25/03/2017

Trump : Pourquoi les Républicains continuent de le soutenir ?

Après avoir très largement perdu le vote populaire l’actuel président commence peut-être à entrevoir la réalité du pouvoir aux Etats-Unis. Je dis peut-être car son ego est si pathologiquement surdimensionné qu’il semble systématiquement incapable d’appréhender les faits dans leur réalité. En tous les cas vis-à-vis du monde extérieur. Ce qui est de plus en plus évident, c’est que les difficultés s’accumulent au-dessus de sa tête. En dépit de tous les mensonges répandus à la face du monde au travers de ses tweets et avec la complicité active de ses porte-parole (Sean Spicer, Kellyane Conway, etc…) il a maintenant à faire face à des difficultés qu’il ne semblait pas avoir envisagés pendant sa campagne où les insultes, les anathèmes et les mensonges (plus ils étaient énooooormes et plus il les répétait en boucle) lui ont servi de programme.

Si, au début, il a eu quelques succès faciles en signant des décrets iniques (j’en ai déjà cité quelques-uns dans des notes précédentes), lorsqu’il a dû s’attaquer pour la première fois au passage d’une Loi devant le Congrès, ce fut une autre paire de manches. Sept ans que les Républicains juraient que sitôt au pouvoir ils allaient « repeal and replace » Obamacare. Sept ans et au final cela a fait pschitt car leur projet était une totale absurdité : trop modéré pour les extrémistes du parti et trop extrémiste pour les modérés (pensez aux 24 millions d’américains qui auraient perdu leur couverture maladie à cause d’une augmentation des primes de près de 1000% pour les plus modestes « contrebalancée » par des rabais fiscaux de 300 milliards pour les plus riches). Une négociation sur une réforme de l’assurance maladie nécessite des efforts considérables. Ce sont des mois, voire des années de dur labeur et de compromis avec les adversaires politiques. Rien de tout cela n’a été fait car Trump, le Négociateur-en-chef, n’a visiblement aucune idée du fonctionnement des institutions politiques des Etats-Unis. Il a sans doute cru qu’en laissant faire le sale et fastidieux travail à Paul Ryan et en signant 2-3 décrets il allait enregistrer une grande victoire politique. Après l’avoir laissé pédaler dans la semoule il a, au final, essayé de tordre le bras aux élus républicains pour qu’ils votent sous la contrainte. Ce qui a lamentablement échoué. Cela démontre simplement sa totale immaturité politique et son inadéquation à ce poste. Sans parler de ses piètres qualités de négociateur.

Sur le plan politique, ses affaires sont chaque jour un peu plus difficiles. Après avoir invectivé le monde entier en traitant chaque information qui lui était défavorable de « fake news », les choses sérieuses semblent avoir commencé le jour où Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité du président, a dû démissionner. Seulement  quelques jours après son entrée en fonction. Lui et sa compagnie (la Flynn Intel Group) avaient accepté des mandats au profit d’intérêts russes et turcs (il a notamment été un ardent défenseur de l’extradition de Fethullah Gülen vers la Turquie). Dans ces 2 circonstances il a agi en tant qu’agent au service d’une puissance étrangère.

Puis ce fut le Ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a dû se récuser dans toutes les questions touchant à l’enquête sur la Russie puisqu’il a menti sous serment concernant ses liens avec le gouvernement russe durant la campagne. Mais cela ne s’arrête pas là, car de plus en plus d’affaires remontent à la surface.

Le nouveau Ministre du commerce, Wilbur Ross, par exemple, a siégé longtemps au Conseil d’administration de la Banque de Chypre. Cette banque semble connue pour être une machine à blanchir l’argent sale des oligarques russes.

Paul Manafort, l’ancien responsable de campagne de Trump, aurait reçu 10 millions de dollars afin de travailler à la défense d’intérêts russes. Sean Spicer essaye maintenant de minimiser son rôle durant la campagne : « Il était là mais il n’a presque rien fait » alors qu’il a été publiquement remercié par Trump pour son « magnifique » travail.

Rex Tillerson, le nouveau Secrétaire d’état a été décoré par Poutine himself pour services rendus (l’Orde de l’Amitié).

Et finalement, il y a quelques jours, James Comey (le Directeur du FBI) a admis que son agence enquêtait sur les liens entre la Russie et l’équipe Trump (de campagne, de transition et finalement de son gouvernement).

Je suis le premier à déplorer, y compris dans ce blog, la façon bornée dont les gouvernements occidentaux ont traité la Russie d’après la chute de l’URSS et continuent de la traiter. Mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au prix de Trump à la Maison-Blanche.

Où que l’on regarde on retrouve des liens suspects entre les membres de cette Administration et la Russie qui avait tous les intérêts du monde à favoriser la mise en place d’une administration plus favorable à ses intérêts. Et cela devient de plus en plus intéressant, puisqu'on parle maintenant de façon très précise et circonstanciée d’une attaque informatisée de la part de la Russie contre la démocratie américaine (et peut-être la démocratie tout court). Il semble que des robots ont été programmés et utilisés afin d’inonder le net de fake news devant discréditer les démocrates en général et la campagne d’Hillary Clinton en particulier. Avec les résultats que l’on sait.

Petit à petit le nœud coulant va se resserrer. Je suis prêt à parier qu’au fil des semaines et des mois on passera de ses proches à Trump lui-même (ne serait-ce que pour la vente qui pourrait se révéler suspecte d’un bien immobilier à un oligarque russe). Ce jour-là la procédure d’impeachment commencera officiellement. En attendant Trump et son administration sont totalement illégitimes. Mais les Républicains continuent de le soutenir car ils vont tenter de profiter du pouvoir pour faire passer le plus de lois iniques que possible.

25/02/2017

Ceux qui devraient nous protéger des politiciens ineptes

Le fait même que des politiciens ineptes, menteurs, manipulateurs et incompétents aient autant de succès prouve l’état de nos Sociétés. Au lieu de cultiver nos valeurs, notre cohésion, tout ce qui fait la force d’une Société, nos politiciens passent leur temps à nous diviser. Le travail est forcément équitablement réparti. A gauche, ils veulent à toute force nous imposer l’immigration massive de réfugiés musulmans qui va, à terme, mener à une guerre civile ainsi que la protection absurde et malfaisante des prédateurs et des criminels, inscrite dans le plus si nouveau Code de procédure pénale suisse, au détriment des victimes. Peut-être parce que c’est le dernier endroit, croient-ils, où il leur reste un peu de dignité après avoir baissé leur pantalon dans à peu près tous les autres domaines. A droite ils organisent depuis 3 décennies la mise à sac de nos économies au profit d’une minuscule caste d‘ultra-riches comme on a failli en voir un nouvel avatar en Suisse avec la RIE III qui était une pure et simple ignominie (merci à tous ceux qui ont alerté le peuple suisse sur les dérives de cette loi).

Face à cette double inconscience, les peuples ne voient plus d’autre recours que de se livrer entre les mains de politiciens totalement ineptes qui vont accélérer la désunion et la chute dans le chaos.

En Angleterre, l’inepte national Boris Johnson, a fait prendre un chemin semé d’embûches et d’inconnues à la Grande-Bretagne et à l'Europe en se basant sur des arguments parfaitement fallacieux.

Aux Etats-Unis, l’Inepte-en-chef n’en finit plus de défrayer la chronique tant il accumule les sottises et les absurdités. Si ce n’était si tragique, on pourrait en rire :

  • Tweets frénétiques (une bonne dizaine par jour) sur tout et n’importe quoi. Comme un ado désoeuvré. Et comme s’il allait régler les grands problèmes du Monde à coup de tweets
  • Attaques systématiques contre les médias libres d’un pays libre
  • Tentatives répétées d’influencer le cours de l’enquête du FBI sur les liens entre l’entourage du Bonimenteur-en-chef et la Russie au cours de la campagne électorale (exactement ce qui a fait chuter Nixon en son temps)
  • Nomination de personnes incompétentes ou compromises à des postes clés (Betsy Devos à l’éducation, Steve Bannon, son plus proche conseiller, pour siéger au Conseil national de sécurité à la place du chef d’état-major des armées et du directeur du renseignement américain, etc, etc…)
  • Traitement de la crise avec la Corée du Nord pendant un repas au Club-house de son parcours de golf et au milieu des autres convives qui ont même pu se prendre en photo avec le porteur de la mallette nucléaire (alors qu’il avait passé sa campagne électorale à menacer Hillary Clinton de l’envoyer en prison parce qu’elle avait mis en danger la sécurité nationale en utilisant un serveur privé lorsqu’elle était Secrétaire d’état)
  • Conférence de presse surréaliste et hilarante (là aussi, si ce n’était pas si tragique) avec Benjamin Netanyahu où l’on voit le Négociateur-en-chef tenir des propos politiques à peine dignes d’un enfant de 10 ans et BB, comme le Ridicule-en-chef se permet de l’appeler, qui doit se mordre les lèvres à certains moments pour ne pas éclater de rire devant tant de ridicule (Cet homme qui fait de la politique depuis longtemps a dû en voir de toutes les couleurs. Mais ça, jamais !)
  • Affaiblissement des lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier voulues par Obama afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 (la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients)
  • Suppression de la loi voulue par Obama, interdisant aux malades mentaux d’acheter des armes
  • Autorisation de la construction de 2 pipelines controversés
  • Dépenses somptuaires pour lui et sa famille (ses 3 week-ends en Floride ont déjà coûté 11 millions de dollars aux contribuables américains. La sécurité de sa femme restée à New-York coûte une fortune et on raconte que deux de ses fils se sont faits payer un voyage d’affaires privé à 100'000 dollars aux frais du contribuable)
  • Soutien aux affaires privées de sa fille depuis la Maison-Blanche

Comme on peut le voir, c’est scandale, incompétence et corruption à tous les étages. Mais rien encore concernant l’Obamacare puisqu’on voit que Trump et les Républicains n’ont pas le début d’une idée pour son remplacement.

En France, au milieu des scandales et du chaos électoral en cours, les citoyens ont droit à l’inepte tricolore, Marine Le Pen qui promet monts et merveilles mais qui ne fera qu’entraîner la France et l’Europe dans un chaos indescriptible.

Voilà à quoi en sont réduits les peuples d’Occident. A choisir entre la peste et le choléra car les politiciens qui auraient dû nous protéger des politiciens ineptes sont gangrenés jusqu’à la pourriture par leurs idéologies respectives.

04/02/2017

Trump : ne pas se tromper de raisons pour le combattre

La raison pour laquelle l’imposteur-en-chef (il a perdu le vote populaire par près de 3 millions de voix), tant critiqué pas son propre parti pendant la campagne électorale, a rallié tous les membres du parti républicain sitôt la victoire acquise est qu’ils ont senti l’odeur du sang : s’attaquer à tout ce qu’a fait Obama qui, dans leur haine raciale et leur haine de classe est la première cible à abattre. Sitôt cet objectif atteint, s’attaquer au peu de mesures sociales et environnementales qui restent dans ce pays afin de laisser le champ libre aux pires aspects du capitalisme : un Darwinisme qui récompense le plus fort et broie les plus faibles. Tout cela accompagné d’un agenda social rétrograde et moralisateur tentant d’interdire l’avortement grâce à la nomination (à vie) d’un juge à la Cour suprême particulièrement conservateur. C’est l’agenda de tous les présidents républicains. Il va simplement achever ce que Reagan et Bush jr n’ont pas pu terminer.

Le festival a commencé dès le premier jour. Cela se fait, pour l’instant, par décrets (« Executive Orders » et « Presidential Memoranda »). Ils se regroupent, pour l’instant, en plusieurs catégories :

- Défaire ce qu’Obama a entrepris malgré l’hostilité du Congrès à majorité républicaine et diminuer l’emprise de l’Etat sur l’économie :

  • Affaiblir l’obligation faite aux citoyens de contracter une assurance maladie
  • Mettre toutes les législations signées sous l’ère Obama en attente d’être revues par la nouvelle administration
  • Sortir du TPP (qui était un traité destiné à contrôler la montée en puissance de la Chine)
  • Geler l’embauche au niveau fédéral (à part l’armée et la sécurité)
  • Autoriser la construction de deux pipelines très controversés et accélérer l’étude d’impact, notamment environnemental, sur les grands projets d’infrastructure
  • Faciliter les procédures de mise sur le marché de nouveaux produits pour les entreprises US et réduire les impôts sur les entreprises
  • Affaiblir les lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier édictées afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 : la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients

- Renforcer les mesures contre l’immigration clandestine :

  • Construire le mur
  • Accélérer le renvoi des sans-papiers
  • Interdire l’entrée aux ressortissants de 7 pays musulmans

- Renforcer l’armée et les mesures assurant la sécurité du pays :

  • Reconstruire l’armée avec de nouveaux avions, bateaux, matériels

- Sociales :

  • Interdire de financer avec des fonds fédéraux des agences faisant des avortements ou militant en faveur de l’avortement

C’est roboratif, dangereux pour l’avenir (qui a envie d’un remake de la crise de 2008 ?) et ce n’est que le début. Et pourtant les gens ne sont descendus dans la rue que pour dénoncer l’interdiction faite aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer aux Etats-Unis. Mais c’est tellement plus grave que cela. Jamais dans l’histoire de nos démocraties un gouvernement n’a cumulé autant de potentiels conflits d’intérêts. Pas un seul membre de cet aéropage de milliardaires qui n’ait un intérêt direct et immédiat à démanteler les législations fédérales dans son domaine respectif (à commencer par Trump lui-même). L’agence de protection de l’environnement va être démantelée ou, au minimum, vidée de sa substance. Les pétroliers auront carte blanche. Les fonds fédéraux vont être redirigés vers les écoles privées au détriment des écoles publiques qui dispenseront un enseignement de mauvaise qualité aux classes défavorisées. Les impôts des plus riches vont à nouveau être diminués au détriment de la classe moyenne (on sait très bien faire cela en Suisse également). Le pays va recréer une montagne de dettes selon le principe qu’il faut privatiser les profits et socialiser tout ce qui coûte : les infrastructures, la défense, les dettes, etc… Medicare et Medicaid vont être démantelés ou au minimum gravement affaiblis. Et Dieu sait ce qu’il y a encore dans leurs cerveaux malades.

L’élection du menteur-en-chef et de ses affidés est la pire chose qui pouvait arriver pour notre avenir commun. Alors ne nous trompons pas de combat.

10/11/2016

Trump : la responsabilité historique de nos « élites »

Après 8 années d’un président digne à tous égards et ayant redonné de la dignité et à son pays et à sa politique, après l’aventurisme délirant du minuscule rejeton Bush, les votants ont choisi le pire individu que ce pays a pu produire. A part tout et son contraire, il a promis de « nettoyer le marigot » (« drain the swamp »). Eh bien, en fait de marigot, nous sommes gâtés. La droite républicaine est un repère d’ultra-libéraux, de conservateurs de la pire espèce, de défenseurs du port d’armes et d’ultra religieux qui seraient prêts à faire de leur pays une véritable théocratie.

Ce qu’il y a de pire, si c’est possible, est que contrairement à ce que disent certains, peut-être pour se rassurer, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis : la Chambre des représentants et le Sénat sont restés conservateurs, et ils vont pouvoir nommer 1, 2 voire les 3 prochains juges à la Cour suprême, faisant ainsi pencher la balance en faveur des thèses les plus conservatrices et rétrogrades pour au moins les 10 prochaines années. Quant aux médias, ils sont concentrés entre les mains de ceux qui ont les moyens de se les payer. C’est ainsi que l’on parvient à vider une démocratie de sa substance.

Dans tous nos pays, la social-démocratie qui a cherché une troisième voie entre le communisme et le capitalisme le plus brutal, est dans une grave crise de conscience, victime de son intimité croissante avec les puissances de l’argent. En gros, cela se traduit par : belles promesses pendant les campagnes électorales et alignement sur les lois du marché le reste du temps. Cette schizophrénie entre les discours « de gauche » et les actes « de droite », ce mélange intenable entre une morale politique se voulant humaniste (au point de laisser les frontières ouvertes à tous les pays et surtout à ceux du sud musulman) et un saccage de nos états sociaux au profit d’une minuscule caste de nantis a fonctionné un temps mais est en train de rendre les peuples fous, au point d’élire un extraterrestre comme Trump.

Le Brexit et Trump devraient nous servir de signaux d’alerte. Ils représentent des mesures de l’exaspération des peuples se sentant ignorés des « élites ». En délocalisant le travail dans les pays à bas coûts afin de casser les reins des syndicats et de s’enrichir au maximum, ils ont créé le Frankenstein chinois qui risque un jour de dévorer son créateur et rendu fou de colère tous les citoyens se sentant à juste titre méprisés par ceux qui détiennent tous les pouvoirs.

Ce qui se passe aux USA est proprement effrayant ! Mettons encore un peu de charbon dans la chaudière de nos Sociétés à force d’égoïsme, de lâcheté et de compromissions et nous risquons de retomber dans les mêmes folies communistes ou fascistes que par un passé pas si lointain. Le Brexit était déjà grave. L’élection de Trump, qui a réussi le plus grand hold-up de l’histoire de nos démocraties est un événement de portée infiniment plus considérable. Son élection devrait nous servir d’électrochoc. Si nos « élites » refusent de sortir de leur isolement arrogant, hautain et monstrueusement égoïste, elles continueront de créer le lit de la prochaine vague totalitaire, communiste ou plus vraisemblablement fasciste, qui nous emportera tous. Ce sera leur responsabilité historique !

27/10/2016

Nous avons besoin d’une révolution mais elle ne viendra pas de la politique

Dans toutes nos « démocraties » nous assistons jour après jour aux chocs issus de ce que l’on appelle la « polarisation de la politique ». En gros cela veut dire que les camps sont de plus en plus partagés entre des thèses extrêmes, sans recherche de compromis :

  • à gauche cela s’appelle « raser gratis ». Et si l’on objecte à ces projets utopistes des considérations politiques extraordinairement triviales, la justesse de ces thèses est immédiatement soulignée par le fait qu’il suffit de faire « payer les riches »
  • à droite cela correspond à « sécuriser les frontières et défendre l’identité nationale ». Et si l’on objecte à cela que ces politiques sont indéfendables vis-à-vis de l’interdépendance de nos pays et des traités signés avec la communauté internationale « on » nous répond qu’il sera possible de réaliser la « quadrature du cercle ».

Ces deux familles de thèses que l’on retrouve peu ou prou dans tous nos pays « démocratiques », ont-elles une chance quelconque de se réaliser ? A moins de sombrer dans une dictature, aucune ! Et pourtant élection après élection, et pour le cas particulier de la Suisse, votation après votation, nous sommes obligés de nous prononcer sur des objets dont nous savons pertinemment qu’ils ne sont que ce qu’ils sont : des utopies.

Aux USA, le duel entre Mme Clinton qui représente la continuité, màtinée de belles promesses sociales qui ne se réaliseront jamais, et l’ubuesque Trump qui représente le pire du pire de la droite du parti républicain saupoudré de l’infantilisme crasse d’un candidat qui ne mériterait d’apparaître que pour le bonheur des téléspectateurs d’un Muppet Show, démontre cela à l’envi.

En France nous assistons à un pays qui cherche, à gauche, à protéger son « modèle social » alors qu’il se fissure de partout et que malgré « l’alignement des planètes » il n’arrive pas à décoller économiquement et encore moins à intégrer ses minorités. A droite, on assiste à la surenchère identitaire et sécuritaire alors même que la droite « républicaine » ne cherche qu’à supprimer des postes de fonctionnaires, y compris dans la police, l’armée et l’éducation nationale. Quant à la droite plus extrême, la soi-disant dénonciation de traités internationaux entraînerait le pays, et l’Europe, dans des tourmentes difficiles à prévoir.

En Suisse, c’est le spectacle de plus en plus pénible du ver qui se contorsionne dans son bocal. A gauche ce sont des dizaines d’initiatives et de référendums (« Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires », « En faveur du service public », « Pour un revenu de base inconditionnel », « AVSPlus », « Pour des multinationales responsables », etc…, etc..) déposés et rejetés, ou vraisemblablement rejetés pour le dernier exemple, avec « sagesse » par le peuple suisse car si nous adoptions seuls les lois les plus utopistes de l’univers, notre pays ne tarderait pas à être abandonné par les moteurs économiques qui ont fait notre prospérité qui reste un miracle au regard de notre petitesse, des attaques continuelles provenant de voisins et/ou partenaires économiques, jaloux ou profitant de notre taille pour nous tyranniser à loisir (à l’époque des fonds en déshérence, la Suisse était clouée au pilori de la communauté internationale sans aucune mise en perspective historique). A droite, ce sont toutes les volontés sécuritaires et identitaires qui sont parfois acceptées et qui nous mettent en porte-à-faux avec le droit international (« Pour le renvoi des criminels étrangers », « Contre l’immigration de masse », etc…, etc...).

Personnellement, je serais volontiers en faveur du meilleur des propositions de la gauche et de la droite. Et pourtant. La droite est en quelque sorte prise à son propre piège car pour pouvoir gagner des élections et des votations, elle est obligée d’agiter des thèses sécuritaires et identitaires qui vont à l’encontre du modèle économique qu’elle a elle-même largement contribué à mettre en œuvre : l’ultra-libéralisme. Nulle part ce n’est plus criant qu’en Suisse où l’entrepreneur Blocher (pour faire un raccourci) est prêt à scier, avec l’initiative « Contre l’immigration de masse », la branche sur laquelle lui, son entreprise florissante et ses amis politiques et économiques sont assis. Et la gauche européenne rose-verte, souvent laïque, est obligée de soutenir l’arrivée massive de populations très ou ultra religieuses, ce qui devrait être une insulte à leur intelligence et à tout ce contre quoi ils se sont battus : l’obscurantisme religieux qui va nous revenir dans la figure comme un boomerang.

Alors non, la droite ne va pas régler les problèmes de sécurité et d’identité de nos pays car elle a tissé un ensemble de lois régies par l’OMC qui rendent vaines toutes tentatives de remettre de l’ordre dans la mondialisation. Et la gauche ne va pas amener plus de justice dans le fonctionnement de nos pays car ce ne sont pas les Etats qui détiennent le pouvoir à cause de toutes les dérégulations opérées dans nos économies depuis l’ère Reagan/Thatcher.

Nous avons besoin d’une révolution, mais elle ne viendra pas de la politique.

01/10/2016

Criminels étrangers : ils peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

Pas besoin de se rendre dans des pays moyenâgeux pour trouver des juges faisant preuve d’une mansuétude coupable vis-à-vis des violeurs. Cela se passe aujourd'hui, en Suisse.

Intéressant article dans la TDG du 29 septembre concernant l’entrée en vigueur, ce jour, de la nouvelle loi sur l’expulsion des criminels étrangers. Avec les pours, les contres et les craintes de voir le nombre de procédures devant la justice augmenter. Eh oui, la justice cela coûte. Mais on semble oublier, à gauche pour des raisons idéologiques et à droite pour des raisons … idéologiques, mais d’équilibre budgétaire cette fois-ci, que le crime coûte cher également. Certainement plus que la justice et dans tous les domaines. Pas seulement budgétaire. Et puis, collision de mise en page, à la page suivante, une minisculissime dépêche d’agence dont le titre était : « Du sursis pour des abus commis sur dix jeunes filles ». Et sous ce titre le texte suivant : « Un Turc de 28 ans a été reconnu coupable de VIOL (c’est moi qui souligne), de contraintes sexuelles et d’abus sexuels sur des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans par le Tribunal de district de Uznach (SG). Les parents d’une adolescente alors âgée de 16 ans ont alors porté plainte contre le prévenu en février 2014… ». Verdict : « 2 ans avec sursis ».

Alors voilà, en Suisse vous pouvez violer et faire subir tous les outrages à une dizaine de jeunes filles, dont la plus jeune avait 13 (TREIZE) ans et vous vous en tirez avec 2 ans avec sursis ! C’est une honte absolue. Un scandale insupportable. Qui continue d’ailleurs. Cela me rappelle la tristement célèbre affaire de Schmitten en 2005 (jugée en 2008) où 5 prévenus étrangers avaient attiré une jeune fille dans un traquenard pour la violer. Elle était ressortie brisée de cette expérience. Son père avait dû payer tous les frais de justice alors que les 5 crapules bénéficiaient d’un avocat payé par le contribuable. Et le plus sévèrement puni avait écopé de 2,5 ans de prison ferme et tous les autres de sursis. Selon la RSR, après l'énoncé des verdicts, les accusés s’étaient conduits de façon scandaleusement arrogante, invectivant le monde entier.

Eh bien voyez-vous, malgré les terrifiantes histoires qui se sont déroulées ces dernières années en Suisse, malgré ces viols, malgré l’affaire Marie dans le canton de Vaud, malgré l’affaire Adeline à Genève et son assassin, violeur multi récidiviste, il y a encore des juges en Suisse pour estimer que 10 viols dont l’un sur une jeune fille à peine sortie de l’enfance, ne mérite que le sursis.

Ces juges irresponsables émettent quasiment un permis de violer dans notre pays !

Alors la nouvelle loi sur le renvoi des criminels étrangers a beau être entrée en vigueur, avec des juges aussi déconnectés de toute compassion envers les victimes, les criminels étrangers peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles.

26/09/2016

Déos contenant des sels d’aluminium : une alternative

Les déodorants contenant des sels d’aluminium sont, depuis quelques années, soupçonnés de favoriser le cancer du sein. Une étude publiée récemment dans le International Journal of Cancer par deux chercheurs genevois et citée le 20 septembre dans la TDG tendrait à confirmer ces soupçons.

Notre Société industrielle produit un nombre considérable de substances chimiques toxiques ingérables par les mécanismes de la vie car il n'y a aucune place dans notre échiquier métabolique pour traiter l’aluminium, le plomb et le mercure. Pas de voie de traitement, pas ou peu de voie d'élimination. Et représentez-vous la proximité délétère entre les aisselles et les seins…

Alors plutôt que de marcher sur les platebandes des scientifiques qui se réveillent lentement à certaines réalités, je vous propose une alternative simple, quasiment gratuite et qui ne vous lâchera JAMAIS. Trop beau pour être vrai ?

Eh bien non. Il s’agit du bon vieux bicarbonate de soude et aucune bactérie (cause des odeurs désagréables) ne lui résiste. Le kilo coûte 1.50, vous durera 2 ans et ce produit ne vous lâchera jamais. Il suffit, après la douche, de s’humecter légèrement les aisselles, de verser une pointe de couteau de bicarbonate (choisir une qualité très fine) sur les doigts et de l’appliquer sous une aisselle. Renouveler l’opération pour la deuxième. Cela fait plusieurs années que je l’utilise. J’ai pu faire les marches les plus exigeantes en montagne en plein cagnard ou danser au bout de la nuit et il ne m’a jamais lâché. Et si un matin vous êtes en retard et n’avez pas le temps de vous doucher vous pouvez même en réappliquer sans aucun des désagréments vécus dans ce cas avec un déo industriel.

Comme vous le voyez, c’est simple, économique et sans danger aucun.

 

27/08/2016

L’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions

Je reste dubitatif, incrédule, sidéré pour tout dire, par la propension des réfugiés musulmans à vouloir, par tous les moyens, continuer d’appliquer dans leur pays d’accueil les politiques et les méthodes qui ont si lamentablement échoué dans leur pays d’origine.

Les pays du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient sont des modèles d’échecs sur tous les plans : politique, économique, financier, social, industriel, intellectuel (la liste des grands savants des temps modernes issus de ces régions et ayant apporté une réelle contribution à la marche du monde serait anormalement courte et inversement proportionnelle au dynamisme démographique de ces peuples), moral car combien d’hommes et de femmes vivent réellement à la hauteur des valeurs qu’ils affirment : il suffit de se souvenir que plus de 80% des femmes égyptiennes se sont déclarées avoir été les victimes d’agressions sexuelles pour comprendre que les hommes égyptiens ont un grave problème dans leur rapport aux femmes et surtout dans celui avec les valeurs supposées (et claironnées à la face du monde) de leur religion. Et puisqu’on est sur ce sujet, il est évident que l’excision et l’obligation faite aux femmes de devoir cacher tout ou partie de leur corps révèle l’échec des hommes musulmans à vivre à la hauteur de leurs aspirations. Un homme ayant réellement intégré les valeurs qu’il professe ne devrait avoir aucun mal à vivre entouré de femmes épanouies. Et un colossal échec religieux, pour finir, avec les guerres incessantes entre chiites et sunnites, le terrorisme international, etc… Et puis quel est ce besoin pathologique de vouloir faire justice à la place de Dieu Lui-même ? Tous ces fous de Dieu prêts à mourir et à tuer tous ceux qui oseraient émettre ce qu’ils considèrent comme un blasphème croient-ils leur Dieu si faible, qu’Il serait incapable de se faire justice Lui-même s’Il en ressentait le besoin ? Ils ont une bien piètre image de Celui qu’ils croient servir.

Alors, face à tant d’échecs, comment et pourquoi cherchent-ils à nous imposer cela même qui les a poussés à l’exil ?

Quant à nous, nous vivons également dans un faisceau d’illusions. Pas les mêmes, certes. Mais ce sont ces illusions qui nous affaiblissent face aux prétentions de ces populations exogènes. Depuis les Lumières (qui ont peut-être été un mélange d’ombres et de Lumières) nous avons volontiers prophétisé la mort de Dieu et, depuis, nous continuons de prétendre que nous sommes des esprits forts et que nous pouvons vivre sans Lui. Et pourtant. Des millions de signes dans nos Sociétés montrent une grande détresse. Les paradis artificiels foisonnent. L’alcool coule à flots, l’abus de stimulants est préoccupant, la compétition dans tous les domaines détruit le tissu social si patiemment tissé par les générations précédentes, notre jeunesse accueille des artistes, de souvent peu de talents, comme des sortes de messies et leur voue une sorte de culte païen qui devrait tous nous alerter. Le grand journaliste Claude Monnier, qui vient de nous quitter, avait en son temps écrit une chronique magistrale « Nous trompons Dieu avec le travail ». Trente ans plus tard, la situation s’est encore péjorée : illusion d’avoir des « amis » sur les réseaux sociaux, illusion de vivre et de participer à de grands Mystères en prenant part aux grandes kermesses des festivals de musique, illusion d’être libre et indépendant en évacuant Dieu de nos vies, illusion que nous allons bien alors que nous consommons, alcool, café, tabac, pilules de toutes formes et de toutes couleurs, drogues diverses et variées et parfois des cocktails de tout cela. Ce « vide » affaiblit nos Sociétés en général et en particulier face aux revendications religieuses et communautaristes des migrants à la tête farcie de leurs propres illusions, fruits d’un puissant et systématique lavage de cerveau.

En résumé : nos illusions valent bien les leurs.

Je pense avoir démontré de multiples fois dans ce blog que je suis partisan d’une ligne claire, nette et sans concessions vis-à-vis des migrants issus de pays musulmans. Mais cela ne veut pas dire que tout le bien est dans nos Sociétés et tout le mal dans les leurs. Nous nous devons de redéfinir nos valeurs qui ne peuvent être les pitoyables appels au laisser-faire des tenants du multiculturalisme béat, bêlant et benêt : pensons au fait que la ligue des droits de l’homme (mais pas de la femme), a décidé de s’engager, au nom de la liberté, en faveur du droit des femmes à se soumettre au diktat des mâles de leur communauté et à ceux de leur religion, ce qui est le monde à l’envers. Quand défendront-ils, toujours au nom de la liberté, le droit à porter la burqa ou à se faire exciser ?

Alors il est urgent de redéfinir la place de Dieu dans nos vies individuelles et dans nos Sociétés car l’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions.

12/06/2016

La Turquie actuelle n’a rien à faire en Europe

De nombreuses questions préoccupent ou devraient préoccuper les citoyens et les politiciens européens concernant ce pays. Ces questions avaient été l’objet de la 2ème note jamais écrite dans ce blog le 13 septembre 2010 s’intitulant : « Les limites de l'intégration de la Turquie en Europe ». J’y exposais mes doutes de l’époque et proposais quelques idées qui ne sont, après tout, pas plus mauvaises que toutes celles qui n’ont pas été proposées par l’UE. 

Durant ces 6 années, nous avons tous suivi la dérive autoritaire du pouvoir d’Erdogan : journalistes arrêtés et inculpés, purges dans l’armée, répression brutale des manifestants, opposants placés dans le viseur de la justice, mise sous contrôle de l’appareil judiciaire, intimidation de tous ceux qui remettent son pouvoir en question, y compris au-delà des frontières, chantage envers l’UE sur la question des réfugiés. Mais la dérive ne s’arrête pas là : il a également apporté son soutien au moins logistique à Daech, fait abattre un avion russe qui volait très probablement au-dessus de la Syrie et qui représentait une menace pour ses alliés anti Assad, repris une guerre implacable contre les Kurdes.  

Cette semaine, après la reconnaissance par le Parlement allemand du génocide arménien, il a encore franchi une étape dans l’intimidation en menaçant l’Allemagne de représailles. De plus, jamais avare de ces petites phrases dont il a le secret comme celles sur le rôle de la femme turque ou le nombre d’enfants qu’elle devrait avoir, il a accusé les députés allemands d’origine turque qui ont voté la résolution d’être : « Les porte-parole des terroristes du PKK ». Puis il leur a conseillé d’aller faire contrôler leur sang dans un laboratoire afin de vérifier leur origine. Certes, ces propos ont provoqué la réaction outrée de quelques politiciens. Mais si peu au fond. Aucune, en tous les cas, des intellectuels qui sont habituellement si prompts à honnir tous ceux qui osent parler d’identité. Depuis que Alain Finkielkraut a publié « L’identité malheureuse » qui n’est, après tout, qu’une radiographie tout à fait pertinente sur la difficulté à intégrer certains types d’immigrants, il est honni, insulté, ridiculisé par tout ce que la France compte d’intellectuels et d’humoristes. Et ce ne sont pas forcément les mêmes. Idem pour tous les politiciens qui osent évoquer l’identité de l’Europe. L’idée de trouver l’identité de quiconque dans le sang devrait faire horreur à toute personne de bonne volonté, à tout intellectuel, à tous ceux qui dénoncent le nazisme, le risque d’eugénisme, la volonté de déterminer, par ce biais, l’identité d’un être humain. Et pourtant, dans le cas présent, nos beaux esprits restent silencieux, trop occupés à vomir leur haine contre Finkielkraut. 

Bref. Six ans plus tard, Erdogan a abondamment prouvé qu’il est dangereux pour son pays, son peuple, l’Europe, l’OTAN et la paix dans le monde. Face aux dérives du pouvoir de l’Illuminé du Bosphore de plus en plus menacé de mégalomanie et de paranoïa ce ne sont plus des doutes mais des certitudes : la Turquie actuelle n’a rien à faire en Europe.

06/06/2016

Simonetta Sommaruga: cette femme est dangereuse

Dans cette croisade incessante pour faire de la Suisse un état exemplaire en termes d’asile, la ministre socialiste a marqué un point crucial en manipulant habilement l’opinion comme elle l’avait fait du Parlement auparavant. L’accent a été mis sur l’accélération des procédures et le peuple suisse a entendu ce message et a voté dans ce sens : « Nous ne voulons plus voir ces situations d’enlisement des procédures d’asile et se retrouver avec des réfugiés dont nous ne voulons pas mais que nous ne pouvons pas expulser car leurs enfants vont à l’école depuis plusieurs années ».

Ceci est ce qui nous a été habilement vendu. C’est à cela que nous avons dit oui. La réalité est que face aux millions de réfugiés qui attendent d’envahir l’Europe et dont l’arrivée programmée n’est que momentanément retardée par l’accord extrêmement fragile conclu avec « l’allié » turc dont le chantage est odieux et par les conditions météorologiques en Méditerranée, nous venons de voter une loi qui va nous démunir légalement face au choc migratoire : chaque réfugié aura droit à l’assistance gratuite d’un avocat (depuis quand le recours à un avocat accélère quoi que ce soit…). Elle nous a vendu l’accélération des procédures et nous allons assister à des procédures noyautées par les avocats.

Et comme si cela ne suffisait pas, et au vu de la résistance de certaines communes à accueillir des réfugiés, Mme Sommaruga a prévu de pouvoir exproprier les cantons et les communes afin de pouvoir construire des centres fédéraux d’accueil. Cette possibilité va à l’encontre de tout ce qui fonde le fédéralisme. C’est une approche digne d’un état totalitaire ou au minimum centralisateur comme la France. C’est un viol du fédéralisme et pourtant tout a été accepté car elle nous a promis une accélération des procédures.

Cette femme est habile. Cette femme est dangereuse car elle est habile.

 

25/05/2016

Qui sème le vent récolte la tempête

Nos pays « démocratiques » c’est-à-dire ceux où les citoyens participent régulièrement à ce théâtre de dupes que l’on appelle élections, sont dans une situation de plus en plus inquiétante. Il y a de nombreux coupables.  

Dans tous les pays développés, les « élites » politiques de droite comme de gauche, ont soit profité de leur proximité incestueuse avec l’argent pour se goberger pendant que les classes moyennes et défavorisées supportaient la totalité du poids des crises successives, soit se sont soumises à ces mêmes forces. 

Aux Etats-Unis, en Europe, en Suisse, les instances dirigeantes sont sourdes aux besoins des peuples et continuent de prôner la mondialisation, la libre circulation, l’ouverture des frontières aux réfugiés et soutiennent les multinationales au détriment des besoins de sécurité et de santé des peuples (dernier exemple en date, le refus de la Commission européenne d’interdire le glyphosate, un désherbant pourtant hautement toxique). A tous les échelons nous retrouvons la corruption quasiment généralisée des dirigeants, la volonté forcenée de s’enrichir (que l’on parle d’instances sportives, de dirigeants de multinationales ou des actionnaires des mêmes), le mépris des classes moyennes et défavorisées, le même autisme face aux appels des peuples, le même théâtre guignol dans nos parlements.

Nous allons ainsi d’élection en élection, de mensonges en mensonges, de parodie de démocratie en parodie de démocratie. Mais le résultat est là : la droite la plus caricaturale est partout aux portes du pouvoir. Aux Etats-Unis, le parti républicain est dans un tel état de déliquescence que D. Trump risque d’être son candidat à la présidentielle. C’est pourtant un homme tellement ridicule que Berlusconi passerait presque pour un homme politique « sérieux » à côté de lui. Mais sa force est justement de dire n’importe quoi, de faire rêver le citoyen lambda en lui faisant croire qu’il va lui permettre de prendre sa revanche sur ses élites corrompues. En France, la gauche modérée a perdu toute crédibilité et le FN monte lentement mais sûrement. En Autriche, il s’en est fallu de quelques milliers de voix. Pour cette fois-ci.

Partout, pour des raisons à la fois identiques et des variations dues à la politique locale, les peuples sont de plus en plus tentés de faire venir au pouvoir des hommes politiques dont ils espèrent qu’ils mettront fin à la corruption quasi généralisée, à la pourriture morale qui gangrène nos Sociétés jusqu’au sommet du pouvoir, à l’autisme criminel de ceux qui s’empiffrent entre amis, à l’insupportable prétendue supériorité morale de ceux qui refusent de voir les tensions de plus en plus insupportables que subissent nos Sociétés du fait d’un affaiblissement de l’état et de l’effondrement des frontières voulu et encouragé par ceux qui en profitent. Sans parler de tous ceux qui abdiquent devant leur devoir de protection des valeurs identitaires de l’Europe voire qui poursuivent leur combat haineux contre les valeurs judéo-chrétiennes en instrumentalisant l’Islam. A leur profit croient-ils, les innocents.

Si la peste brune revient demain en Europe, ceux-là même qui dénoncent l’extrême-droite depuis des décennies mais travaillent activement et inconsciemment à son avènement ne devront s’en prendre qu’à eux-mêmes car ils auront tout fait, tout mis en œuvre pour que cela se produise.

18/04/2016

Suisse : quand le populisme de gauche devient une forme de lobotomie

Dans tous les domaines de la société suisse le populisme de gauche, visant à faire de notre pays un modèle de vertu, est à l’œuvre. Il faut, selon ses avocats, moraliser la finance, faire peser la fiscalité sur les riches afin de raser gratis, surveiller l’activité des multinationales suisses partout où elles sont implantées afin qu’elles respectent les règles d’éthique les plus exigeantes, etc.., etc... Votation après votation le peuple suisse, dans sa grande sagesse, rejette vigoureusement ces objets extrémistes qui n’ont été implémentés dans aucun autre pays et qui mèneraient notre pays à sa ruine inéluctable.

Ce n’est pas tout malheureusement. Censée entrer en vigueur au 1er janvier 2017, la nouvelle législation « Swissness » est un casse-tête pour de nombreuses entreprises déjà confrontées au très problématique challenge que représente l’appréciation constante du franc suisse par rapport aux principales monnaies. Pour mémoire, dans les années 60, le dollar us valait 4.20 CHF (contre moins de 1 ces dernières années), la livre sterling était à plus de 12 CHF (contre environ 1.50 ces derniers mois) et l’euro est passé de 1.60 lors de son lancement à un maigre 1.10 depuis le 15 janvier 2015.

Et ce n’est pas encore tout. La ministre socialiste en charge de l’immigration se veut une juste parmi les justes. Alors que tous les pays européens travaillent, avec une détermination plus ou moins avouée, à dissuader l’immigration (Danemark, Allemagne depuis peu), voire à l’empêcher par tous les moyens (Hongrie, Pologne, Bulgarie, Slovénie, Macédoine, France qui a fermé sa frontière à Menton, Autriche qui construit une barrière anti-migrants au col du Brenner), la Suisse se prépare activement à accepter tous les migrants qui voudront bien nous faire l’honneur de se présenter à notre frontière. Et ne doutons pas une seule seconde qu’ils se présenteront en masse puisque notre pays est au centre d’un entonnoir fermé de tous les autres côtés. Seule la frontière suisse, au nord de l’Italie, reste une passoire assumée et voulue par nos « autorités ». Se rendent-ils seulement compte de ce que cela pourrait représenter ? Apparemment oui, puisque la Confédération se dit prête, si la nouvelle loi sur l’asile est acceptée, à exproprier cantons et communes afin de construire des centres fédéraux pour requérants.

La folie moralisatrice qui périodiquement menace notre pays pourrait trouver là son apogée et l’entraîner dans un abîme sans fond. Et notre système de démocratie directe ne nous protégera pas cette fois-ci car plus personne, même pas l’UDC, ne semble prêt à se lever contre le terrorisme moralisateur qui travaille si activement à notre perte. Que la loi sur l’asile soit acceptée ou non.

05/12/2015

FIFA: De tous petits joueurs dans le monde de la corruption

Comme à son habitude, lorsque la « justice » américaine tient un os, elle ne le lâche plus. La Suisse en a fait la cruelle expérience avec l’affaire des fonds en déshérence. Le scénario, en ce temps-là, était devenu tellement ubuesque qu’à certains moments on avait très fortement eu l’impression que c’était notre pays qui avait envahi la moitié du monde et mené à bien la «solution finale».

Aujourd’hui, la même « justice » a trouvé un nouveau bouc émissaire. La ministre US de la justice a déclaré hier que l’ampleur de la corruption [au sein de la FIFA] atteint des niveaux « inconcevables ». Certes, la FIFA n’est sans doute pas seulement une association de vieillards plus ou moins cacochymes mais également une formidable machine à produire des gains faciles à se distribuer entre soi. Et tout assainissement sera le bienvenu. Mais Mme Loretta Lynch n’a-t-elle vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent par les temps qui courent :

  • Le secteur bancaire et financier américain a-t-il été remis au pas ?
  • Tous ceux qui ont contribué à la crise des subprimes qui a failli ruiner la planète entière et poussé des millions de gens, aux Etats-Unis et en Europe à la misère, sont-ils tous derrière les barreaux ?
  • La facture de la crise a-t-elle été et continue-t-elle d’être payée tous les jours par les coupables et leurs complices ou par ces centaines de millions de citoyens des classes pauvres et moyennes qui se saignent tous les jours aux quatre veines pour payer la facture d’une poignée de malfaiteurs jouissant d’une totale impunité ?
  • L’épaisseur de crasse de la corruption de nos élites politiques par nos élites financières et économiques a-t-elle été définitivement nettoyée ?
  • La violence inconcevable des riches contre les pauvres appartient-elle enfin au passé ?

Curieusement, sur tous ces sujets, la justice américaine et sa ministre sont extraordinairement muets et pour tout dire paralysés. Ou bien ont-ils déjà tout oublié puisque, c'est bien connu, il ne faut pas tenir rancune à ses amis ?

Il est tellement plus facile de s’attaquer à une association sportive, qui pour être riche, n’en est pas moins un nain en terme de soutiens politiques. Et ce n’est pas le gouvernement suisse, connu pour sa soumission, qui servira de rempart.

Une fois encore on assiste à ce système où les vrais puissants, quels que soient leurs torts, sont protégés et jouissent d’une impunité totale alors que l’on tape violemment sur de supposés « méchants » qui ne sont que de tous petits joueurs dans le monde de la corruption.

 

28/11/2015

Attentats de Paris: Nous réveillerons-nous avant qu’il soit trop tard ?

J’ai peur que malgré l’intensité inouïe des attaques parisiennes nous continuions d’être comme anesthésiés face au danger mortel qui menace l’Europe. Pourquoi ?

Premièrement car je ne crois pas à la notion de « modération » dans l’islam. Ou bien on pratique cette religion et on cautionne la totalité des versets du livre qui est à sa base, y compris les plus extrémistes, ou on ne la pratique pas. Mais il n’y a pas de moyen terme.

Deuxièmement, c’est une religion fondamentalement conquérante. La différence entre les islamistes radicaux et les musulmans «modérés» est que les uns veulent prendre le pouvoir par la force alors que les ordres attendent de pouvoir le prendre par des moyens détournés (natalité, déliquescence morale de l’Occident, mauvaise conscience, intimidation, infiltration lente mais systématique dans tous les rouages de nos Sociétés…).

Troisièmement, je reste plus convaincu que jamais que c’est la masse qui crée l’extrémisme. J’avais déjà mentionné ce point dans un billet au lendemain du massacre à Charlie-Hebdo (« Cette folie barbare ne pousse pas hors sol » ) car on ne peut ignorer que c’est la présence des 15-20 millions de musulmans sur le sol européen qui facilite et favorise l’émergence de ces cellules radicalisées. A l’extrême, s’il n’y avait que quelques dizaines de milliers de musulmans sur sol européen, ces attentats ne pourraient tout simplement ni être conçus et encore moins exécutés.

Quatrièmement, s’il est certainement indispensable de s’attaquer à ces cellules terroristes et de nommer ses membres pour ce qu’ils sont: des islamo-fascistes, est-ce suffisant ? Non, car je soupçonne que loin de nuire aux desseins des stratèges «modérés» de l’expansionnisme musulman en Europe, chaque attentat est une nouvelle occasion de se glisser dans la peau de l’agneau pour mieux endormir notre vigilance.

Cinquièmement, que pour tous les médias bien-pensants, les traditionnels appels à ne pas faire d’amalgames entre musulmans «modérés» et islamistes radicaux semblent représenter l'acmé de leur réflexion.

Je déduis de tout cela que nous n’avons toujours rien appris. Rien compris. Nous réveillerons-nous avant qu’il soit trop tard ?

07/10/2015

Grands principes ou Realpolitik ?

Jamais encore la tumeur cancéreuse qui se développe depuis des décennies au Proche et au Moyen Orient n'aura recelé un tel risque pour la santé de ce grand malade qu'est la Terre :

  • Elle continue d'envoyer ses métastases un peu partout sous forme de cellules terroristes, dormantes ou actives. Ainsi que des milliers de propagandistes qui savent si bien s'insinuer dans nos médias en distillant le discours parfaitement formaté que nous avons tellement envie d'entendre afin de n'avoir aucune décision à prendre
  • Beaucoup plus grave encore, avec l'aggravation du conflit en Syrie, elle attire les armées d’un nombre de plus en plus considérable de pays: de la région bien évidemment, des membres de l'OTAN que sont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne (bientôt) et la Turquie au jeu plus que trouble et douteux. Ajoutez-y la Russie depuis quelques jours aux côtés de ce qui reste de l'armée de Bachar el-Assad et des forces iraniennes et vous obtenez un cocktail au potentiel détonant considérable. Surtout avec l'aveuglement stratégique de plus en plus épais de nos dirigeants politiques et militaires vis-à-vis de la Russie.

Le problème de nos dirigeants est qu’ils croient mordicus à leur propre propagande. Ils s’en vont par monts et par vaux pérorer sur notre responsabilité vis-à-vis de tel ou tel peuple, quand ce n’est pas de la planète entière. Sur notre devoir d’accueillir les millions de réfugiés qui forcent les portes de notre maison. Et sur notre devoir de défendre la démocratie. Tout ceci est aberrant et pour plusieurs raisons :

  • Premièrement car nos pays sont objectivement ruinés. Depuis les débuts de la mondialisation (et je m’en suis souvent ouvert dans ce blog) il règne une véritable schizophrénie : d’un côté nos gouvernements continuent de parler de solidarité et de partage des richesses pour obtenir nos voix alors que sitôt au pouvoir ils organisent le transfert légal des richesses vers une minuscule élite d’investisseurs
  • Deuxièmement car la crise des subprimes a révélé le degré de cynisme que nos élites ont atteint puisque les petites gens d’Europe et des Etats-Unis ont dû se saigner aux quatre veines pour sauver un secteur bancaire qui s’enrichit pourtant sur notre dos depuis des décennies
  • Troisièmement, car pour les raisons invoquées au point 1) et 2), nos armées sont depuis de nombreuses années des variables d’ajustement de nos budgets nationaux. C’est ainsi qu’il n’y a plus une seule armée en Europe digne de ce nom, et ce n’est pas le baroud d’honneur de la France au Mali (un conflit tout juste à sa mesure) qui me fera changer d’avis. Quant à l’armée des Etats-Unis, elle est visiblement épuisée et elle a, elle aussi, subi une sévère cure d’amaigrissement
  • Quatrièmement car chaque fois qu’un dictateur est tombé dans cette région il a été remplacé par un régime encore plus corrompu et sanguinaire.

Alors voulons-nous vraiment continuer de défendre les grands principes au détriment de nos intérêts politiques et stratégiques ? Je crois que c’est le dernier moment pour que nos nains politiques et stratégiques réalisent qu’il est temps de revenir à une forme de Realpolitik en réalisant l’union sacrée de nos pays avec la Russie dans cette lutte contre cette tumeur. Au risque, dans le cas contraire, de faire un pas de plus vers le bord de la falaise.

11/09/2015

Un moment charnière pour l'Europe

Nous vivons un moment charnière pour l’avenir de l’Europe. D’un côté il y a ces quelques dirigeants qui cherchent à défendre leur pays et l’Europe par la même occasion, contre la vague migratoire: ceux des 4 pays du groupe de Visegrad et ceux du Danemark. De l’autre, les dirigeants des autres pays, Suisse comprise, pris par l’hystérie convulsive qui secoue notre continent. L’Autriche quant à elle semble danser d’un pied sur l’autre. Combien de temps ces courageux dirigeants réussiront-ils à résister au rouleau compresseur allemand reste à démontrer. Quoi qu'il arrive, je les admire d'ores et déjà.

Ce phénomène d’hystérie collective est très intéressant car nous assistions depuis de nombreuses années à un clivage entre deux camps irréductibles : ceux qui rejetaient largement et pour différentes raisons une immigration extra-communautaire massive et ceux qui professaient avoir du cœur en voulant la faciliter. Ces camps ne bougeaient pas depuis longtemps. C’était le status quo et le dialogue de sourds.  Et depuis la photo, de nombreuses personnes de tous horizons ont basculé dans l’émotionnel et l’irrationnel, rompant ce status quo. Or, ce qui peut être admissible chez Monsieur ou Madame tout-le-monde est simplement inacceptable venant de personnes ayant aspiré à la charge suprême qui consiste à diriger un pays ou une communauté de pays.  

Pour la seule année 2015, ce sont environ 1.5 million de migrants qui entreront en Europe. Mais ce chiffre est trompeur car nous savons tous que l’immense majorité de ces migrants sont des hommes seuls et qu’ils exigeront le regroupement familial dès qu’ils seront installés. Ils généreront dès lors une immigration effective qui sera comprise dans une fourchette entre 3 et 5 millions de personnes. Beaucoup plus grave pour notre avenir, je ne vois pas qui aura demain le courage de refermer la porte maintenant qu’elle est si largement et si irrationnellement ouverte. Et prions pour qu'il n'y ait pas demain une guerre civile en Turquie car les dirigeants de ce pays, à force de jouer avec le feu, pourraient perdre un jour le contrôle de la situation.

08/09/2015

Il aura suffi d’une photo

Depuis de nombreux mois nous assistons à une cacophonie de plus en plus indigeste face au siège de notre continent, fait pas les millions de migrants potentiels fuyant la désespérance sans issue de leurs pays respectifs. Les Syriens, par exemple, après avoir fui la guerre civile en se réfugiant en masse au Liban et en Turquie sont décidés à se trouver un véritable avenir en Europe. Encouragés en cela par des passeurs pour lesquels c’est un business extraordinairement lucratif (pour rappel, un bateau avec 800 migrants « rapporte » un million de dollars). Or il y a des millions d’immigrants potentiels car de l’Afrique au Pakistan, il y de nombreux pays accablés par la misère due à des gouvernements corrompus ou à la guerre que les musulmans mènent aux musulmans ou les deux à la fois. 

Et que faisons-nous face à cela ? Après avoir dressé des barrières sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et avoir tenté de dissuader les migrants potentiels de tenter leur chance, nous assistons à des gesticulations de la part de tous nos gouvernements qui ne savent simplement pas quoi faire face à cet exode. D’un côté ils voudraient fermer les frontières et de l’autre ils sont piégés par la soi-disant tradition humanitaire de l’Europe. 

Ainsi, nous avons eu le discours de fermeté sur la façon dont nous allions appréhender les bateaux affrétés par les passeurs afin de les bouter hors des eaux européennes. Puis les mêmes ont parlé de détruire lesdits bateaux. Je ne sais pas si l’Afrique est un grand cimetière à vieilles épaves mais visiblement, si cette politique est appliquée, elle ne sert strictement à rien. Et les voies se sont diversifiées. Aujourd’hui toutes les routes possibles et imaginables sont empruntées, comme si une digue s’était rompue. 

Face à l’évidence on a ensuite été spectateur d’une guerre des égoïsmes par médias interposés. Au cours de différents sommets européens, qu’il vaudrait mieux renommer les abysses européens, on a assisté aux pathétiques tentatives des différents pays de l’UE de se repasser la patate chaude. C’était à qui trouverait le meilleur moyen d’accueillir le moins de réfugiés possible. Des quotas de répartition ? Jamais de la vie. Et la Grande-Bretagne, traditionnel aimant à migrants, tentait de se calfeutrer tant bien que mal. 

On a passé ensuite à une guerre des chiffres. Impossible d’avoir un chiffre honnête sur ces vagues migratoires. Selon les uns il est entré 124'000 personnes en Europe cette année. D’autres nous parlent de plus de 300'000. Seule Mme Merkel a eu le courage de dire la vérité en disant que l’Allemagne allait accueillir 800'000 immigrants cette année. Sur la base de ce chiffre et en l’extrapolant à l’ensemble de l’Europe, il est plus que probable que le véritable solde migratoire pour 2015 se situera aux alentours de 1,5 millions. 

Et puis il y a eu la fameuse photo que tout le monde connaît. Depuis, d’une seconde à l’autre, et pour flatter l’opinion publique bouleversée, c’est à qui se montrera le plus vertueux. Les gouvernements, comme les simples citoyens, veulent tous faire partie des justes. La France est fière d’annoncer qu’elle va accepter 24'000 Syriens dans les 2 années qui viennent (cela rappelle Mme Sommaruga qui annonçait fièrement il y a un peu plus d’un an que la Suisse allait accueillir 500 Syriens). Comme si les migrants s’intéressaient à nos petits calculs d’apothicaires. Même David Cameron y est allé de son laïus humanitaire. Nous assistons depuis à une véritable forme d’hystérie collective. J’en veux pour preuve la haie d’honneur à la gare de Münich à l’arrivée d’un train de réfugiés ainsi que toutes les grandes déclarations vertueuses de politiciens qui n’ont d’yeux que pour les sondages d’opinion. 

En ce qui concerne l’Allemagne, elle a certes beaucoup, beaucoup à se faire pardonner, mais le seul point sur lequel je suis d’accord avec Mme Merkel est que cette vague d’immigration va changer le visage de l’Allemagne (et de l’Europe par la même occasion). Ce qu’elle n’a pas dit c’est dans quel sens.

30/05/2015

Blatter au conseil fédéral!

Ô je ne parierais pas une grosse somme d’argent sur la probité du bonhomme mais le voir tenir tête au DOJ américain me fait particulièrement chaud au cœur.

Cela fait des années, au minimum depuis l’affaire des fonds en déshérence, que notre pays est littéralement tyrannisé par les Etats-Unis. Et tout cela pourquoi? Parce que nous sommes riches et que nous sommes petits et sans amis. La recette idéale pour devenir le souffre-douleur du, plus pour longtemps, plus grand de la classe.

Alors les Etats-Unis sont-ils un pays tellement au-dessus de tout soupçon qu’ils peuvent se permettre de nous faire en permanence la leçon? Certainement pas! Nous savons tous à quel point ce pays traîne de casseroles et cela dès sa fondation, avec la quasi extermination des peuples amérindiens. Je ne vais pas refaire la liste connue de tous, de toutes les exactions, compromissions avec des dictatures d’extrême-droite, soutiens militaires actifs aux mêmes, renversements de gouvernements démocratiquement élus, guerres iniques, mensonges d’Etat, corruption des élites politiques, économiques et financières, soumission de la classe politique aux forces de l’argent. Etc… Etc…

Eh bien tout cela ne les empêche en aucun cas de vouloir aller faire le ménage chez les autres au lieu de commencer à remettre de l’ordre dans leur propre maison qui pourrit pourtant de la cave au grenier.

Alors puisque depuis toutes ces années de tyrannie nos Conseillers fédéraux brillent plus par les traces d’huile qu’ils laissent au fond de leurs pantalons chaque fois qu’un représentant du pouvoir US nous accuse de tous les maux, je m’écrie joyeusement:

  • Vive Blatter !
  • Blatter au Conseil fédéral !

24/11/2014

Suisse: Populisme de gauche et de droite, un danger mortel

Cela fait quelques années que nous parlons de la polarisation toujours plus grande de la vie politique dans notre pays. Cela a, certes, donné une vie politique un peu plus intéressante mais cela a aussi des effets pervers dont nous souffrons tous. Et cela se traduit dans le nombre de plus en plus grand d’initiatives populaires et populistes de gauche et de droite soumises au peuple.

Parmi ce que l’on appelle le populisme de droite, il y a bien sûr le thème récurrent de l’immigration auquel on peut ajouter celui de la sécurité. Et les réponses des partis du centre sont malheureusement si frileuses qu’elles ont plutôt tendance à faire le lit des extrémistes. Et puis il y a celui sur l’or de la BNS. Honnêtement, je suis incapable de me prononcer sur le fond. Par contre, je trouve que cela «sent» tellement la propagande de l’UDC et sa volonté d’utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour se mettre en avant dans le débat politique et se profiler pour les prochaines élections que je trouve cela malsain et dangereux. 

Parmi le populisme de gauche, et au plan fédéral, il y a toutes ces initiatives pour moraliser la vie politique et surtout économique de notre pays. L’abolition des forfaits fiscaux est une bonne chose en théorie, mais elle ne tient aucun compte des réalités du monde dans lequel nous vivons. Je suis le premier et je pense l’avoir suffisamment écrit dans ce blog, à m’insurger contre le retour des égoïsmes et contre la complicité de nos gouvernements dans l’accaparement des richesses par un petit groupe de nantis. Mais je trouve que cette poignée de politiciens qui veulent faire de la Suisse un îlot de pureté au milieu de la mare aux requins ne font rien d’autre que de se profiler face à l’UDC et tenter de s’attirer des voix et des sympathies. Comme dans nombre de problèmes, la solution ne pourra pourtant provenir que d’un consensus négocié par tous les pays concernés. Au plan cantonal, nous avons eu cette initiative de l’AVIVO qui croit encore au Père Noël et qui a pour seul effet de remettre en question l’équilibre et le catalogue des prestations des TPG. 

Ne nous laissons pas manipuler par les egos des uns et des autres. La Suisse est un minuscule territoire qui ne peut être gouverné qu’au centre. Or, ce centre qui a perdu le courage d’inventer le futur et se contente de gérer frileusement le futur en utilisant les recettes du passé, offre le champ libre aux populistes de gauche et de droite qui osent des propositions hardies, même si elles sont irréalistes. J’espère que le peuple suisse saura garder sa sagesse et ne se laissera pas aspirer par les extrêmes qui représenteraient un danger mortel pour notre pays.

15/02/2014

Initiative de l’UDC: ne nous laissons pas déstabiliser

Ne nous laissons pas déstabiliser par tous ceux qui expriment leurs rognes et leurs frustrations pour tenter de discréditer les uns ou les autres et diluer le résultat des votations de dimanche en semant la zizanie confédérale.

Les propos de ceux qui dénoncent le patriotisme réel ou fantasmé des uns ou des autres, de ceux qui souhaitent que tel ministre soit envoyé comme négociateur en chef à Bruxelles (Dieu nous préserve, je ne l’enverrais même pas acheter un kg de bananes), de ceux encore qui souhaitent que les quotas soient attribués aux cantons au prorata du résultat des votations prouvent que les politiciens français ayant réagi aux résultats de dimanche n’ont pas le monopole des âneries (voir mon précédent billet «Initiative de l’UDC: et pan sur le pif».

Le peuple suisse a voté avec sa maturité habituelle. Il a envoyé un message fort à la classe politique:

«Nous voulons maîtriser notre développement».

Rappelons que la population suisse, depuis l’ouverture des frontières et à cause du formidable succès et du pouvoir d’attraction de notre économie, croît de 1% par année. C’est énorme. Cela équivaut à devoir construire une ville de la taille de Lucerne CHAQUE année. Rapporté à l’échelle de la France, c’est comme si le solde migratoire était de 650'000 personnes. Alors qu’en 2013 il a été de moins de 300'000 sur un territoire immensément plus grand et dont les 2/3 ne sont pas occupés par les Alpes. Mais l’économie suisse a créé plus de 600'000 emplois ces dernières années, et pas dans la finance contrairement aux clichés qui ont cours dans certaines rédactions de médias européens, alors que, soit dit en passant, la France en a perdu encore plus.

Je crois, en fin de compte, que le peuple suisse a voté en faveur de la Lex Weber pour protéger ses paysages alpins contre la folie spéculative et qu’il a voté en faveur de l’initiative de l’UDC pour protéger le plateau suisse contre le développement anarchique auquel nous assistons depuis l’ouverture des frontières. Nous sommes heureux des succès de notre économie mais ces succès doivent être encadrés intelligemment par une politique adaptée et ne pas nous donner l’impression que c’est un train fou qui va détruire ce qui reste de notre identité nationale. Qui voudrait qu’avec les années et à ce rythme, le plateau suisse soit transformé en une gigantesque ville de Genève à Romanshorn ?

Donc en votant ainsi, nous avons été collectivement cohérents d’une votation à l’autre. Le seul problème de l’initiative de l’UDC était son libellé. Il était efficace politiquement parlant mais il ouvrait la porte aux interprétations xénophobes ce que n’ont pas manqué de faire certains observateurs malveillants. Mais ce n’est pas du tout la mentalité de notre population ouverte sur le monde.

C’est dur la politique et je ne souhaiterais pas cette carrière à mon pire ennemi. Entre la soumission au chef, les négociations jusqu’au bout de la nuit pour des queues de cerise, le respect des consignes y compris au prix de ses convictions, la politique est une machine à uniformiser et à broyer les êtres et leur identité. Ne laissons pas les frustrations de ces politiciens nous déstabiliser.

11/02/2014

Initiative de l’UDC: et pan sur le pif

J’ai voté contre l’initiative de l’UDC comme la grande majorité des Genevois. Mais il faut bien admettre que beaucoup de choses sont allées de travers depuis quelques années et que l’UDC a su capitaliser sur le mécontentement grandissant d’une partie de la population. 

Contrairement aux âneries répétées par de nombreux politiciens européens mal informés ou intellectuellement paresseux ou encore soucieux de défendre un modèle de construction européenne qui n’a plus la cote, la Suisse est un pays largement ouvert sur le monde. Comment expliquer autrement les succès rencontrés par nos petites, moyennes et grandes entreprises sur les marchés mondiaux.

Le problème avec les âneries c’est qu’à force d’être répétées elles prennent l'apparence de vérités.

J’aimerais entendre notre gouvernement aller expliquer des choses simples à leurs collègues européens:

  • La Suisse est un minuscule pays d’un peu plus de 41'000 km2 dont les 2/3 sont occupés par les Alpes. Sur le mouchoir de poche qui reste, nous sommes déjà 8 millions d’habitants et on nous en promet 10 millions dans une vingtaine d’années. Ceci est une limite géographique dont les effets pervers ne pourront être atténués que par une politique volontariste en termes d’aménagement du territoire. Et pas sûr que la LAT suffira
  • Deuxièmement, les mesures d’accompagnement promises lors de la signature des accords bilatéraux sont restées largement insuffisantes dans de nombreuses régions du pays et dans de nombreux secteurs économiques. Ceci est un problème politique lié à l’inertie de notre gouvernement et à la malhonnêteté de certains patrons (comment voulez-vous trouver un emploi si vous êtes résident au Tessin alors que de l’autre côté de la frontière il y a des millions de chômeurs prêts à travailler pour un salaire italien)
  • Troisièmement, les infrastructures ne suivent pas et ce pays est au bord de l’apoplexie. Cela fait un temps certain que je cherche à changer d’appartement, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Et lorsqu’un appartement arrive sur le marché, vous êtes la cinquantième personne à le visiter. Là aussi notre gouvernement a failli en laissant les lois du marché permettre une flambée des prix des logements au détriment de la classe moyenne et des classes défavorisées.

Même si, comme déjà mentionné, j’ai voté contre, je dois reconnaître une certaine forme de sagesse à cette décision. Et je pense que ce vote est beaucoup plus un désaveu du laxisme de notre gouvernement qui gouverne surtout par laisser-faire que de la peur de l’ouverture ou de repli identitaire ou autres âneries entendues dans la bouche de Laurent Fabius, Manuel Valls ou encore Jean-Marie Cavada que l’on a connus mieux inspirés.

Il serait plus que temps que nos ministres empoignent leur bâton de pèlerins et sillonnent l’Europe pour expliquer les particularismes helvétiques plutôt que de se couvrir de cendres et de honte. Et plus que temps également de prendre quelques mesures énergiques pour limiter certains abus qui ulcèrent la population et font le jeu de certains habiles politiciens.

28/01/2014

La France et son «problème» suisse

Heureusement, la grande majorité des citoyens français a une bonne image de la Suisse. Ils sont venus, viennent ou viendront passer leurs vacances dans notre pays. Il y a ceux aussi, travailleurs, cadres, chefs d’entreprise, qui viennent ici car ils savent qu’ils y trouveront un cadre de vie agréable et des conditions propices au développement de leur carrière ou de leur entreprise. 

Et puis il y a les autres. Ceux pour qui la Suisse n’est qu’un havre de bandits recyclant l’argent sale ou de citoyens indignes pratiquant l’évasion fiscale. Ils ne s’intéressent pas vraiment à notre pays, n’ont aucune intention d’en étudier le fonctionnement et les institutions et se plaisent simplement à répéter en boucles leurs poncifs: l’économie suisse est une économie du crime et il faut tout mettre en œuvre pour lui faire rendre gorge.

Je suis un auditeur régulier de France-Inter et cette attitude transpire en permanence sur cette antenne. Soit ce pays semble ne pas exister pour ses journalistes, soit il est question de paradis fiscal, d’évasion fiscale, etc.. Jamais ils ne s’intéressent à autre chose. Jamais ils ne cherchent à comprendre la véritable structure de notre économie. Jamais ils n’informent l’auditeur français que la finance ne représente que 10-13% du PIB. Jamais ils n’informent le citoyen français que la Confédération a un budget équilibré bien que les 2 grandes banques ne paient plus d’impôt depuis 2008 et la crise des subprimes. Et lorsque les journalistes évoquent le rejet, par le peuple, de certains objets pour améliorer les prestations sociales, ce n’est que pour mieux se moquer et il ne leur vient jamais à l’idée que si notre pays est globalement riche, c’est parce que nous sommes prêts à travailler d’abord et avons une approche très raisonnable et équilibrée des relations au sein de l’entreprise.

Dans ce pays dont les journalistes économiques et politiques ont une attitude si équivoque vis-à-vis de l’Allemagne et ses succès économiques, on en arrive facilement à la conclusion que ce pays obtient ses succès au détriment de ses partenaires européens.

Quant à la Suisse, n’en parlons surtout pas. Et pourtant, si l’Allemagne obtient ses succès économiques à cause d’un dumping salarial, que dire de la Suisse ? C’est probablement le pays du monde dont le coût du travail est le plus élevé au monde, dont la monnaie est en réévaluation quasi permanente (il suffit de regarder les cours des principales devises vis-à-vis du CHF depuis 40 ans) et pourtant nos entreprises survivent et prospèrent dans un environnement extraordinairement difficile. Depuis l’ouverture des frontières, des centaines de milliers d’Européens (chaque année nous sommes obligés de construire une ville de la taille de Lucerne) sont venus tenter leur chance ici. Ce qui a encore amélioré la productivité et permis l’expansion économique de notre pays.

Et que se passe-t-il pendant ce temps chez nos voisins ? Le chômage augmente et augmente encore. Et la catastrophe finale n’est évitée que grâce à des plans emplois pour les jeunes. Dans ce pays, il ne fait pas bon avoir moins de 27-28 ans et plus de 50 ans. Et il y a longtemps qu’ils «bénéficient» de la retraite à 60 ans et des 35h. Il n’y a bientôt plus qu’un noyau d’actifs devant soutenir un nombre de plus en plus important d’inactifs de toute catégorie. C’est effrayant. Quid d’une réflexion en profondeur sur les institutions ? Quid d’une remise en question de ces vieilles certitudes qui mènent ce pays à son déclin inexorable ?

Et dans un domaine plus léger, on retrouve cette même jalousie de certains journalistes, sportifs cette fois-ci, vis-à-vis des succès de notre pays. Impensable pour ces journalistes bon teint d’admettre et de reporter que nos sportifs obtiennent des succès. Ce qui pour d’autres donnerait lieu à une information méritant un développement est susurré du bout des lèvres lorsqu’il s’agit d’un sportif suisse. On l’a encore vu très récemment avec la fabuleuse, et méritée, victoire de Stan à Melbourne et la pauvreté avec laquelle celle-ci a été évoquée sur les ondes de cette radio, alors qu'une victoire dans un tournoi du grand Chelem est un événement sportif considérable. Lamentable.

La France est malade de sa croyance en la toute-puissance du Père, ce monarque dont ils ont fait rouler la tête dans la sciure mais pas dans leur cœur et dans leur tête. C’est un pays dont trop de citoyens et ce qui est plus grave, la vaste majorité des journalistes hypnotisés par la lumière du pouvoir, sont encore infantilisés par cette croyance absurde en l’omnipotence d’un seul homme. Et tant que les français n’auront pas fait une nouvelle révolution, des esprits cette fois-ci, ils resteront ces citoyens immatures, incapables de prendre leur destin en mains et attendant tout de la figure tutélaire, nommée tous les 5 ans avec les «pleins» pouvoirs (ce qui ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui).

L’élite politique française aurait grand intérêt à étudier les institutions et le tissu économique de notre pays au lieu de se complaire dans ses certitudes qui ne racontent rien, n’expliquent rien et ne font que la priver d’une plus salutaire grille de lecture.

11/11/2013

11 novembre: qu'avons-nous appris ?

En cette journée du 11 novembre commémorant la fin de la 1ère guerre mondiale, je me demande ce que cela représente encore aujourd’hui.

Certes nous repensons avec émotion aux malheurs générés et cherchons à comprendre ce qui a poussé les Nations et les peuples à se jeter les uns contre les autres. Alors loin de moi l’idée de minimiser les souffrances et les horreurs vécues par les hommes et les femmes de ce temps-là mais malgré la répétition annuelle de ce devoir de mémoire, qu’avons-nous appris collectivement ?

Avons-nous appris la justice sociale ?

Avons-nous appris à lutter contre les ferments de la guerre ?

La réponse à ces deux questions est non ! Certes, nous avons créé des institutions pour éviter les dérives abominables qui ont été le moteur de la deuxième guerre mondiale. Mais nous n’avons pas su et encore moins voulu lutter contre les profonds déséquilibres sociaux vécus sur toute la surface de notre Planète.

Aujourd’hui, après la parenthèse miraculeusement obtenue (en Occident) sous la pression et les menaces du communisme mondial et des forces du Pacte de Varsovie, nous vivons à nouveau dans une Société en guerre :

  • Une guerre civile déguisée des ultra-riches contre la classe moyenne et les pauvres
  • Une guerre des nations riches contre les nations pauvres
  • Une guerre des grands Etats contre les petits.

Nous n’avons visiblement rien appris et si toutes ces commémorations font de très jolies cérémonies et servent à refaire, l’espace de quelques heures, une certaine unité nationale, cela ne contribue en rien à modifier l’égoïsme atavique et pathologique de quelques-uns contre le plus grand nombre. Et c’est là que se trouvent les véritables ferments de la guerre.

Aujourd’hui des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes à travers le monde sont réduits CHAQUE JOUR à l’esclavage ou meurent de faim et/ou de maladies liées à la malnutrition.

Même en Occident, tous les jours des familles sont jetées à la rue car elles ne peuvent plus assumer leurs charges qui augmentent chaque jour. Tout cela ne profite qu’aux ultra-riches qui sont de plus en plus riches (par le principe des vases communicants et grâce à l'exercice du pouvoir à leurs seuls profits) et de plus en plus déphasés avec la réalité du plus grand nombre.

Ces commémorations me laissent un goût amer quand je pense avec quelle insouciance nous passons les morts des guerres économiques actuelles (et passées) par pertes et profits.

21/09/2013

Big Brother ? Nous y courons en chantant

Si l’on demandait à chacun d’entre nous ce que nous pensons de la vie exposée dans la fiction de Georges Orwell (« 1984 »), nous nous écrierions tous que c’est l’horreur suprême.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent d’accomplir ce que Georges Orwell n’avait pu imaginer : savoir à tout instant où se trouve n’importe qui, ce qui nous intéresse, les sites internet auxquels nous nous connectons, le contenu de nos e-mails, sms, conversations. Ce que nous achetons. Demain, les médicaments contiendront des micro-chips qui rapporteront à notre médecin (et à l’industrie pharmaceutique qui les fabrique) si nous avons effectivement pris les médicaments prescrits et même ce que nous avons mangé en même temps en analysant le contenu de nos intestins. Sans doute aurons-nous même des puces implantées à la naissance qui renseigneront qui de droit (!) sur notre état de santé physiologique, émotionnel, psychique en permanence. Si l’on ajoute à cela les caméras de surveillance qui sont de plus en plus omniprésentes on arrive à une situation qui devrait en préoccuper plus d’un. Il ne nous manque plus que le contrôle de nos consciences.

Et je n’ai évidemment aucune idée de ce que l’industrie inventera dans les décennies à venir. Mais il est à prévoir que cela sera un développement qui nous apportera de plus en plus de « liberté » de connexion et de plus en plus de risques à nos libertés individuelles. Y compris le contrôle de nos consciences. Que ce soit par la délivrance automatisée de médicaments ou par une manipulation de plus en plus sophistiquée  de l'information. 

Ce qu’il y a de très pervers dans tout cela et qui nous rend aveugles est qu’il y a des bénéfices : nous pouvons effectivement être connectés 24/24 avec tous ceux et celles qui nous sont proches, avec les sites qui nous plaisent. Nous pouvons payer toutes sortes de prestations avec nos téléphones portables qui remplaceront demain les innombrables cartes de crédit/débit qui encombrent nos poches. Les « bénéfices » dans notre vie de tous les jours sont nombreux et c’est ce qui nous rend aveugles, pour le plus grand bénéfice des entreprises de télécommunication et de tous ceux qui ont et auront à cœur de contrôler nos âmes et nos esprits.

Pas besoin d’avoir fait de grandes études pour pouvoir imaginer ce que des pouvoirs totalitaires pourront faire de toutes ces informations. Et l’émergence d’un pouvoir totalitaire n’est peut-être pas aussi éloignée de nous que cela en a l’air. Les 8 années de pouvoir sous Georges W Bush ont montré qu’il y a des forces aux Etats-Unis qui sont clairement prises du vertige totalitaire. Et même le démocrate Obama n’a pas pu/voulu annuler toutes les Lois (Patriot Act) votées sous W qui portent en elles les stigmates d’un totalitarisme plus ou moins rampant, plus ou moins assumé.

La guerre en Irak a été acceptée par la majorité des américains suite à la manipulation de Colin Powell devant l'assemblée des Nations-Unies et par l'histoire, fabriquée de toute pièce, des "couveuses au Koweït", histoire racontée devant une commission du Congrès des Etats-Unis par une jeune irakienne (qui manipulait qui ? ) pour favoriser l'entrée en guerre des forces occidentales.     

Le monde de Georges Orwell est une horreur absolue. Nous y courons en chantant !

02/01/2013

Viols (récents) en Inde et peine de mort

La façon dont une Société traite les femmes est un sûr baromètre de son degré de civilisation. Ce qui vient de se produire en Inde avec les viols successifs de 2 jeunes femmes dans des circonstances particulièrement abjectes et révoltantes démontre le travail que ce pays, qui a produit tant de Saints et de dévots, doit encore accomplir pour être à la hauteur des travaux spirituels de tous ces héritiers des grands courants spirituels qui ont traversé ce pays-contient.

La seule bonne nouvelle est que cela a provoqué une réelle émotion et que des hommes et des femmes se sont levés pour demander une peine exemplaire contre les auteurs de ces atrocités. En effet des centaines de milliers de femmes sont violées chaque année en Inde et dans l’immense majorité des cas, cela se déroule dans une absolue indifférence. Puisse cette révolte marquer un réveil salutaire des consciences.

Je ne suis pas, a priori, favorable à la peine de mort car je trouve que l’homme (au sens large) n’a pas un niveau de conscience suffisant pour s’arroger le droit de condamner un autre être humain à la peine capitale. Mais face à la sauvagerie de l’acte et au besoin d’adresser un message fort à des millions de candidats potentiels à cette forme de barbarie, et pour autant que les auteurs soient formellement identifiés, la question de la peine capitale mérite d’être ouvertement posée.

Si les 6 hommes ayant sauvagement violé une de ces jeunes femmes, décédée depuis de ses blessures, sont condamnés à mort, je prierai certes pour eux, mais je me sentirai en harmonie avec cette décision.

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15/05/2012

Helsinki: encore raté

Pour les amateurs suisses de hockey sur glace, les années (trop nombreuses) se suivent et se ressemblent: une équipe qui se construit sur la base d'un bon championnat à l'échelle internationale (on a vu pendant le lock-out de la NHL que les joueurs suisses n'étaient pas loin des superstars de la NHL), des joueurs qui semblent vouloir s'affirmer, quelques brillants succès aux Jeux olympiques ou aux Championnats du monde contre les «monstres» planétaires que sont le Canada, la Russie, la Suède ou la République tchèque. Et puis patatras, il arrive toujours un moment où ce bel ensemble se fragilise, les pires défauts refont surface et l'équipe se liquéfie contre des nobody au pire moment.

C'est exactement ce qui est arrivé encore une fois. Certes, elle n'a cette fois-ci battu ni la Finlande, ni le Canada mais a très bien joué contre ces 2 équipes au sommet de la hiérarchie mondiale. Et puis arrive la France, qui, sans vouloir vexer personne, est en hockey sur glace à peine supérieure à ce que représente le Luxembourg dans le monde du football et ces Messieurs se payent le luxe de se trouer complètement, ruinant en 60 minutes, tout le travail accompli pendant l'année écoulée. Quel gâchis !

Comment des joueurs qui n'ont que leur désir de jouer en NHL à la bouche peuvent-ils fusiller leur avenir en 60 minutes avec un si bel et si récurrent enthousiasme ?

Je ne sais où se niche le problème. Ce que je vois est que des équipes qui viennent de nulle part (Allemagne, Danemark, Norvège) sont capables de rattraper la Suisse en quelques courtes années (il y a 3 ans, la Norvège n'était même pas le Liechtenstein du hockey), alors que les joueurs suisses qui semblent travailler comme des brutes depuis plus de 25 ans,  échouent systématiquement au moment de toucher au Graal.

Alors est-ce dans la tête, Docteur ?

Les sportifs suisses, à part de formidables et brillantissimes exceptions (Federer, bien évidemment, qui est au sommet de la hiérarchie mondiale et le meilleur tennisman de tous les temps, Mark Streit qui a su se faire respecter en NHL et a ouvert la porte aux autres hockeyeurs suisses, Didier Cuche l'inoubliable géant, Stéphane Chapuisat et Alexander Frei, les brillants footballeurs aux nerfs d'acier, Fabian Cancellara, le cycliste de l'impossible et heureusement beaucoup d'autres que je ne peux citer ici, faute de place), n'ont jamais brillé par leur grinta, leur capacité à renverser les montagnes, d'être le David qui terrasse le Goliath. Trop souvent, le sportif suisse semble se satisfaire de sa situation, semble décidé à respecter la hiérarchie, semble saisi du respect sacré devant plus fort que lui (ou supposé tel), refuse de «tuer le père». Trop lisse. Trop gentil. Trop dans le rang. Pas de têtes qui dépassent.

Je me suis souvent intéressé au sport en ce qu'il représente (peut-être) une part de l'âme d'un pays.

Le sport suisse est-il à l'image de notre pays, capable d'être brillantissime, mais tremblant devant le plus fort ? Est-ce que nous préférons mettre toute notre énergie dans un métier honnête, sérieux et souvent sans surprise ? Sont-ce près de 2 siècles de neutralité qui ont fait que nous avons perdu le goût et la capacité de nous battre, enterrant du même coup l'héritage de nos valeureux ancêtres mercenaires-soldats ? Avons-nous tellement intégré le respect de la hiérarchie et la soumission à l'Autorité que nous en avons perdu un peu de notre testostérone (ou un autre ingrédient nécessaire à la victoire) ?

Lorsque l'on voit l'état d'impréparation de notre Gouvernement et des Ministres qui le composent face à de graves questions (le très pathétique Ministre de la Défense et l'imbroglio de l'avenir et des missions de l'armée, la naïveté d'un autre face au tyran d'opérette libyen, etc..) on prend peur, effectivement. Face à l'agressivité des gouvernements de pays soi-disant «amis» et au vu de la rapidité avec laquelle nos Ministres baissent la culotte lorsqu'ils se font sermonner par plus «grands» dans la cour de l'école, on se dit qu'il y a encore du travail à faire avant que la Suisse, en tant que pays, se reconnaisse le droit d'exister et de gagner sur la scène internationale, alors que, paradoxalement, nous le faisons très bien dans l'économie privée.

Vous reprendrez bien un peu de psychothérapie collective ?

20:09 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : helsinki: encore raté, ueli maurer, merz, federer, cuche, sportifs suisses | |  Facebook

19/04/2012

La vie politique française ne fait plus rêver

Il y a quelques années encore, la vie politique « à la française » faisait rêver beaucoup de citoyens suisses romands pour qui la vie politique au quotidien était souvent fade, austère, ennuyeuse comme une soupe sans sel.


Depuis, la politique de ce côté-ci du Jura s'est considérablement musclée et celle du côté français a perdu sa  capacité à faire rêver. Et la campagne actuelle est sans doute la plus fade depuis très longtemps.

En effet, les 10 prétendants s'ils sont parfois bardés de bonnes intentions, n'en sont pas crédibles pour autant. Peut-on vraiment croire que le candidat-président, qui s'est révélé un piètre président pendant 5 ans, va soudain, par la magie d'un nouveau mandat, réussir tout ce qu'il a raté pendant son premier mandat ? Peut-on vraiment croire que son challenger principal va soudain devenir l'homme courageux et volontaire dont ce pays au bord de la catastrophe a besoin (certes, on peut « changer » son caractère le temps d'une campagne, mais ce « changement » résistera-t-il à l'usure du temps) ? Croit-on vraiment que M. JLM va pouvoir faire plus qu'amener la France au bord d'un nouveau « grand soir » où il faudra choisir entre l'austérité la plus contraignante et la « rupture avec le capitalisme » avec toutes les conséquences que cela aura (la France veut-elle devenir une sorte de pays en marge au cœur de l'Europe) ?

Quant aux autres candidats, ils ne sont pas plus crédibles que les trois premiers cités. M. Bayrou est excellent dans son rôle de grand moralisateur de la vie publique, mais quelle serait sa véritable compétence en tant que Chef d'Etat ? Mme Le Pen qui n'arrive même pas à soutenir le regard de ses adversaires politiques pourrait-elle vraiment tenir tête à ceux qui, demain, attaqueront la France (« Marchés », les technocrates de Bruxelles, les pays émergents, ...). Quant aux autres candidats, pas sûr qu'il vaille la peine de trop perdre son temps à les citer.

Je suis vraiment satisfait de vivre dans un pays qui ne sacralise pas UN homme au détriment de tous les autres. Qui n'entretient pas l'illusion qu'un homme peut tout changer par on ne sait quels pouvoirs magiques (car cela relèverait vraiment de la magie de pouvoir relever la France en quelques Lois). Je préfère mille fois un système qui s'appuie sur des Institutions. Qui fonctionne par le respect de ces Institutions et par le travail de chacun. Où chacun a à cœur de se prendre en charge sans attendre qu'un Deus ex machina prenne son destin en main et réalise tous ses rêves (illusion qui se termine généralement par des affrontements dans la rue car la France ne sait pas gérer ses divergences autrement que par la confrontation). Qui laisse la porte ouverte aux citoyens pour qu'ils puissent amender tout ou partie d'une Loi, voire en imposer une nouvelle, par les urnes et pas par la grève.

Bref, je pense que le modèle suisse est supérieur au modèle français et je doute fort que ce pays sorte renforcé de ces élections présidentielles insipides.

12/03/2012

Un système malade

Article affolant dans la TDG du jeudi 8 mars 2012 intitulé : « Le harcèlement sexuel, fléau révélé par la révolte ». Cet article concerne les [... 83 % d'Egyptiennes qui avouent être régulièrement l'objet d'attitudes déplacées, d'attouchements physiques, de paroles ou de gestes obscènes ...] et les 55 femmes, voilées ou non, violées quotidiennement.

Voilà de sinistres statistiques dans un pays qui se veut très religieux.

En réalité c'est à cause de la religion (bien sûr), que ce pays présente des statistiques aussi inquiétantes. Croire que l'on peut maîtriser ses pulsions par une oppression religieuse est une parfaite illusion. Nous avons vécu cela dans nos pays il y a quelques générations et cela a totalement échoué. Le modèle oppressif qui règne encore aujourd'hui dans les pays musulmans nous choque, car nous avons jeté tout cela aux orties. Et heureusement.

La maîtrise de nos instincts, si maîtrise l'on souhaite, ne peut se faire que par un travail de conscience qui permet de connaître à la fois la pleine vigueur de sa virilité (parlons des hommes puisque visiblement ce sont les hommes qui sont le plus malades) et la maîtrise de celle-ci. Cela ne se fait pas par l'oppression, la répression, les tabous, la culpabilisation et la domination d'un sexe par l'autre. Quant à la chasteté, elle est réservée à une minuscule élite prédestinée à ce chemin particulièrement difficile et semé de pièges. Pour les autres, l'écrasante majorité de la population, une vie sexuelle épanouie est un choix largement supérieur à cet enfer de la fausse vertu et du mensonge.

Croire le contraire, c'est se mentir à soi-même et aux autres et créer un système générateur de haine et de violence.

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22/10/2011

On a les icônes que l'on se donne

Après le décès attendu de Steve Jobs, on a assisté aux scènes qui sont devenues habituelles, chaque fois qu'une personnalité appréciée du grand public, décède: des fleurs, des larmes, des messages sur la toile, la création d'une sorte de transe collective passablement irrationnelle.

On l'a vécu en son temps avec la Princesse Diana qui était certes une très jolie femme et qui a eu la bonté de serrer un ou deux enfants sidéens dans ses bras, mais méritait-elle les démonstrations  médiatiques et populaires qui ont entouré son décès dans les circonstances tragiques que tout le monde connaît ?

Plus récemment, ce furent des scènes tout aussi excessives après le décès de Michael Jackson. Alors, oui, il était un grand danseur et un musicien exceptionnel. Mais après ? En tant qu'icône, qu'avait-il à proposer ? Sa fin montre surtout une extrême souffrance, une immense solitude et certainement une perte de ses repères.

Concernant Steve Jobs, le «génie» qui a changé la vie de tant d'internautes (dixit certains témoignages), je viens d'entendre une émission sur la RSR1 («La pomme qui empoisonne les Chinois»), qui dénonce les terribles dégâts environnementaux causés par les usines Apple en Chine. Et le fait qu'Apple a longtemps refusé de coopérer. C'est la face cachée d'Apple.

Nous acclamons cet homme comme une sorte de Messie de la Toile alors qu'il a activement favorisé la création d'usines extrêmement polluantes en Chine, qui ont causé de graves troubles de la santé (jusqu'à des cancers) des habitants voisins de ses usines. Le Messie n'avait pas les mains vraiment propres.

C'est un des autres méfaits de la globalisation de l'économie: non seulement cela a eu pour effet de détruire le tissu industriel producteur de richesses dans nos pays, au profit des seuls actionnaires des entreprises ayant délocalisé, mais ces mêmes entreprises en ont profité pour produire non seulement à très bas prix, mais en violation flagrante et scandaleuse de toutes les Lois (non existantes dans ces pays émergents) de protection des travailleurs et de l'environnement.

L'économie mondialisée est une absurdité à tous points de vue: chaque jour des milliers de navires, sillonnent les mers du monde pour transporter les matières premières d'un coin à l'autre. Et autant qui transportent des biens de consommation d'un pays à l'autre, à la recherche du moindre coût :

  • Des animaux élevés en Europe pour profiter des subventions partent au Liban (par exemple) pour être équarris, avant de revenir en Europe pour y être vendus
  • Idem pour les crevettes pêchées ici, décortiquées là et revendues encore ailleurs
  • Et bien sûr tous les produits venant de l'usine du monde, la Chine, vendus en Occident.

Tout cela (les exemples pullulent) utilise des quantités monstrueuses de pétrole, une ressource que l'on sait limitée, et prouve encore plus l'absurdité du système. Pourra-t-on encore longtemps accepter un système qui:

  • Met en compétition des travailleurs vivant dans des époques différentes (nos entreprises profitent, en Chine, de conditions cadres qui existaient en Europe à l'époque de la Révolution industrielle, au milieu du 19ème siècle),
  • Détruit notre tissu industriel et, par là-même, va détruire tout ce que les grands combats syndicaux ont réussi à arracher aux tenants du capital (on voit à quel point le filet social est attaqué dans nos pays et est en passe d'être détruit dans les pays qui sont aux abois, comme la Grèce)
  • Détruit l'environnement en profitant de la soif de développement des pays du Tiers-Monde et de la cupidité inextinguible des potentats locaux

Si je reconnais que Steve Jobs avait un génie industriel qui lui était propre, je ne peux oublier la face sombre du personnage et de l'entreprise qu'il a créée.

20:18 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : on a les icônes que l'on se donne, steve jobs | |  Facebook

23/08/2011

Y aurait-il mensonge et mensonge ?

La saga new-yorkaise de DSK touche probablement à sa fin. Dans un document adressé au juge, le procureur explique que des éléments prouvent qu'elle [Mme Diallo] a eu «une relation sexuelle précipitée» avec l'ancien patron du FMI, mais que ses mensonges ont «sérieusement entamé sa crédibilité».

Bigre ! Voilà une situation qui serait très intéressante si elle n'était potentiellement tragique.

D'un côté vous avez un homme qui est proche des sommets du pouvoir et cela depuis des décennies, qui connaît absolument tous les rouages de nos systèmes politiques, économiques et judiciaires. Qui est riche à nombreux millions notamment par sa femme. Qui sait à quelles portes influentes il peut frapper de jour comme de nuit.

Face à lui, et sans vouloir abuser de la corde sensible, vous avez une pauvresse arrivée clandestinement d'Afrique, qui ne jouit d'aucune connexion, doit difficilement gagner sa vie et subit même l'opprobre de la part de sa propre communauté à l'égard des femmes qui ont «fauté».

Rarement l'expression de pot de terre contre pot de fer n'aura été aussi justifiée.

Si cette femme a probablement émis, même sous serment, des mensonges, s'est contredite, peut-on vraiment lui en tenir tout à fait rigueur ? Imaginez la scène: vous arrivez, plus ou moins inculte d'un des pays les plus pauvres du monde, vous vivez clandestinement. Depuis votre arrivée sur le sol américain vous avez dû trouver des expédients pour survivre et passer entre les mailles du filet policier qui aurait eu tôt fait de vous expulser et un jour, vous vous retrouvez sous les feux cruels et inquisiteurs de la Justice, face à un des hommes les plus puissants de la planète.

Pensez-vous qu'à sa place, vous auriez été totalement serein(e), vous auriez fait face à cette machine judiciaire avec tous vos moyens psychiques, émotionnels et intellectuels, que vous auriez su éviter avec finesse tous les pièges tendus par la partie adverse (et nous avions été rendus attentifs dès le début de l'instruction que les avocats de DSK allaient chercher par TOUS les moyens à la discréditer) ? Honnêtement, si j'avais été à sa place, vraiment «à sa place», j'en doute fort.

Quant à DSK, même s'il s'est apparemment sorti de ce coup (si j'ose dire),  il ne semble pas être un ange pour autant. Et ses dénégations sont sujettes à caution, puisque le procureur lui-même admet que des éléments prouvent qu'elle a eu «une relation sexuelle précipitée» avec l'ancien patron du FMI. Et lui a eu la sagesse de se taire et de passer son temps à discréditer cette femme par avocats interposés.

Je doute que DSK ait dit toute la vérité dans cette affaire, tout comme il est clair que Mme Diallo n'a pas su défendre sa vérité avec toute la rigueur voulue pour parvenir à la faire éclater au grand jour. Dès lors, il est à penser que nous ne saurons jamais la vérité dans cette affaire.

Mais j'ai tout de même la fâcheuse impression que les mensonges des uns pèsent plus que les mensonges des autres.

21:39 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : y aurait-il mensonge et mensonge, diallo, affaire dsk | |  Facebook