l'exploitation du travail des abeilles). Il promet qu'en mangeant des plantes et des graines plutôt que de la viande, on pourra créer la justice pour les animaux, pour les pauvres et pour la Terre. C'est un système qui parle à l'âme car, au prix d'un sacrifice personnel, on peut améliorer sa santé, celle de la Planète et sauvegarder nos amis les animaux qui souffrent tant de nos folies (animaux élevés dans de véritables camps de concentration, vivisection, etc..).

Les vrais végétaliens ont une éthique exigeante et sont prêts à faire des sacrifices pour atteindre un but. Ils ont une passion pour la justice, pour les animaux,  pour la planète.

En même temps, ce système est, comme toute entreprise humaine, une médaille à deux faces. Une des faces est cette admirable éthique qui dit en gros : «nous sommes si aimants de nos frères et sœurs les animaux que nous ne pouvons rien entreprendre qui leur porterait atteinte». Le revers de la médaille est une sorte d'immense orgueil qui jette à la face du monde : «nous sommes les justes, nous sommes ceux qui sont dans la main de Dieu. Vous vous êtes les tyrans, les tortionnaires».

Alors, ce système est-il l'avenir ou une dangereuse illusion ?

Pour avoir moi-même bien connu une adepte de cette philosophie et avoir moi-même pratiqué le végétalisme, même si ce n'était pas dans tous ses aspects les plus extrémistes, je crois pouvoir me prononcer à peu près en connaissance de cause. Je connais de l'intérieur les excès auxquels cette philosophie peut mener.

Et les dangers que cela peut représenter pour la santé. J'ai connaissance d'un homme (seulement sur photo) très actif dans ce milieu. Au début, n'ayant vu qu'une photo de son visage, rien ne m'avait frappé. Un jour, j'ai vu une photo de lui en pieds et là, j'ai été choqué: cet homme semblait être sorti fraîchement d'un camp de concentration (cela s'explique médicalement par le manque d'apport en protéines, entraînant une auto-protéolyse). Mais je connais aussi d'autres végétalien/nes qui semblent, beaucoup mieux supporter cette façon de s'alimenter.

C'est le propre de tous les fondamentalismes: on en arrive à être si identifié à une cause que celle-ci devient notre identité. Et toute remise en question de cette cause devient une remise en question de notre identité même. C'est généralement si insupportable que l'on en perd ses capacités de discernement et que l'on va continuer de soutenir le système même qui nous détruit. De toutes nos forces.

Dans un prochain billet je vais parler plus avant des thèses erronées proférées par cette philosophie  à la fois admirable en apparence et malheureusement, trop souvent, basée sur de fausses prémisses.  

30/08/2011

La Suisse n'est plus un havre de sécurité

C'est ce qu'a souligné le professeur Martin Killias aujourd'hui devant les médias à Berne. Il présentait les résultats d'une étude qu'il a dirigée au sein de l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich et qui était mandatée par la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS).

C'est même un des cancres de l'Europe. Et ce soir, durant l'émission Forum sur la RSR, le Professeur Killias a encore précisé : «Le sentiment d'insécurité de la population correspond à la réalité».

ENFIN ! Tous ceux qui, depuis des années,  dénoncent la montée de la violence et de l'insécurité ne sont ni des fous, ni des malades, ni des fascistes, ce sont simplement des personnes qui ont une conscience claire des soubresauts qui agitent nos Sociétés et notre pays en particulier. Sans langue de bois.

Puissent les tenants de l'angélisme forcené, comme par exemple beaucoup trop de socialistes et  la totalité des verts,  ouvrir enfin les yeux.

Si cette étude pouvait être le révélateur permettant d'avoir enfin un débat lucide, réaliste et constructif sur l'insécurité dans ce pays, alors il pourrait être possible d'enfin inverser la tendance, en réformant notamment d'urgence le nouveau code pénal surréaliste qui est un mélange d'angélisme, de lâcheté et de pingrerie.

L'angélisme et la lâcheté on comprend fort bien ce que cela veut dire. La pingrerie, elle, vient de ce que nos partis politiques ne veulent pas investir l'argent nécessaire à construire des places de prison en quantité suffisante.  C'est vrai qu'il vaut mieux relâcher ces braves gens avec une «peine» symbolique, avec sursis de surcroit. Effectivement, 10 francs d'amende avec sursis est une peine qui va à coup sûr dissuader un loubard lyonnais de venir faire un mauvais coup à Genève.

Quant au fait que ce sont les moins de 26 ans les plus à risque de subir de la violence et des menaces, cela prouve le malaise qui règne dans une certaine jeunesse en perte de modèles (ou des modèles plus que frelatés) et où l'alcool (et autres substances) coule trop souvent à flots. Entre parenthèses, cela rejoint la violence qui entoure les manifestations sportives dans notre pays. Qu'un vulgaire match de football ou de hockey sur glace entre des villes qui, certes aiment depuis longtemps entretenir une petite rivalité de clocher, tourne quasiment à l'émeute avec des scènes de plus en plus violentes et plus dignes de la haine qui sépare certaines communautés étrangères (ex: Balkans) que de nos rivalités bon enfant, est un développement extrêmement préoccupant et qui pourrait rapidement être hors contrôle si rien n'est entrepris.

Alors espérons qu'il n'est pas trop tard. Mais, quoi qu'il en soit, nous aurons perdu un temps précieux.

29/08/2011

Un an déjà

Demain, le 30 août, cela fera exactement un an que j'ai créé ce blog.

Tout a commencé parce que, coup sur coup, deux de mes lettres destinées au courrier des lecteurs ont été refusées sous prétexte qu'elles contenaient trop de mots. Le prétexte à créer un blog était tout trouvé et ces deux lettres sont devenues les deux premiers billets publiés. Une belle aventure commençait.

Depuis, 49 billets et quelques milliers de lecteurs chaque mois. Merci à tous, à ceux qui reviennent de temps en temps ainsi qu'aux lecteurs occasionnels.

Je continuerai d'alimenter ce blog tant que j'en éprouverai du plaisir. C'est le meilleur des moteurs. Même si j'avoue que c'est, trop souvent aussi, la colère face à certaines injustices qui me pousse à écrire.

Bonne rentrée et bel automne à toutes et à tous

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23/08/2011

Y aurait-il mensonge et mensonge ?

La saga new-yorkaise de DSK touche probablement à sa fin. Dans un document adressé au juge, le procureur explique que des éléments prouvent qu'elle [Mme Diallo] a eu «une relation sexuelle précipitée» avec l'ancien patron du FMI, mais que ses mensonges ont «sérieusement entamé sa crédibilité».

Bigre ! Voilà une situation qui serait très intéressante si elle n'était potentiellement tragique.

D'un côté vous avez un homme qui est proche des sommets du pouvoir et cela depuis des décennies, qui connaît absolument tous les rouages de nos systèmes politiques, économiques et judiciaires. Qui est riche à nombreux millions notamment par sa femme. Qui sait à quelles portes influentes il peut frapper de jour comme de nuit.

Face à lui, et sans vouloir abuser de la corde sensible, vous avez une pauvresse arrivée clandestinement d'Afrique, qui ne jouit d'aucune connexion, doit difficilement gagner sa vie et subit même l'opprobre de la part de sa propre communauté à l'égard des femmes qui ont «fauté».

Rarement l'expression de pot de terre contre pot de fer n'aura été aussi justifiée.

Si cette femme a probablement émis, même sous serment, des mensonges, s'est contredite, peut-on vraiment lui en tenir tout à fait rigueur ? Imaginez la scène: vous arrivez, plus ou moins inculte d'un des pays les plus pauvres du monde, vous vivez clandestinement. Depuis votre arrivée sur le sol américain vous avez dû trouver des expédients pour survivre et passer entre les mailles du filet policier qui aurait eu tôt fait de vous expulser et un jour, vous vous retrouvez sous les feux cruels et inquisiteurs de la Justice, face à un des hommes les plus puissants de la planète.

Pensez-vous qu'à sa place, vous auriez été totalement serein(e), vous auriez fait face à cette machine judiciaire avec tous vos moyens psychiques, émotionnels et intellectuels, que vous auriez su éviter avec finesse tous les pièges tendus par la partie adverse (et nous avions été rendus attentifs dès le début de l'instruction que les avocats de DSK allaient chercher par TOUS les moyens à la discréditer) ? Honnêtement, si j'avais été à sa place, vraiment «à sa place», j'en doute fort.

Quant à DSK, même s'il s'est apparemment sorti de ce coup (si j'ose dire),  il ne semble pas être un ange pour autant. Et ses dénégations sont sujettes à caution, puisque le procureur lui-même admet que des éléments prouvent qu'elle a eu «une relation sexuelle précipitée» avec l'ancien patron du FMI. Et lui a eu la sagesse de se taire et de passer son temps à discréditer cette femme par avocats interposés.

Je doute que DSK ait dit toute la vérité dans cette affaire, tout comme il est clair que Mme Diallo n'a pas su défendre sa vérité avec toute la rigueur voulue pour parvenir à la faire éclater au grand jour. Dès lors, il est à penser que nous ne saurons jamais la vérité dans cette affaire.

Mais j'ai tout de même la fâcheuse impression que les mensonges des uns pèsent plus que les mensonges des autres.

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19/08/2011

La sécurité à Genève: tout le monde en parle

Je suis pour la libre circulation, mais je suis contre la gangrène qui s'installe insidieusement dans cette ville. 

Concernant la qualité de la vie à Genève et le rayonnement international de cette ville, l'accélération des événements touchant à la sécurité des habitants donne une fâcheuse image de cette ville que nous aimons tant. Entre les agressions de personnes, l'explosion des vols avec/sans effraction, les «petites frappes» des banlieues françaises venant faire leurs emplettes à Genève, les joueurs de bonneteau, les coups de feu, les mendiants interdits mais qui continuent de mendier, les dealers qui occupent des lieux fréquentés et «travaillent» en toute impunité, la saleté dans les rues, les débarras sauvages, les campements sauvages sous les ponts et ailleurs, le dumping salarial en faveur des migrants et des frontaliers, tout cela donne une fâcheuse image de l'ouverture des frontières.

Dans leur hâte frénétique à l'enrichissement personnel et leur haine farouche de l'Etat-arbitre protecteur de l'environnement, des travailleurs, des consommateurs et d'une certaine éthique, nos brillants esprits néo-libéraux ont juste oublié que si l'Etat était par trop affaibli, il ne pourrait certes plus assumer son rôle d'arbitre et de régulateur, ce qui était leur but et est tout bénéfice pour les prédateurs en question, mais qu'il serait également trop affaibli pour assurer sa sécurité. Et la sécurité des honnêtes citoyens par la même occasion.

La comparaison qui suit vous paraîtra peut-être abusive, mais je suis personnellement convaincu que l'on peut tirer des parallèles entre une nation à travers le corps social qui le constitue et le microcosme que représente, en comparaison, un corps humain. Dans les 2 cas nous avons:

  • un gouvernement central: ici un exécutif, là un cerveau
  • des gouvernements régionaux: ce n'est pas parce que nous n'avons pas encore su identifier le siège du «gouvernement» de nos organes que celui-ci n'existe pas. On voit bien à quel point un organe sain a une identité qui fait qu'il se comporte de façon différente de tous les autres organes: un cœur est un cœur et ne se comporte jamais comme un rein ou un estomac, et cela dès les premières divisions cellulaires de l'embryon qui vont amener les premières cellules, toutes identiques, à se spécialiser, selon une modalité encore (à ma connaissance) totalement mystérieuse
  • un système de protection qui assure la sécurité: ici une armée et une police, là un système immunitaire qui s'assure en permanence que ce qui n'appartient pas au «soi» (bactérie, virus, etc..) ou qui dévie du «soi» (cellule ayant perdu son identité et devenant cancéreuse) est promptement détruit
  • une production de biens et de services: ici des usines et des entreprises diverses et variées, là des cellules qui travaillent 24/24 à produire des protéines, des hormones, des enzymes, des cellules de notre système immunitaire, etc...
  • un système de transport: d'un côté nos routes, autoroutes, aéroports et de l'autre notre système vasculaire et veineux, notre système lymphatique, qui apportent les nutriments et emportent les déchets (sans oublier qu'il y a même un système de transport à l'intérieur de chacune de nos cellules)

Je pourrais multiplier ces analogies presque à l'infini, mais ce n'est pas le but.

Ce que je souhaite juste montrer ici, c'est qu'un organisme humain est un ensemble cohérent et que ce qui rompt cette cohérence s'appelle «maladie». La maladie pouvant être plus ou moins sérieuse, depuis la simple inflammation locale jusqu'à celles qui emportent encore trop souvent la vie comme le cancer (voir mes billets "Quatre Suisses sur dix feront un cancer (1)" et suivants) et le sida.

Je ne vois pas de différence notable, si ce n'est l'échelle, entre un organisme humain et une nation  (voire même l'ensemble de la planète).

Aujourd'hui, nous, simples citoyens qui aspirons à vivre dans une ville correctement gérée y compris au plan de la sécurité, sommes pris en otage entre des forces irréconciliables:

  • d'un côté, les tenants du libéralisme effréné qui veulent affaiblir l'Etat par tous les moyens, y compris au prix de la sécurité de tous (à l'exception notable des USA qui se sont arrogés le rôle de gendarmes du monde avec leur armée surdimensionnée mais qui, avec leurs difficultés budgétaires, risquent de devoir revoir, drastiquement, leurs prétentions à la baisse)
  • de l'autre, les tenants de l'angélisme, vivants avec des utopies plein les mirettes

Le message sous-jacent systématique des tenants de l'angélisme est que ceux qui veulent s'attaquer aux problèmes sont des racistes et des xénophobes. Ce message répété jusqu'à l'absurde est suffisamment pernicieux pour parvenir à paralyser les âmes de bonne volonté qui auraient le désir de faire quelque chose. Cette incapacité à agir crée une situation qui deviendra de plus en plus difficile à vivre et peut-être même explosive, et cela partout en Occident.

Bien sûr, personne n'a envie des revivre les ignominies qui ont si profondément bouleversé l'Europe pendant la 2ème guerre mondiale et le racisme et la xénophobie doivent être combattus. Mais cela doit-il nous rendre aveugles aujourd'hui ?

Un Etat sans armée (ou une armée croupion comme l'armée suisse) et sans police (ou une police qui n'en a plus que le nom, passant le plus clair de son temps à effectuer des tâches administratives) c'est comme un corps humain sans système immunitaire. Et comment appelle-t-on cela dans le corps humain: le sida !

20:32 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sécurité à genève en question | |  Facebook

15/08/2011

Le futile pèse plus que l'essentiel

Avez-vous remarqué comme l'Humanité (il y a finalement peu de différences entre les peuples sur ces sujets) peut être formidablement efficace pour le développement de choses majoritairement futiles et illusoires et peine à développer des stratégies (méthodes, lois, technologies, etc..) qui, au sens propre du terme, seraient d'importance vitale.

Je me faisais une fois de plus cette réflexion l'autre jour, en voyant le développement extraordinaire et fulgurant des technologies de l'information et la lenteur affligeante des changements en faveur de la sauvegarde de l'environnement.

D'un côté, en quelques courtes décennies, on est passé de rien (littéralement) à un maillage incroyablement serré de réseaux terrestres, aériens, satellitaires même, permettant de transporter l'information, la voix et l'image. Plus une seule personne à la surface de cette planète ne peut, ni ne veut, vivre sans être dans la situation de pouvoir se connecter instantanément, par ordinateur ou téléphone portable interposés (etc..), à tout et parfois n'importe quoi.

Le discours officiel veut que ces nouvelles technologies permettent, comme jamais, d'accéder au savoir, comblent le fossé entre les gens et les communautés, permettent d'être en permanence connecté à ses proches, d'évoluer dans des réseaux sociaux et même de conduire et de réussir des Révolutions. Nous serions donc entrés dans un Monde féerique, où il suffirait de se connecter à la Toile pour être un génie baignant dans la félicité procurée par la présence réelle et virtuelle de sa famille et de ses amis.

La réalité est toutefois nettement plus prosaïque. On a beau avoir une foule d' «amis» sur Facebook on peut être aussi seul qu'avant l'invention de ces réseaux. L'accès au savoir est une réalité et est une bénédiction (même s'il est parfois bien difficile de séparer le bon grain de l'ivraie) mais c'est à relativiser lorsque l'on pense que 80% du trafic sur internet sert à la pornographie et que probablement 98% des appels téléphoniques sur nos portables servent à des conversations futiles qui auraient pu attendre le moment d'accéder à un téléphone fixe.

Et pourtant, malgré toutes ces réserves, ce formidable maillage planétaire a été accompli en un rien de temps. Les investisseurs ont profité de notre besoin, parfois compulsif, de communiquer pour développer un business qui génère des centaines de milliards de chiffre d'affaires annuel.

De l'autre côté, la protection de l'environnement qui est pourtant une nécessité existentielle pour nous, nos enfants et toutes les générations qui suivront, reste considérée comme une charge dont personne ne veut assumer les coûts. Les nouvelles technologies qui pourraient remplacer les centrales nucléaires, ces «monstres» centralisés entre les mains de quelques-uns, sont vues comme une menace par les investisseurs, car ces unités nouvelles pourraient être beaucoup plus décentralisées et échapper, en partie au moins, aux mains de ces entreprises monopolistiques.

Et pourtant, nous disons tous aimer les enfants et encore plus nos enfants. Nous les chérissons. Rêvons de vivre au moins jusqu'au moment où nous verrons nos petits-enfants démontrer qu'ils font leur chemin dans leur propre vie à travers leur scolarité, leurs études, leur profession, leur mariage, etc..

Tout cela alors que notre façon de vivre prépare une planète qui sera de plus en plus dégradée, par notre propre faute, l'environnement étant chargé de polluants de toutes sortes dans l'air que nous respirons, dans l'eau que nous buvons et avec laquelle nous irriguons nos cultures, dans la terre où poussent nos légumes et sur laquelle se développent les animaux qui nous donnent tant d'éléments nutritifs indispensables. Même l'investisseur au cœur sec a des enfants et petits-enfants qu'il dit aimer et pour lesquels il veut le meilleur. Et les enfants et petits-enfants de ce même investisseur respirent le même air que nos enfants, boivent la même eau que nos enfants, même si elle est de source, mangent les mêmes aliments même s'ils peuvent se payer le meilleur du bio. Mais ils ne vivent pas hors sol. Ils grandissent sur cette Terre et risquent de souffrir des mêmes eczémas, du même asthme que les enfants de parents moins fortunés. Et le plus coûteux des médecins ne leur donnera que de la cortisone pour «soigner» tout cela. Or une vie sous cortisone n'est pas une vie enviable. Que l'on soit riche ou pauvre.

Et pourtant, nous tous, globalement (même s'il y a quelques pionniers généreux qui payent de leur personne pour un monde meilleur), au moment de faire des choix vitaux, nous optons pratiquement systématiquement pour la mauvaise solution, celle qui pèsera sur l'avenir de nos enfants et de l'Humanité au sens large.  Un exemple parmi des centaines d'autres possibles: qui serait prêt à payer 20, 30 ou 40 centimes sur chaque litre d'essence afin de financer un véritable programme, ambitieux et courageux, visant à nous faire sortir de notre dépendance extrême et pathologique aux énergies fossiles ?

Cette forme de schizophrénie, celle qui prétend que nous sommes prêts à tout pour le bien de nos enfants alors que nous aggravons jour après jour l'état de la planète que nous allons leur donner en héritage (et ne parlons pas de l'état des finances, des dettes, des charges sociales, etc que nous allons leur léguer par la même occasion) est vraiment préoccupante.

Pourquoi sommes-nous si extraordinairement efficaces globalement à produire de la futilité et tout aussi extraordinairement incapables de trouver et mettre en œuvre les solutions INDISPENSABLES à l'avenir de la Planète et de nos enfants ?

Vraie et grave question !

14/08/2011

Emeutes en Angleterre: le mauvais exemple vient d'en-haut

Selon David Cameron, les émeutiers sont, en gros, des voleurs, des brigands, des criminels de droit commun dont la place est devant les Tribunaux.

Si la violence ne se justifie jamais, s'il y a certainement eu une bonne partie de ces émeutiers qui ont profité de ces désordres pour s'approprier des biens auxquels ils n'auraient jamais eu accès par le fruit de leur travail ou leurs allocations sociales diverses, l'explication reste un peu courte.

Car, comme le relève Peter Oborne, l'éditorialiste politique en chef du journal «The Telegraph» : «la criminalité dans nos rues ne peut pas être dissociée de la désintégration morale des plus hauts rangs de la société moderne britannique. Les deux dernières décennies ont vu un déclin terrifiant des standards au sein de l'élite gouvernante britannique. Il est devenu acceptable pour nos politiciens de mentir et de tricher. [...] Il n'y a pas que la jeunesse sauvage de Tottenham qui a oublié qu'elle a des devoirs aussi bien que des droits, mais aussi les riches sauvages de Chelsea et Kensington.»

Ce constat se limite-t-il à la Grande-Bretagne et à son élite politique ? La réponse est clairement non. Cette gangrène morale sévit partout en Occident (je ne parlerai pas ici des pays émergents dont on connaît le penchant pour la corruption...). Et elle ne touche pas que les politiciens, mais aussi beaucoup de hauts responsables de l'économie.

Si l'on prend les Etats-Unis, tout le monde peut encore se rappeler la façon douteuse dont «W» a gagné les élections en 2000. Sans l'aide de son frère gouverneur de Floride et d'une armée de conseillers et d'avocats, pas sûr qu'il aurait été élu. Ensuite, on ne peut être qu'extrêmement préoccupé par la façon dont la droite ultra-libérale, souvent avec l'aide des religieux fondamentalistes a infiltré l'administration américaine, les universités, afin de s'assurer de tenir les leviers du pouvoir même en cas de victoire d'un démocrate. Les Etats-Unis qui se veulent un modèle de démocratie ont un sérieux problème avec celle-ci.

Au niveau économique, on connaît les dérives de beaucoup d'entreprises qui recourent à des spécialistes de PR pour diffuser des informations biaisées. On a vu également les bénéfices scandaleux des banques être redistribués à l'intérieur d'un petit cercle d'élus (140 milliards de $ rien qu'en 2010) alors que ces banques ont été sauvées avec l'argent du contribuable. Et il y a eu le scandale Enron. Mais pour un Enron qui est tombé, il y en a certainement dix qui ont eu la chance, ou l'habileté, de passer entre les gouttes.

Et la Suisse, est-elle mieux lotie ? Pas sûr. Là aussi il y a des liens incestueux entre la classe politique et les grandes entreprises. Et puis quelques jolis scandales qui continuent jour après jour et année après année. Il y a l'assurance maladie par exemple dont tout le système repose sur une soi-disant concurrence alors que l'opacité comptable la plus totale a été organisée avec beaucoup d'habileté par des comptables très créatifs. La gestion des fonds de pension sur lesquels je viens d'écrire un billet "Fonds de pension, un double danger". Un Monsieur Prix qui regarde passer les trains, à savoir la non répercussion de la baisse de l'euro et du dollar sur les produits importés et fait semblant de s'agiter dans son bocal, avec une efficacité inversement proportionnelle à son niveau d'agitation.

Dans le privé, nous avons eu il y a quelques années un ex CEO d'ABB dont j'ai oublié le nom qui, au moment de son départ, avait exigé un versement de plus de 160 million de $ sur son Fonds de pension, au motif que c'était «la seule façon pour lui de maintenir son niveau de vie». Et cela sans rire ! Nous connaissons aussi les salaires indécents de nombreux «capitaines d'industrie». Et le cas très récent de ces ex-directeurs de Swissmetal qui auraient (à ma connaissance encore au conditionnel) touché un confortable parachute doré (il y a eu tellement de lâchers de parachutes dorés dans nos économies occidentales ces dernières années, qu'on aurait bien pu, en 39-45, remplir suffisamment de forteresses volantes de tous ces parachutistes et gagner la guerre plus vite) juste avant de filer à l'anglaise, fortune faite.

Il paraît qu'un  proverbe chinois dit que «le poisson pourrit toujours par la tête». En tous les cas, il n'y a pas que les émeutiers anglais qui devraient être confrontés à la Justice

14:09 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tottenham, peter oborne, le poisson pourrit par la tête | |  Facebook

12/08/2011

Fonds de pension, un double danger

Parmi les mythes véhiculés par la Révolution conservatrice, il y a celui de l'efficacité supérieure du secteur privé sur le secteur public.

Outre qu'il n'est pas forcément extrêmement difficile d'être «efficace» lorsque l'on profite des infrastructures construites à coups de milliards par d'autres (exemple les voies de chemin de fer ou les routes et autoroutes ou les aéroports, etc.. construits par l'Etat justement), que l'on n'a pas une conscience sociale chevillée au corps (voire l'apparition des working poors depuis la dérégulation de l'économie) et que l'on n'hésite pas à aller faire faire tout ou partie de ses activités administratives ou de production en Inde et en Chine, il y a lieu de se poser beaucoup de questions. J'en ai déjà posé beaucoup dans ce blog. Mais aujourd'hui j'aimerais parler d'un autre sujet, celui des Fonds de pension.

En Suisse (mais ce système est également hyper développé aux Etats-Unis par exemple), les Institutions qui sont chargées de faire fructifier notre épargne déposée au titre du deuxième pilier sont entre les mains d'entreprises privées (banques et assurances). Celles-ci sont tenues de payer un taux d'intérêt minimum  en fin d'année (2,5 % à l'heure actuelle). Tout ce qui dépasse ce taux est tout bénéfice pour l'entreprise en question.

Pendant près de 10 années (en gros les 8 années du double mandat de Bill Clinton), Wall Street n'a fait que monter et a permis des plus-values substantielles (10-15 % de profit annuel alors que la Loi fixait le  rendement minimum à 4 %) aux entreprises s'occupant de nos fonds. Je n'ai pas souvenir que lesdites entreprises aient fait le siège du Conseil Fédéral pour se plaindre des plus-values indécentes qu'elles encaissaient sur notre dos. Par contre, au premier vent contraire, en 2001, on les a vues  exiger et obtenir bien entendu (ces entreprises parlent au gouvernement avec un mégaphone hyper puissant alors que nous, simples citoyens, sommes inaudibles), une baisse notable du rendement obligatoire versé aux cotisants (vous et moi). Ceci est une première iniquité notable et une perversion du système.

Dans ce billet, je ne vais pas parler du risque plus que substantiel que ces jeux boursiers font courir à notre épargne qui devrait, en toute logique et salubrité publique, être gérée en «bon père de famille». Non.

J'ai entendu il y a quelques jours que les Fonds de pension représentent environ 30% des acteurs du marché (boursier). Or quel est le but de ces Instituts de placement ? Nous enrichir ? Que nenni. Leur but est de dégager une marge aussi importante que possible entre les rendements qu'elles sont malheureusement (pour elles) obligées de reverser aux cotisants, et les plus-value à inscrire dans leurs Livres.

Et qu'est-ce qui fait à coup sûr grimper les actions d'une entreprise cotée en Bourse ? Oui, la destruction d'emplois.

Nous sommes donc dans un système totalement schizophrène et pervers où ceux qui sont censés défendre nos intérêts de travailleurs (en améliorant le rendement de nos retraites) sont aussi ceux qui, avec notre argent qui plus est, nous plantent un couteau dans le dos, en soutenant et récompensant tout ce qui détruit l'emploi, oui, y compris nos emplois !

Toute cette économie basée sur le profit maximum d'acteurs/prédateurs économiques, où l'Etat a démissionné y compris de son rôle d'arbitre, est gangrénée dans le plus profond de ses viscères car l'être humain n'a pas un niveau de conscience suffisamment élevé pour pouvoir tolérer la concentration d'un pouvoir aussi exorbitant entre les mains de quelques acteurs seulement.

Continuer cette course infernale vers la concentration de richesses, chaque jour plus indécente, entre les mains d'un cercle de plus en plus restreint de personnes (la concentration des richesses et des moyens de production est une dérive inévitable du système capitaliste laissé à lui-même) fait courir un risque mortel à nos Sociétés. Celui de retourner aux rapports de force entre individus dignes du paléolithique ou à une société féodale, avec toutes les convulsions qui en seront les conséquences inévitables.

Quand sortirons-nous de cette fascination pour les thèses de la droite affairiste qui conduit le Monde, par de multiples voies, vers sa propre destruction (et je n'oublie pas la faillite tragique des systèmes communistes) ?

10/08/2011

Il y a Humanisme et Humanisme

Merci à M. Pierre Weiss pour sa lettre publiée dans le courrier des lecteurs de ce jour, dénonçant les propos spécieux de Hani Ramadan concernant les attentats d'Oslo.

Les propos de ce monsieur sont empreints d'humanisme, mais seulement en apparence. Venant de quelqu'un qui s'est publiquement, et avec le porte-voix le plus prestigieux de la langue française (le journal «Le Monde»), déclaré en faveur de la lapidation des femmes, cela devient une dangereuse tentative de manipulation des esprits. Car, que je sache, il n'est jamais revenu sur ses propos.

Comment la TDG peut-elle continuer d'offrir une tribune (c'est le cas de le dire) à une personne qui est un des chevaux de Troie de l'islamisme radical et un des avocats de la Charia en Europe ? J'espère que personne n'est dupe de son double langage.

Je suis rarement en accord avec M. Weiss. Mais, là, j'approuve ses propos à 100%.

07/08/2011

Tottenham: entre rêve(s) et réalité ?

Ce quartier de Londres a été le théâtre, samedi, de graves émeutes. Un habitant parlant même de scènes lui rappelant la deuxième guerre mondiale.

Pour le néophyte, Tottenham c'est d'abord un club de football et accessoirement un quartier de Londres:

  • Le club a fait briller les yeux de milliers d'enfants et d'innombrables fans
  • Le quartier cumule toutes les dérives de notre (dés)organisation du monde à la sauce néolibérale

Ce qui se passe à Londres pourrait se produire demain n'importe où en Occident, tant les tensions sociales s'accroissent suite à 3 décennies de dérégulation, de délocalisation des moyens de production, de transferts de richesses, d'immigration massive, de pertes de repères.

Un porte-parole du Premier ministre a dénoncé les violences en disant qu'elles sont «totalement inacceptables», ce qui est juste et que «rien ne justifie les agressions subies par la police et le public, ni les atteintes à la propriété» ce qui l'est également, mais reste un peu court car cela n'apporte aucun éclairage sur ce que certains habitants de ce quartier endurent au quotidien. Ni sur ce que les mesures d'austérité prises par ce gouvernement font peser sur la vie quotidienne des plus pauvres et des plus défavorisés.

Entre rêve(s) et réalité, il doit être difficile, pour beaucoup, de faire ce grand écart dans leur vie quotidienne. Même si aucun lien n'existe entre ce club de football et les émeutes, comment accepter un système qui voit quelques sportifs, sous prétexte qu'ils sont les instruments de la machine à broyer les petites gens (le sport comme nouvel opium du peuple), avoir des revenus monstrueux, pendant qu'une large partie de la population vit d'allocations chômage, d'aides sociales diverses et d'expédients. Comment accepter un système qui tous les jours fait l'étalage de la réussite de quelques happy few (on vient, entre autres, d'assister au mariage planétaire de deux personnages ô combien inutiles à la bonne marche du monde) au détriment d'une immense majorité ayant un quotidien de plus en plus difficile.

Tout cela alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent un peu plus tous les jours et que ceux-là mêmes qui ont créé le chaos (les banques, les économistes néo-libéraux, les grands actionnaires, les agences de notation, etc...) sont aussi ceux qui continuent de jeter de l'huile sur le feu en exigeant de nos Etats qu'ils éteignent tous les incendies qu'ils ont eux-mêmes allumés.

Ce comportement est inacceptable et est, comme déjà souvent évoqué dans ce blog, suicidaire. Nous ne sortirons pas de cette crise profonde par des rodomontades, du chantage et des menaces de la part de ceux qui détiennent les clés de l'économie. Il n'y a que deux façons de s'en sortir collectivement:

  • ramener les prélèvements obligatoires des plus riches aux niveaux d'avant la dérégulation, afin de rétablir une juste redistribution des richesses produites par le plus grand nombre
  • réindustrialiser nos économies afin que «l'économie réelle» soit à nouveau capable de produire des richesses socialement acceptables et qui profitent au plus grand nombre

Ces 2 actions sont une urgence nationale pour de nombreux pays de la zone euro et pour les Etats-Unis. On voit clairement que les pays qui s'en sortent le mieux (Allemagne et Suisse en tête, même si pour ce dernier pays la force de sa monnaie est une menace réelle), sont aussi ceux qui ont réussi à conserver un tissu industriel fait de PME actives, dynamiques, inventives et socialement responsables.

02/08/2011

Il nous manque un homme providentiel

Ce soir, j'ai écouté par intermittence le «Téléphone sonne» sur France-Inter, consacré à la crise de la dette. Face à l'accumulation de mauvaises nouvelles et à la gravité de la situation, un des intervenants a conclu en disant (je cite le sens de ses propos) «il nous manque un homme providentiel».

Voilà où nous en sommes: après 30 années de politiques délirantes (j'ai écrit plusieurs billets sur ce thème dans ce blog, voir entre autres "Bientôt l'heure de vérité", "La Grèce préfigure-t-elle ce qui nous arrivera à tous ?"), il nous faut nous en remettre à  l'émergence d'un hypothétique homme providentiel. Nous sommes 7 milliards d'habitants sur cette Terre et il manque UN homme (ou une femme d'ailleurs).

Nous sommes 7 milliards à voir que nous allons dans le mur, mais chacun, muré dans ses certitudes et centré exclusivement sur son nombril continue dans sa logique et ne s'arrêtera, peut-être, qu'une fois DANS le mur. On vient de le voir de façon éclatante avec la crise budgétaire aux Etats-Unis. Le parti républicain qui a trouvé encore plus extrémiste que lui en la personne du Tea Party, a poursuivi dans sa logique d'un refus acharné, mortel, collectivement suicidaire, source de terribles convulsions sociales, de toute hausse d'impôts des plus riches.

Croire que l'on va «régler» cette crise uniquement en diminuant les dépenses est une illusion ou une folie, car cela va entraîner des cascades de conséquences que personne ne peut anticiper véritablement. C'est littéralement jouer aux dés avec l'avenir.

«Il nous manque un homme providentiel».

C'est bien tout le drame de l'Humanité. Périodiquement nous nous mettons dans un pétrin monstrueux par la somme de nos égoïsmes et de notre inconscience collective et la «main invisible» n'est certainement pas la solution pour arbitrer les tensions, les désirs, les égoïsmes des uns et des autres, surtout que l'économie libérale permet à quelques-uns de devenir si puissants que la «main invisible» devient inopérante, n'étant que la main de quelques individus hyper riches et hyper puissants.

«Il nous manque un homme providentiel».

Régulièrement, à toutes les époques, l'Humanité s'est trouvée confrontée à ce choix et celui-ci n'a pas toujours été heureux :

  • Elle a crucifié le Christ
  • Elle a suivi Hitler (et d'innombrables autres dictateurs) jusqu'au bout de sa folie meurtrière

Elle a aussi fait quelques choix moins malheureux avec des êtres animés d'une force de progrès comme  Churchill ou Franklin Delano Roosevelt. Inutile de faire une liste.

Mais je constate que l'Humanité consacre très rapidement, très frivolement et très généreusement, avec une inconscience absolue, des êtres qui ne le méritent pas (des grands sportifs, des people, des chefs d'entreprise qui ne font au fond que du business, des faux prophètes) et les quelques phares de la Conscience qui illuminent les Siècles doivent en général souffrir mille morts et finissent régulièrement en martyrs, leur chair meurtrie par l'indifférence, la haine, la jalousie, les menées hégémoniques ou politiques de leurs contemporains.

Alors à quoi ressemblera notre «sauveur» du début du 21ème siècle ?

Cela donne le vertige de penser qu'encore une fois,  sans doute car elle n'est pas encore devenue adulte, l'Humanité est incapable de trouver son chemin sans devoir s'en remettre à un «homme providentiel». C'est encore la loi du plus fort qui règne dans le bac à sable du préau de l'école. 

Les leçons de l'Histoire n'auront donc servi à rien !

21:21 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : il nous manque un homme providentiel, crise de la dette | |  Facebook