Réflexions politiques

  • Le poisson pourrit toujours par la tête

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    Toutes les administrations dans l’histoire récente des Etats-Unis traînent leur lot de casseroles. C’est lié au fait d’être la première puissance du monde et d’avoir de nombreux intérêts à défendre. Je ne vais par réécrire l’Histoire ici mais tout le monde a en tête certaines dérives servant à défendre les intérêts réels ou supposés de ce pays. Et, quand elles n’étaient pas parfaitement clandestines, elles ont toujours été commises au nom de la morale et du respect du droit et/ou de la démocratie :

    • la guerre du Vietnam à partir de Kennedy
    • l’affaire des contras sous Reagan
    • la guerre contre l’Irak sous Bush père
    • la guerre contre la Serbie sous Clinton
    • les guerres en Afghanistan et en Irak sous W
    • le vaste programme de destruction d’ennemis par des drones sous Obama.

    Aujourd’hui, nous sommes dans un tout autre moment de l’Histoire. Cette administration, au lieu de défendre le bien commun, utilise 100% de son énergie à défendre un homme et une famille !

    Le « génie » de Trump, on le sait, est d’utiliser les médias à son profit. Il sait à tout moment faire parler de lui, même en négatif. Il est capable de lâcher une bombe médiatique pour détourner l’attention d’une autre bombe médiatique. Alors on voit ces journalistes « classiques », intelligents, éduqués, raisonnables et propres sur eux, courir en tous les sens comme des lapins au fur et à mesure que le président donne son rythme à l’actualité. Je crois qu’il vaudrait mieux le traiter comme on l’avait fait des terroristes à une époque. Lorsqu’on s’était aperçu qu’il y avait une dimension narcissique dans leurs actes, les médias ont décidé de faire le silence. Il faudrait faire la même chose avec le « génie très stable à l'insondable sagesse »  habitant la Maison-Blanche.

    Mais son vrai « génie » et s’il est toujours là malgré tous les scandales (il commet environ un crime par jour digne d’un impeachment depuis la minute où il a été élu), c’est d’avoir réussi à terroriser le parti républicain et ses représentants au Congrès. Tous ceux qui étaient encore lucides pendant la campagne électorale de 2016 se sont rangés derrière lui et, quoi qu’ils pensent en privé, se comportent comme des petits larbins prêts à bafouer leur honneur afin de le servir servilement. Si Trump est encore président, c’est parce que le parti républicain est un parti terrorisé (en plus d’avoir de profondes tentations fascistes) au service dévoué d’un homme obsédé uniquement par lui-même.

    De quoi ont-ils si peur ? Ils sont tous adultes et vaccinés et pourtant ils se comportent comme des enfants ayant peur du père fouettard. A-t-il un dossier compromettant sur chacun d’eux ?

    Si l’on prend Giuliani, l’avocat personnel de Trump. A l’époque où il était maire de New-York, il avait la réputation d’être dur contre le crime et d’avoir fait baisser la criminalité. Au nom de la Loi. Aujourd’hui il passe beaucoup de son temps à courir les télévisions pour raconter des insanités. On dirait le chapelier fou d’Alice au pays des merveilles mais sous amphétamine. Pourquoi ? Est-ce de la démence sénile ou de la peur ?

    Encore pire, le ministre de la justice. Il avait déjà été ministre de la justice sous Bush père et en avait conservé une réputation plutôt honorable. Il aurait pu vivre en paix avec cela et entrer dans l’Histoire. Et là, depuis le premier jour où il a été nommé par Trump, il se comporte comme l’avocat personnel du président. Il se bat bec et ongles pour le protéger, violant au passage toutes les règles éthiques liées à sa fonction ainsi que la Constitution de son pays. Il était riche, il avait une bonne réputation et il a fallu qu’il devienne une crapule. Pourquoi s’inflige-t-il cela ?

    Et je ne parle pas de tous les autres, qu’ils aient démissionné ou qu’ils soient actifs, car ils n’en valent pas la peine.

    Le « génie » malfaisant de Trump est de savoir manipuler les médias et surtout les faiblesses de l’être humain. Il sait à quel point l’humain est corrompu et aisément corruptible. Jamais sans doute dans l’histoire de nos démocraties nous n’aurons assisté au dévoiement aussi rapide de tous les principes moraux et éthiques des membres d’un gouvernement (exécutif et législatif) qui se comporte comme une organisation mafieuse au service du parrain.

    On dit que le poisson pourrit par la tête. Jamais cela n’aura été plus vrai

  • Climat : en finir avec la mentalité des vieux cons ?

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    Que cela fait plaisir de voir tous ces jeunes dans la rue pour la sauvegarde du climat et de notre/leur planète. Le combat sera rude car les résistances sont immenses. C’est ce que j’appelle la mentalité des vieux cons, c’est-à-dire celle de tous ceux qui ont verrouillé les leviers du pouvoir à leurs intérêts exclusifs. Et tant pis pour les conséquences, y compris pour leurs propres enfants et petits-enfants. Pour que les choses changent, il va falloir multiplier les manifestations et démultiplier leur ampleur.

    Ce qui est rassurant est que nous avons toutes les solutions techniques pour un avenir meilleur :

    • Agriculture : ceux qui détiennent les leviers prétendent que seule l’agriculture intensive et son avatar monstrueux, les OGM, peuvent nourrir la population mondiale. C’est un mensonge insupportable car cette agriculture basée sur le pétrole détruit les sols et les rend stériles. Nous avons, avec la permaculture et/ou l’agriculture biologique, des modèles efficaces et performants pour nourrir chacun d’entre nous sans nuire à notre avenir. La permaculture permet même de régénérer des sols stériles tout en produisant abondamment
    • Transports : ceux qui détiennent les leviers prétendent que seuls les moteurs à essence et au diesel sont la solution à nos besoins de mobilité. C’est un mensonge monstrueux car non seulement il freine la recherche et l’innovation mais il bloque les solutions qui sont déjà là comme les moteurs à hydrogène propre
    • Energie : là aussi des solutions existent alors que ceux qui détiennent les leviers prétendent que seul le modèle centralisé de production d’énergie est la solution. Il est certain que cela leur assure la domination sans partage sur nos Sociétés et des profits garantis et prévisibles. Plus le système de production d’énergie sera décentralisé et proche du consommateur, plus il sera efficace, plus il échappera aux tenants du nucléaire et des énergies fossiles

    Espérons que face à cette urgence vitale la jeunesse d’aujourd’hui ne fera pas comme toutes les générations précédentes : devenir elle-même une génération de vieux cons la quarantaine passée.

  • Hong-Kong : rare îlot de liberté en Chine (et dans le monde) !

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    Je suis impressionné par le courage de cette jeunesse qui se bat contre un pouvoir monstrueux d’inhumanité, de manipulation et de corruption. Tout est fait, en Chine, pour asseoir avec tous les moyens possibles et imaginables, une dictature si totale qu’il ne viendra bientôt plus à personne dans ce pays, ne serait-ce que l’idée de le remettre en question. La Chine d’aujourd’hui, grâce aux moyens numériques, est en train d’accomplir le pire de la « Révolution culturelle », à savoir le contrôle total et en « temps réel » des êtres. Plus besoin de les soumettre à de longues séances d’auto-critique. Ils sont soumis avant même de se révolter ou de « dévier » de quelque façon que ce soit.

    Alors que là-bas un « village » lutte encore et toujours contre un parti communiste composé, à sa tête, de fous furieux, ici et ailleurs dans le Monde, tous les peuples ne sont-ils pas confrontés à leurs propres fous furieux :

    • Occident : le capitalisme aveugle et sourd exploite les peuples de nos pays occidentaux et du Monde afin d’enrichir une poignée de privilégiés de façon répugnante. Et dans cette entreprise globale, tout est bon et les moyens de manipulation des gouvernements et des opinions sont parfaitement rodés. D’un côté vous avez les entreprises, entrepreneurs, actionnaires, riches de centaines de nouveaux milliards de dollars chaque année qui se paient des médias et des firmes de Relations publiques afin de faire systématiquement passer leurs intérêts avant ceux des Peuples. Et nous, les Peuples, personne ne nous défend, personne ne nous représente, si ce ne sont parfois des pantins ridicules et/ou dangereux et/ou débiles
    • Inde : un pays qui est de plus en plus pris par le vertige de l’Hindouisme fanatique
    • Brésil : a élu un monstre prêt à détruire ce qui reste des Peuples premiers et de la forêt amazonienne
    • Pays musulmans : ils sont tous confrontés, de façon souvent extrêmement brutale, à l’obscurantisme moyenâgeux des « fous de dieu ». Et il n’y a aucune issue en vue, bien au contraire
    • Russie, etc.., etc..

    Ce Monde fait de plus en plus peine à voir. Puisse ce rare îlot de liberté, à Hong-Kong, survivre le plus longtemps possible !

     

  • Les « Souvenirs européens » de Stefan Zweig et l'actualité

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    Formidable émission de Guillaume Gallienne (« ça peut pas faire de mal », France Inter, samedi 25 mai) sur l’écrivain autrichien et son dernier livre écrit après son exil « Le Monde d’hier, souvenirs d’un Européen ».

    Il y décrit les années 30 en Allemagne comme personne : le réveil des masses, l’antique magie des drapeaux, les paroles patriotiques, le goût de l’aventure où chacun peut devenir un héros, le besoin impérieux de sortir du monde bourgeois et de donner libre cours aux instincts sanguinaires les plus primitifs. Rapidement commence l’intimidation de ceux qui respectent encore les institutions.

    Les allemands raisonnables de l’époque jugeaient inimaginable qu’un homme qui n’avait même pas terminé l’école primaire put occuper un poste aussi prestigieux que celui de chancelier. Rien n’a autant aveuglé les intellectuels allemands que cette certitude qu’Hitler n’était qu’un « agitateur de brasserie ». Et même lorsque il est devenu chancelier, ils pensaient encore que ce ne pouvait être qu’à titre intérimaire. C’est alors, toujours selon Zweig, que le génie cynique de Hitler se manifesta pour la première fois, par une technique de grand style. Ce qu’il a appelé  « la technique de l’imposture sans scrupule ». Pendant des années il avait fait des promesses dans toutes les directions afin d’acquérir des soutiens stratégiques :

    • L’industrie lourde se sentait délivrée de sa peur du bolchevisme car elle voyait au pouvoir l’homme qu’elle avait secrètement financé depuis des années
    • La petite bourgeoisie appauvrie à laquelle il avait promis la baisse des taux d’intérêt poussait des soupirs de soulagement enthousiastes
    • Les petits commerçants se souvenaient qu’il avait approuvé la fermeture des grands magasins, leurs concurrents les plus dangereux
    • Le meilleur accueil lui était réservé par les militaires car il vilipendait le pacifisme.

    Hitler est nommé chancelier en janvier 33 et pendant les mois qui précèdent les élections législatives du 5 mars, l’intimidation s’accentue encore. Les SA (troupe paramilitaire des nazis entraînée pour l’attaque, la violence et la terreur) perturbent les réunions de leurs adversaires politiques et passent à tabac nombre d'opposants. Tous les journaux critiques de l’action du chancelier sont interdits. Puis c’est l’incendie du Reichstag, fin février 33. Il en profite pour supprimer toutes les libertés individuelles. Le Parlement disparaît. On apprend en frissonnant qu’il existe des camps de concentration et que des cachots secrets sont aménagés dans les casernes pour y supprimer des innocents, sans jugement. On laisse libre cours à tout désir de vengeance privée. L’inhumanité s’étend ensuite à la Terre entière.

    Peut-on tirer des parallèles avec l'actualité de ce qui se passe aux USA ? J’en vois plusieurs :

    • Personne ne prenait Trump au sérieux. Comment un homme médiocrement intelligent, inculte et ignare pouvait-il devenir président des Etats-Unis ? Et même aujourd’hui, la plupart des gens pensent qu’il n’est qu’un accident de l’Histoire et qu’il sera remplacé à la prochaine élection présidentielle
    • Trump et le parti républicain sont prêts à violer toutes les lois qu’il faut afin de conquérir et de conserver le pouvoir
    • Il sait faire vibrer la fibre patriotique et ne se prive jamais de recourir à ces artifices pour son bénéfice personnel
    • Il applique la technique de « l’imposture sans scrupules » avec maestria. Imposteur est son surnom et il l’impose sans le moindre scrupule, même lorsque il fait l’étalage douloureux de son incompétence
    • Il a su mettre la plupart des grandes fortunes du pays dans sa poche (dans les 2 sens du terme) en leur promettant et en leur accordant des privilèges fiscaux insensés et en se posant en barrage contre le « socialisme »
    • Il sait faire croire aux déçus du rêve américain qu’il est leur chevalier blanc (doublement « blanc ») et qu’il va leur permettre de prendre leur revanche sur tous ceux qui les ont trahis
    • Il sait désigner « l’ennemi » à la vindicte des foules (les Mexicains, les Chinois, les Clinton, les démocrates en général)
    • Il n’hésite pas, lors de ses (nombreux) meetings, à intimider et/ou à faire taire par la force, un spectateur ne manifestant pas son admiration à son égard
    • Il désigne les médias à la vindicte populaire en les traitant « d’ennemis du peuple »
    • Il prétend maintenant que ceux qui enquêtent sur lui sont des « traîtres » (crime passible de la peine de mort)
    • Il tente par tous les moyens de vider le Congrès (une des 3 branches du pouvoir aux USA avec l’exécutif et la Cour suprême) de tous ses pouvoirs en refusant brutalement de coopérer avec les enquêtes en cours
    • Il a fait main basse sur la Cour suprême puisque il a bénéficié aussi bien de l’obstruction répugnante du Sénat à majorité républicaine un an avant la fin du mandat de Barack Obama pour le renouvellement d’un siège que de la démission d’un juge peu après son arrivée au pouvoir
    • Il a amadoué l’armée en lui accordant un budget supérieur à tous ceux accordés jusques ici dans l’histoire du pays
    • Il n’hésite pas à intimider en disant, lors d’un meeting, que « toutes les armes sont de mon côté ». Il parlait aussi bien de la force « légale » (armée, FBI, polices…) que des forces illégales (bikers et tous les « red necks » qui possèdent de nombreuses armes)
    • Depuis les attaques du 11 septembre 2001, la CIA, avec l’accord plein et entier de l’administration Bush fils, utilise des sites secrets qui permettent de torturer à l’abri des regards indiscrets

    De même que les Allemands et beaucoup d’Européens n’ont rien vu venir dans les années 30, de même les Etats-Unis semblent encore trop souvent croire que leur système démocratique de « checks and balances » (entre les 3 pouvoirs) va leur permettre d’éviter le naufrage. Le narcissisme pathologique de Trump qui est sa seule force et son seul « génie » affaiblissent chaque jour un peu plus les institutions des Etats-Unis. Cet « écho » (ou ce raté) de l’Histoire devrait tous nous faire réfléchir.

     

     

     

     

  • Résister au capitalisme

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    Pour ceux qui n’auraient pas vu l’édifiant reportage d’ARTE sur les transports routiers en Europe :

    https://www.youtube.com/watch?v=A8OBLkkyqyY

    C'est passionnant. Il y a tout là-dedans. On y voit à l'oeuvre toutes les limites qui font que, dans le domaine du transport, on reste collés aux modèles du milieu du 20ème siècle. Et quand cela "évolue", alors c'est pour tirer profit du laxisme de nos législations (le modèle "Amazon", mais pas seulement). Laxisme qui est lui-même institutionnalisé grâce à la puissance des lobbies routiers. On y comprend la puissance de ceux-ci auprès des gouvernements des pays européens et auprès du parlement européen. Il y a clairement une volonté de mettre tous les atouts du côté des constructeurs de poids lourds diesel et un sabotage (par refus d'investissements) de tous les autres modes de transport. Le cercle vicieux parfait.

    Si l’on extrapole cela aux autres domaines de l'activité financière et industrielle et que l’on prend en compte l'ensemble de nos gouvernements, que cela soit à Berlin, à Paris, à Berne (même si dans ce domaine spécifique, le ferroutage fonctionne à peu près), à Bruxelles ou à Washington, alors on comprend pourquoi rien ne change et rien n'avance. Cette poignée d'individus qui concentre tous les pouvoirs et tous les moyens financiers et économiques verrouille la totalité de nos gouvernements aussi bien au niveau législatif, qu'exécutif.

    Le débat qui existe ensuite périodiquement, au moment des élections, entre les citoyens et la classe politique n'est malheureusement qu'une triste pantalonnade qui ne fait plus rire grand monde, tant nous sommes loin des discours aux actes. Prétendre que le pouvoir est dans les urnes est devenu une illusion qui ne fait que croître au fur et à mesure que les véritables pouvoirs de décision se concentrent entre un nombre de personnes de plus en plus restreint, restructuration après restructuration, rachat d'entreprise après rachat d'entreprise, merger après merger, inceste (entre l'argent et le pouvoir politique) après inceste, cadeaux fiscaux après cadeaux fiscaux, scandale vite étouffé (grâce à des sociétés de PR) après scandale tout aussi vite étouffé. La direction ultime du capitalisme est la concentration extrême des moyens de production, des revenus et du capital. Cela est magistralement démontré par le fait que, après 40 années de « révolution conservatrice » faite de mondialisation et de transferts successifs de richesses, 8 personnes possèdent autant que les 50% les plus pauvres de la population mondiale.

    Bien sûr, ne pas voter ouvre la porte à des gouvernements populistes, autoritaires et cleptocrates, mais voter pour des gouvernements « présentables » permet, sous couvert de « démocratie », à cette collusion monstrueuse entre les puissances de l'argent et le pouvoir politique de prospérer d'année en année et de nous amener toujours plus près d'une dictature de facto des puissances de l'argent qui draine 90% des richesses en faveur d'une poignée de familles et d'individus et qui met le reste de nos populations en une forme d'esclavage moderne, soit en tant que "larbins du système" (lorsqu'ils font de la politique ou sont avocats d'affaires, ou cadres supérieurs ou prof. d'économie, etc.., etc...), soit sont exploités en bonne et due forme comme toutes ces "petites mains" de ce système monstrueux (les routiers que l'on voit dans le reportage, les employés d'Amazon, etc.., etc..). C'est ce que l'on appelle devoir choisir, dans les urnes, entre la peste et le choléra. Les deux sont monstrueux. Les deux mènent à des dictatures par la concentration inéluctable des pouvoirs qu'ils portent en eux. Les deux semblent impossibles à réformer. D'où l'exaspération de plus en plus grande des peuples occidentaux. Là aussi un cercle vicieux tout aussi parfait.

    Pour notre "salut" individuel et collectif, on doit essayer de trouver, pour nous-même, par nous-mêmes, un modèle qui nous permette de nous compromettre aussi peu que possible aussi bien avec le fascisme politique qu'avec le fascisme économique. Quelques timides tentatives existent. Puissions-nous les soutenir. Elles sont la seule alternative crédible qui pourrait nous permettre de sortir de cette folie sans passer par un bain de sang.

  • Quel destin tragique que celui de l’Humanité

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    Qu’est-ce qui fait que nous, humains, sommes périodiquement poussés à nous jeter à la gorge les uns des autres. Et clairement, nous nous approchons de plus en plus dangereusement d’un de ces moments. Tout le montre. Tout le prouve. Et pourtant, comme les moutons courant vers la falaise, rien ne semble pouvoir nous empêcher d’éviter ce funeste destin.

    Après chaque guerre, nous nous disons : « Plus jamais cela ». Les tensions s’apaisent. Et nous vaquons à nos occupations car il faut bien reconstruire tout ce qui a été dévasté. Et sitôt cela fait, la somme des égoïsmes individuels reprend le dessus. Ceux qui possèdent le pouvoir recommencent à perdre toute mesure et accaparent tout ce qu’ils peuvent accaparer. Les gens qui subissent cela se fâchent et cherchent des boucs émissaires. Qui ne sont souvent pas les bons. Nous cessons de nous parler. Nous nous enfermons dans nos bulles respectives, convaincus que l’autre est le problème. Les tensions montent. La cocotte-minute accumule la vapeur. Et plus il y a de vapeur et moins nous sommes capables de nous parler. Et un jour la tension est telle que ce que nous croyions impossible quelques décennies auparavant redevient possible.

    Regardez la situation géopolitique actuelle. Cela fait frissonner. Les pays musulmans sont à feu et à sang. Les pays pauvres haïssent les pays riches. Les pays riches méprisent et/ou exploitent les pays pauvres. Les dictatures comme la Russie et la Turquie cherchent à influencer par tous les moyens la politique des pays dits « démocratiques ». Et au sein de nos démocraties, nous ne nous parlons plus. Chaque groupe vit pour soi et essaye simplement de survivre. Des politiciens opportunistes cherchent à tirer un profit personnel de nos désarrois cumulés. Nous vivons cela partout. Aux Etats-Unis bien sûr qui a élu celui qui devient rapidement le fossoyeur de la démocratie tout étant celui de leur dignité. En Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne qui sont pris plus ou moins intensément par le vertige fasciste. Et voilà que le Brésil vient d’élire un pur aspirant fasciste, nostalgique du régime militaire qui a eu cours dans ce pays. Et cela ne s’est pas fait suite à un coup d’état mais dans les urnes.

    La situation est gravissime, évolue chaque jour un peu plus dans la mauvaise direction et je ne vois rien à l’horizon qui pourrait dévier notre trajectoire morbide. Quel destin tragique que celui de l’Humanité.

  • Parti républicain : un parti fasciste

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    Pas un jour sans que Trump ne s’attaque aux journalistes, à la justice de son pays et aux agences du renseignement. A savoir tous ceux qui questionnent son pouvoir. Pour parvenir à ses fins, il s’adresse à sa base en mentant effrontément, jour après jour, avec de plus en plus d’aplomb et de violence. Il s’adresse à sa base, à l’opinion publique par des tweets rageurs qui appellent ses troupes à la haine contre les journalistes, les membres des agences du renseignement et la justice car il sait qu’il n’a aucune chance d’avoir raison face à une cour de justice.

    Les journalistes américains sont menacés à cause de sa rhétorique nauséabonde. Le juge qui instruit le procès de Manafort a reçu des menaces et doit être protégé par la police. Dans un pays qui a atteint ce degré de violence, où les armes sont en vente libre, où les tueries de masse sont fréquentes, sa tactique n’est rien d’autre qu’un appel public au meurtre de ses opposants.

    En plus de sa corruption personnelle et de celle d’une large partie des membres de son gouvernement, il se permet ce qu’aucun président n’a fait depuis Nixon : s’ingérer avec véhémence dans le cours de la justice. La grande différence avec Nixon est qu’il le fait en plein jour. Par écrit et à la télévision, avec l’aide de son avocat véreux (Giuliani). Et le parti républicain continue d’être silencieux.

    Si à l’époque de Nixon il avait eu la dignité de faire tomber le président, il est aujourd’hui un parti répugnant car sa volonté de garder le pouvoir par tous les moyens :

    • redécoupages électoraux en leur faveur (gerrymandering)
    • suppression arbitraire de votants (voters suppression)
    • interdiction d’exercer son droit de vote en cas de problèmes, même mineurs, avec la justice (felons can’t vote)
    • probable manipulation des élections présidentielles en 2000
    • obstruction parlementaire un an avant les élections de 2016 à la procédure de nomination d'un juge à la Cour suprême désigné par Obama dans l'espoir que l'issue des élections leur serait favorable
    • probable collusion avec la Russie en 2016
    • refus entêté de prendre acte des innombrables et gravissimes transgressions du président

    en fait, de facto, un parti fasciste.

  • Le génie et la double négation

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    C’est parce qu’il a commis une erreur grammaticale durant sa conférence de presse que Trump n’a pas dit à Poutine que l’ingérence de la Russie dans la vie démocratique US ne devait jamais se reproduire, sous peine de graves conséquences. Outre que c’est un mensonge de plus (on ne les compte plus), cela contredit tout le reste de sa conférence où il s’est montré extraordinairement servile et obséquieux vis-à-vis de Poutine. Plusieurs fois les journalistes américains ont essayé de l’amener sur ce terrain et à chaque fois il s’est défilé, continuant de parler de « chasse aux sorcières » et des emails de Clinton.

    Seulement là, il a commis une grossière erreur stratégique puisque depuis vendredi passé, soit avant la réunion avec Poutine, plus personne ne nie l’ingérence de la Russie dans le processus électoral US en 2016. Même pas les éditorialistes de Fox News, pourtant aux ordres d’ordinaire. Quant à l’ex directeur de la CIA, John Brennan, il parle même de « trahison ». Et l’on en apprend presque tous les jours un peu plus sur la façon dont la Russie s’est ingérée dans la vie politique US, avec de nombreuses inculpations à la clé :

    • Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Trump, a été inculpé et a accepté de collaborer avec la justice
    • Paul Manafort, ex chef de campagne du président, a été inculpé et se trouve en prison depuis quelques semaines, mais refuse de collaborer avec la justice
    • Michael Cohen, l’avocat de Trump qui a quelques affaires louches sur les bras, a également été inculpé mais refuse, pour l’instant de collaborer avec la justice en plaidant le 5ème amendement (ce que dénonçait vigoureusement Trump pendant sa campagne en disant que « plaider le 5ème » était réservé à la mafia)
    • Il y a quelques semaines, 13 agents russes ont été inculpés
    • Avant que 12 autres travaillant pour le service de renseignement de l’armée russe (GRU) ne soient inculpés vendredi passé, avec tous les détails sur leurs activités et leur mode opératoire.

    Ce qui est encourageant c’est que lorsque Rod Rosenstein a annoncé ces 12 inculpations, son « body language » était celui d’un homme en mission, bien décidé à ne pas se laisser intimider par le jeu malsain de certains politiciens républicains. Dès lors, que Trump ait continué de s'enfermer dans ses dénégations lors de la conférence de presse a choqué tout le monde, car il allait totalement en sens contraire de l’histoire qui est en marche.

    Et lundi, c’est une espionne russe, Maria Butina, travaillant sur sol américain (et pas derrière des ordinateurs en Russie) qui a été arrêtée. Elle s’est infiltrée jusque au sommet du parti républicain et de la NRA (ce cancer de la démocratie américaine) afin de créer les liens nécessaires pour faciliter l’ingérence russe dans la vie politique US, et qui sait, la collusion. Nul doute que si collusion il y a (eu), Bob Mueller et son équipe vont le découvrir, puisque dans leurs inculpations ils évoquent déjà des « US person 1 » et « US person 2 ».

    Même si la collusion entre Trump et/ou son équipe de campagne n’est pas encore avérée Trump ne pourra plus longtemps se cacher derrière son petit doigt ou des erreurs de syntaxe (cela fait désordre pour une « génie ») pour retarder l’avènement de la vérité.

  • Les reclus de Monflanquin

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    Très intéressante émission sur France Inter (Affaires sensibles du 26/6/2018) qui, avec l’aide d’un psychiatre, fait le point sur la façon dont une famille (aristocratique) est devenue le jouet d’un manipulateur sans scrupules. Le système s’est installé, par étapes qui, tout en s’entremêlant et en se superposant, peuvent se résumer de la façon suivante :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes
    • Repérer leurs failles intimes
    • Avoir réponse à tout
    • Casser le narcissisme de chacun
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun
    • User de pratiques sectaires
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement
    • Faire perdre tout esprit critique
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain.

    Préjudice pour cette famille, près de 6 millions d’euros et une vie familiale, une intégrité physique et psychique à reconstruire entièrement.

    Les processus de la manipulation sont universels. Qu’il s’agisse d’un pervers narcissique au sein d’un couple, d’un gourou au sein d’une secte ou d’un dictateur dans un pays, si l’on adapte ces étapes aux circonstances, aux époques, aux cultures et aux nations, on va retrouver peu ou prou les mêmes mécanismes. C’est ainsi que l’on peut expliquer l’emprise d’un Erdogan sur le peuple turc ou la façon dont Hitler a sidéré suffisamment d’Allemands afin d’accomplir son œuvre monstrueuse. Et ne croyons pas que cela ne concerne que des familles de débiles, des couples de consanguins, des nations plus ou moins lointaines ou des époques révolues à jamais. Non, cela se passe tous les jours, chez des voisins qui semblent au-dessus de tout soupçon, voire au sein de notre propre famille.

    Sur un plan géostratégique, nous en avons un exemple terrifiant avec les Etats-Unis qui suivent exactement toutes les étapes de la dérive vers un système totalitaire voulu par un homme pervers, corrompu et toxique. Alors reprenons les étapes qui ont détruit cette famille et voyons comment on peut les appliquer aux Etats-Unis de Trump :

    • Se faire apprécier de ses futures victimes : Tenir un discours populiste et « sympathique » qui est en accord avec ce que la population en question a envie d’entendre
    • Repérer leurs failles intimes : Identifier les courants qui traversent la société, les frustrations qui montent, la colère contre la délocalisation des jobs vers la Chine (« America first », la colère contre les élites politiques qui sont coupées du peuple et de ses préoccupations (« Drain the swamp »)
    • Avoir réponse à tout : Avoir une réponse toute prête à toutes les préoccupations de l’électorat visé. Au besoin, l’inventer au moment où le cas se présente, sans lien aucun avec la réalité et les difficultés réelles des circonstances
    • Casser le narcissisme de chacun : Dénigrer tous ceux qui s’opposent à l’entreprise du manipulateur, non par des arguments basés sur des faits, mais basés sur des critères totalement subjectifs d’apparence physique ou de niveau intellectuel. Répondre aux critiques factuelles par des dénigrements infondés mais porteurs médiatiquement
    • Diviser pour mieux régner / cloisonner les manipulés entre eux / assigner un rôle à chacun : Accuser tous ceux qui mettent en doute l’intégrité du président d’être antipatriotiques, d’être corrompus, de travailler à détruire la nation. Cela s’applique au FBI et à la CIA et à toutes les agences du renseignement qui conviennent que la Russie est intervenue dans le processus électoral afin de faire gagner Trump alors que lui seul préfère croire à la parole de Poutin qui continue de nier l’implication de la Russie. Prétendre que les actions du FBI sont une chasse aux sorcières et le fruit du « deep state », une nébuleuse complotiste qui travaillerait à la perte des Etats-Unis en délégitimant, au sein de l’administration, l’agenda politique du président
    • User de pratiques sectaires : Les seules informations crédibles sont, pour le Président, celles venant de la chaîne Fox News qui, en termes d’objectivité, est digne de la Pravda
    • Casser les souvenirs d’enfance / mettre dans la détresse et la solitude : Remettre en question tout ce qui a fait les Etats-Unis tels que nous les connaissons en attaquant son rôle dans le Monde, en attaquant la Constitution chaque fois que cela gêne le Président aux entournures, en profitant de chaque faille pour s’y engouffrer, en faisant de ce pays une quasi dictature puisque le parti républicain marche au pas de l’oie et qu’il concentre TOUS les pouvoirs
    • Faire croire que le monde extérieur est mauvais / créer la peur et la paranoïa / couper du monde : Attaquer tous les traités signés par les Etats-Unis, que cela soit en terme de défense (l’OTAN et son rôle), de partenariat avec ses voisins immédiats (l’ALENA regroupant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique au prétexte que cet accord est défavorable aux citoyens et aux emplois américains), de partenariat avec 11 pays asiatiques (le TPP sous le même prétexte que pour l’ALENA, alors que cet accord géostratégique avait été voulu par Obama afin de contenir la montée de la puissance chinoise), imposer des tarifs aux principaux partenaires et alliés des Etats-Unis sous prétexte de « sécurité nationale », dénoncer le traité sur le nucléaire iranien sans le remplacer par rien d’autre que des menaces
    • Détruire / torturer mentalement. Au besoin physiquement : l’homme d’affaires Trump était véreux. Nulle surprise qu’il est également un politicien véreux se comportant non pas comme un digne représentant de sa fonction mais comme un véritable chef maffieux
    • Faire perdre tout esprit critique : Faire des promesses intenables et jamais tenues, mentir, mentir, mentir afin de créer un brouillard qui rend la lecture des événements et des circonstances « indéchiffrable », traiter les médias critiques de « fake news » et de « failed media ». Remettre en question tout ce que la communauté scientifique nous rappelle afin de préserver notre avenir, comme autant de « fake news »
    • Parvenir au but ultime qui était de faire travailler la famille entière à son profit tout en les ruinant totalement et définitivement en leur faisant vendre leur bien familial (un château) pour une bouchée de pain : Le président n’a aucun scrupule à s’enrichir, lui et à sa famille, sur le dos des Etats-Unis, au mépris des institutions, de la Constitution, et des règles et pratiques couramment acceptées et respectées par tous ses prédécesseurs.

    Pour réussir une telle manipulation, il faut, après les formidables promesses initiales, que la/les victimes(s) refuse(nt) d’ouvrir les yeux lorsque les choses commencent à déraper. Et, en général, les victimes voient très exactement ce qui est en train de se produire mais ont mis leur esprit critique en stand-by afin de continuer de croire au conte de fée. C’est ainsi que le manipulateur se nourrit de ses victimes et s’engraisse sur son/leur dos.

    Puisse une partie au moins des 35-40 % de l’électorat US qui reste derrière Trump envers et contre tout se réveiller de son engourdissement mortifère. Puisse une partie suffisante du parti républicain se ressaisir avant de devenir le fossoyeur des institutions US, voire de l’Occident. Et sinon, pourvu qu’ils soient balayés par une vague démocrate à mi-mandat. Il en va de notre avenir à tous !

  • USA : Qui va triompher, Trump ou la démocratie ?

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    Après avoir mené une vie de golden boy, avec tout ce que cela comporte d’arrogance, de mépris pour les lois, de conquêtes faciles et souvent tarifées, de corruption et d’intimidation, il se trouve chaque jour plus près de sa chute. N’est-ce pas paradoxal qu’au moment où il s’est cru au-dessus des lois en devenant l’homme « le plus puissant du monde » il voie son passé lui remonter chaque jour un peu plus à la figure, un peu comme des égouts bouchés qui refoulent leurs miasmes dans les rues en répandant leur pourriture pestilentielle ?

    Comme ce n’est pas son incompétence qui va le faire tomber (si cela avait dû être le cas, ce serait fait depuis longtemps) alors qu’est-ce qui le menace ?

    • Sont-ce ses accointances plus que louches avec le pouvoir russe au travers de tous les oligarques proches de Putin avec lesquels il a fait affaire ?
    • Découvrira-t-on par quels liens Putin le tient en laisse ?
    • Sont-ce les nouvelles révélations sur la façon dont la Société Cambridge Analytica a manipulé les élections présidentielles en ciblant les profils facebook d’électeurs indécis dans les « swing states » ?
    • Ou encore les révélations de ces femmes qui ont eu des relations troubles avec lui et qui ont été soit agressées physiquement, soit manipulées, par avocats interposés, afin d’acheter leur silence ?

    Personne ne le sait encore mais le nœud coulant se resserre chaque jour un peu plus autour de son cou.

    Tout le monde sait, par contre, à quel point il est instable de caractère, impulsif et colérique et surtout prêt à tout afin de protéger ses intérêts. Les Etats-Unis il s’en moque comme d’une guigne. Lui seul compte et je ne doute pas qu’il serait capable de provoquer une guerre (y compris mondiale) à seule fin de détourner l’attention de ce qui le menace. Ce que l’on nomme aux Etats-Unis « wag the dog » (voir film du même nom). Le monde est en danger car un homme qui n’aurait jamais dû être élu à la Maison-Blanche est Commandant-en-chef de la plus puissante armée de tous les temps. Et rien ne l’arrêtera afin de cacher ce qu’il ne veut pas voir être révélé à la face du monde !

    Alors qui va triompher dans ce combat titanesque : Trump ou un sursaut de la démocratie ?


     

  • USA : la tentation fasciste du parti républicain (GOP)

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    Ce parti abrite en son sein des forces qui vont de la droite modérée à l’extrême-droite fasciste, mélange des restes du KKK, de ceux qui sont prêts à défiler dans les rues avec des croix gammées (Charlottesville) et des évangélistes qui ne sont que des fanatiques religieux de la pire espèce (l’équivalent chrétien des salafistes musulmans).

    Il nous a donné la « révolution conservatrice » (en gros tout ce qui détruit nos sociétés « démocratiques » depuis la chute de l’Union soviétique et notamment le colossal transfert de richesses en faveur du 0.1 % le plus riche de la population) et des présidents plus exaltés et dangereux les uns que les autres (Reagan, Bush jr et Trump). Afin d’imposer sa « vision » de la société, il n’a pas hésité à user de méthodes douteuses, en violation flagrante de la vie démocratique :

    • Il est depuis longtemps coupable de travailler à dissuader le vote des minorités afro-américaines (votant en majorité démocrate) en rayant un maximum de ces citoyens des listes électorales sous les prétextes parfois les plus futiles,
    • Il a sans doute confisqué l’élection présidentielle de l’an 2000 en trafiquant les élections en Floride (dont Jeb Bush était le gouverneur),
    • Il travaille sans relâche à redécouper les circonscriptions électorales afin d’isoler les électeurs démocrates dans des régions électorales n’ayant que peu de poids électoral,
    • Il possède les meilleurs « spin doctors », ces experts de la manipulation des opinions publiques

    Depuis que Trump est au pouvoir les choses ont pris une nouvelle dimension. S’il y a de temps en temps une voix discordante, la majorité du parti républicain marche derrière lui au pas de l'oie. Peu importe son degré d’incompétence, sa violation systématique des règles d’éthique, son népotisme, sa destruction des standards de gouvernement, ses discours creux, confus et contradictoires, pourvu qu’il les amène au nirvana. Avec son soutien, ils ont déjà dérégulé l’économie, offert un cadeau fiscal insensé aux plus riches, affaibli Obamacare, nommé un juge ultra-conservateur à la Cour suprême.

    Dans sa guerre contre certains médias (WAPO, NYT, CNN, MSNBC), contre les agences du renseignement (FBI, CIA), et contre le Procureur spécial Robert Mueller, Trump et le parti républicain s’attaquent aux derniers remparts qui protègent la démocratie dans ce pays pris par le vertige totalitaire. En :

    • Accusant systématiquement les médias qui enquêtent sur les liens entre la famille Trump (et ses associés) avec la Russie de « fake media » diffusant des « fake news »,
    • Prétendant que le sommet de la hiérarchie des agences du renseignement et du Département de la justice (DOJ) poursuivent un agenda politique (en faveur des démocrates),
    • Dénonçant l’enquête sur la collusion entre sa campagne électorale et la Russie d’être une « chasse aux sorcières »,
    • Demandant au Congrès, lors du discours sur l’état de l’union, de donner à chaque membre de son cabinet le pouvoir de « renvoyer les fonctionnaires qui sapent la confiance des citoyens ou qui manquent à leurs devoirs envers le peuple » (ce qui serait la fin de l’état de droit car cela lui permettrait de licencier toutes celles et ceux qui s’approcheraient de trop près de son marigot),

    Trump et le parti républicain ne font rien d’autre que ce que Poutine et Erdogan ont fait et font dans leur pays respectif : ils sapent les fondements mêmes de la démocratie. Trump, car son nombril et ses intérêts comptent plus que tout à ses yeux et les républicains car ils rêvent de diriger le pays d’une main de fer afin de l’amener à marche forcée vers leur idéal de société.

    Les Etats-Unis sont à un tournant. S’ils cèdent aux sirènes fascisantes du parti républicain ils se réveilleront demain dans un pays qui ressemblera plus à la Russie de Poutine ou à la Turquie d'Erdogan qu’à l’Amérique voulue par les Pères fondateurs. Et c’est terrifiant de penser à quelle vitesse, aux yeux de l’Histoire, un grand pays démocratique peut passer de l’un à l’autre.

  • Occident : Ne pas l’abandonner aux mains des corrompus et des corrupteurs

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    Jeudi 26 octobre à 7h30, l’invité de Romain Clivaz sur La Première était le constitutionnaliste belge Christian Behrendt. Un homme cultivé et éclairé. Mais à la question de savoir pourquoi les populistes (de gauche et de droite) avaient autant de succès en Europe, il n’a su que répéter qu’il ne fallait pas oublier que la construction de l’Europe politique avait apporté la paix et que les programmes d’aide avaient permis le développement des pays d’Europe centrale. Exactement ceux qui se rebellent le plus contre Bruxelles.

    Cette réponse est classique. Elle est parfaitement juste et légitime mais elle a le tort de ne pas répondre aux graves interrogations que se posent les peuples qui se révoltent contre leurs « élites ». Elle est donc, au mieux, incomplète, au pire, mauvaise, car premièrement personne ne conteste cela et deuxièmement cela ne répond en rien à l’exaspération croissante des peuples. Et c’est parce que les gens aux responsabilités ne répondent pas aux questions cruciales qui obsèdent, à juste titre, une large partie de la population, que nous voyons arriver au pouvoir des populistes de gauche et de droite, qui sont malheureusement plus ridicules, irresponsables, corrompus, ineptes et dangereux les uns que les autres :

    • Les Brexiters en Angleterre avec à leur tête Boris Johnson,
    • Trump aux Etats-Unis (lui, il cumule toutes les tares),
    • Viktor Orban en Hongrie (sérieusement corrompu),
    • l’AfD, un parti d’extrême droite qui est entré au Bundestag (pour la première fois depuis les années 30)
    • Sebastian Kurz, en Autriche, qui va s’allier avec l’extrême droite autrichienne pour gouverner
    • Andrej Babis en République tchèque, surnommé le « Trump tchèque » (ce qui est une référence en termes de corruption, de violations de toutes les règles d’éthique et de démocratie)
    • Marine Le Pen en France qui, si elle n’avait pas elle-même démontré l’étendue illimitée de son incompétence serait peut-être au pouvoir
    • Carles Puigdemont, l’irresponsable, qui fait rêver quelques catalans romantiques et/ou illuminés de grands soirs qui chantent.

    Les peuples d’Occident veulent des choses relativement simples, claires, mais difficiles à atteindre :

    • Un contrôle strict et éclairé (définir pourquoi nous devons le faire et comment) de l’immigration musulmane
    • Une fin de la mise en coupe réglée de nos économies par des financiers insatiables et sans limites.

    Ceux qui refusent de comprendre cela et continuent de nous abreuver de mots lénifiants sont les fossoyeurs de nos systèmes démocratiques et préparent des lendemains très sombres. Ce monde est souvent pathétique, mais il ne faut pas l’abandonner aux mains des ridicules, des populistes, des extrémistes, des corrompus et des corrupteurs.

  • Trump : course contre la mort

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    C’est le lapsus qui m’a échappé il y a 15 jours en voulant expliquer à ma fille l’état d’avancement de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens entre Trump (et son équipe) et la Russie.

    Elle avance à la fois rapidement car de nombreux liens sont désormais établis entre les intérêts de Trump lui-même et la Russie (il négociait pendant la campagne la construction d’une Trump Tower à Moscou tout en prétendant depuis toujours n’avoir aucun intérêt en Russie). Et de multiples contacts ont eu lieu à de nombreuses reprises entre Trump Jr, Paul Manafort (Directeur de campagne), Jared Kushner (beau-fils et Conseiller), etc.., etc.. et différents représentants du pouvoir russe au plus haut niveau. Les liens sont innombrables, avérés, documentés. Les intérêts de Trump en personne le sont également. De plus il a clairement voulu faire obstacle à la justice en licenciant le Directeur du FBI en disant lui-même à la télévision lors d’une interview qu’il avait pris cette décision en lien avec l’enquête sur la Russie. Bref, on en sait de plus en plus sur la mainmise de la Russie sur le processus « démocratique » aux Etats-Unis et comment ils ont réussi à manipuler l’opinion et les élections en faveur de Trump.

    En même temps cette enquête avance avec une lenteur désespérante car nous sommes au huitième mois de sa présidence et il n’y a toujours aucune inculpation et la procédure d’impeachment de Trump n’est encore qu’un espoir pour tous ceux qui espèrent que les Etats-Unis vont retrouver la raison. Tout cela par la faute du parti républicain qui continue de le protéger. Certes il lui a mis des freins :

    • obligation lui a été faite de lire un texte où il condamnait sans équivoque les suprémacistes blancs
    • interdiction de licencier son ministre de la justice (et par là-même le procureur spécial)

    mais c’est ce parti qui, en détenant la majorité au Congrès, empêche la procédure d’impeachment de commencer.

    Hier à la tribune des Nations-Unies il a démontré au Monde l’étendue de sa folie en menaçant la Corée du Nord de destruction totale, ce qui sous-entend un recours massif à l’arme nucléaire. Il a pour cela abondamment fait appel à une pléthore de mots irrationnels pour dépeindre ses ennemis, y compris des mots qui n’ont cours que dans certains cercles religieux, notamment les évangélistes américains.

    La course contre la montre est engagée entre tous ceux qui veulent empêcher Trump de continuer de piétiner la démocratie au profit de ses intérêts et de ceux de Poutine et les Illuminés de la Maison-Blanche et du parti républicain qui sont prêts à le suivre jusqu’à ce qu’il déclenche une guerre nucléaire.

    Alors, course contre la montre ou contre la mort ?

  • Trump : lentement mis sous tutelle par le parti républicain

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    De très intéressants développements ont eu lieu ces derniers jours qui démontrent que le parti républicain est enfin en train de prendre conscience du caractère toxique de la présidence Trump. Tout d’abord le Congrès a voté à une écrasante majorité (il n’a manqué que 3 votes) une proposition de Loi visant à empêcher le Président de lever les sanctions contre la Russie. Avant d’adopter de nouvelles sanctions. C’est, très ironiquement, la seule Loi que Trump ait signée jusqu’ici. La seule qu’il n’aurait jamais voulu signer.

    Le tout nouveau Secrétaire général de la Maison-Blanche, le général John Kelly, aurait exigé que personne ne puisse plus s’adresser au Président sans passer par lui, sa famille comprise. Et son téléphone est également contrôlé afin de limiter le risque de nouvelles tempêtes médiatiques, à coups de tweets rageurs. De plus, selon l’agence Associated Press, John Kelly a informé Le ministre de la justice Jeff Sessions que sa place n’était pas/plus menacée. Ce qui veut dire, en d’autres mots, que Trump ne pourra pas le limoger. Une hypothèse évoquée afin de pouvoir, en deux temps, se débarrasser du Procureur spécial Robert Mueller enquêtant sur les liens de la campagne Trump avec la Russie.

    Puis c’est le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, qui a apporté sa touche. Tout en envoyant le Sénat en vacances pour le mois d’août, il a utilisé une procédure qui va, de fait, maintenir le Sénat en activité minimale avec des séances dites « pro forma ». Même si celles-ci ne dureront que quelques minutes, ce sera une façon d’empêcher le Président d’utiliser son droit constitutionnel de nommer/limoger de hauts fonctionnaires pendant les vacances du Sénat, sans avoir à demander son accord. C’est la deuxième méthode choisie par les Républicains pour protéger Jeff Sessions et finalement Robert Mueller.

    Robert Mueller qui était menacé jusqu’à très récemment par le Président va pouvoir continuer son travail. Et il s’intéresse aux finances de Trump. Il est plus que temps que quelqu’un dans ce pays s’intéresse aux finances de ce roitelet de pacotille. Je suis convaincu que c’est là que se trouvent les réponses aux liens malsains entre Trump et la Russie car Trump, contrairement aux apparences, n’a pas toujours été un homme d’affaires avisé ni couronné de succès. Il serait tout sauf étonnant que certains oligarques russes soient venus plus d'une fois à son secours, d'une façon ou d'une autre. Et toute aide a un prix. Robert Mueller a maintenant nommé un Grand Jury. C’est une étape décisive car celui-ci a toute latitude pour faire comparaître littéralement n’importe qui devant lui. Il faut répondre aux questions sous serment et sans l’aide d’un avocat. Mentir est un crime. Imaginez le menteur pathologique devant un tel jury…

    Tout ceci prouve que le parti républicain se réveille lentement de son mauvais rêve. Rêve d’utiliser l’impensable victoire de Trump afin de faire tout ce qu’il n’osait même pas rêver de faire. Or après près de 7 mois de présidence, le bilan est inexistant. Et promet de le rester. Pire: c'est tout le parti républicain qui reste d'être entraîné dans sa chute. La mise sous tutelle de Trump est la première mesure afin de sauver ce qui peut encore l’être.

  • Trump démontre la fragilité de nos démocraties

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    Deux années de campagne électorale surréaliste et il a été désigné candidat républicain à la Présidence des Etats-Unis, envers et contre tous les avis autorisés.

    Six mois de Présidence chaotique où il a poussé le népotisme, le conflit d’intérêt, l’incompétence, la bêtise à des degrés insoupçonnés et il est toujours là.

    Certes il y a différentes enquêtes en cours sur ses liens et ceux de sa campagne électorale avec la Russie mais il est toujours là. Et ses « amis » républicains continuent de le soutenir alors que leur honneur, s’ils en avaient, aurait exigé depuis longtemps qu’ils se débarrassent de lui car pas un jour sans qu’un nouveau scandale n’éclate, sous une forme ou sous une autre. Non seulement il est totalement incompétent lui-même, mais son cabinet (celui ayant le QI le plus élevé de l’Univers comme le Ridicule-en-chef n’avait pu s’empêcher de le qualifier en janvier) est trop souvent à la hauteur de son chef : nul.

    Etant incapable de faire passer quelque loi que ce soit, le Satrape-en-chef fustige le monde entier et se plaint d’être victime d’une chasse aux sorcières de la part de médias qui ne relaient que des « fake news ». Grand argument qui semble encore avoir le soutien de sa base qui a décidé de rester aveugle à tout. Si Barack Obama avait fait 10% des turpitudes de l’Absurde-en-chef, je pense que des millions de républicains, blancs, évangéliques et armés auraient convergé vers Washington pour le lyncher.

    Ces jours Washington bruisse de rumeurs sur la stratégie que le Kleptocrate-en-chef pourrait adopter pour mettre fin à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller. Seul le Ministre de la justice pouvant le révoquer, le Menteur-en-chef est en train de s’attaquer à Jeff Sessions, pourtant le premier Sénateur à lui avoir apporté son soutien, afin de le pousser à la démission. Raison : celui-ci ayant dû se récuser dans toute affaire liée à la Russie (car il avait menti au Sénat lors de son audition) ne peut licencier Rober Mueller. Et comme son adjoint (Rod Rosenstein), celui qui l’a nommé, ne semble pas décidé à le faire, le Manipulateur-en-chef pense qu’en obtenant la démission de Sessions il pourra nommer quelqu'un de suffisamment malléable pour faire le job.

    Le Ridicule-en-chef ne comprend la loyauté qu’à sens unique. Il l’exige de toute personne qui l’approche car dans sa totale méconnaissance des institutions et son non moins total mépris pour celles-ci, il croit que les fonctionnaires doivent faire serment de loyauté à sa petite personne alors qu’elles le font à leur pays et à sa Constitution. Par contre lui n’a qu’une seule loyauté, celle vis-à-vis de ses intérêts et ceux de sa famille.

    C’est pourquoi il est particulièrement enragé ces jours, Robert Mueller ayant annoncé qu’il allait enquêter sur ses affaires et sa déclaration d’impôts. C’est une ligne rouge car c'est là que se trouve la clé du Kremlingate. Et depuis il cherche n’importe quelle solution. Une alternative au limogeage du procureur spécial étant d’accorder la grâce présidentielle à sa famille et à … lui-même. Voilà où nous en sommes, un homme qui n’a rien à se reprocher, qui est victime de chasse aux sorcières, veut s’auto-accorder la grâce présidentielle. Mais la grâce de quel crime puisque il n’en a commis aucun ?

    Tout ce sinistre feuilleton démontre la fragilité de nos démocraties. Dans un monde idéal il n’aurait jamais dû être candidat. Ou au bout de trois mois de présidence être destitué. Au lieu de cela il est toujours là et il va user de toute sa capacité de nuisance afin de vider la démocratie américaine de sa substance. Et à ce jour il est bien difficile de voir qui va gagner ce bras de fer : d’un côté ce Sauvage-en-chef prêt à confisquer le pouvoir à son profit, avec l’aide de tout l’appareil républicain, et de l’autre quelques brillants journalistes qui font un travail inouï et un procureur spécial pouvant être limogé à tout instant.

    Nos démocraties sont décidément bien fragiles !

  • Trumpcare : cette haine vous rappelle-t-elle quelque chose ?

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    Rendons justice à Trump en renommant ce projet autrement car son incompétence est telle qu’il n’a absolument aucune part dans les différentes tentatives de réécriture de la loi concoctées par différents leaders du parti républicain. Avec sa capacité de concentration digne d’un poisson rouge et le temps qu’il passe à regarder la télévision, à jouer au golfe et à tweeter des tombereaux d’insanités tout se passe dans d’autres officines que les bureaux de la Maison-Blanche.

    De janvier 1940 à août 1941 les nazis ont mené une campagne systématique d’extermination des handicapés physiques et mentaux. Appelée Aktion T4, elle a été accomplie avec détermination par tout un appareil d’Etat. A partir du moment où le programme a été découvert des milliers de citoyens ont protesté avec un courage exemplaire face à l’ignoble appareil répressif du régime. Ces protestations contribuèrent à son arrêt officiel mais il y eut entretemps 70'000 à 80'000 victimes. Et même si l'Aktion T4 cessa officiellement en août 1941, l'extermination des handicapés se poursuivit tout au long de la Seconde Guerre mondiale et jeta les bases de la solution finale.

    En 2017, de nombreux élus du parti républicain sont décidés à priver des millions d’américains de soins médicaux. Selon le CBO (en français, le bureau du Budget du Congrès américain, pourtant dirigé par un républicain) le projet laissera plus d’américains sans couverture médicale qu’avant l’introduction d’Obamacare. Les analyses prévoient que les pauvres devront payer beaucoup plus pour une moins bonne couverture et les personnes âgées à faibles revenus seront particulièrement impactées. Et, ironie de l’histoire, ce sont ces millions d’américains pauvres ayant massivement voté pour Trump, en croyant à ses slogans sans substance, qui seront le plus durement impactés en perdant toute couverture. Obamacare est un système de couverture des soins médicaux mais également un moyen efficace et intelligent de diminuer les inégalités. Le plan mis sur pied en grand secret par le sénateur républicain Mitch McConnell (après celui de Paul Ryan ayant échoué en mars) est une attaque directe et massive contre les plus pauvres, ces « abandonnés de Dieu » selon certains courants évangélistes, les handicapés et les femmes. Priver de soins des millions d’américains pauvres et parmi eux de nombreux handicapés dans le seul but de donner des rabais fiscaux de près de 600 milliards de dollars aux plus riches (890 dans le plan de Paul Ryan) est un plan cynique, hypocrite, cruel, arrogant, égoïste, abject. L’hypocrisie du projet mise à part, cette haine contre certaines catégories de la population vous rappelle-t-elle quelque chose ?

  • Etats-Unis : la démocratie bouge encore, mais…

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    La nomination d’un Procureur spécial par le vice-ministre de la justice des Etats-Unis prouve que le président a franchi une ligne rouge en destituant le directeur du FBI alors qu’il était soupçonné de lui avoir demandé d’arrêter l’enquête sur le très éphémère conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. De nombreux démocrates ont demandé cette nomination, ainsi que quelques trop rares républicains, alors même que comme l’a très justement dit le 14 mars l’ancien directeur du renseignement américain, James Clapper : « Le président menace les institutions [démocratiques] de l’intérieur ».

    Il aura fallu cela ! Et pourtant Trump n’a pas été avare de sa personne pour se discréditer depuis qu’il s’est présenté comme candidat à l’élection. Il a utilisé toutes les ficelles du populisme le plus pestilentiel pour gagner l’investiture du parti républicain, utilisant systématiquement les attaques personnelles infondées, outrancières, absurdes, mensongères pour galvaniser les foules :

    • Hillary Clinton était systématiquement appelée « Hillary la véreuse » (« Croocked Hillary »)
    • « Obama a créé Daesh »
    • « Le gouverneur du Texas devrait passer un test de QI »
    • Le père de Ted Cruz (un de ses opposants pendant la primaire) « a été impliqué dans l’assassinat de Kennedy »
    • Et récemment, après avoir licencié James Comey, il l’a accusé de ne pas savoir gérer son agence (« Le FBI est dans la tourmente ») et que James Comey était un « frimeur » et un « fou »

    Il utilise systématiquement tous les subterfuges typiques des populistes et des dictateurs en devenir :

    • Se présenter comme l’homme providentiel, seul capable de régler tous les problèmes du pays (selon lui, les plus graves problèmes du siècle sont faciles (« easy ») à résoudre)
    • Dire exactement ce que sa base la plus désespérée veut entendre. Même si par ses actes, depuis qu’il est élu, il fait exactement le contraire (c’est malheureusement un travers partagé par beaucoup de politiciens même moins caricaturaux)
    • Utiliser des phrases-chocs courtes, qui s’impriment facilement et les répéter en boucle jusqu’à mettre ses supporters dans une sorte de transe qui va leur faire perdre leurs capacités de jugement (« L'Amérique d'abord », « Enfermez-la ! (en parlant de Hillary) », « Construisons le mur ! », « Vous allez être tellement gagnants » , «  Tellement facile », « Le premier jour nous allons abolir et remplacer Obamacare », etc..)
    • Lors de ses meetings, il aimait exciter la foule et son service d’ordre afin d’expulser tous ceux qui pouvaient présenter des signes d’indépendance d’esprit
    • Il s’est entouré d’un aéropage de fidèles porte-parole qui sont prêts à dire littéralement n’importe quoi afin de défendre leur chef (Sean Spicer qui devrait bientôt craquer car je crois que c’est au fond un type bien même s’il se sera sali trop longtemps au contact de ce président indigne, Kellyane Conway qui ne craquera jamais car elle vit des mêmes délires que son patron, le sinistre nazillon Stephen Miller qui au lendemain du premier blocage d’un décret anti-immigration de Trump a dit sur tous les médias avec un air sinistre qui a dû faire frémir tous ceux qui ont l’âge de se rappeler des années 30 : « Les pouvoirs du Président sont immenses et son autorité ne sera pas remise en question »).

    Il n’hésite pas à licencier ceux qui pourraient le gêner :

    • Sally Yates, la Ministre de la justice par intérim, après qu'elle ait prévenu par deux fois que Michael Flynn était compromis
    • En mars, il a licencié 46 juges fédéraux, dont Preet Bharara, juge du district sud de New-York, qui inclut le siège de l’empire Trump et est en même temps le juge le plus important dans la lutte contre le blanchiment d’argent puisque c’est à Wall Street (Manhattan) que se trouve le siège des grandes banques. Et il était justement en train d’enquêter sur les liens entre Trump et les oligarques russes liés à Poutine
    • Le directeur du FBI

    Et puis il admire tellement les dictateurs :

    • Poutine
    • Erdogan: il est le seul dirigeant occidental à lui avoir téléphoné pour le féliciter après son hold-up antidémocratique (au soir du référendum)
    • Kim Jong-un: Il a dit qu’il serait « honoré de [le] rencontrer » (le 1er mai)
    • Duterte: Il a invité le Président psychopathe des Philippines à la Maison-Blanche (le 30 avril).

    La démocratie étasunienne va vivre une année 2017 particulièrement cruciale. Elle est confrontée à un président qui démontre jour après jour un mépris congénital pour les Lois de son pays :

    • Il ne paye pas ses impôts et en est fier
    • Il refuse de montrer sa déclaration d’impôts
    • Il continue de diriger son empire même s’il a créé un simulacre de « blind trust » au profit de ses fils (et surtout de lui-même)
    • Il a institutionnalisé le népotisme,
    • etc..

    De plus il n’hésite pas à confirmer lui-même, qu’il a fait obstruction à la justice en licenciant le directeur du FBI. Jamais un Président n’a eu le courage ou la folie d’admettre un tel crime. Donc soit il est totalement fou, soit il pense que grâce à sa base qui lui reste fidèle il pourra surmonter tous les obstacles (n’a-t-il pas dit pendant la campagne « Je pourrais tuer quelqu’un sur là 5ème Avenue [de New-York] et je ne perdrais pas de votants »). Aucun président ne devrait pouvoir résister à cela et l’impeachment devrait être au bout de cette procédure. La démocratie américaine bouge encore, mais le fait que le vice-président, celui qui a relayé et étayé tous les mensonges de son maître, succède à Trump n’est qu’à moitié rassurant.

  • Etats-Unis : autopsie du naufrage républicain

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    Le parti républicain qui cristallise en son sein les pires ferments de haine de la société américaine a une très lourde responsabilité historique. Ne serait-ce que pour avoir orchestré le vol des élections de l’an 2000 au profit de Bush jr, avec toutes les conséquences apocalyptiques que cela a entraîné. Pendant les 8 années de la Présidence Obama, il a aiguisé sa haine et sa rancœur et s’est aligné derrière Trump, le candidat devenu président qui montre son mépris total des Lois et sa volonté de faire entrer son pays dans son monde alternatif fait de mensonges, de brutalité, d’intimidation, de corruption, de népotisme et d’incompétence. Et le parti républicain non seulement se tait mais continue de le soutenir.

    Pendant la dernière année de sa Présidence, le parti républicain a empêché Obama de nommer un juge à la Cour suprême au prétexte que dans la dernière année de son mandat un Président n’est plus légitime. Puis lorsque les démocrates ont tenté d’empêcher la nomination d’un juge ultra-conservateur, les républicains du Sénat, le 6 avril, ont changé les règles de nomination. Il suffit désormais de la majorité simple (51 voix sur 100) au lieu de la majorité qualifiée (60 voix sur 100) pour élire un juge. C’était « l’option nucléaire », terme qui exprime bien la gravité de ce changement sur l’équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis.

    La saga sur l’Obamacare est du même tonneau. Après avoir lamentablement échoué une première fois à l’annuler, Trump, avec la complicité active de son parti, a réussi à faire passer quelque chose. Une loi inique (883 milliards de dollars de rabais fiscaux pour les ultras-riches, ce qui va faire perdre leur couverture maladie à des millions d’Américains, alors que pendant la campagne il avait promis de faire une loi couvrant plus de citoyens pour une fraction du coût) que même les représentants républicains n’avaient pas lu. Il fallait sauver la face, faire passer n’importe quoi. Même la liste des courses au supermarché du coin aurait eu les faveurs du parti républicain tant la panique était en train de les gagner.

    Cette semaine Trump s’est attaqué au directeur du FBI. Sombre histoire que celle-ci. Après s’être peut-être fait manipuler pour qu’il rouvre l’enquête sur les e-mails d’Hillary Clinton 10 jours avant les élections (ce qui lui a sans doute fait perdre celles-ci) et de la refermer quelques jours plus tard (le 6 novembre) car le FBI n’avait rien trouvé de nouveau, il s’est attaqué à l’enquête sur les liens entre l’équipe de campagne de Trump et la Russie. Si Trump ne pouvait que le remercier d’avoir contribué à le faire élire, il était en rage de le voir s’approcher d’un peu trop près dans son enquête sur ce que l’on commence aux Etats-Unis à appeler le « Kremlingate ». Alors cette semaine il a fait venir le vice-ministre de la justice (le ministre avait dû se récuser dans toute affaire touchant à la Russie après avoir menti sur ses propres contacts russes) pour qu’il lui écrive une note justifiant le licenciement de James Comey pour incompétence, entre autres dans « la gestion des e-mails d’Hillary Clinton » (sic). Puis il l’a licencié en arguant du fait que la demande venait du patron du Directeur du FBI. Ensuite la machine de propagande s’est emparée de ce narratif et l’on a pu voir les différents porte-parole et le vice-président colporter cette salade dans les différents médias. Mais cela a dû faire de l’ombre à l’ego de Trump. Alors il n’a pu s’empêcher d’aller dire autre chose sur un autre média : « Indépendamment du rapport [établi par le vice-ministre de la justice] j’allais de toute façon licencier Comey ». Puis il l’a menacé ouvertement dans un tweet vendredi matin : «James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d' enregistrements de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse!» Ce qui ressemble furieusement à une tentative d’intimidation de témoin. Et le parti républicain non seulement se tait mais continue de le soutenir activement. De toutes ses forces.

    Ce qui est très inquiétant dans ce qui se passe est que, visiblement, et comme je le craignais déjà dans ma note du 10 novembre, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis ( « Trump: la responsabilité historique de nos élites »). Trump peut dire n’importe quoi, tweeter des absurdités en cascades, promouvoir des Lois iniques, licencier des Directeurs d’Agences fédérales, menacer ceux qui pourraient parler de ses liens avec la Russie, faire dire tout et n’importe quoi à ses porte-parole avant de les contredire lui-même 5 minutes plus tard, engager ses proches sans mandat en leur permettant ainsi d’avoir accès à des informations ultra confidentielles, violer toutes les Lois d’éthique et de bonne gouvernance, se comporter en apprenti dictateur, les Républicains continuent de faire corps derrière lui. Et à part les humoristes et les journalistes qui ont encore un cerveau il ne reste rien de l’équilibre des pouvoirs dans la démocratie américaine qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Tout cela grâce à la dérive du parti républicain qui est depuis toujours traversé par de puissantes forces d’extrême droite. Et ce qui est à noter est que la dérive de Trump vers une dictature n’est pas le fruit d’un projet politique. Il est beaucoup trop inculte et beaucoup trop stupide pour qu’on puisse lui faire ce « crédit » (si tant est que cela en ait jamais été un). Non sa dérive autoritaire n’est qu’au service de son narcissisme incommensurable.

    Alors une république et un parti peuvent-ils se déshonorer pour servir l’ego d’un minus ? Quoiqu’il arrive, cette dérive qui est en marche depuis longtemps et qui culmine avec la présidence Trump sera le grand stigmate qui, espérons-le, hantera ce parti pour toujours.

  • Trump : 100 jours, cela se fête ?

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    Pour un président normal, oui ! Pour lui, c’est nettement plus ambigu. Alors qu’il continue de découvrir sa fonction avec toujours la même candeur apparente (je cite de mémoire 3 de ses remarques désarmantes) :

    • « Savez-vous que l’arme nucléaire est dévastatrice » à une journaliste le lendemain de son intronisation et après avoir été briefé par les militaires responsables de l’arme nucléaire
    • « Nul ne savait à quel point l’assurance maladie était un domaine compliqué » après le premier échec de sa tentative d’abrogation de l’Obamacare
    • « Etre président des Etats-Unis c’est plus de travail que je ne l’avais imaginé », le jour de ses 100 premiers jours.

    On est loin de ses vantardises pendant la campagne électorale où tout était simple : le premier jour il allait abolir et remplacer Obamacare avec un projet qui serait meilleur (inclurait plus de monde) et qui coûterait une fraction (sic) d’Obamacare (je crois que nous sommes bien placés en Suisse pour nous méfier de ce genre de propos). Et en 100 jours l’Amérique serait « great again » !

    Le plus préoccupant est qu’après 100 jours, il a le plus faible taux de nomination de responsables aux postes clés de son administration de l’histoire. En tout cas récente. Ce qui veut dire que le gouvernement est littéralement paralysé faute de combattants. Et que parmi les quelques nominés, plusieurs ont déjà démissionné, ont été démissionné ou se sont rétractés. Grâce à cela et à sa totale méconnaissance du personnel politique, il est obligé de confier des tâches incroyablement difficiles et complexes à son beau-fils Jared Kushner. Qu’on en juge :

    • Amener la paix au Proche-Orient (lol)
    • Réformer le fonctionnement de la justice
    • Diriger le bureau américain de l’innovation
    • Réformer l’aide aux vétérans
    • Lutter contre les addictions (aux drogues dures)
    • Réorganiser l’ensemble du gouvernement fédéral

    Tout cela alors qu’il n’a que 39 ans, aucune expérience dans un gouvernement et pourrait être rapidement poussé à la démission par l’enquête sur les liens de l’équipe Trump avec la Russie. C’est bien joli de vouloir « vider le marigot ». Encore faut-il savoir comment et de qui s’entourer.

    La deuxième chose qui est préoccupante (on peine à trouver un domaine qui ne l’est pas) c’est de voir à quel point il est influençable. Lui qui se présentait comme le roi de la négociation semble se faire retourner comme une crêpe en quelques minutes de discussion et donner raison au dernier qui a parlé. Pendant la campagne, il voulait :

    • S’attaquer à la Chine afin qu’elle cesse de manipuler sa monnaie. Promesse abandonnée suite à la visite du président chinois
    • Annuler le traité commercial (NAFTA) avec le Canada et le Mexique : maintenant il veut seulement renégocier l’accord après avoir discuté quelques minutes au téléphone avec le Premier ministre canadien et le Président mexicain
    • Faire construire le mur et le faire payer par le Mexique. Il est au mieux remis aux calendes mexicaines

    Il pensait également que l’OTAN était obsolète. Tout cela parce qu’il ne savait pas vraiment, selon ses propres termes, ce qu’était l’OTAN. Après quelques minutes de briefing il ne pense plus cela.

    Alors qu’a-t-il fait pendant ses 100 jours, à part se vanter ? Pas grand-chose :

    • Il a signé de nombreux décrets, dangereux pour la planète ou pour nous tous (j’ai déjà cité quelques exemples dans des notes précédentes et cela ne s’arrange pas). C’est facile. Il suffit de savoir écrire son nom au bas d’une page rédigée par d’autres
    • Il a réussi à faire nommer un juge ultra-conservateur à la Cour suprême grâce à 1) l’obstruction pendant l’entier de la dernière année du double mandat d’Obama à la nomination du juge choisi par lui et 2) au changement des règles de nomination d’un juge par le Sénat après avoir rencontré des difficultés avec les sénateurs démocrates.

    A part cela ? Rien !

    Comme il a visiblement la capacité de concentration d’un enfant de 5 ans et son niveau de culture politique, il peine. Car être Président, cela demande du travail. Beaucoup de travail. Avec de nombreux acteurs différents, y compris hors de sa famille politique. Cette semaine il était très agité car il voulait à tout prix « montrer quelque chose » pour ses 100 jours (tout en prétendant que cette échéance ne voulait rien dire). Alors il a essayé cela :

    • Refaire passer son projet de Trumpcare. C’est la version où les Américains qui ont les moyens se désolidarisent de ceux qui ont des difficultés. C’est une constante chez les Républicains : se désolidariser des pauvres. Ils haïssent Obamacare car ce projet les oblige à un minimum de solidarité. Sa tentative a heureusement échoué une seconde fois
    • Présenté un projet de réforme des impôts. Selon tous les observateurs, une tentative pathétique de présenter quelque chose. N’importe quoi. Et c’était vraiment n’importe quoi : quelques idées rudimentaires et inexploitables, dont les cadeaux fiscaux aux ultras-riches, jetées à la hâte sur une feuille A4. Mais les Républicains n’ont-ils pas toujours été ceux qui creusent les déficits en donnant des cadeaux fiscaux aux ultras-riches et en augmentant les dépenses militaires afin d’obliger ensuite les démocrates à baisser le budget de l’Etat (ce qui se produit dans toutes nos « démocraties », Suisse comprise où la droite baisse systématiquement les impôts des plus riches avant de couper dans les budgets de l'Etat et de faire porter la charge sur la classe moyenne) ?

    Finalement, la seule législation passée devant le Congrès pendant ces 100 premiers jours aura été celle qui évite pendant 7 jours (!) au gouvernement de fermer faute de financement. Sinon rien. Le Congrès n’a rien sur quoi légiférer car l’Exécutif ne lui a rien présenté. En 100 jours. C’est du jamais vu ! Et comme tous les observateurs le disent, la première année pour un président est cruciale car l’année suivante il y a les élections partielles et tous les membres du Congrès deviennent très prudents de peur de déplaire à leurs électeurs.

    Alors est-ce qu’il y a de quoi fêter ? Je dirais oui, mais pour ... les opposants à Trump. Il va certes faire un maximum de dégâts avec ses décrets intempestifs, mais il n’est pas près de faire passer une Loi (beaucoup plus difficile à faire passer et à abroger qu’un décret).

    Le seul domaine où il pourrait faire d’immenses dégâts c’est concernant la paix et la stabilité dans le monde. Sur le front militaire, son impulsivité peut lui permettre de prendre des décisions rapides, avec un minimum de travail, de connaissances et de réflexion et, potentiellement, un maximum de satisfaction narcissique.

    Perspective effrayante !

  • Frontaliers : certains propos n’aident pas à la cohésion transfrontalière

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    Deux articles ont retenu mon attention ces derniers jours. Essentiellement par l’outrance des propos tenus par des élus/politiciens français.

    Le premier, en date du 12 avril, concernait les indemnisations chômage des frontaliers. C’est un véritable bal des pleureuses du côté français. Rendez-vous compte, il peut arriver que les frontaliers se retrouvent au chômage ! Et même si tout est fait dans les règles de l’art et que la Suisse a couvert 28,5 % desdites allocations aux frontaliers en 2014 (131 millions d’euros sur 460), certains élus/politiciens français trouvent cela insupportable. Selon Quentin Mayerat, directeur de campagne de Benoît Hamon (il a autant de chances d’être élu que ma grand-mère) : « C’est un hold-up financier qui force le contribuable français à assurer une indemnité proportionnelle à un salaire suisse généralement trois fois supérieur au français ». Quant à Cemil Sanli, candidat de la France insoumise de Mélenchon en Haute-Savoie, il nous livre une analyse digne d’un jésuite « La Suisse ne peut pas prendre (sic) nos forces de travail tout en se déresponsabilisant en cas de chômage ». Doit-on rappeler à ces messieurs que ce règlement a été défini et accepté par les 28 pays membres de l’UE et que la Suisse a adopté ce droit européen dans le cadre des accords sur la libre circulation des personnes. Et deuxièmement que s’il n’y avait pas de travail en Suisse pour les français il y aurait près de 300'000 chômeurs de plus en France. Sans compter tous les emplois indirects induits (bâtiment, santé, éducation, consommation, etc..) par cette manne financière, se montant en 2014 (et en hausse constante) à 16 milliards d’euros, rapatriée par les frontaliers.

    Le deuxième, en date du 22 avril, concerne le fait que les TPG se permettent de former et d’engager des résidents genevois au lieu d’engager 100% de frontaliers. Ce qui provoque l’ire d’Antoine Vieillard, maire de St-Julien : « Avec quelle impudeur les autorités cantonales genevoises se targuent de violer les principes qui fondent les accords bilatéraux et de libre circulation tout en les défendant publiquement à chaque votation ». Mais ce monsieur va encore plus loin en disant : « Cette politique discriminatoire érigée en politique cantonale est économiquement absurde. Quand on recrute sur le passeport plutôt que sur l’expérience, on prend le risque de recruter des chauffeurs de bus qui multiplient les accidents (sic) ou de placer la vie des Genevois dans les mains d’infirmiers moins expérimentés (re sic) ». Si la sollicitude de monsieur Vieillard me touche, ses propos sont un fatras d’erreurs et d’insultes. Les erreurs proviennent du fait que je ne vois pas en quoi le fait de former des chômeurs serait une atteinte à la libre circulation. La deuxième erreur provient du fait qu’il parle « d’embauche sur la base du passeport » alors que la formation et l’embauche se font sur la base du lieu de résidence ce qui n’est pas du tout la même chose. Et doit-on lui rappeler que lorsque il y a une vingtaine d’années la Migros a essayé d’ouvrir une succursale dans la région d’Annecy elle s’est heurtée à tous les barrages possibles et imaginables sur la base de la préférence nationale ? Lorsque les français empêchent une entreprise suisse de s’implanter en France ils font preuve de patriotisme et lorsque les Suisses tentent de donner une nouvelle chance à des chômeurs résidant en Suisse, ils sont des violeurs d’accords. Quant aux insultes et au mépris ils sont évidents dans cette scandaleuse citation : « … on prend le risque de recruter des chauffeurs de bus qui multiplient les accidents ou de placer la vie des Genevois dans les mains d’infirmiers moins expérimentés. » Donc pour monsieur Vieillard, les résidents genevois sont des crétins incapables de conduire ou de soigner des malades dans un hôpital. Charmant !

    Certains/beaucoup feraient mieux de se taire avant de dire des stupidités et les propos outranciers contenus dans les 2 articles cités ne font rien, mais alors rien, pour améliorer la cohésion dans le Grand Genève !  

  • Trump : Pourquoi les Républicains continuent de le soutenir ?

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    Après avoir très largement perdu le vote populaire l’actuel président commence peut-être à entrevoir la réalité du pouvoir aux Etats-Unis. Je dis peut-être car son ego est si pathologiquement surdimensionné qu’il semble systématiquement incapable d’appréhender les faits dans leur réalité. En tous les cas vis-à-vis du monde extérieur. Ce qui est de plus en plus évident, c’est que les difficultés s’accumulent au-dessus de sa tête. En dépit de tous les mensonges répandus à la face du monde au travers de ses tweets et avec la complicité active de ses porte-parole (Sean Spicer, Kellyane Conway, etc…) il a maintenant à faire face à des difficultés qu’il ne semblait pas avoir envisagés pendant sa campagne où les insultes, les anathèmes et les mensonges (plus ils étaient énooooormes et plus il les répétait en boucle) lui ont servi de programme.

    Si, au début, il a eu quelques succès faciles en signant des décrets iniques (j’en ai déjà cité quelques-uns dans des notes précédentes), lorsqu’il a dû s’attaquer pour la première fois au passage d’une Loi devant le Congrès, ce fut une autre paire de manches. Sept ans que les Républicains juraient que sitôt au pouvoir ils allaient « repeal and replace » Obamacare. Sept ans et au final cela a fait pschitt car leur projet était une totale absurdité : trop modéré pour les extrémistes du parti et trop extrémiste pour les modérés (pensez aux 24 millions d’américains qui auraient perdu leur couverture maladie à cause d’une augmentation des primes de près de 1000% pour les plus modestes « contrebalancée » par des rabais fiscaux de 300 milliards pour les plus riches). Une négociation sur une réforme de l’assurance maladie nécessite des efforts considérables. Ce sont des mois, voire des années de dur labeur et de compromis avec les adversaires politiques. Rien de tout cela n’a été fait car Trump, le Négociateur-en-chef, n’a visiblement aucune idée du fonctionnement des institutions politiques des Etats-Unis. Il a sans doute cru qu’en laissant faire le sale et fastidieux travail à Paul Ryan et en signant 2-3 décrets il allait enregistrer une grande victoire politique. Après l’avoir laissé pédaler dans la semoule il a, au final, essayé de tordre le bras aux élus républicains pour qu’ils votent sous la contrainte. Ce qui a lamentablement échoué. Cela démontre simplement sa totale immaturité politique et son inadéquation à ce poste. Sans parler de ses piètres qualités de négociateur.

    Sur le plan politique, ses affaires sont chaque jour un peu plus difficiles. Après avoir invectivé le monde entier en traitant chaque information qui lui était défavorable de « fake news », les choses sérieuses semblent avoir commencé le jour où Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité du président, a dû démissionner. Seulement  quelques jours après son entrée en fonction. Lui et sa compagnie (la Flynn Intel Group) avaient accepté des mandats au profit d’intérêts russes et turcs (il a notamment été un ardent défenseur de l’extradition de Fethullah Gülen vers la Turquie). Dans ces 2 circonstances il a agi en tant qu’agent au service d’une puissance étrangère.

    Puis ce fut le Ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a dû se récuser dans toutes les questions touchant à l’enquête sur la Russie puisqu’il a menti sous serment concernant ses liens avec le gouvernement russe durant la campagne. Mais cela ne s’arrête pas là, car de plus en plus d’affaires remontent à la surface.

    Le nouveau Ministre du commerce, Wilbur Ross, par exemple, a siégé longtemps au Conseil d’administration de la Banque de Chypre. Cette banque semble connue pour être une machine à blanchir l’argent sale des oligarques russes.

    Paul Manafort, l’ancien responsable de campagne de Trump, aurait reçu 10 millions de dollars afin de travailler à la défense d’intérêts russes. Sean Spicer essaye maintenant de minimiser son rôle durant la campagne : « Il était là mais il n’a presque rien fait » alors qu’il a été publiquement remercié par Trump pour son « magnifique » travail.

    Rex Tillerson, le nouveau Secrétaire d’état a été décoré par Poutine himself pour services rendus (l’Orde de l’Amitié).

    Et finalement, il y a quelques jours, James Comey (le Directeur du FBI) a admis que son agence enquêtait sur les liens entre la Russie et l’équipe Trump (de campagne, de transition et finalement de son gouvernement).

    Je suis le premier à déplorer, y compris dans ce blog, la façon bornée dont les gouvernements occidentaux ont traité la Russie d’après la chute de l’URSS et continuent de la traiter. Mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au prix de Trump à la Maison-Blanche.

    Où que l’on regarde on retrouve des liens suspects entre les membres de cette Administration et la Russie qui avait tous les intérêts du monde à favoriser la mise en place d’une administration plus favorable à ses intérêts. Et cela devient de plus en plus intéressant, puisqu'on parle maintenant de façon très précise et circonstanciée d’une attaque informatisée de la part de la Russie contre la démocratie américaine (et peut-être la démocratie tout court). Il semble que des robots ont été programmés et utilisés afin d’inonder le net de fake news devant discréditer les démocrates en général et la campagne d’Hillary Clinton en particulier. Avec les résultats que l’on sait.

    Petit à petit le nœud coulant va se resserrer. Je suis prêt à parier qu’au fil des semaines et des mois on passera de ses proches à Trump lui-même (ne serait-ce que pour la vente qui pourrait se révéler suspecte d’un bien immobilier à un oligarque russe). Ce jour-là la procédure d’impeachment commencera officiellement. En attendant Trump et son administration sont totalement illégitimes. Mais les Républicains continuent de le soutenir car ils vont tenter de profiter du pouvoir pour faire passer le plus de lois iniques que possible.

  • Ceux qui devraient nous protéger des politiciens ineptes

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    Le fait même que des politiciens ineptes, menteurs, manipulateurs et incompétents aient autant de succès prouve l’état de nos Sociétés. Au lieu de cultiver nos valeurs, notre cohésion, tout ce qui fait la force d’une Société, nos politiciens passent leur temps à nous diviser. Le travail est forcément équitablement réparti. A gauche, ils veulent à toute force nous imposer l’immigration massive de réfugiés musulmans qui va, à terme, mener à une guerre civile ainsi que la protection absurde et malfaisante des prédateurs et des criminels, inscrite dans le plus si nouveau Code de procédure pénale suisse, au détriment des victimes. Peut-être parce que c’est le dernier endroit, croient-ils, où il leur reste un peu de dignité après avoir baissé leur pantalon dans à peu près tous les autres domaines. A droite ils organisent depuis 3 décennies la mise à sac de nos économies au profit d’une minuscule caste d‘ultra-riches comme on a failli en voir un nouvel avatar en Suisse avec la RIE III qui était une pure et simple ignominie (merci à tous ceux qui ont alerté le peuple suisse sur les dérives de cette loi).

    Face à cette double inconscience, les peuples ne voient plus d’autre recours que de se livrer entre les mains de politiciens totalement ineptes qui vont accélérer la désunion et la chute dans le chaos.

    En Angleterre, l’inepte national Boris Johnson, a fait prendre un chemin semé d’embûches et d’inconnues à la Grande-Bretagne et à l'Europe en se basant sur des arguments parfaitement fallacieux.

    Aux Etats-Unis, l’Inepte-en-chef n’en finit plus de défrayer la chronique tant il accumule les sottises et les absurdités. Si ce n’était si tragique, on pourrait en rire :

    • Tweets frénétiques (une bonne dizaine par jour) sur tout et n’importe quoi. Comme un ado désoeuvré. Et comme s’il allait régler les grands problèmes du Monde à coup de tweets
    • Attaques systématiques contre les médias libres d’un pays libre
    • Tentatives répétées d’influencer le cours de l’enquête du FBI sur les liens entre l’entourage du Bonimenteur-en-chef et la Russie au cours de la campagne électorale (exactement ce qui a fait chuter Nixon en son temps)
    • Nomination de personnes incompétentes ou compromises à des postes clés (Betsy Devos à l’éducation, Steve Bannon, son plus proche conseiller, pour siéger au Conseil national de sécurité à la place du chef d’état-major des armées et du directeur du renseignement américain, etc, etc…)
    • Traitement de la crise avec la Corée du Nord pendant un repas au Club-house de son parcours de golf et au milieu des autres convives qui ont même pu se prendre en photo avec le porteur de la mallette nucléaire (alors qu’il avait passé sa campagne électorale à menacer Hillary Clinton de l’envoyer en prison parce qu’elle avait mis en danger la sécurité nationale en utilisant un serveur privé lorsqu’elle était Secrétaire d’état)
    • Conférence de presse surréaliste et hilarante (là aussi, si ce n’était pas si tragique) avec Benjamin Netanyahu où l’on voit le Négociateur-en-chef tenir des propos politiques à peine dignes d’un enfant de 10 ans et BB, comme le Ridicule-en-chef se permet de l’appeler, qui doit se mordre les lèvres à certains moments pour ne pas éclater de rire devant tant de ridicule (Cet homme qui fait de la politique depuis longtemps a dû en voir de toutes les couleurs. Mais ça, jamais !)
    • Affaiblissement des lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier voulues par Obama afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 (la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients)
    • Suppression de la loi voulue par Obama, interdisant aux malades mentaux d’acheter des armes
    • Autorisation de la construction de 2 pipelines controversés
    • Dépenses somptuaires pour lui et sa famille (ses 3 week-ends en Floride ont déjà coûté 11 millions de dollars aux contribuables américains. La sécurité de sa femme restée à New-York coûte une fortune et on raconte que deux de ses fils se sont faits payer un voyage d’affaires privé à 100'000 dollars aux frais du contribuable)
    • Soutien aux affaires privées de sa fille depuis la Maison-Blanche

    Comme on peut le voir, c’est scandale, incompétence et corruption à tous les étages. Mais rien encore concernant l’Obamacare puisqu’on voit que Trump et les Républicains n’ont pas le début d’une idée pour son remplacement.

    En France, au milieu des scandales et du chaos électoral en cours, les citoyens ont droit à l’inepte tricolore, Marine Le Pen qui promet monts et merveilles mais qui ne fera qu’entraîner la France et l’Europe dans un chaos indescriptible.

    Voilà à quoi en sont réduits les peuples d’Occident. A choisir entre la peste et le choléra car les politiciens qui auraient dû nous protéger des politiciens ineptes sont gangrenés jusqu’à la pourriture par leurs idéologies respectives.

  • Votations du 12 février : Ce n’est pas l’abstentionnisme qui a triomphé mais la démocratie

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    Réaction typique d’Eric Budry dans une chronique de la TDG de ce jour. Cela dégouline de mépris à l’égard de la Suisse soi-disant primitive et arriérée car ceux qui ont refusé les précédentes tentatives de faciliter la naturalisation des étrangers de 2ème et 3ème générations ne peuvent être que des arriérés. Alors la seule explication au revirement de situation est l’abstention ! Eh oui, ainsi il n’y a pas de discussion possible. Les crétins sont restés à la maison. Et ce Monsieur se prétend sans doute journaliste ?

    Si la Suisse a voté contre la précédente proposition c’est parce qu’elle était frelatée. Ce qui était appelé « 2ème génération » était un abus de notre système démocratique basé sur un mensonge et une tentative de manipulation. Il ne s’agissait pas d’être né en Suisse mais simplement d’avoir fait "5 années de scolarité et/dont deux années de résidence dans la commune où la demande de naturalisation est déposée". C’est ce tour de passe-passe sémantique qui a été dénoncé et les Suisses « arriérés » savent lire et savent utiliser leur cerveau. N’en déplaise à M. Budry.

    C’est pour ces raisons que les Suisses « arriérés » ont su reconnaître que le projet de faciliter la naturalisation des étrangers de « 3ème génération » était honnête et sans manipulation. En toute connaissance de cause ils ont plébiscité ce projet. Ce n’est pas l’abstentionnisme qui a triomphé mais la démocratie et son bon usage par le peuple suisse.

  • Trump : ne pas se tromper de raisons pour le combattre

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    La raison pour laquelle l’imposteur-en-chef (il a perdu le vote populaire par près de 3 millions de voix), tant critiqué pas son propre parti pendant la campagne électorale, a rallié tous les membres du parti républicain sitôt la victoire acquise est qu’ils ont senti l’odeur du sang : s’attaquer à tout ce qu’a fait Obama qui, dans leur haine raciale et leur haine de classe est la première cible à abattre. Sitôt cet objectif atteint, s’attaquer au peu de mesures sociales et environnementales qui restent dans ce pays afin de laisser le champ libre aux pires aspects du capitalisme : un Darwinisme qui récompense le plus fort et broie les plus faibles. Tout cela accompagné d’un agenda social rétrograde et moralisateur tentant d’interdire l’avortement grâce à la nomination (à vie) d’un juge à la Cour suprême particulièrement conservateur. C’est l’agenda de tous les présidents républicains. Il va simplement achever ce que Reagan et Bush jr n’ont pas pu terminer.

    Le festival a commencé dès le premier jour. Cela se fait, pour l’instant, par décrets (« Executive Orders » et « Presidential Memoranda »). Ils se regroupent, pour l’instant, en plusieurs catégories :

    - Défaire ce qu’Obama a entrepris malgré l’hostilité du Congrès à majorité républicaine et diminuer l’emprise de l’Etat sur l’économie :

    • Affaiblir l’obligation faite aux citoyens de contracter une assurance maladie
    • Mettre toutes les législations signées sous l’ère Obama en attente d’être revues par la nouvelle administration
    • Sortir du TPP (qui était un traité destiné à contrôler la montée en puissance de la Chine)
    • Geler l’embauche au niveau fédéral (à part l’armée et la sécurité)
    • Autoriser la construction de deux pipelines très controversés et accélérer l’étude d’impact, notamment environnemental, sur les grands projets d’infrastructure
    • Faciliter les procédures de mise sur le marché de nouveaux produits pour les entreprises US et réduire les impôts sur les entreprises
    • Affaiblir les lois sur le contrôle du secteur bancaire et financier édictées afin d’éviter de répéter les conditions ayant mené à la crise de 2008 : la loi Dodd-Frank, qui oblige les banques à (entre autres) augmenter leurs fonds propres et à prévenir leur propre surendettement et la règle Volcker qui vise à freiner les investissements spéculatifs des banques avec l’argent de leurs clients

    - Renforcer les mesures contre l’immigration clandestine :

    • Construire le mur
    • Accélérer le renvoi des sans-papiers
    • Interdire l’entrée aux ressortissants de 7 pays musulmans

    - Renforcer l’armée et les mesures assurant la sécurité du pays :

    • Reconstruire l’armée avec de nouveaux avions, bateaux, matériels

    - Sociales :

    • Interdire de financer avec des fonds fédéraux des agences faisant des avortements ou militant en faveur de l’avortement

    C’est roboratif, dangereux pour l’avenir (qui a envie d’un remake de la crise de 2008 ?) et ce n’est que le début. Et pourtant les gens ne sont descendus dans la rue que pour dénoncer l’interdiction faite aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer aux Etats-Unis. Mais c’est tellement plus grave que cela. Jamais dans l’histoire de nos démocraties un gouvernement n’a cumulé autant de potentiels conflits d’intérêts. Pas un seul membre de cet aéropage de milliardaires qui n’ait un intérêt direct et immédiat à démanteler les législations fédérales dans son domaine respectif (à commencer par Trump lui-même). L’agence de protection de l’environnement va être démantelée ou, au minimum, vidée de sa substance. Les pétroliers auront carte blanche. Les fonds fédéraux vont être redirigés vers les écoles privées au détriment des écoles publiques qui dispenseront un enseignement de mauvaise qualité aux classes défavorisées. Les impôts des plus riches vont à nouveau être diminués au détriment de la classe moyenne (on sait très bien faire cela en Suisse également). Le pays va recréer une montagne de dettes selon le principe qu’il faut privatiser les profits et socialiser tout ce qui coûte : les infrastructures, la défense, les dettes, etc… Medicare et Medicaid vont être démantelés ou au minimum gravement affaiblis. Et Dieu sait ce qu’il y a encore dans leurs cerveaux malades.

    L’élection du menteur-en-chef et de ses affidés est la pire chose qui pouvait arriver pour notre avenir commun. Alors ne nous trompons pas de combat.

  • Trump : la vanité à la Maison-Blanche

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    Avant le début de la cérémonie d’investiture j’entendais les journalistes de CNN se demander anxieusement si la grandeur de sa fonction était enfin en train de le pénétrer. En regardant, pendant l’office religieux, son visage grave d’hypocrite, le doute était permis. Et puis, lorsqu’il est apparu sur le parvis du Capitole et qu’il a levé son petit poing comme un sportif, j’ai su que le costume présidentiel serait à jamais trop grand pour lui car la vanité est son plus grand moteur.

    Tout ce qui a fait la « beauté » de la présidence Obama : l’intelligence, la finesse, la dignité, la compassion, l’usage mesuré de la force est remplacé par son hideux contraire : la vanité, l’arrogance, la grossièreté, l’insulte, la vulgarité, l’obscénité, la vantardise, l’égoïsme. Il a le niveau de développement de la personnalité d’un adolescent. D’un adolescent sérieusement perturbé malheureusement pour nous tous. Il sait tout mieux que le reste du monde, si quelque chose ne lui plaît pas il trépigne jusqu’à ce qu’il obtienne gain de cause, il ment éhontément, même face à la réalité brute des faits, réarrange le monde afin qu'il se conforme à ses besoins, il manipule, il intimide, il utilise la force pour voler ce qu’il convoite, y compris la dignité des femmes. Nous avons assisté, 8 années durant, à l’exercice du pouvoir par un couple exceptionnel et maintenant nous allons souffrir par la faute d’un couple qui est à peu près son exact négatif.

    Sa volonté de se concentrer sur une Amérique centrée sur elle-même prouve qu’il n’a aucune vision géostratégique pour son pays et pour le monde car il semble croire qu’il peut gérer ce pays comme une entreprise, purement sur un rapport bénéfice/coût. Et les gens qui l’ont fait élire croient-ils vraiment que cet aéropage de milliardaires, ceux précisément qui ont organisé et le plus profité de la mondialisation va soudain défendre la classe ouvrière ? Le clash entre les promesses électorales populistes et la réalité des intérêts des nantis va rapidement éclater.

  • Trump : la responsabilité historique de nos « élites »

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    Après 8 années d’un président digne à tous égards et ayant redonné de la dignité et à son pays et à sa politique, après l’aventurisme délirant du minuscule rejeton Bush, les votants ont choisi le pire individu que ce pays a pu produire. A part tout et son contraire, il a promis de « nettoyer le marigot » (« drain the swamp »). Eh bien, en fait de marigot, nous sommes gâtés. La droite républicaine est un repère d’ultra-libéraux, de conservateurs de la pire espèce, de défenseurs du port d’armes et d’ultra religieux qui seraient prêts à faire de leur pays une véritable théocratie.

    Ce qu’il y a de pire, si c’est possible, est que contrairement à ce que disent certains, peut-être pour se rassurer, il n’y a plus de contre-pouvoir aux Etats-Unis : la Chambre des représentants et le Sénat sont restés conservateurs, et ils vont pouvoir nommer 1, 2 voire les 3 prochains juges à la Cour suprême, faisant ainsi pencher la balance en faveur des thèses les plus conservatrices et rétrogrades pour au moins les 10 prochaines années. Quant aux médias, ils sont concentrés entre les mains de ceux qui ont les moyens de se les payer. C’est ainsi que l’on parvient à vider une démocratie de sa substance.

    Dans tous nos pays, la social-démocratie qui a cherché une troisième voie entre le communisme et le capitalisme le plus brutal, est dans une grave crise de conscience, victime de son intimité croissante avec les puissances de l’argent. En gros, cela se traduit par : belles promesses pendant les campagnes électorales et alignement sur les lois du marché le reste du temps. Cette schizophrénie entre les discours « de gauche » et les actes « de droite », ce mélange intenable entre une morale politique se voulant humaniste (au point de laisser les frontières ouvertes à tous les pays et surtout à ceux du sud musulman) et un saccage de nos états sociaux au profit d’une minuscule caste de nantis a fonctionné un temps mais est en train de rendre les peuples fous, au point d’élire un extraterrestre comme Trump.

    Le Brexit et Trump devraient nous servir de signaux d’alerte. Ils représentent des mesures de l’exaspération des peuples se sentant ignorés des « élites ». En délocalisant le travail dans les pays à bas coûts afin de casser les reins des syndicats et de s’enrichir au maximum, ils ont créé le Frankenstein chinois qui risque un jour de dévorer son créateur et rendu fou de colère tous les citoyens se sentant à juste titre méprisés par ceux qui détiennent tous les pouvoirs.

    Ce qui se passe aux USA est proprement effrayant ! Mettons encore un peu de charbon dans la chaudière de nos Sociétés à force d’égoïsme, de lâcheté et de compromissions et nous risquons de retomber dans les mêmes folies communistes ou fascistes que par un passé pas si lointain. Le Brexit était déjà grave. L’élection de Trump, qui a réussi le plus grand hold-up de l’histoire de nos démocraties est un événement de portée infiniment plus considérable. Son élection devrait nous servir d’électrochoc. Si nos « élites » refusent de sortir de leur isolement arrogant, hautain et monstrueusement égoïste, elles continueront de créer le lit de la prochaine vague totalitaire, communiste ou plus vraisemblablement fasciste, qui nous emportera tous. Ce sera leur responsabilité historique !

  • Nous avons besoin d’une révolution mais elle ne viendra pas de la politique

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    Dans toutes nos « démocraties » nous assistons jour après jour aux chocs issus de ce que l’on appelle la « polarisation de la politique ». En gros cela veut dire que les camps sont de plus en plus partagés entre des thèses extrêmes, sans recherche de compromis :

    • à gauche cela s’appelle « raser gratis ». Et si l’on objecte à ces projets utopistes des considérations politiques extraordinairement triviales, la justesse de ces thèses est immédiatement soulignée par le fait qu’il suffit de faire « payer les riches »
    • à droite cela correspond à « sécuriser les frontières et défendre l’identité nationale ». Et si l’on objecte à cela que ces politiques sont indéfendables vis-à-vis de l’interdépendance de nos pays et des traités signés avec la communauté internationale « on » nous répond qu’il sera possible de réaliser la « quadrature du cercle ».

    Ces deux familles de thèses que l’on retrouve peu ou prou dans tous nos pays « démocratiques », ont-elles une chance quelconque de se réaliser ? A moins de sombrer dans une dictature, aucune ! Et pourtant élection après élection, et pour le cas particulier de la Suisse, votation après votation, nous sommes obligés de nous prononcer sur des objets dont nous savons pertinemment qu’ils ne sont que ce qu’ils sont : des utopies.

    Aux USA, le duel entre Mme Clinton qui représente la continuité, màtinée de belles promesses sociales qui ne se réaliseront jamais, et l’ubuesque Trump qui représente le pire du pire de la droite du parti républicain saupoudré de l’infantilisme crasse d’un candidat qui ne mériterait d’apparaître que pour le bonheur des téléspectateurs d’un Muppet Show, démontre cela à l’envi.

    En France nous assistons à un pays qui cherche, à gauche, à protéger son « modèle social » alors qu’il se fissure de partout et que malgré « l’alignement des planètes » il n’arrive pas à décoller économiquement et encore moins à intégrer ses minorités. A droite, on assiste à la surenchère identitaire et sécuritaire alors même que la droite « républicaine » ne cherche qu’à supprimer des postes de fonctionnaires, y compris dans la police, l’armée et l’éducation nationale. Quant à la droite plus extrême, la soi-disant dénonciation de traités internationaux entraînerait le pays, et l’Europe, dans des tourmentes difficiles à prévoir.

    En Suisse, c’est le spectacle de plus en plus pénible du ver qui se contorsionne dans son bocal. A gauche ce sont des dizaines d’initiatives et de référendums (« Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires », « En faveur du service public », « Pour un revenu de base inconditionnel », « AVSPlus », « Pour des multinationales responsables », etc…, etc..) déposés et rejetés, ou vraisemblablement rejetés pour le dernier exemple, avec « sagesse » par le peuple suisse car si nous adoptions seuls les lois les plus utopistes de l’univers, notre pays ne tarderait pas à être abandonné par les moteurs économiques qui ont fait notre prospérité qui reste un miracle au regard de notre petitesse, des attaques continuelles provenant de voisins et/ou partenaires économiques, jaloux ou profitant de notre taille pour nous tyranniser à loisir (à l’époque des fonds en déshérence, la Suisse était clouée au pilori de la communauté internationale sans aucune mise en perspective historique). A droite, ce sont toutes les volontés sécuritaires et identitaires qui sont parfois acceptées et qui nous mettent en porte-à-faux avec le droit international (« Pour le renvoi des criminels étrangers », « Contre l’immigration de masse », etc…, etc...).

    Personnellement, je serais volontiers en faveur du meilleur des propositions de la gauche et de la droite. Et pourtant. La droite est en quelque sorte prise à son propre piège car pour pouvoir gagner des élections et des votations, elle est obligée d’agiter des thèses sécuritaires et identitaires qui vont à l’encontre du modèle économique qu’elle a elle-même largement contribué à mettre en œuvre : l’ultra-libéralisme. Nulle part ce n’est plus criant qu’en Suisse où l’entrepreneur Blocher (pour faire un raccourci) est prêt à scier, avec l’initiative « Contre l’immigration de masse », la branche sur laquelle lui, son entreprise florissante et ses amis politiques et économiques sont assis. Et la gauche européenne rose-verte, souvent laïque, est obligée de soutenir l’arrivée massive de populations très ou ultra religieuses, ce qui devrait être une insulte à leur intelligence et à tout ce contre quoi ils se sont battus : l’obscurantisme religieux qui va nous revenir dans la figure comme un boomerang.

    Alors non, la droite ne va pas régler les problèmes de sécurité et d’identité de nos pays car elle a tissé un ensemble de lois régies par l’OMC qui rendent vaines toutes tentatives de remettre de l’ordre dans la mondialisation. Et la gauche ne va pas amener plus de justice dans le fonctionnement de nos pays car ce ne sont pas les Etats qui détiennent le pouvoir à cause de toutes les dérégulations opérées dans nos économies depuis l’ère Reagan/Thatcher.

    Nous avons besoin d’une révolution, mais elle ne viendra pas de la politique.

  • Criminels étrangers : ils peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

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    Pas besoin de se rendre dans des pays moyenâgeux pour trouver des juges faisant preuve d’une mansuétude coupable vis-à-vis des violeurs. Cela se passe aujourd'hui, en Suisse.

    Intéressant article dans la TDG du 29 septembre concernant l’entrée en vigueur, ce jour, de la nouvelle loi sur l’expulsion des criminels étrangers. Avec les pours, les contres et les craintes de voir le nombre de procédures devant la justice augmenter. Eh oui, la justice cela coûte. Mais on semble oublier, à gauche pour des raisons idéologiques et à droite pour des raisons … idéologiques, mais d’équilibre budgétaire cette fois-ci, que le crime coûte cher également. Certainement plus que la justice et dans tous les domaines. Pas seulement budgétaire. Et puis, collision de mise en page, à la page suivante, une minisculissime dépêche d’agence dont le titre était : « Du sursis pour des abus commis sur dix jeunes filles ». Et sous ce titre le texte suivant : « Un Turc de 28 ans a été reconnu coupable de VIOL (c’est moi qui souligne), de contraintes sexuelles et d’abus sexuels sur des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans par le Tribunal de district de Uznach (SG). Les parents d’une adolescente alors âgée de 16 ans ont alors porté plainte contre le prévenu en février 2014… ». Verdict : « 2 ans avec sursis ».

    Alors voilà, en Suisse vous pouvez violer et faire subir tous les outrages à une dizaine de jeunes filles, dont la plus jeune avait 13 (TREIZE) ans et vous vous en tirez avec 2 ans avec sursis ! C’est une honte absolue. Un scandale insupportable. Qui continue d’ailleurs. Cela me rappelle la tristement célèbre affaire de Schmitten en 2005 (jugée en 2008) où 5 prévenus étrangers avaient attiré une jeune fille dans un traquenard pour la violer. Elle était ressortie brisée de cette expérience. Son père avait dû payer tous les frais de justice alors que les 5 crapules bénéficiaient d’un avocat payé par le contribuable. Et le plus sévèrement puni avait écopé de 2,5 ans de prison ferme et tous les autres de sursis. Selon la RSR, après l'énoncé des verdicts, les accusés s’étaient conduits de façon scandaleusement arrogante, invectivant le monde entier.

    Eh bien voyez-vous, malgré les terrifiantes histoires qui se sont déroulées ces dernières années en Suisse, malgré ces viols, malgré l’affaire Marie dans le canton de Vaud, malgré l’affaire Adeline à Genève et son assassin, violeur multi récidiviste, il y a encore des juges en Suisse pour estimer que 10 viols dont l’un sur une jeune fille à peine sortie de l’enfance, ne mérite que le sursis.

    Ces juges irresponsables émettent quasiment un permis de violer dans notre pays !

    Alors la nouvelle loi sur le renvoi des criminels étrangers a beau être entrée en vigueur, avec des juges aussi déconnectés de toute compassion envers les victimes, les criminels étrangers peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles.

  • Déos contenant des sels d’aluminium : une alternative

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    Les déodorants contenant des sels d’aluminium sont, depuis quelques années, soupçonnés de favoriser le cancer du sein. Une étude publiée récemment dans le International Journal of Cancer par deux chercheurs genevois et citée le 20 septembre dans la TDG tendrait à confirmer ces soupçons.

    Notre Société industrielle produit un nombre considérable de substances chimiques toxiques ingérables par les mécanismes de la vie car il n'y a aucune place dans notre échiquier métabolique pour traiter l’aluminium, le plomb et le mercure. Pas de voie de traitement, pas ou peu de voie d'élimination. Et représentez-vous la proximité délétère entre les aisselles et les seins…

    Alors plutôt que de marcher sur les platebandes des scientifiques qui se réveillent lentement à certaines réalités, je vous propose une alternative simple, quasiment gratuite et qui ne vous lâchera JAMAIS. Trop beau pour être vrai ?

    Eh bien non. Il s’agit du bon vieux bicarbonate de soude et aucune bactérie (cause des odeurs désagréables) ne lui résiste. Le kilo coûte 1.50, vous durera 2 ans et ce produit ne vous lâchera jamais. Il suffit, après la douche, de s’humecter légèrement les aisselles, de verser une pointe de couteau de bicarbonate (choisir une qualité très fine) sur les doigts et de l’appliquer sous une aisselle. Renouveler l’opération pour la deuxième. Cela fait plusieurs années que je l’utilise. J’ai pu faire les marches les plus exigeantes en montagne en plein cagnard ou danser au bout de la nuit et il ne m’a jamais lâché. Et si un matin vous êtes en retard et n’avez pas le temps de vous doucher vous pouvez même en réappliquer sans aucun des désagréments vécus dans ce cas avec un déo industriel.

    Comme vous le voyez, c’est simple, économique et sans danger aucun.

     

  • L’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions

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    Je reste dubitatif, incrédule, sidéré pour tout dire, par la propension des réfugiés musulmans à vouloir, par tous les moyens, continuer d’appliquer dans leur pays d’accueil les politiques et les méthodes qui ont si lamentablement échoué dans leur pays d’origine.

    Les pays du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient sont des modèles d’échecs sur tous les plans : politique, économique, financier, social, industriel, intellectuel (la liste des grands savants des temps modernes issus de ces régions et ayant apporté une réelle contribution à la marche du monde serait anormalement courte et inversement proportionnelle au dynamisme démographique de ces peuples), moral car combien d’hommes et de femmes vivent réellement à la hauteur des valeurs qu’ils affirment : il suffit de se souvenir que plus de 80% des femmes égyptiennes se sont déclarées avoir été les victimes d’agressions sexuelles pour comprendre que les hommes égyptiens ont un grave problème dans leur rapport aux femmes et surtout dans celui avec les valeurs supposées (et claironnées à la face du monde) de leur religion. Et puisqu’on est sur ce sujet, il est évident que l’excision et l’obligation faite aux femmes de devoir cacher tout ou partie de leur corps révèle l’échec des hommes musulmans à vivre à la hauteur de leurs aspirations. Un homme ayant réellement intégré les valeurs qu’il professe ne devrait avoir aucun mal à vivre entouré de femmes épanouies. Et un colossal échec religieux, pour finir, avec les guerres incessantes entre chiites et sunnites, le terrorisme international, etc… Et puis quel est ce besoin pathologique de vouloir faire justice à la place de Dieu Lui-même ? Tous ces fous de Dieu prêts à mourir et à tuer tous ceux qui oseraient émettre ce qu’ils considèrent comme un blasphème croient-ils leur Dieu si faible, qu’Il serait incapable de se faire justice Lui-même s’Il en ressentait le besoin ? Ils ont une bien piètre image de Celui qu’ils croient servir.

    Alors, face à tant d’échecs, comment et pourquoi cherchent-ils à nous imposer cela même qui les a poussés à l’exil ?

    Quant à nous, nous vivons également dans un faisceau d’illusions. Pas les mêmes, certes. Mais ce sont ces illusions qui nous affaiblissent face aux prétentions de ces populations exogènes. Depuis les Lumières (qui ont peut-être été un mélange d’ombres et de Lumières) nous avons volontiers prophétisé la mort de Dieu et, depuis, nous continuons de prétendre que nous sommes des esprits forts et que nous pouvons vivre sans Lui. Et pourtant. Des millions de signes dans nos Sociétés montrent une grande détresse. Les paradis artificiels foisonnent. L’alcool coule à flots, l’abus de stimulants est préoccupant, la compétition dans tous les domaines détruit le tissu social si patiemment tissé par les générations précédentes, notre jeunesse accueille des artistes, de souvent peu de talents, comme des sortes de messies et leur voue une sorte de culte païen qui devrait tous nous alerter. Le grand journaliste Claude Monnier, qui vient de nous quitter, avait en son temps écrit une chronique magistrale « Nous trompons Dieu avec le travail ». Trente ans plus tard, la situation s’est encore péjorée : illusion d’avoir des « amis » sur les réseaux sociaux, illusion de vivre et de participer à de grands Mystères en prenant part aux grandes kermesses des festivals de musique, illusion d’être libre et indépendant en évacuant Dieu de nos vies, illusion que nous allons bien alors que nous consommons, alcool, café, tabac, pilules de toutes formes et de toutes couleurs, drogues diverses et variées et parfois des cocktails de tout cela. Ce « vide » affaiblit nos Sociétés en général et en particulier face aux revendications religieuses et communautaristes des migrants à la tête farcie de leurs propres illusions, fruits d’un puissant et systématique lavage de cerveau.

    En résumé : nos illusions valent bien les leurs.

    Je pense avoir démontré de multiples fois dans ce blog que je suis partisan d’une ligne claire, nette et sans concessions vis-à-vis des migrants issus de pays musulmans. Mais cela ne veut pas dire que tout le bien est dans nos Sociétés et tout le mal dans les leurs. Nous nous devons de redéfinir nos valeurs qui ne peuvent être les pitoyables appels au laisser-faire des tenants du multiculturalisme béat, bêlant et benêt : pensons au fait que la ligue des droits de l’homme (mais pas de la femme), a décidé de s’engager, au nom de la liberté, en faveur du droit des femmes à se soumettre au diktat des mâles de leur communauté et à ceux de leur religion, ce qui est le monde à l’envers. Quand défendront-ils, toujours au nom de la liberté, le droit à porter la burqa ou à se faire exciser ?

    Alors il est urgent de redéfinir la place de Dieu dans nos vies individuelles et dans nos Sociétés car l’Homme ne peut vivre éternellement d’illusions.